Don’t Look up : avons-nous vraiment regardé le même film ?

Don't look up

Le cadeau de Noël de Netflix 2021 s’appelle Don’t Look Up : déni cosmique, film réalisé par Adam McKay (réalisateur de The Big Short et Vice) avec un casting de rêve (Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence  dans les deux rôles principaux, mais aussi Meryl Streep, Jonah Hill, Rob Morgan, Cate Blanchett, Tyler Perry, Mark Rylance, Ariana Grande, Timothée Chalamet, etc.). Synopsis :

Inspiré par le thème de l’actuelle crise climatique dont personne ne se soucie vraiment, le film évoque la chute prochaine d’une grande comète qui va complètement ravager la Terre, découverte par les scientifiques Randall Mindy et Kate Dibiasky, et la difficulté qu’ils rencontrent pour prévenir le monde face à la désinformation, au déni, ainsi qu’à la cupidité de la présidente des États-Unis sous la coupe du puissant créateur d’une grande entreprise technologique.

Un film sur le climat avec un casting pareil ? Rien de mieux pour se détendre pendant 2H20. Mon avis et mes goûts cinématographiques n’ayant aucune espèce d’importance, l’objectif de cet article est de revenir sur le traitement médiatique du film et les critiques qui lui ont été faites. En effet, 24h à peine après la sortie du film, certain(e)s avaient déjà tout vu, tout compris, tout analysé, savaient déjà si le film était un succès ou pas et quel impact il allait avoir sur le changement climatique.

N’étant pas doté de cette intelligence supérieure, il m’a fallu une dizaine de jours pour analyser les différentes critiques et sensibilités. Revenons donc sur le phénomène Don’t Look up, ses réussites et les parallèles possibles avec le changement climatique.

Don’t look up est une réussite indiscutable

Malgré ce que les critiques peuvent en dire, il y a bien quelque chose d’incontestable concernant le film Don’t look up : c’est une réussite ! Et une réussite mondiale !

Premièrement, une réussite pour Netflix. Le film a été streamé 152 millions d’heures, un record historique en une semaine pour la plateforme de streaming. Quand vous êtes en tête des visionnages dans 94 pays, difficile de dire autre chose que « le film est un succès ». Est-ce que c’est surprenant ? Pas vraiment. Avec un casting pareil, c’est normal que le film fasse un peu de bruit. Mais qu’il soit en tête et batte des records partout dans le monde n’était pas acquis d’avance.

Deuxièmement, le film a été unanimement salué par les scientifiques. Il y a des centaines de témoignages sur le sujet. Peter Kalmus, climatologue à la NASA, résume très bien ce sentiment partagé : « le film Don’t Look Up est une satire. Mais en tant que climatologue faisant tout ce que je peux pour réveiller les gens et éviter la destruction de la planète, c’est aussi le film le plus précis que j’ai vu sur l’absence terrifiante de réponse de la société à la dégradation du climat ».

C’est d’ailleurs ce que cherchait Adam McKay, le réalisateur. En interview et sur Twitter, il a répété à plusieurs reprises que si le film pouvait être le relai des voix des activistes climat et des scientifiques, « cela serait la meilleure des critiques possibles« .

Echance sur Dont look up entre George Mombiot et Adam McKay sur Twitter
Source : Twitter

Troisièmement, et c’est le plus important, le film a dépassé la bulle écolo ! Bien aidé par les stars à l’affiche, le film fait réagir, lance des débats, y compris par des gens qui n’ont pas vraiment conscience de l’importance du changement climatique et ses conséquences. Que ce film soit « extraordinaire » ou non, il fait plus parler du réchauffement climatique que la sortie du rapport du GIEC ou que la COP26. Et ça, c’est extraordinaire. Triste, mais extraordinaire.

S’il fallait encore d’autres preuves que ce film est d’ores et déjà un succès, le hashtag #Dontlookup a également abondamment été repris partout dans le monde par des politiques et d’autres médias non spécialisés sur l’environnement et le climat. Quand un film est déjà l’objet de centaines de memes, de blagues et de vidéos comparant certaines scènes du film avec la réalité, c’est qu’il a dépassé les frontières des activistes climat.

Multiplier les formats est indispensable

Il y a quelques mois, je lançais une bouteille à la mer sur Twitter : « Le même test dans 3 classes différentes et 3 fois la même conclusion : tous les élèves connaissent Squid Game, mais à peine 10% connaissent le GIEC. Quand est-ce que Netflix nous fait une série avec le changement climatique ? » J’ignorais alors totalement la sortie du film, mais cela répondait à l’une de mes convictions : nous avons besoin que la pop culture se joigne à la lutte climatique.

Je suis intimement persuadé qu’il faut multiplier les formats et les approches pour alerter sur le changement climatique. Articles, vidéos, podcasts, Instagram et ses influenceurs, Linkedin, Tik Tok pour les plus téméraires, etc. Si vous pensez qu’il suffit « que les gens lisent les rapports du GIEC », « d’écouter les scientifiques », vous êtes très loin du compte (nous y reviendrons).

L’une des armes sous-utilisée dans la lutte climatique (mais qui le sera certainement de plus en plus lorsque le sujet deviendra mainstream), c’est l’humour. Michael E. Mann, célèbre climatologue et ami de Leonardo Dicaprio (qui s’est inspiré de Mann pour son rôle), explique très bien l’utilité et le pouvoir de l’humour quand la vérité scientifique pure et simple ne suffit pas :

McKay reconnaît qu’il est souvent difficile de livrer des vérités dures sous forme de commentaires directs. Les gens résistent aux messages qu’ils ne veulent pas entendre, surtout dans l’économie politique toxique qui prévaut aujourd’hui. Nous ne pouvons pas faire irruption par la porte d’entrée. Elle est verrouillée.

Alors nous cherchons un autre moyen d’entrer. L’humour et la satire offrent justement une telle porte latérale. (Je suis un converti à cette façon de penser – dans « The Madhouse Effect », je me suis associé au caricaturiste Tom Toles du Washington Post pour utiliser l’humour et la satire afin de communiquer sur la crise climatique). Il en va de même pour les métaphores puissantes. Et c’est ce que ce film est vraiment : une métaphore puissante et étendue de la crise climatique en cours.

Par ailleurs, je vous conseille d’avoir un peu de second degré et de prendre beaucoup de recul lorsque vous lirez les rapports scientifiques sur le climat. Détendez-vous, ça va mal bien se passer :

Pourquoi certaines critiques ont ri jaune ?

Les critiques du film sont malheureusement un parfait miroir de ce qu’il se passe concernant les enjeux climatiques.

Avant toute chose, pour comprendre et apprécier le film dans sa pleine mesure, il y a certains « prérequis » :

Source : @Netflixdiaries

Difficile d’apprécier le film également si vous n’avez pas suivi la politique américaine des dernières années, notamment les interventions de Donald Trump, grâce auxquelles Idiocracy n’était plus un film dystopique, mais un documentaire. Mais si certaines critiques ont détruit le film, ce n’est pas tout à fait un hasard.

Tout le monde en prend pour son grade

Si les critiques du film Don’t Look Up sont partagées, c’est parce que le film est une métaphore parfaite de ce qu’il se passe avec le changement climatique, et absolument tout le monde en prend pour son grade !

A commencer par les politiques et médias qui n’écoutent pas les scientifiques, se moquent d’eux et préfèrent courir après les clics, les likes, l’argent et le pouvoir. Les mêmes personnes qui font le jeu de l’inaction climatique depuis des décennies, qui répondent aux intérêts des industries fossiles et autres milliardaires complètement déconnectés de la réalité. Certains journaux n’ont visiblement pas d’autodérision, ni aux Etats-unis, ni en France, où des journaux comme les Echos n’ont visiblement pas vraiment apprécié le film.

Mais fallait-il s’attendre à autre chose ? Fallait-il espérer que ces journaux qui nous vantent l’avion vert, le capitalisme responsable, une écologie de production et autre fumisterie sortent une critique en disant « bon d’accord, le film nous décrit parfaitement bien, on traite très mal le sujet du changement climatique et en plus quand on le fait on prend le sujet à la légère. Et puis oui, on préfère le profit à la survie de centaines de millions de personnes sur Terre. Et puis on vous emmerde ! »

Parallèle entre la comète de Don't Look Up et l'économie...
Image rare de Bruno le Maire, 2022.

Climatosceptiques et climatorassuristes en guest stars

Don’t look up est également une très belle caricature de deux catégories de personnes qui font très mal à la lutte climatique. Premièrement, les climatosceptiques. Ces marchands de doute qui osent encore nier le réchauffement climatique (dans le film, ils disent que la comète n’existe pas, alors qu’il suffit juste de lever les yeux, de ‘look up’).

