le mauvais féminisme

Le mauvais féminisme

Voilà plus de six mois que j’ai envie d’écrire sur le sujet. Tout comme la religion ou le véganisme, le féminisme est un mot qui à sa simple prononciation peut à la fois faire monter la température et les décibels. Six mois que je me pose des questions, que je pose des questions, que je lis des dizaines de livres, des centaines d’articles, que j’écoute des podcasts d’hommes et femmes débattant sur le sujet. Je vais tenter de faire un exercice difficile : aborder un sujet sur lequel je pourrais faire une thèse et le faire tenir en 5 mins. Ainsi, seront évoqués féminisme et religion, féminisme et société capitaliste patriarcale, l’homme féministe, et enfin, le mauvais féminisme. Tout cela afin de répondre à une question : tous les moyens sont-ils bons pour obtenir l’égalité homme-femme ?

Avant propos : à l’attention des misogynes et féministes extrémistes

Que cela soit bien clair : nous devrions tous être féministes. Homme, Femme, tout le monde. La définition du féminisme est très claire : définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Je n’ai JAMAIS changé d’avis là-dessus, pour la simple et bonne raison que je trouve cela normal. Normal, car l’éducation que j’ai reçue est allée en ce sens, à l’école comme à la maison.

Malheureusement, ce qui pour moi est normal, est absolument ‘inimaginable’, ‘ridicule‘ pour d’autres. Ces derniers mois, j’ai eu la chance de m’entretenir avec des personnes intelligentes, brillantes, éclairées et qui ont éclairé ma pensée sur le féminisme. J’ai aussi entendu des phrases qui m’ont fait réaliser que le combat était loin d’être gagné. Un article viendra d’ailleurs dans les semaines à venir et s’appellera ‘pourquoi les hommes doivent être féministes’.

Le féminisme, bref rappel historique

La question du féminisme ne peut se comprendre sans dimension historique. Des auteurs s’étaient déjà engagés sur la place des femmes dans notre société au Moyen-Age. Alexandre Dumas l’évoquait il y a 150 ans. Tolstoï n’aurait jamais pu écrire Anna Karenine ou Guerre et Paix sans les sœurs Bers !
Au 20ème siècle, période pendant laquelle l’idée s’est démocratisée, nous avons eu des femmes (et des hommes!) formidables qui se sont engagées et battues pour obtenir l’égalité. J’ai par exemple lu cet été une biographie sur les sœurs Beauvoir : quel courage ! Simone a subi des insultes pendant 40 ans après la parution du ‘deuxième sexe‘ et a tenu bon jusqu’à sa mort en continuant d’affirmer ses idées. Je trouve cela à la fois incroyable et admirable. J’ai trouvé un peu moins incroyable qu’elle couche avec ses élèves et qu’ils se les fassent tourner avec Jean-Paul, mais bon

Le féminisme n’a donc pas 2 ans d’existence, mais à minima des dizaines d’années. Je précise cela pour les néo-féministes que je vois sur instagram surfant sur la vague, mettant le mot clef en description, et se faisant plus féministe que féministe. Nous y reviendrons un peu plus tard…

Société capitaliste patriarcale

Notre société occidentale a été construite par des hommes, où la femme était totalement exclue des décisions. C’est au moins le cas depuis 2400 ans et la parution de la République de Platon. J’ai pris pas mal de claques (intellectuelles) cet été en repensant à la construction de notre société. Nous avons réussi à vivre plus de 2000 ans sans vraiment demander l’avis des femmes. Chapeau les gars !

A ce sujet, mon amie d’enfance m’a récemment brillamment expliqué la corrélation entre la société patriarcale et le capitalisme, en concluant tout simplement que si les deux se cassaient la gueule, le féminisme n’y serait pas anodin. Evidemment ! Quand on crée une société basée sur l’homme et pour les hommes, cela fait un peu désordre quand d’autres veulent leur part du gâteau. Au-delà de l’aspect économique historique, il y a également l’aspect religieux.

