Charte de déontologie
Préambule
Bon Pote est une entreprise de presse indépendante. Depuis 2020, son capital est totalement contrôlé par une Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique, dirigée par Thomas Wagner, directeur de Bon Pote.
La mission de Bon Pote est de servir le droit à l’information, dans le respect de la véracité des faits et du pluralisme des opinions. Cette charte de déontologie fixe les bonnes pratiques de ses journalistes et collaborateurs(rices). Elle intègre également les principes des textes de référence en matière de déontologie journalistique (Charte des devoirs professionnels, 1918 ; Charte de Munich, 1971 ; Appel de la Colline, 2008 ; Charte mondiale d’éthique des journalistes, 2019).
Bon Pote entend promouvoir un journalisme d’intérêt public, au service de valeurs humanistes, démocratiques et sociales, et met tout en œuvre pour agir en faveur du bien commun, de l’égalité des droits, du rejet des discriminations et du refus des injustices.
Journal économiquement indépendant, Bon Pote a pour seule ressource l’abonnement de ses lecteurs. Il n’accepte aucune recette publicitaire, ne touche aucune subvention publique et ne dépend d’aucun mécène privé. La direction de Bon Pote s’engage à préserver les journalistes de toute pression émanant d’entreprises privées, de pouvoirs publics, d’organisations politiques, syndicales ou religieuses.
Contenus éditoriaux
Bon Pote ne publie dans son journal que des informations d’intérêt général, systématiquement vérifiées auprès de plusieurs sources, indépendamment des pressions exercées à l’égard de sa rédaction. Les intérêts particuliers et les agendas personnels des sources doivent être compris par les journalistes afin de ne pas tomber dans le piège d’éventuelles manipulations. Mais les intentions de ces sources ne doivent pas empêcher la publication des informations qu’elles apportent, si la rédaction estime qu’elles permettent d’améliorer l’information du public et d’éclairer le jugement des citoyen(ne)s.
Les journalistes de Bon Pote protègent leurs sources et s’interdisent catégoriquement de les révéler à quiconque, y compris les autorités judiciaires, lorsque des informations leur ont été transmises sous couvert de la confidentialité.
Une fois un article publié sur le site, toute correction ou modification significative doit être signalée. Tout article de Bon Pote peut faire l’objet d’un droit de réponse, à publier dans les trois jours suivant son envoi, signalé dans l’article concerné.
Dans les fils de commentaires des contenus, la vigilance de l’équipe à l’encontre des propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, validistes et témoignant d’autres formes de haines sociales, doit être particulièrement soutenue.
Relecture des entretiens et des citations « on »
Les entretiens et citations « on » des personnes interrogées peuvent être relus et amendés par ces dernières lorsque cela se justifie aux yeux de l’auteur(e) de l’article : informations techniques, formulations particulièrement sensibles, modalité discutée avec l’intéressé(e) en amont de l’entretien. Bon Pote n’accepte ce principe qu’à la stricte condition qu’il n’entraîne pas un changement profond de sens. Lorsqu’un entretien a été relu et/ou amendé, la ou le journaliste doit le préciser. Dans tous les cas de figure, la rédaction se réserve le droit de ne pas publier un entretien ou une citation.
Déclarations d’intérêts
Les journalistes de Bon Pote remplissent et rendent publique une déclaration d’intérêts présentant : leurs activités professionnelles précédentes ; leur participation aux instances dirigeantes d’organismes publics, privés et de sociétés ; leur participation financière dans le capital d’une société, la détention d’actions ou d’un portefeuille d’actions ; leur adhésion à un syndicat et/ou une association dont l’objet porte sur la rubrique du ou de la journaliste ; l’activité professionnelle de leur conjoint(e) ou partenaire.
Cette déclaration d’intérêts est remise à jour à chaque changement de situation.
Dans le cas où les relations privées des journalistes de Bon Pote pourraient interférer avec l’indépendance de leur jugement professionnel, la direction éditoriale du journal peut être sollicitée pour décider de transférer le sujet à un ou une autre journaliste, temporairement ou à plus long terme.
Politique salariale
Un ratio de maximum 1 à 2 entre le salaire le plus élevé et le moins élevé est respecté.
Ménages et autres activités rémunérées
Les journalistes de Bon Pote ne peuvent pas accepter pour la rédaction de leurs articles d’autres salaires ou avantages que ceux que leur assure l’entreprise, conformément à la convention collective des journalistes. En aucun cas, ils ne doivent présenter sous la forme rédactionnelle l’éloge d’un produit, d’une entreprise, à la vente ou à la réussite desquels il est matériellement intéressé.