Ne pensez pas un seul instant que ça n’existe plus, ou que ce n’est pas possible. Il suffit de regarder les sondages années après années, ou encore la récupération politique ouvertement climatosceptique et criminelle, dont Donald Trump est certainement l’exemple le plus représentatif. Ils sont certes moins présents en France, mais sont bel et bien encore là, et ont encore une influence désastreuse sur l’opinion publique :

Deuxièmement, les climatorassuristes et autres technocrédules sont rhabillés pour l’hiver. Dans le film, ce sont les personnes qui reconnaissent l’existence de la comète, mais qui auront tendance à dire que « c’est pas grave, puisque la technologie va nous sauver« . Si vous pensez que c’est trop caricatural, c’est certainement que vous n’avez jamais entendu Elon Musk ou Jeff Bezos parler du changement climatique et de leurs solutions. Le psychopathe dans le film qui les interprète pense qu’il y a une très belle opportunité de récupérer des matières premières sur la comète et de faire des milliards de dollars. Ce serait « trop gros, trop exagéré » pour certains. Nous avons pourtant les mêmes, bien réels, qui veulent aller miner des ressources sur d’autres planètes

D’autres personnages ou situations sont également très bien représentées. Le rôle des réseaux sociaux, la vie privée des influenceurs qui déchaîne bien plus les passions que l’arrivée imminente de la comète, les concours stupides de la société du spectacle jusqu’au bout… un parallèle cinglant avec la réalité, où les influenceurs nous gratifient de #PrayforGreece et #PrayforCalifornia toute l’année à bord de leur jet privé à Dubaï.

Les solutions ne sont pas discutées… ET ALORS ?

L’une des choses qui m’a le plus interpelé depuis la sortie du film Don’t Look Up sont les commentaires qui s’acharnent à vouloir critiquer le film sur ce qu’il n’a pas fait. « C’est n’importe quoi ! En plus ils proposent pas de solutions claires pour le changement climatique » ! J’ai lu cela au moins une bonne centaine de fois. Mais… avez-vous compris que c’était un film ? Etes-vous bien sûrs d’avoir compris que c’était une satire, et pas un documentaire ? Parce que des documentaires sur le changement climatique et des vidéos de vulgarisation, il en existe, mais elles ne font pas des dizaines de millions de vues !

Non seulement il est (aujourd’hui) impossible de toucher un large public si on s’en tient à une forme classique (documentaire ou conférence), mais surtout, il est impossible de présenter le sujet, sa complexité, ses blocages et ses solutions en seulement 2H20. Si vous pensez cela, vous rêvez, ou faites preuve de Jaitoutcomprisme. Je pense également aux personnes déçues que ce film ne parvienne pas à changer « l’issue inéluctable de l’effondrement« . Pardon, mais attendre qu’un film change la face du monde, c’est comme attendre d’une COP qu’elle en fasse de même. Encore une fois, détendez-vous, ce n’est qu’un film.

La priorité est encore malheureusement d’alerter sur la situation et que tout le monde ait bien les ordres de grandeur en tête. Si le problème n’est pas bien compris, nous aurons encore et toujours des politiques qui se permettront d’avoir des solutions et des discours anti-science, comme une très grande partie de la classe politique française. Au passage, et ce n’est qu’un avis personnel : je suis bien heureux que le réalisateur McKay n’ait pas proposé de solutions dans son film. Il a l’air d’être le petit neveu d’Elon Musk, plus raisonnable, mais quand même fan d’NFT :

« Rappelez-vous après avoir regardé #DontLookUp que NOUS AVONS LA SCIENCE POUR RÉSOUDRE LA CRISE CLIMATIQUE. Les énergies renouvelables, l’élimination et la capture du carbone. Il suffit de les mettre à l’échelle et de les développer.
Il nous manque la prise de conscience, la volonté et l’action. Sans ces trois éléments, nous aurons de sérieux problèmes. »
Source : Twitter

Pourquoi Don’t Look up et sa comète n’ont rien à voir avec le changement climatique

Puisque c’est une satire, il ne faut pas s’attendre à ce que Don’t Look Up soit une transposition parfaite de la situation actuelle avec le changement climatique. Parmi les points les plus importants :

  • L’exactitude connue au jour près de la fin du monde avec la comète qui percute la Terre dans 6 mois, 14 jours… La réalité : le changement climatique fait déjà des dégâts, tue, et tuera de plus en plus sans changement drastique et rapide de nos modèles économiques.
  • Ce n’est pas un bouton ON/OFF, on va tous mourir/personne ne va mourir. La réalité : certaines personnes vont bien plus subir les conséquences climatiques que d’autres, progressivement, et de façon injuste, puisque ce sont les populations qui émettent le moins de GES qui vont en majorité le plus subir les conséquences du changement climatique.
  • « Il suffit d’écouter les scientifiques pour régler le problème ». La réalité : c’est une situation compliquée et complexe, aux multiples ressorts. « L’inégalité, le racisme, les relations d’exploitation sont secondaires dans le film. Pourtant, ce sont des caractéristiques fondamentales de la crise climatique & essentielles pour comprendre l’inaction« , nous dit Stefan Aykut, auteur de Gouverner le climat.
« Vivez. Riez. Ecoutez les scientifiques, et surtout, lisez Bon Pote »

Enfin, si les critiques pensent que le film « exagère sur les marchands de doute et les cyniques, Valérie Masson-Delmotte apporte une réponse on ne peut plus claire qui pourrait en faire réfléchir plus d’un :

« la réalité est parfois pire que la fiction. Le film ne montre que partiellement le cynisme de ceux qui ont tout à gagner du statu quo, le rôle des marchands de doute qui ont sciemment construit la désinformation, le greenwashing & sèment la confusion. »

Le mot de la fin

Que cela plaise ou non aux critiques, le film est une réussite incontestable. S’il est trop tôt pour en connaître sa portée, nous pouvons au moins espérer que son succès commercial raisonne dans la tête d’autres réalisateurs ou réalisatrices qui se diront que ce n’est finalement peut-être pas une si mauvaise idée de parler du changement climatique. Même si Don’t Look Up offre le scénario très classique qui consiste à penser qu’il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme, peut-être aurons-nous dans les mois ou années à venir d’autres films ou séries qui ouvriront la voie vers d’autres récits et solutions.

En outre, nous pourrions retenir 3 enseignements . Le premier serait que multiplier les formats est indispensable pour faire passer un message. Si cela doit passer par Netflix, représentation même du capitalisme, il serait stupide de bouder cette alternative. (Si par ailleurs vous n’avez pas d’abonnement Netflix, il existe d’autres moyens de voir le film. Si Netflix râle, demandez-leur de payer leurs impôts.)

Deuxièmement, comprendre que le changement climatique est un problème politique, et qu’il ne suffit pas d’écouter la science pour le régler. C’est une question de pouvoir dans un système capitaliste, néolibéral, où le rôle des énergies fossiles est prépondérant. Si vous souhaitez que cela change, formez-vous, lisez, passez-y du temps. C’est indispensable.

Enfin, comme on dit dans le Bouchonnois, take a chill pill. Don’t Look Up n’est qu’un film, une satire. Son but n’est pas de vous expliquer quoi faire et comment faire, de donner une solution rapide, facile et parfaite pour le réchauffement climatique. C’est. Un. Film.

Science-1
Scène de Don’t Look Up. Crédit : Netflix

Il a réussi à faire parler du changement climatique pendant plus de 10 jours, partout dans le monde, et au-delà de la sphère écolo. C’est assez rare pour le souligner, alors profitons-en et faisons en sorte que cela soit le cas le plus longtemps possible. Souhaitons que des milliers de fans de Leo Di Caprio ou de Jennifer Lawrence deviennent activistes climat et fassent passer le mot. Le changement climatique sera au centre de nos vies pour les prochaines décennies, il serait effectivement temps de Look Up.

Bonus à lire :

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Commentaires

77 Comments

  1. Rioli 25 février 2022

    Histoire connue et racontée depuis le film deep impact, (fin 90, début 2000). Même titre, venant des simples américains.

    Dénonçant le déni de la réalité et de la science. Comme la starification qui ne fait jamais rien d’autre que de la récupération pour la renvoyer à la face des gens, trop stupides pour comprendre et être starifiés. Allégorie utilisée donc mainte et mainte fois contre Di caprio au sujet du climat, mais comme de Sarajevo.

    Grunberg a fini par le dire (enfin !!!!!) : New Deal écologique. Réclamé depuis les années 80 (au moins) par les trop bouseux de la campagne pour être bobodéifié (comme on disait il y a encore peu).

    Mais toutes ces stars ne veulent pas de la régulation de l’économie (c’est du communisme dynosorien ! ) et pronent leur supériorité intellectuelle en surfant sur les conséquences et en accusant les petites gens qui n’acceptent pas les économies d’échelles pour qu’elles soient reversées aux Trusts, en prenant leur commissions au passage.