Féminisme et religion

Parenthèse nécessaire et dernier point avant d’attaquer le vif du sujet : nos sociétés ont été créées en lien avec la religion. Jacques Bainville nous l’explique très bien dans son livre sur l’histoire de France : 2000 ans d’histoire où aucun chef/meneur/empereur n’a pu lever le petit doigt sans faire avec les instances religieuses.

Ces religions ne dérogent pas à la règle : elles ont elles aussi été pensées par des hommes. Ce n’est pas la fameuse ‘mauvaise interprétation‘ qui me fait dire cela, puisque je parle des textes. Relisez la Torah, la Bible ou le Coran (ce que j’ai fait cet été, moi, l’athée). Si vous pensez sincèrement que ces textes sont compatibles avec la définition du féminisme donnée plus haut, n’hésitez pas à me réfuter. Je vous laisse constater par vous même avec la photo ci-dessous, que le féminisme et la religion pour certains, cela fait deux :

Mamadou le progressiste

Fort heureusement, des femmes admirables comme Kahina Bahloul ou Delphine Horvilleur font bouger les lignes. Dans leurs écrits, elles racontent toutes les deux les épreuves endurées face au machisme bien ancré au sein de leur religion respective. J’ai d’ailleurs adoré la conclusion de Féminin, pudeur et judaïsme : je rejoins totalement l’idée qu’une religion doit être progressiste si elle veut se prétendre féministe.

L’extrême, nécessaire pour atteindre la normalité ?

Avant de lister les absurdités qui mènent au mauvais féminisme, Il est primordial de se poser une question. Dans notre histoire récente, donc les 100 dernières années, un combat a-t-il eu gain de cause, sans atteindre l’extrême ? L’idée est simple : ceux qui ont le pouvoir et les privilèges vont tout faire pour ne pas les perdre (à l’image de l’opposition de l’Eglise à la science pendant 500 ans, très bien expliquée par Bertrand Russel dans Science et Religion).

Il a donc très souvent fallu atteindre un point de non retour avant que l’engagement dans un combat paye. Quelques exemples : les grèves pour nos congés payés, le mouvement des Blacks Panthers pour les droits des noirs aux Etats-Unis… Ou encore le drame des femmes françaises avortant dans la rue et laissant les bébés dans les poubelles, qui a fait changer les mentalités afin d’obtenir le droit à l’avortement en France. Ainsi, tout changement social a toujours été obtenu à la suite de luttes longues, de mouvement sociaux forts ou de faits divers horribles touchant l’opinion publique.

En revanche, comme dans tout combat, certaines actions sont inutiles, stupides, voire pis, contre-productives. C’est ainsi que nous arrivons à ce que j’appelle le mauvais féminisme.

Les dérives qui nuisent au féminisme

Pour répondre à la question de l’introduction, NON, tous les moyens ne sont pas bons pour arriver à ses fins. Aussi noble soit la cause, JAMAIS la violence ou le dénigrement systématique n’ont été bénéfiques pour obtenir gain de cause. Ni la violence physique, ni la violence morale. A l’instar des MGTOW dont certains penchent vers le discours extrémiste, certaines personnes qui se disent féministes pensent que l’origine de tous les maux sont les hommes. Je vous épargne le suspense : c’est une énorme bêtise. On croirait entendre le vieux raciste du PMU du coin qui pense que tous les problèmes viennent des immigrés. Cracher sa haine (le plus souvent sur les réseaux sociaux) et en faire son fond de commerce ne fera absolument pas avancer la cause du féminisme.