À l’exception des activités de formation dans les écoles, les journalistes de Bon Pote ne doivent pas intervenir auprès d’un service public, d’une entreprise privée ou d’une association dans le seul but d’être rémunéré. Les conférences et séminaires d’entreprise sont proscrits. Les conférences publiques, à l’invitation d’une institution publique ou d’une association, doivent être validées par la SDJ et ne peuvent pas faire l’objet d’une rémunération.
Contributions extérieures
Les journalistes de Bon Pote doivent demander au directeur éditorial l’autorisation de réaliser des piges à l’extérieur. Toute activité régulière, qu’elle soit rémunérée ou non, doit faire l’objet d’un accord préalable de la direction du journal.
Les journalistes et collaborateur(ice)s de Bon Pote sont libres d’écrire des livres, de participer à la réalisation de films, etc. Ces productions ne pourront pas être réalisées sur le temps de travail. Les journalistes informent la direction éditoriale de la signature du contrat d’auteur(e) et/ou de réalisateur(ice), et de la date de sortie prévue.
Les collaborations extérieures des journalistes de Bon Pote employé(e)s régulièrement à temps plein ou à temps partiel doivent au préalable être déclarées par écrit à la direction éditoriale. Celle-ci les autorisera par écrit en précisant, s’il y a lieu, les conditions, notamment celle d’être informé de leur cessation. Faute de réponse dans un délai de 10 jours, cet accord sera considéré comme acquis. Si l’entreprise estime qu’une ou plusieurs collaborations extérieures est ou sont de nature à lui porter un préjudice professionnel ou moral, sa direction peut refuser de donner son accord en motivant sa décision. L’accord ou le refus peuvent être remis en question si les conditions qui les ont déterminées viennent à être modifiées.
Les œuvres des collaborateur(ice)s de Bon Pote peuvent être traitées dans le journal sous une forme informative comprenant la mention de l’appartenance de l’auteur(e) à la rédaction. Chacun(e) doit faire preuve de vigilance sur ce sujet, y compris pour les productions signées par des personnes extérieures à la rédaction, afin de ne pas tomber dans le copinage.
Intervention des journalistes dans l’espace public
La liberté d’opinion des journalistes de Bon Pote est totale. L’expression publique de cette opinion ne doit pas porter atteinte aux intérêts de l’entreprise, conformément à la convention collective des journalistes.
Les journalistes de la rédaction de Bon Pote peuvent être sollicité(e)s pour intervenir lors des réunions publiques organisées par des associations, des collectifs et des institutions, à l’occasion de rassemblements et de manifestations. Chaque journaliste est libre de participer à des événements de cette nature et de signer des pétitions, à condition que ce soit en son nom propre et non pas en sa qualité de journaliste à Bon Pote.
Chaque proposition de participation à un événement de cette nature doit être soumise au préalable à l’appréciation de la SDJ de Bon Pote.
Toute participation à des meetings politiques avec un(e) candidat(e) dans le cadre de sa campagne électorale est proscrite, y compris si elle est faite en son nom propre. Aucun(e) journaliste de Bon Pote ne doit se retrouver en situation d’être lié(e) d’une manière ou d’une autre à la carrière politique d’une personnalité ou à son élection.
Expression sur les réseaux sociaux
Les collaborateurs(ices) de Bon Pote sont libres de s’exprimer comme ils l’entendent sur les réseaux sociaux, dans le respect de la liberté d’expression (article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), et en s’interdisant d’une part la diffamation et l’injure ; d’autre part les propos appelant à la haine (apologie de crimes contre l’humanité, propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, validistes et témoignant d’autres formes de haines sociales).
Les collaborateur(ice)s doivent cependant s’exprimer en gardant à l’esprit qu’elles et ils travaillent au sein d’un collectif et que partager publiquement une opinion personnelle peut avoir des conséquences sur l’image du journal.
Cadeaux, voyages de presse et frais de bouche
Les journalistes de Bon Pote n’acceptent aucun cadeau ou avantage, direct ou indirect, afin d’éviter toute interférence dans leur travail éditorial.
Les journalistes de Bon Pote ne participent pas à des voyages payés par des entreprises privées ou publiques. Certains voyages de presse, en particulier ceux organisés à destination de la presse pour suivre des déplacements officiels, peuvent faire l’objet d’une dérogation accordée par la direction éditoriale.
Tous les frais de restauration, de transport et d’hébergement liés à la production d’articles et de reportages sont à la charge de la rédaction.
Respect de la parité et de la diversité
Bon Pote s’engage à respecter au maximum la parité et la diversité dans le choix des personnes interrogées pour la rédaction d’articles. Ce respect des diversités doit également demeurer la règle commune au sein de l’équipe. La composition de l’équipe doit refléter les diversités de la société française autant que possible.
Application de la charte
En cas de non-respect de la charte des journalistes, les problèmes déontologiques en découlant seront examinés en commun par la direction éditoriale et la SDJ de Bon Pote.