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  2. Fabio 2 février 2022

    Les commentaires fusent, un des effets du film ? Je viens de le voir et apprécie beaucoup l’article, je n’aurais pas dis mieux. J’ai ensuite lu les commentaires (pas tous) et ça s’écharpe un peu, ça râle aussi un peu… mais surtout, ils finissent tous par tourner de la manière qui est décrite dans l’article ! bien vu ! Même si il y a un peur trop de jaitoucomprisme saupoudré de cynisme dans les commentaires, au moins ça réfléchi et ça fait déjà du bien dans l’ambiance actuelle. Bon courage tout le monde (et oui, efforçons-nous de convertir les technocrédules capitalistes)

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  3. Compessiaf 23 janvier 2022

    Pffff, fallait-il vraiment faire une critique si poussée, sur un film qui ne fait que dépeindre une sorte de réalité qui montre une planète dirigée par des incompétents psychotiques téléguidés par des intérêts obscures dont les récipiendaires savent manipuler tant les « dirigeants » que les dirigés pour faire passer une magnifique pilule dorée, sans aucune valeur. En gros, le monde depuis qu’il existe et qui ne va pas en s’arrangeant. Oui, bof, c’est tellement perspicace et cynique que ça n’a aucune saveur et donc, aucun autre impact qu’un endormissement encore plus profond des « consciences ». Les progressistes peuvent continuer de rêver leur monde et de nous le jeter à la tronche sans vergogne, l’arbre dissimule toujours leur forêt. Hollywood, s’auto-anal-yse encore et toujours le nombril et continue de diluer une réalité nauséabonde qu’elle n’a de cesse de créer depuis qu’elle exige de faire entendre sa pseudo intelligence. Au final, on crie au génie pour le brillant scénario, la réalisation génialissime, l’époustouflante distribution, blabla. Je sais… l’analyse est pompeuse, mais un foutage de gueule en vaut un autre et c’est eux qui ont commencé!

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  4. Paillard 13 janvier 2022

    En parcourant les critiques du film, j’ai été plutôt effaré de le voir placé sur l’autel du temple idéologique par ses défenseurs. En oubliant leur posture anti-capitalistes, ils vénèrent au fond ce qui n’est qu’une énième production à gros sabot de l’icone-même du capitalisme: le cinéma hollywoodien à la sauce Netflix. La critique logique et cinématographique étant passée, il est néanmoins possible de reconnaître que son succès a permit au combat de gagner en visibilité, à voir sur le long terme donc si ce n’est qu’un effet de mode, même s’il est dommageable qu’il faille passer par ce genre de contenu.
    Je suis convaincu que la lutte est désormais culturelle, et que l’art seul saura modifier nos imaginaires pour rendre acceptable à tous la lutte contre ce danger qui nous menace. Alors, autant la mener avec des contenus de qualité. Vous pouvez par exemple vous intéressé aux ouvrages de la maison d’édition La Mer Salée, qui propose depuis 2013 des romans d’utopie positive, anticipant un futur possible et lumineux, loin de la surdose catastrophiste issue des 1984 et consorts.
    D’ailleurs, si jamais le rédacteur de cette article voit mon message, j’aimerais beaucoup le contacter en privé afin de discuter de l’importance de la fiction dans ce combat culturel 😉

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  5. Francis Cautain 12 janvier 2022

    Me suis abonné a Netflix spécialement pour voir ce film ….plutôt déçu , car prend un prisme satirique grossier quasi caricatural qui montre finalement l imbécillité affligeante du peuple américain et. L horrible superficialité des médias et du personnel politique …. Pas certain que ça fasse avancer le schmilblick ..

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  6. bertrandb 10 janvier 2022

    je suis moi aussi sorti de la en me disant, ok super mais maintenant concrètement qu’est ce qu’on peut faire ? (le manque de solution apportées par le film…). En fouillant un peu on trouve un site web du film qui donne des idées :
    https://dontlookup.count-us-in.com/

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  7. Karl 10 janvier 2022

    Article intéressant sur un média que je valorise beaucoup !
    On peut noter sur le graphique des taux de climato-scepticisme par pays que au moins les 7 moins bien classés (Australie, Chine, Russie, EAU, USA, Norvège & Arabie Saoudite) sont des pays dont l’économie dépend fortement des exportations de combustibles fossiles. On en déduit clairement l’intérêt des industriels et des politiques de maintenir l’opinion publique dans le faux au sujet de l’impact des énergies fossiles.
    Savez-vous si des travaux ou comparaisons ont déjà été effectués à ce sujet ?

    Répondre
  8. MarcDS 10 janvier 2022

    C’est moins des scientifiques qu’il faut attendre des solutions que des artistes et de tous ceux qui sont capables de sortir du paradigme de notre société consumériste pour nous proposer d’autres mondes. Les scientifiques ont déjà fait leur boulot, à savoir démontrer que le changement climatique existe, qu’il est d’origine humaine et que ses conséquences vont être désastreuses. Attendre en plus qu’ils nous proposent des solutions revient à croire que la technologie va nous sauver. Celle-ci n’a d’intérêt que comme support d’un monde post-croissance basé sur la sobriété énergétique. Ce monde reste à imaginer et à expérimenter. Malheureusement s’il y a une chose qui décroît au fur et à mesure de notre exposition croissante aux écrans, c’est notre ‘imagination!

    Répondre
    1. justin 10 janvier 2022

      les artistes pour nous sauver… et pourquoi pas les sorcières?

      Répondre
      1. MarcDS 10 janvier 2022

        Si vous attendez de la science qu’elle rende le système actuel soutenable, c’est vous qui croyez aux sorcières.
        Je remarque d’ailleurs que vous défendez le nucléaire sans poser comme préalable la nécessité d’une descente de la consommation énergétique, que vous prenez pour acquit que tout le monde va se mettre à manger de la viande tous les jours, que vous vous focalisez sur quelques propos exotiques de Cyril Dion dont le film « Demain » a eu le mérite de sensibiliser beaucoup de gens aux défis écologiques – et dont son dernier film « Demain » est une merveille, soit dit en passant – et que vous semblez incapable d’envisager une autre agriculture qu’industrielle.
        En fait vous semblez être en grand manque d’imaginaire. Ouvrez-vous à la culture, elle vous surprendra 🙂

        Répondre
        1. Justin 10 janvier 2022

          C’est la science qui nous a alerté sur le RCA… sans la science on continuerait à ouvrir des centrales au gaz et au charbon… oups.. c’est ce qu’on fait actuellement en France au nom de la lutte contre le RCA… cocasse non?!?!
          Vous remarquez mal, Vous confondez nécessité d’une descente de la consommation énergétique et nécessité d’une descente de la consommation électrique!
          Je ne comprend pas en quoi diminuer le nucléaire fera diminuer la consommation d’énergies fossiles!
          Je ne crois pas une seule seconde qu’on arrivera à diminuer notre consommation d’énergie fossile de 80% si en plus on supprime le nucéaire, c’est pas 80% qu’il faut mais 90% de baisse!
          Pourquoi refusez vous aux autres l’accès à l’électricité ou à la viande? vous n’êtes qu’un égoïste bien nourri qui se fiche du reste du monde! En fait votre conscience du RCA n’est là que pour justifier votre statut d’être supérieurs aux autres habitants de la planète… et le RCA au fond de vous , vous n’en avez rien à cirer!
          Le film « Demain » , c’est de la connerie sans nom, la page wikipédia a été vandalisée, les critiques ont disparues, je n’ai plus toutes les critiques en tête mais en ce qui concerne la Finlande, de mémoire, c’était une école antroposophique (ceux qui pense que la Lune est creuse) pas du tout représentative et surtout au classement PISA, la Finlande avait déjà fait une chute spectaculaire avant même la sortie du film…
          Pierre Rhabi, n’a jamais prouvé ses prétentions en agriculture donc en attendant , faisons l’agriculture qui nourri les gens, pas celle qui envoie des millions de personnes dans les champs pour y faire un travail harassant qui ne nourri pas (et il n’y aura plus d’artistes car ils seront aux champs , ni de prof, médecin, flics,…)