Haine et misogynie

Mettez-vous dans la peau d’un beauf misogyne. Dans votre monde, les femmes sont bonnes à rester en cuisine et vous ne comprenez pas qu’elles aient le droit de vote. C’est bon ? Maintenant, pensez au discours à tenir pour qu’il change d’avis. Pensez-vous vraiment qu’en disant ‘de toute façon tous les hommes sont des gros cons et des raclures qui pensent qu’à leur bite‘, il change d’avis ? Pas sûr.
Je n’ai jamais vu quelqu’un changer d’avis en se faisant insulter. La forme est ainsi aussi importante que le fond. Avoir raison ne suffit pas : utiliser les bons mots est tout aussi important.

L’utilisation des bons mots commence par ne pas utiliser le mot féminisme à tort et à travers. Rien de pis que d’en faire n’importe quoi et perdre toute crédibilité. Un exemple :

affiche pour un rassemblement féminisme anti-nucléaire
j’ai pas osé y aller, trop timide

2ème exemple : ce festival féministe pour sortir de l’hétérosexualité. Mais vous êtes sérieuses ??? Je crois qu’ici, la communauté LGBT se trompe de combat. Dans le combat pour l’égalité femmes-hommes, peu importe l’orientation sexuelle. Féministe hétéro, féministe lesbienne, féministe bi, féministe ni l’un ni l’autre… Ne confondez pas tout.

Des millions de femmes, accompagnées parfois d’hommes, font leur maximum chaque jour pour que le féminisme soit une cause acquise. Il est regrettable que les actions de certaines viennent décrédibiliser les autres.

#Balancetonporc

Je vais redonner ici mon avis sur ce phénomène. Je suis le premier à être choqué par la lourdeur de certains hommes. Le premier à critiquer Weinstein, en rappelant qu’il a été couvert pendant des années par ses amis (à commencer par Oprah, qui s’est permise le jour du scandale de lui cracher dessus). Il est normal que les mecs qui ont un jour forcé une femme soient condamnés. En revanche, ce qui n’est absolument pas normal, c’est toutes les femmes qui se sont mises à balancer des noms sur twitter sans apporter de preuve. Quelle est la prochaine étape ? Si je dis que ta mère m’a fait des avances sexuelles pendant 2 ans sur twitter, tudo bem ? On prend mes paroles pour argent comptant ? Bah non, ce n’est pas comme cela que cela marche. Il y a des lois, il faudrait peut-être penser à les respecter.

Si un mec envoie un message de gros lourd, 1) ignorez-le, ou répondez-lui sèchement NON. 2) Il recommence ? bloquez-le, ou dites-lui que s’il recommence, c’est plainte déposée. 3) Il est assez con pour avoir recommencé ? Là, oui, punissez ce DSK en herbe. J’en profite pour rappeler que les journalistes de la ligue du LOL courent toujours. Si vous voulez un peu de justice sociale, lâchez-vous : ils publient sur twitter chaque jour.

Une phrase sortie du contexte ..

Vous le savez, une phrase sortie de son contexte ne veut rien dire. Une copie d’écran, un morceau de phrase, et je peux transformer une sainte en la pire des saloperies. Un exemple :

I love you too

En recevant la première phrase, j’aurais très bien pu m’offusquer, prendre un screenshot, et hop, #BALANCETAMANIPULATRICE. Il s’avère que j’échangeais avec une amie, que nous avons tous les deux un cerveau, et que personne ne va crier au drame à la moindre phrase.

POUR RAPPEL : UNE PHRASE ne veut pas dire HARCELEMENT. Sandra Muller, celle qui a créé le mouvement #Balancetonporc; a d’ailleurs été condamnée pour diffamation. Il était inéluctable que la justice trace la frontière entre les cas de harcèlement, agression et viol, et ceux relevant de la goujaterie, de la mauvaise éducation et de la grossièreté. C’est ce qu’elle a fait en l’espèce… en aucun cas, dans ce cas précis, il n’y a pas harcèlement puisque l’individu n’a tenu ses propos qu’à une reprise. Donc le dénoncer nommément et publiquement comme un harceleur/violeur potentiel relève bien de la diffamation… Ce qui ne discrédite aucunement le combat des femmes (et de certains hommes) pour dénoncer les violences sexistes qui sont inacceptables.