          Répondre
          1. Jacques 10 janvier 2022

            Je peux être d’accord pour partie sur la vison du nucléaire comme solution mais elle ne l’est que parce qu’elle existe déjà. Toute la réflexion sur son arrêt ne résolvant pas le stockage à long terme des déchets, mieux vaut les garder sous nos yeux en surveillant de près que d’éteindre la machine en devant continuer de la surveiller à grand frais sans rentabilité — qui paye la facture de l’arrêt reste la question et le restera pour des générations.
            Là où je ne suis pas en accord avec vous, c’est sur l’agriculture ou la proposition du film « demain ». Comme en toute chose il y a du bon et du mauvais. Le bon c’est de penser sources multiples et localisées. Le mauvais c’est d’appliquer une réflexion globalisée alors qui ne peut être que locale (je me répète mais c’est la seule chose qui soit vraie et que l’on peu mettre en œuvre soit -même). Une réflexion globalisée c’est prendre des exemples localisés (sic) et d’en faire une règle générale… Chercher l’erreur ! C’est ce qu’on fait à chaque fois que l’on veut communiquer en réponse au « mondialisme ». En s’armant du même bazouka que l’adversaire on devient lui… Tout est affaire de contexte, en le supprimant à chaque fois, on obtient que du bruit…
            Si la proposition de Pierre Rhabi est pour moi un peu aléatoire (sur le social principalement), je peux vous affirmer que des expériences technico-économiques réalistes menées à grandes échelles et de manières répétées prouvent que l’agriculture peut être transformée. Mais pas dans notre modèle productiviste qui a séparé volontaire le végétal de l’animal. Défaisant des millénaires d’interactions qui s’autocompensaient (je vous donne une clé à vous de creuser, je creuse depuis 20 ans ! et je n’ai pas encore la solution parfaite en tête. Vous oui visiblement…)
            Quand aux écoles, je crois que vous devriez revoir le film, qui montre un exemple typé et qui aurait pu être filmé dans les écoles Montessori un peut partout dans le monde. Le sujet sur la Finlande étant plus l’autonomie des proviseurs dans leurs recrutement, le niveau de salaire et l’apprentissage des enseignants… on n’a pas vu le même film je crois. LOL

            Répondre
          2. Justin 10 janvier 2022

            « le stockage à long terme des déchets, mieux vaut les garder sous nos yeux en surveillant de près que d’éteindre la machine en devant continuer de la surveiller à grand frais sans rentabilité »
            J’ai l’impression que vous n’avez pas compris: garder les déchets sous surveillance des centaines d’années (en surface si je comprend bien), c’est impossible, et TRES cher, alors que les mettre dans un trou, c’est la garantie qu’ils ne feront aucun mal pour l’éternité sans léguer ça aux générations futures…

            EN ce qui concerne l’agriculture, il vaut mieux produire là où ça pousse le mieux:
            – les tomates poussent mieux au Maroc qu’en France, achetons les tomates au Maroc
            – le blé pousse mieux en france qu’au Maroc, vendons leur du blé
            Ce sera bien meilleur pour l’environnement.

            Le contraire de productivisme c’est l’abscence de production et donc la famine.. permettez moi de préférer un monde où on mange plutôt qu’un monde où on meurt de faim (et accessoirement intoxiqué aux mycotoxines & cie s’il reste quelque chose à manger)

            Pour la Finlande, ce n’était pas une école Montessori… c’est justement le problème et ce n’était donc pas du tout représentatif du pays alors qu’il est dit que c’est grâce à ça que le niveaux scolaire était génial (ce qui est en fait faux vu leur dégringolade au PISA)

            Répondre
          3. LM 10 janvier 2022

            « Le contraire du productivisme c’est l’absence de production et donc la famine » et je suppose que le contraire d’une inondation c’est le désert et donc la mort de soif? C’est quoi cette logique de merde? Chaque année, une quantité de nourriture parfaitement comestible qui pourrait couvrir la superficie de la France est gaspillée. En France, justement, les agriculteurs sont obligés de jeter une grande partie de leur production pour obéir aux quotas gouvernementaux, qui empêchent l’abondance de nourriture d’inonder le marché. La logique productiviste est obsolète depuis longtemps, et cette surproduction est en train de détruire le climat. On le sait. Mais pour vous, le plus grand danger c’est pas le réchauffement climatique qui est déjà là, mais une hypothétique famine qui pourrait découler de la lutte contre ce problème? À cause d’un arrêt total de la production, chose qui n’a jamais été envisagée par personne? Vous réalisez à quel point c’est ridicule?
            Au lieu de vous crisper sur un changement de mode de production, demandez vous vers quoi il faut tendre: est-ce qu’actuellement on a besoin de produire autant de bouffe? Non. Est-ce qu’on a besoin d’éviter la destruction de l’environnement? Oui. Le jour où on produira pas assez, là vous pourrez parler de productivisme, mais c’est pas le problème auquel on fait face actuellement. Transporter des aliments d’un bout à l’autre de la planète dans des camions et des cargos, c’est bon pour l’environnement d’après vous? Mais oui, les énergies fossiles c’est comme les arbres, elles absorbent le dioxyde de carbone au lieu de l’émettre, consommer des énergies fossiles c’est moins polluant que ne pas le faire et bouffer local, c’est bien connu! C’est quoi l’argument? C’est pas comme si les écolos étaient chauds pour employer des pesticides et des ogm pour produire autant sur leur propre sol, tout le propos c’est justement d’accepter de produire moins! On s’en fout d’obtenir plus de tomates en en important du Maroc! Excusez moi d’être aussi agressif dans mon commentaire, mais je vois vraiment pas comment c’est supposé faire sens

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          4. Justin 10 janvier 2022

            Vous n’êtes peut être pas au courant mais il y a 800 000 000 de crève la faim dans le monde et 2 milliards qui ne mangent pas tous les jours, sans compter qu’on sera en 2050 deux milliards de plus…
            Et votre solution, c’est passer au « bio » qui produit 50% de moins que le « pas bio »?
            Vous rendez vous compte des conséquences que cela va provoquer (même si on fait tout le reste pour qu’il y ai qu’un minimum de réchauffement climatique)?
            Encore une fois, vous vous en fichez car vous êtes bien nourri mais c’est faire preuve d’un égoïsme criminel de vouloir quelque chose qui va affamer l’humanité!

            La surface de la France en nourriture, c’est que dalle, TRES TRES loin des 30% de la bouffe mondiale gâchée selon vous!

            Le jour où on n’aura plus assez de bouffe, ce sera trop tard pour pleurer…

            Oui, transporter la nourriture sur des milliers de km est plus écolo que faire pousser des trucs qui ne poussent pas sans l’aide de l’homme!
            exemple:
            Les tomates sous serrent en France émettent BEAUCOUP plus de CO2 que les tomates Marocaines transportées en camion jusqu’en France!
            Il faut 4 fois plus de surface pour produire autant de soja en France que si c’est produit au Brésil (et d’autant plus de CO2) même en comptant le transport, Pour la nature (espace pris sur les espaces naturels) et les émissions de CO2, il faut préférer le soja Brésilien! (exemple choisi comme aillant un gros potentiel de shitstorm désaprobatif mais pourtant factuel)
            Idem le mouton NZ du bout du monde par rapport au mouton FR malgré le transport…

            Et justement, avec des OGM, moins besoin de pesticides et donc de pétrole… mais il me semble que vous préférez à la fois les pesticides et la consommation de pétrole (et donc les émissions de CO2) aux OGM… auquel cas je vous mets dans la catégorie CLIMATOSCEPTIQUE!

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          5. LM 15 janvier 2022

            Les gens qui meurent de faim, c’est un problème de répartition, pas de production. Ce que je critique ici c’est le productivisme. Je maintien qu’on produit déjà suffisamment de nourriture. Et oui la superficie de la France c’est beaucoup. D’où sortez vous ce chiffre, 30%? Je ne l’ai jamais mentionné.
            Croyez vous que les milliers de tonnes de nourriture jetées actuellement finissent dans l’assiette des affamés? C’est une question réthorique, bien sûr que non. Actuellement, la déforestation est surtout due à l’agriculture exportatrice. Encore une fois, vous êtes en décalage avec l’actualité: vous êtes dans le « ça VA prendre plus de surface », mais en attendant, ACTUELLEMENT ce qui prend le plus de surface dans le monde c’est bien l’agriculture à échelle industrielle. Excusez moi de vivre dans le présent.
            Je reconnais que tout le monde ne peut pas produire sa propre nourriture, mais encore une fois je n’ai jamais parlé d’arrêt total, seulement de diminution. Si des populations ont besoin d’importer leur nourriture pour se nourrir qu’elles le fassent, mais n’importons pas la nourriture qu’on peut produire nous mêmes, ou qui ne nous est pas essentielle. On a pas besoin de manger des fruits d’été en hiver ou de bouffer exotique. Et je ne dis pas ça pour vous blâmer si vous le faites, c’est le modèle de production actuel qui est à revoir. Je veux bien admettre que si un produit de première nécessité est moins polluant à produire ailleurs, autant l’importer, vous avez raison sur ce point là. Par contre, il est profondément irresponsable d’encourager une surproduction. On a pas besoin de tout ce qu’on fait circuler à travers le monde actuellement. Il ne faut pas produire pour rien alors qu’on sait que ça pollue

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          6. LM 15 janvier 2022

            Et à quel moment ait-je dis que je préférais le pétrole et les pesticides aux OGM? J’ai rapidement mentionné les ogm c’est vrai, mais je n’ai pas fait de hiérarchisation. Vous avez tiré des conclusions tout seul. À quel moment ait je dis que je voulais produire autant de tomates en France qu’au Maroc? Il me semble pourtant avoir clairement précisé qu’il ne s’agissait pas de ça. J’ai l’impression que vous répondez à un commentaire imaginaire. Il y a une différence entre une conversation et un monologue vous savez… si vous avez des difficultés à me comprendre, je vais clarifier mon propos. Je suis pour:
            -l’agriculture locale et non industrielle
            -n’importer/exporter que lorsque cette agriculture ne subvient pas aux besoins d’une population
            -importer/exporter CHAQUE FOIS que cette agriculture ne subvient pas aux besoins d’une population
            -j’en ai pas parlé mais puisqu’on en est là, faire en sorte que l’état assure un accès à l’alimentation pour tout le monde (supprimer la tva, des financements publics pour les agriculteurs, l’achat de produits de première nécessité remboursé par la sécu, ce genre de choses), et je vous parle pas de l’état Français je vous parle d’une échelle internationale. Vous qui avez tant à coeur le combat contre la faim dans le monde, ce genre de mesures devraient vous plaire
            -de façon générale, mieux encadrer l’agroalimentaire et préférer le « bio » (quel nom de merde par contre)
            Je suis contre:
            -la surproduction (qui englobe le gaspillage et les importations non essentielles)
            -le productivisme, qui légitime cette surproduction
            -le laisser faire criminel
            Bien entendu, ce que je vous raconte là c’est un idéal. Il y a peu de chances pour qu’on arrive à l’atteindre, mais c’est vers ça qu’il faut tendre selon moi. Si vous ne voulez pas être d’accord, soyez en désaccord avec ça plutôt qu’avec votre imagination

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          7. LM 15 janvier 2022

            Au passage, parmi toutes les personnes qui meurent de faim dans le monde, beaucoup vivent dans des pays où toutes les terres fertiles ont été accaparées par des grandes puissances ou des grands propriétaires à des fins… d’exportation de nourriture. Tiens tiens

            On citera le Yémen, où 56% des terres cultivables sont détenues par 7% des propriétaires terriens et où 58% de tous ces propriétaires en détiennent à peine 8%. Ou encore la RDA, une des régions du monde à la fois les plus touchées par la faim et par l’accaparement des terres. Et que dire de l’Afghanistan, où près de la moitié des terres cultivables du pays sont consacrées à la monoculture de l’opium et du pavot, drogues que la plupart des afghans ne pourront jamais s’offrir? Ces trois pays content à eux seuls le tiers des sous alimentés de la planète, je ne parle pas d’un phénomène isolé. Mais je peux en citer d’autres qui souffrent de problèmes similaires: Pérou, Brésil, Indonésie… y a qu’à se baisser. Avant de vendre l’agriculture industrielle et l’exportation comme solution contre la faim dans le monde, faudrait peut-être se demander comment marche l’agriculture industrielle et quelles sont les causes de la faim dans le monde, non?

            Répondre
          8. Justin 17 janvier 2022

            Vite fait:
            Au brésil 1/3 de la déforestation est dûes aux petits agriculteurs crèvent la faim…
            Pour les arbres OGM, allez voir ARTE sur youtube un truc du genre « 42, réponse à tout, sauver les arbres »… avec des arbres OGM et oh surprise le mec le plus anti OGM est aussi le plus climatosceptique (il dit cash un truc genre: je ne crois pas que les arbres vont mourrir à cause du réchauffement climatique)

            Répondre
          9. LM 20 janvier 2022

            Vous continuez sur les OGM, je pensais pourtant vous avoir dit que je ne considèrerais pas cela comme plus polluant que les énergies fossiles. Auriez vous du mal à me comprendre? Vous avez peut être besoin de sous titres?

            Au Brésil, 0,8% des propriétaires terriens détiennent 42% de la surface cultivable tandis que 40% d’entre eux possèdent 1,4% des terres. Et les 40% seraient responsables d’un tiers de la déforestation? Je ne veux pas m’avancer, mais il me semble que vous avez confondu avec un autre chiffre: au Brésil, un tiers de la déforestation provient de l’accaparement de terres publiques. Or, cela vous étonnera, mais nul besoin d’être pauvre pour prendre ce qui appartient à la collectivité. Surtout au Brésil.

            Les principales causes de la déforestation en Amazonie sont la récolte de bois, l’agriculture et l’élevage de bétail. Le Brésil était en 2019 le deuxième exportateur de bœuf au monde, le premier de poulet, le troisième de lait et le quatrième de porc. Le pays exporte également 46% des bois en provenance d’Amazonie. Quand à l’agriculture, elle est consacrée à la production d’huile de palme et de soja dans les zones défrichées.

            La faim, la pollution, l’industrie, ce ne sont pas des sujets qu’on traite « vite fait » monsieur

            Répondre
          10. LM 20 janvier 2022

            Si vous y tenez tellement, voilà mon avis sur les ogm: je suis contre ceux qui exploitent les agriculteurs (je pense aux graines stériles vendues par Mossanto) et pour ceux qui permettent d’économiser des ressources. La modification génétique c’est un outil, le bien ou le mal il est dans ce que vous en faites. À la base, je les avais mentionner pour parodier votre discours. Que vous n’ayez pas compris l’ironie je peux comprendre, mais que vous poursuiviez sur ce sujet alors que je vous ait explicitement dit que vous avez tiré des conclusions tout seul, ça me fait me demander si vous tenez compte de mes messages. Je me fiche des OGM, ce n’est pas le sujet de notre conversation

            Répondre
          11. Justin 20 janvier 2022

            (je pense aux graines stériles vendues par Mossanto)

            Désolé mais c’est faux, personne ne vend des OGM stériles, c’est une légende!
            C’est du même niveaux que les puces 5G dans les vaccins…

            Oui, on* vous a mentit!
            on* = CRIIGEN remplie d’antivaxx
            on*= Greenpeace multi menteurs récidivistes assumés (c’est pour « la cause »)
            on*= tous les autres pseudo écolos dogmatiques anti OGM, anti vaxx, anti nucléaire,…

            Répondre
          12. LM 22 janvier 2022

            Effectivement, c’est faux. Comme le sujet ne m’interessait pas, je ne m’était pas renseigné. En revanche, j’apprend qu’il est vrai que les hybrides F1 se replantent mal, car les graines replantées sont très différentes de leurs parents et ont peu de chances d’avoir un bon rendement, contrairement aux graines originales. Donc bien qu’il ne s’agisse pas de stérilité, les agriculteurs qui utilisent ses variétés sont tout de même obligés d’en racheter pour conserver une production stable. Et donc le résultat, à savoir la dépendance des agriculteurs aux entreprises qui produisent ces graines, est le même. Autant je pense qu’il faut accepter de produire moins, autant produire nous même des graines non renouvelables ça me parait un peu con. Après, ces hybrides ont tout de même un rendement superieur aux especes « naturelles », donc ils ne sont pas à jeter pour autant. Je pense que si la recherche en matière d’OGM n’était pas pratiquée par ceux qui vont les vendre ensuite, on aurait pas ce genre de dilemes: cet inconveniant de certains OGM, il ne disparaitra probablement jamais parce que Mossanto et autres n’ont pas intéret à le faire disparaître, et n’investiront donc pas dans des recherches qui iraient dans ce sens. Nul besoin de mentir pour ça. Quel est le rapport avec le nucléaire et les vaccins?

            Répondre
          13. Justin 23 janvier 2022

            Replanter sa production, c’est long, compliqué, il faut trier les graines, les stockers, ça demande des silos, ds machines, de l’argent et du temps… beaucoup plus d’argent et de temps que de laisser faire ça par les autres…
            Et les agriculteurs sont déjà à plus de 60h de boulot par semaine…

            Répondre
          14. LM 24 janvier 2022

            Bah quitte à recourir aux autres, autant recourir à plus de monde, ça diminuerait bien leur boulot. Aujourd’hui, les deux tiers de la population travaillent dans le tertiaire, sans parler du nombre de chômeurs. Si les industriels arrêtaient de recourir à la main d’œuvre esclave ou presque des autres pays et qu’on se recentrait sur notre propre production, ça recréerait des emplois dans les secteurs primaire et secondaire, et il y aurait plus de monde aux champs. Les agriculteurs ont toujours beaucoup travaillé, mais qu’ils soient seuls à abattre la quasi totalité du boulot n’aide pas. En tout cas, actuellement les agriculteurs « bio » ça existe, ils sont même de plus en plus nombreux. Évidemment, si ils devaient produire autant que ceux qui utilisent des OGM ça leur serait pas supportable, mais l’idée n’est de toute façon pas de continuer à produire autant qu’actuellement, OGM ou pas. À côté de ça, les agriculteurs qui ne peuvent pas replanter perdent leur indépendance. Ça arrive fréquemment que les agriculteurs ou les éleveurs qui utilisent des OGM soient sous contrat avec la société qui leur a fournit les OGM, mais aussi le matériel et le local. Quand un agriculteur ne possède rien dans son exploitation, il peut tout perdre si la société décide de la fermer ou de le remplacer. Et c’est d’ailleurs en grande partie l’entreprise qui lui donne des impératifs de production et donc du boulot. C’est un cadeau empoisonné. Quitte à fournir aux agriculteurs les moyens de démarrer une exploitation (y compris OGM), autant que ça vienne de la collectivité, ou au moins d’une entreprise dans laquelle l’agriculteur a un droit de veto sur les décisions. Quelque chose qui diminuerait la cadence de leur boulot. En tout cas, il ne faut pas se dire que les agriculteurs ont déjà trop de travail avant d’avoir cherché des moyens de le diminuer