Marlène Schiappa, tête de proue du mauvais féminisme

Chaque gouvernement a eu son fusible. Toujours un idiot ou une idiote sur qui tout le monde peut se défouler, cela permet au gouvernement de détourner l’attention et de passer des lois en catimini.
Macron a sans aucun doute trouvé la grande gagnante du jour en la personne de Marlène Schiappa. C’est bien simple, à chaque fois qu’elle parle, j’ai l’impression d’entendre Rire et Chansons. Que personne n’ose me dire que c’est parce que c’est une femme : j’ai une dose de dégoût équivalente dès que Benjamin Griveaux l’ouvre. Qui est Benjamin Griveaux ? C’est le candidat LREM pour la mairie de Paris 2020, qui pense qu’avec 7900€ par mois, il n’a pas les moyens d’être proprio. Bichon.

Revenons à Marlène. Cette femme fait selon moi beaucoup plus de mal au féminisme qu’elle ne l’aide. Je ne compte plus les sorties déplacées et inutiles. La dernière en date, où elle se moque de Greta, comparant l’aisance à l’oral de C.Villani à une enfant autiste de 16 ans. Bravo Marlène, j’imagine que se moquer d’une enfant autiste, c’est bon pour le féminisme ?

Le féminisme, ça fait vendre

Dernier point avant de conclure. Si vous êtes fidèle lectrice ou lecteur d’un journal, vous pourrez le vérifier par vous même. Ces deux dernières années, le nombre d’articles sur le féminisme a littéralement explosé. Prise de conscience, certes, mais c’est aussi un business, et certains l’ont bien compris. Certaines rédactions n’ont parlé que de cela !! Alternant tout de même avec la religion, et plus particulièrement l’islam : c’est toujours vendeur (coucou le Figaro).

Là où je trouve que cela est vraiment devenu ridicule, c’est quand certains mettent en avant le féminisme dans deux sujets qui me tiennent à cœur : la littérature, et l’environnement. Quelle stupidité de mettre en avant le genre, avant le sujet !

Concernant la littérature, une ‘instabookeuse’ m’a dit ‘oui, les bonnes librairies ont une catégorie féministe‘. Pardon mais… FAUX. Qu’est ce que cela veut dire, celles qui n’ont pas de catégorie féministe sont de mauvaises librairies ? Depuis quand la littérature doit être divisée? Les librairies sont aussi là pour faire de l’argent et une catégorie ‘féministe’ n’est pas anodine (je rappelle que le féminisme n’a pas 2 ans). Je vous invite par ailleurs à lire ‘le monde selon Garp‘, un roman féministe écrit par un homme il y a 40 ans.. Que je n’aimerais pas qu’on limite à sa catégorie ‘féministe’. Il vaut bien plus que cela. Arrêtez de vouloir diviser, catégoriser, communautariser. Lisez, échangez, débattez.

Le mot de la fin

Ma vision du féminisme n’a pas changé. Définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes est NORMAL.
Ce qui a changé, c’est ma compréhension du sujet, l’empathie et l’admiration que je peux avoir envers celles et ceux qui se battent pour obtenir cette égalité. Quand la question du féminisme est pensée historiquement, tant sur le plan culturel, social, sexuel ou politique, je le réaffirme : notre société a été créée par des hommes, pour les hommes. Le nier est tout simplement faire preuve de mauvaise foi.

Nier également que certain(e)s dépassent les bornes et utilisent le mot féminisme à mauvais escient, c’est nuire directement à la cause. Ne pas tout mélanger est le premier point : l’homme et la femme ont des différences ! Sortons de cet affrontement ridicule pour savoir qui est le plus fort, et penchons-nous ensemble vers ce qui est réellement important.