            Répondre
          15. Justin 24 janvier 2022

            J’ai pas l’impression que vous ayez déjà travaillé dans les champs…
            Sur ce:
            Un tracteur moyen = 149 chevaux = 109589 Watt
            Un champion humain (dopé) = 400 Watt
            1 tracteur = 274 humains
            1 tracteur peut bosser 24h/24, pas un humain.
            Pourquoi bosser 24h/24? pour récolter entre le moment où il faut moissoner et le moment où météo france anonce un orage qui va détruire la récolte.
            L’idée n’est pas de produire autant? Avec 2 milliards d’habitants qui vont s’ajouter aux 8 milliards déjà présents dont 800 millions crèvent la faim??? Ah bon…
            Et moins de rendement = plus de surface nécessaire = moins d’espace naturel.
            Ça arrive fréquemment que les agriculteurs ou les éleveurs qui cultivent en « bio » soient sous contrat avec la société qui leur a fournit les graine « bio » (de marque déposée), mais aussi le matériel et le local. => le « bio » c’est mal aussi?
            Je ne vais pas refaire mes posts précédents mais les papayes d’Hawaii, les aubergines du bengladesh, les bananes d’afrique le riz doré et les autres sont offerts GRATOS!!!
            A savoir que les agriculteurs ont des parts dans les coopératives…

            Ce sera mon dernier message ici à ce sujet.

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          16. LM 25 janvier 2022

            Si c’est votre dernier commentaire, c’est une conclusion plutôt représentative de votre discours jusque là: il n’évolue pas, il répond à des commentaires imaginaires et fait des faux raccourcis. Déjà, les problèmes habituels:
            -moins de rendement n’équivaut pas à plus de surface nécessaire! Ça serait le cas si l’idée était de produire autant que l’industriel, mais ce n’est pas ça le projet
            -les gens crèvent de faim dans des pays où une grande partie des terres cultivables sont accaparées par des grands propriétaires, et à des fins d’exportation. J’en déduis qu’on pourrait régler le problème en redonnant la terre aux paysans, et en favorisant la culture à petite échelle plutôt qu’à grande. Mais bon, j’imagine que la logique aussi ça va provoquer des famines…
            -quel rapport avec les tracteurs? Je n’ai jamais évoqué le sujet, et la technologie ne me pose pas plus problème que les OGM (à part peut-être au niveau de l’essence consommé par les tracteurs actuels, mais la question des énergies fossiles c’est encore un autre débat). Ce qui pose problème, encore une fois, c’est le mode de production industriel, pas les outils qu’il emploie. C’est le modèle qui consiste à produire À ÉCHELLE INDUSTRIELLE, pour satisfaire les besoins de beaucoup plus de monde que les locaux (qui souvent ne profitent même pas de ce qui est produit), notamment pour exporter. Vous savez lire ou bien?
            -les tracteurs, faut bien quelqu’un pour les piloter, ducon. À part dans les très grandes exploitations où tout est automatique, le tracteur il va pas faire son boulot tout seul pendant que tu zone devant des caméras. Vous avez pas l’impression que j’aie déjà travaillé dans les champs, mais moi j’ai surtout pas l’impression que vous ayez déjà vu un seul champ de votre vie…
            -« le bio c’est mal aussi » oh, j’ai dit que les OGM c’était mal? Je crois pas non. Pour peu qu’on sache lire un texte, j’ai même présenté plusieurs arguments en faveur des OGM. En revanche, j’ai dit que les OGM étaient un outil, et comme tous les outils on peut en faire bon comme mauvais usage. Désolé de ne pas sympathiser au culte que vous vouez aux OGM, mais vous apprendrez que dans ce monde les choses ont tendance à être plus complexes que « c’est bien » ou « c’est mal »
            -oui, il y a aussi des agriculteurs bio exploités. Parce qu’il y a aussi des grosses boites qui ont compris qu’elles pouvaient se faire du fric avec le bio. En revanche, l’intérêt de replanter c’est qu’on a la possibilité d’avoir une indépendance alimentaire et agricole, et de vivre autrement qu’aux mains d’un plus gros que vous. Bonne chance pour obtenir ça quand vous devez racheter les graines après chaque récolte…
            -malgré tout, si vous voulez cultiver OGM, ou bio avec du matos fourni d’ailleurs, sans vous faire exploiter, l’autre solution c’est prendre la main sur votre fournisseur. Mais ça aussi ça implique un changement de société
            -les coopératives? Sérieusement? Elles se sont toutes rachetées les unes les autres, il n’y en a plus que quelques une énormes en France qui concentrent presque tous les agriculteurs. Et même si c’est dirigé par les adhérents sur le papier, dans la vraie vie c’est les administrateurs qui ont le pouvoir sur l’entreprise. Pour moi c’est comparable à la « démocratie » de l’état français. Après je dis pas, le principe des coopératives c’est une bonne idée, mais faudrait que ce soit appliqué
            -je suppose que l’on ne peut pas survivre sans fruits exotiques et que ça vaut bien toute les ravages sur la nature et les inégalités sociales que leur culture pour importation provoque, pas vrai? À quel point ce serait insultant si je vous disais que manger des bananes vous sied particulièrement bien?
            Maintenant, je parle de conclusion mais au vu de votre formulation « ici », « à ce sujet », ce n’en est pas une. Vous vous laissez le champ libre pour me répondre. J’espère pour vous que je me trompe, parce que j’en ai marre de discuter avec un handicapé du bulbe, qui n’écoute rien de ce que je lui dis, et qui vit dans le futur et ses préjugés. Mon mon agressivité du début ne va pas aller en s’améliorant si vous continuez votre MONOLOGUE! Sur ce, il s’agira également de mon dernier message « ici » et « à ce sujet »

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          17. LM 22 janvier 2022

            Autre chose: vous commencez par me traiter de climatosceptique parce que vous me prenez pour un anti OGM, ensuite vous justifiez l’association en disant que vous avez vu un anti OGM lacher un truc climatosceptique, et enfin vous en rajoutez une couche en disant que les associations qui militent contre les OGM sont remplies de menteurs et de climatosceptiques, ainsi que d’anti vaxx et d’anti nucléaire. Je trouve que vous avez l’association facile:
            d’une part qu’il y ait beaucoup de climatosceptiques parmi les anti OGM ne veut pas dire qu’on peut faire un lien entre les deux, pour ça il faudrait qu’être anti OGM IMPLIQUE d’être climatosceptique.
            Et d’autre part dire qu’un anti OGM est un climatosceptique n’est pas un argument pour les OGM: le fait d’avoir tort (ou de mentir) sur un sujet n’implique pas d’avoir tort sur tous les autres sujets. En clair, vous vous dites « ils sont climatosceptiques donc tout ce qu’ils disent est faux ». Ce type de raisonnement est fallacieux: on appelle ça un ad hominem.
            Même si, dans le cas présent, vous l’avez fait pour des gens avec qui je ne suis pas non plus d’accord, ça peut être dangereux de tomber dans ce genre de faux raccourcis. C’est un conseil

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          18. LM 22 janvier 2022

            De toutes façons, pour moi le mieux là dessus c’est laisser les agriculteurs planter ce qu’ils veulent, et leur fournir les moyens de le faire. L’OGM pourquoi pas, le naturel pourquoi pas, du moment qu’on sait ce qu’on bouffe les gens verrons bien ce qu’ils préferent. Je disais que Monsanto exploite les agriculteurs, mais de façon générale la plupart de leurs intermediaires et fournisseurs le font. La modification génétique peut être utilisée dans ce sens tout comme dans l’autre, c’est pas elle la responsable c’est le modèle économique actuel de l’agroalimentaire. Interdisons pas les ogm, interdisons pas non plus le naturel. Du moment qu’on est d’accord là dessus, ça me va

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          19. Jojo 10 janvier 2022

            C’est vous qui êtes mal renseigné, le stockage à long terme ne pose absolument aucun problème, pour plusieurs raison :
            – on sait que géologiquement ce n’est pas un problème car on a déjà eu le cas de gisement naturels qui à cause des mouvements de sol et de l’infiltration d’eau (qui est un accélarateur de neutron), un énorme gisement d’Uranium (donc pas des déchets) se mette à chauffer. La Terre est toujours là, et le gisement a refroidi
            – la totatlité des déchets déjà produits est faible, et l’Uranium c’est pas u pétrole, ce n’est pas un « consommable ». Les déchets produits avec un rythme faible.
            – aujourd’hui, les nouveaux EPR fonctionnent au Thorium ou au Plutonium. Ça recycle ses propres déchets et anticipe la pénurie d’Uranium qui arrivera en même temps que celle du pétrole

            Répondre
          20. Jacques 10 janvier 2022

            Wahoo ! Je vois que le principal n’a pas été lu, surtout vous Justin. Vous utilisé le bazouka en supprimant le contexte pour vous focaliser sur un ou deux points (mal d’ailleurs) et vous développez un argumentaire à partir de là.
            J’essayais juste de pointer que le nombre de variables à prendre en considération est impressionnant et qu’il ne faut pas les réduire à deux ou trois, histoire de se faire entendre plus facilement où tenir dans le format d’un JT ou d’un film.
            Je vous fait des tomates partout même dans le nord du Canada, ou du blé à 2000 m d’altitude. Ce qui compte c’est qu’il soit localisé, consommé sur place, rémunérateur sur place. Non mondialisé et non surproduit. De ramener de l’équilibre entre plusieurs paradigmes sans les confronter car ça ne sert à rien. MarcDS, C’est effectivement de l’imagination qui manque, de la créativité et vu ce que je lis ici : de la conciliation. Nous héritons d’une situation, il faut faire avec et tenter d’être plus intelligent. Aucune insulte, aucune grossièreté (j’en suis aussi parfois l’auteur) n’ouvre le dialogue et encore moins les arguments à l’emporte pièce. La situation est complexe et on ne pourra pas y répondre de manière monolithique. Je reprends ce que j’ai écrit : les solutions seront toutes localisées car moi qui vis où je suis, en zone tempéré, je ne vis pas comme celui qui vit en zone tropicale et moi en plaine je ne vis pas comme à la montagne, tout en restant en France…

            Et pour en revenir au film qui engendre tout notre jactage de polémiqueurs chroniques : il nous invite juste à prendre de la hauteur, à nous prendre un peu moins au sérieux…

            Répondre
          21. Justin 10 janvier 2022

            Les famines ont disparues grâce à la mondialisation des échanges de nourriture!
            Le flux tendu « sans surproduction », c’est la voie à la famine au moindre pépin (météo , sautrelles, maladie, maladies des plantes ou maladies des humains qui ne peuvent plus récolter).
            La surproduction « locale » permet de subvenir aux besoins là où il y a un déficit de nourriture…
            Rappel aussi, les pays non autosuffisant en nourriture sont la majorité… comment vont ils faire si on ne fait que du « local »? Famine, Migrations, Guerre de territoire? rien de bien enviable, si?
            Et voir mon autre réponse à LM, il vous faudra infiniment plus de surface au dépend de la nature à essayer de faire pousser du blé à 2000m d’altitude… ne vous préoccupez vous pas de la nature???
            renseignez vous sur le Land Sharing / land Sparing => il semble bien que le Land Sparing soit le meilleur pour la nature et il me semble aussi que c’est aussi une des conclusions du GIEC

            Répondre
          22. MarcDS 11 janvier 2022

            Jacques: conciliation, écoute, respect, éviter les attaques personnelles,… En fait, la grande victime des réseaux « sociaux » c’est la philosophie, qui cherche à savoir comment on pense, et donc, en fait, à faire le lien entre la science (comment on vit) et l’art (pourquoi on vit).

            Répondre
    2. ABD 10 janvier 2022

      Vous avez raison : effectivement le travail scientifique a été fait au niveau de la mesure, des causes, des conséquences et de l’origine du CC. La sobriété est une grande partie de l’effort sur lequel comptent les instances (voir notamment les simulations de l’IEA). Et des études montrent que les solutions ne passent pas uniquement par des comportements individuels améliorés ou plus sobres. Mais contrairement à vous, je ne vois pas de preuves de la réduction de l’imagination des humains.

      Répondre
      1. MarcDS 10 janvier 2022

        Je ne fais que relayer un propos entendu sur youtube, qui évoquait des études démontrant une corrélation entre le temps d’exposition aux écrans et le développement de l’imagination. Mais peu importe finalement, l’essentiel est que nous avons un urgent besoin d’imaginer d’autres mondes possibles. Le productivisme et le chacun pour soi vers lequel nous pousse la société de consommation nous semblent naturels et indépassables car nous, occidentaux, n’avons jamais connu que ça depuis plusieurs générations, mais si nous continuons à mener la guerre contre la nature, ce n’est pas nous qui gagnerons.
        Quant aux instances qui misent sur la sobriété, c’est et cela restera un leurre tant que d’autre part elles n’auront pas tourné le dos au dogme de la croissance du PIB. Le fait que les moteurs de voitures consomment moins n’a pas rendu l’industrie automobile moins émettrice de GES, et le fait que la technologie 5G soit plus sobre que la 4G ne l’empêchera pas de faire exploser la consommation énergétique du secteur des télécommunications.

        Répondre
  9. Paulo 8 janvier 2022

    Perso, j’ai trouvé ce film totalement nul et ridicule, pas réussi à aller au bout. Énorme déception vu le casting de rêve

    Répondre
    1. Nico 11 janvier 2022

      DiCaprio a compris qu’il y avait à présent beaucoup plus d’argent à gagner en flattant l’ego des écolos. Dommage pour tous ceux qui apprécient son génie. A enseigner cependant dans les écoles de commerce.

      Répondre
  10. Cad Cio 8 janvier 2022

    Mais enfin…!?
    Sujet du film (serie) ok
    Acteurs du film
    Moyens du film ok
    Rythme et qualité du tournage ok
    Mais enfin…avec tout ça, le scénario et la direction d’acteurs donne un résultat plus que très décevant… les rôles principaux sont (dans le film) particulièrement « dérangés » et cela donne un résultat où le deuxième degré (que j’apprécie souvent) ne fait pas mouche et fini par lacer et surtout à agacer…
    Bref bon public mon épouse et moi qui étaient séduits par cette prometteuse série…avons décrochés au bout du 4ème épisode avec cette question : « on continu ?… je suis d’accord avec toi on arrête c’est vraiment très décevant… »
    Bonne suite à ceux qui aiment (et pourquoi) et..Bon courage pour ceux qui n’aiment que le sujet, les acteurs,..

    Répondre
    1. bdd13 8 janvier 2022

      Mais enfin…!? Avons-nous vraiment regardé le même film ???
      Il n’est pas question de série ni d’épisodes… ?

      Répondre
  11. ABD 8 janvier 2022

    A voir aussi, si vous le pouvez le numéro de Arrêt Sur Image du 7 janvier sur Don’t look up avec 4 invités qui se posent la question de savoir comment convaincre de faire quelque chose pour lutter contre le changement climatique. Les interventions sont surprenantes de la part de gens comme C. Dion et 3 autres : l’information scientifique est passée et n’est plus le problème ; la plupart des gens moyens ordinaires savent que le CC existe ; les gouvernants et les lobbyistes ne sont pas convaincus ou ne veulent pas l’être

    Répondre
    1. Justin 8 janvier 2022

      Heu Cyril Dion, le mec qui croit que la biodynamie, c’est la solution ?
      Pour rappel, la biodynamie c’est :
      – la Lune a une influence sur les plantes car celle ci est creuse
      – que les autres astres ont aussi un influence sur les plantes car le soleil est aussi creu, Mars est liquide et Jupiter en train de pourrir (oui, la biodynamie a été inventé avant la conquête spatiale).
      – que enterrer des boyaux de chat éventré durant la pleine lune ça empêche les ravageurs de bouffer la récolte…
      – et j’en passe et des meilleurs…

      Avec des « sauveurs » comme ça, on est pas rendus…

      Répondre
      1. ABD 9 janvier 2022

        C’est un débat sur le film « Dont look up » que je signalais à l’auteur de l’article. Les invités étaient : Cyril Dion, Valérie Zoydo, Philippe Vion-Dury, Anne-Lise Melquiond. Ils n’ont parlé que du film et pas de biodynamie, et n’avaient pas l’intention de sauver le monde.

        Répondre
  12. TomBat 7 janvier 2022

    Je viens de parcourir les critiques spectateurs dans Allociné et constatation amusante : sur les 43 critiques « 0 étoile », AUCUNE n’aborde le thème du climat alors que cela revient fréquemment pour les autres notes…

    Répondre
    1. bdd13 7 janvier 2022

      Eh oui, 43 personnes qu’il faut informer, éduquer, former, renseigner, inviter à une fresque du climat, à qui il faut expliquer que notre monde est en proie à un péril qu’ils n’ont pas vu, faute de ne pas lever les yeux de leur téléphone, très certainement…
      Preuve qu’ils n’ont pas lu les autres critiques, et que du coup, ils n’ont pas eu la puce à l’oreille.
      Ce qui représente 8% des critiques, en sachant qu’il reste 25% de gens ignorants du CC…
      Il y a toujours du boulot….