Le deuxième point, et c’est ce qui fait le plus défaut à tout le monde : la communication. Les hommes doivent faire l’effort de comprendre pourquoi des millions de femmes parlent de féminisme. Les femmes doivent comprendre que ce n’est pas en insultant et crachant sur les hommes que leur cause avancera. Comprenez aussi que nous sommes dans une société patriarcale, où l’homme est avantagé depuis deux millénaires. Ce qui peut vous paraître normal ne l’est pas forcément pour votre voisin. Il lui faudra entendre les bons mots, et peut-être un peu de temps, pour qu’il comprenne.

Nous avons l’obligation intellectuelle de repenser notre société, une société où la femme joue également les premiers rôles. Echangez, débattez, riez, et n’oubliez jamais que tout ce qui est excessif est insignifiant.

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PS : Merci encore à ma famille, mes amis, mes collègues, l’instagrameuse qui m’a menacé de me mettre en story… Aux centaines de personnes que j’ai lancé sur le débat en six mois, MERCI !
PS² : Pour me dire que vous êtes d’accord/pas d’accord/que je suis un branleur… Faites le svp en commentaires sur le site ou sur facebook . Je ne répondrai pas ou peu en privé. Si ce que vous dites est intelligent, autant que les autres en profitent.
PS3 : En relisant mon texte, j’ai eu une énorme frustration, car certains points ne méritent pas 4 lignes, mais 4 pages. C’est très frustrant d’écrire seulement quelques lignes sur un sujet aussi important. Il y aura des suites.


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5 Comments

  1. Alexis Reply

    Encore une bonne lecture, bcp de points de convergence.
    L’approche est intelligente et logique.
    C’est toujours mieux d’en apprendre un peu plus ici qu’en story Insta !
    Beau travail.

    1. Bon Pote Post author Reply

      Instagram n’est qu’un relais pour le site, il arrive encore que des gens lisent en 2019 ! 😉 Merci pour ton retour

  2. Lilou Reply

    J’ai appris bcp de choses et compris sur tout selon ta vision l’enjeu du féminisme dans notre société.
    Qui oui pour certains est un effet de mode par contre un droit civique pour chaque femme car nous participons bien à l’avancer de ce monde chose qui est toujours ignoré. Nous sommes une équipe les hommes et les femmes. En 2019 les croyances limitant doivent changer et évoluer.

    1. Bon Pote Post author Reply

      Hello et merci pour ton retour. C’est effectivement l’idée : c’est un travail d’équipe et les femmes ne peuvent y arriver s’il n y a pas “également un gros travail d’éducation et de changement de la mentalité des hommes.
      j’ai eu pas mal de retours en MP qui m’ont dit qu’il existait plusieurs sortes de féminismes. Effectivement. Mais selon moi, ils traitent tous autour de la question d’égalité des droits, et de liberté. Que chacun soit libre d’agir, sans discrimination par le genre, et sans que cette liberté nuise aux autres.

  3. Bon Pote Post author Reply

    Hello à tous,

    Avec 2 semaines de recul, j’ai reçu beaucoup de retours sur le sujet de l’article. Une immense majorité de messages positifs, et quelques réponses négatives . Comme d’habitude, beaucoup trop par messages privés, et c’est bien dommage, car ça ne permet pas de faire avancer le débat.

    Voici les arguments avancés, et ma réponse à chaque point —->>

    1) la violence reste le seul moyen qu’on a pour lutter contre toute la violence symbolique qu’on nous oppose. Quand le gouvernement coupe les subventions à toutes les associations d’aide aux victimes et qu’on n’a plus les moyens de se faire entendre, on fait quoi ?
    –>>>> Je ne savais pas que le gouvernement avait coupé des aides aux associations d’aide aux victimes, je pensais même que c’était l’inverse (aides poussées à 100m pour les féminicides en juillet par exemple). Je veux bien les sources . Si c’est le cas, c’est bien évidemment un énorme problème.

    2) ‘Je n’ai pas de leçon à recevoir sur la manière dont les femmes doivent gérer le harcèlement en ligne dont elles sont victimes’.
    —->>>> mon message était celui-ci : il faut bien qu’une personne dise NON une fois aux abrutis qui sont lourds. C’est un manque d’éducation avant tout.

    3) ‘ Il aborde aussi (de manière assez décousue) le féminisme dans la littérature et l’écologie. Pourquoi opposer les thèmes ‘
    —–>>> Je n’oppose absolument pas les termes, au contraire ! Relisez ce que j’ai écrit.

    4) C’est étrange de mettre en avant le côté business des librairies qui feraient ça quand on connaît leur situation économique…
    —–>>>> Ah donc quand on est en difficultés économiques, on a le droit de faire n’importe quoi ? Si j’ai un problème de fin de mois, je peux frauder ? Arnaquer des gens ? voler ? NON.

    5) On peut voir clairement qu’il se sent visé personnellement par beaucoup de ce sur quoi il écrit’.
    ——>>> Que cela soit bien clair : jamais personne ne m’a reproché d’être misogyne, ni collègue, ni petite amie, ni famille, ni femme dans la rue… Personne.

    6) ‘cet article est anti-féministe’
    —->>>> Là vraiment, il va falloir ne pas s’arrêter au titre et lire ….

    7) Il ne comprend à priori pas l’utilité des réunions non-mixte. C’est à mon sens qu’il n’a pas encore totalement déconstruit son propre machisme pour ne pas voir comment, encore actuellement, la présence d’homme dans une assemblée peut affecter un débat
    ——>>>> La présence d’un homme dans une assemblée affecte un débat ? Donc la solution, c’est d’avoir uniquement des femmes, et les hommes se taisent, sur tous les sujets?
    NON. Pour avancer, il faut le faire ensemble.

    8) pour #balancetonporc… Pourquoi vouloir défendre les goujats
    —> Je ne défends à aucun moment un homme qui pratique le harcèlement. Je le condamne, et ne changerai jamais d’avis là dessus.

    9) Marlene Schiappa est nulle
    –> C’est effectivement un point sur lequel tout le monde s’accorde ! Même les réponses les plus virulentes !

    10)« les hommes doivent faire l’effort de comprendre pourquoi des millions de femmes parlent de féminisme »… Voilà, ça illustre bien la mollesse de l’engagement à mon sens…
    —->> Ah je ne savais pas que j’avais un engagement mou, je vais tenter d’être plus dur la prochaine fois.

    11) Le nom de Mona Chollet est revenue plusieurs fois. De ce que j’ai pu lire ou entendre d’elle, j’étais d’accord à chaque fois. Je n’ai en revanche lu aucun de ses livres pour me prononcer plus en profondeur.

    12) ”l’auteur a des lectures uniquement anti-féministes’
    ——>>> J’imagine que Simone de Beauvoir était anti-féministe ? ….

    Pour conclure, j’ai eu 2 filles (sur reddit) qui m’ont dit que seules les femmes avaient le droit de parler du féminisme. Je ne suis pas d’accord. Un homme doit pouvoir en parler. Comme une femme peut parler des MGTOW et donner son avis.
    Ce sujet est tellement électrique qu’il m’a fatigué. Les réponses sous le coup de l’émotion de certaines me laissent tout de même penser qu’un mec misogyne ne changera jamais d’avis. Si elles parlent comme cela à un mec qui essaye de comprendre les souffrances exprimées, de communiquer pour progresser… Bonne chance avec les autres.
    Posez vous cette question : Combien d’hommes ont écrit que nous vivions dans une société patriarcale qui a laissé de côté les femmes depuis 2000 ans, sur 7 pages ?!?

    Je continuerai d’écrire, en espérant qu’on puisse parler de tout, et rire de tout.

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