      Répondre
      1. Antoine Lamarche 11 janvier 2022

        euh non. 43 critiques qui ont jugé la valeur cinématographique et non idéologique.

        Répondre
        1. Pierrot 11 janvier 2022

          Tout le monde n’est pas obsédé par l’écologie. Il y en a qui de temps en temps prennent un peu de recul sur les choses.

          Répondre
        2. LM 15 janvier 2022

          Bah l’idéologie de ce film est au cœur du scénario, donc si tu juge pas la valeur idéologique je vois pas comment tu peux juger la valeur cinématographique. À ce stade tu peux aussi bien dire qu’ils ont pas vu le film

          Répondre
  13. Olivier 7 janvier 2022

    Merci pour l’article et pour ton site !!!
    Comment faire pour voir le film sans être abonné à Netflix ?

    Merci si quelqu’un peut me répondre,

    Olivier

    Répondre
    1. Francis Cautain 12 janvier 2022

      Moi aussi Olivier ….aimerais bien savoir comment regarder ce film sans Netflix ….tout le monde n a pas les moyens de s abonner a Netflix ou canal !!

      Répondre
  14. frank 6 janvier 2022

    Très bon article Laurent et je partage ton avis : il faut en effet multiplier les formats et utiliser l’humour en premier lieu ! D’une manière globale, je préconise d’utiliser l’arme du divertissement pour les sujets sérieux, si on veut avoir une portée en tout cas.

    J’ai trouvé le film très bon, exagéré en effet quelquefois, mais c’est une comédie ! L’analyse du traitement politico-médiatique (en n’oubliant pas les réseaux sociaux et les GAFA en filigrane), lui, est très finement observé et, hélas, pas exagéré. Le film fait écho à la crise climatique mais aussi au déni des antivax et des complotistes de tout poil, sur tous les sujets, excités par des démagogues ambitieux (‘Trump lui aussi est cité sans l’être)…

    Une bonne part de la solution se situe au coeur de ce duo médiatico-politique. Faiblesse de l’offre politique, faiblesse des contre-pouvoirs médias, faiblesse des citoyens mal-informés, voire désinformés… Sur fond d’angoisse existentielle, peur eschatologique et augmentation des inégalités économiques et socio-culturelles. Franchement, chacun peut avoir un avis sur la réalisation, la narration ou le jeu des acteurs, mais sur le fond, ce film est TRES juste et malin.

    Répondre
    1. Laurent 9 janvier 2022

      Bonjour, je trouve &us si que c’est un très bon article. Ma femme et moi sommes impliqué dans des mouvements de sensibilisation écologique et nous avons trouvé la satire bien ciblé. Est ce que quelqu’un pourrais me donner le nom du journaliste qui a écrite article? Je suis étonné mais je n’arrive pas à le trouver. Merci

      Répondre
  15. OllyB 6 janvier 2022

    perso j’ai trouvé ce film un peu grossier et avec une vision binaire, mais je suis très informé et sensibilisé donc pas dans la cible. Et l’enjeu du combat est certes de faire grossir le rang des militants mais aussi et surtout d’accentuer la pression sur les décideurs, notamment en convaincant le maximum des consommateurs, épargnants et électeurs. donc notamment des abonnés netflix.
    je rejoins tes commentaires. son efficacité repose d’abord sur son succès. et l’enjeu pour le public visé à mon sens n’est pas le passage à l’action (pas encore), mais (encore et toujours) la sensibilisation. donc la cible première c’est le peuple US et au delà et on ne peut nier qu’il a visé dans le 1000. bonus le film s’adresse à toute la famille.
    Apres le coté binaire (on.off) est un peu dommageable, tout comme l’idée d’une menace unique. Le concept de limites planétaires va même bien au dela du réchauffement climatique. Il serait bien aussi de pousser ce concept qui intègre aussi la biodiversité, etc…je compte sur bon pote pour cela !

    Répondre
    1. bdd13 6 janvier 2022

      « film un peu grossier et avec une vision binaire » : en même temps, c’est bien le principe de la caricature et de la satire.
      Tout est à voir au second degré, et espérer que ça ne transitionne pas au premier….

      Je me demande ce que la fin aurait donné si le réalisateur n’était pas un technocrédule avéré d’après l’insert de BonPote, à moins que cet insert ne soit lui-même un clin d’œil satirique….

      Répondre
      1. ollyb 6 janvier 2022

        oui ok avec ton premier point. sur le 2eme aussi en effet !!!

        Répondre
  16. Terrier Frédéric 6 janvier 2022

    Je crois que ce qui me gêne le plus dans ce film c’est d’avoir appris que Leonardo DiCaprio avait son billet pour aller faire un tour dans l’espace chez Virgin je crois… difficile d’être crédible après ça…

    Répondre
    1. Georges 6 janvier 2022

      Désolé mais je ne comprend pas le rapport. Si on doit attendre de tous les porteurs de messages comportement parfait pour être légitime, rien ne se fera jamais. La pureté militante n’est pas productive.

      Répondre
    2. bdd13 6 janvier 2022

      Effectivement, toujours cette schizophrénie en provenance de notre striatum, certainement….

      Répondre
    3. Matthieu 11 janvier 2022

      Il s’en fout. L’argent rentre. Comme d’autres qui recherchent le buzz et la gloire en prétextant vouloir sauver la planète.

      Répondre
  17. Brandon 6 janvier 2022

    Chouette article, merci.

    Aussi, j’ai vu que l’article utilise le mot « psychopathe » comme une insulte pour décrire le personnage de Peter ce qui est vraiment dommage. Les gens atteints de maladies psy sont déjà très mal représentés dans les médias (souvent montrés comme des gens dangereux), elles ne souhaitent pas que leur condition soit utilisée comme un insulte ou pour décrire, encore une fois, des personnages dangereux, stupides et malveillants. Je vous encourage à remplacer ce terme par un autre moins psychophobe comme « mégalomane », « égoïste », « égocentrique », « sans-coeur » ou autre 🙂

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    1. Lincoln 7 janvier 2022

      Bonjour, je ne me permets pas de répondre pour Bon Pote qui le fera s’il le souhaite, mais je n’ai pas compris « psychopathe » comme une insulte de mon côté, mais comme l’expression de la maladie telle que décrite par exemple sur Wikipedia :
      « La psychopathie, des mots grecs : psyche, ψυχή (« esprit, âme ») et pathos, πάθος (« souffrance, changement accidentel »1), est un trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains », généralement associé dans la culture populaire à un mode de vie criminel et instable — bien que cette notion recouvre des types de personnalités bien intégrés dans la société voire considérés comme des modèles. » Que Peter semble avoir un trouble de la personnalité caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de comportements humains, bien que non diagnostiqué dans le film, ne me semble pas totalement aberrant. Peut-être un jugement à l’emporte-pièce. Je respecte votre engagement contre la psychophobie, mais je ne suis pas sûre qu’il faille voire des insultes partout.
      Bien à vous,
      Lincoln.

      Répondre
  18. Isa Mainne 6 janvier 2022

    J’ai beaucoup apprécié le film on rit jaune au début et de moins en moins ensuite , j’ai également apprécié ton analyse des différentes critiques toujours lucide et distanciée , et que je vais donc m’empresser de partager sur mes réseaux! Juste une question politiquement est-ce que Yannick Jadot te semble défendre des idées constructives et constituer un candidat intéressant pour faire avancer les choses? Pour ma part oui et mon engagement militant dans sa campagne me permet d’agir concrètement en ce sens.

    Répondre
    1. Justin 6 janvier 2022

      NON!
      Etre anti nucléaire, c’est promouvoir le gaz et le charbon et participer à la destruction de la nature.
      Regardez dans les infos aujourd’hui, (googlez ça) « les Balkans, premières victimes européennes de la crise des prix de l’énergie
      La flambée des prix de l’électricité en Europe a conduit certains pays à couper l’électricité sur de courtes périodes, ce qui amène des habitants à ressortir les groupes électrogènes. »
      Face à la décroissance de l’électricité, les gens font se tourner vers les solutions à base d’énergie fossile (groupes électrogènes) mis aussi se servir de bois pour le brûler là où il y en a au dépend de la nature.
      2 solutions face à la pénurie d’électricité ( voulue par EELV : fin du nucléaire et ENR intemittentes) qui augmentent les émissions de CO2 et détruisent la nature.
      Au passage, seuls ceux qui ont les moyens de se payer des groupes électrogènes (ou des panneaux solaires) auront de l’électricité donc ce n’est absolument pas social , équitable, solidaire… c’est de l’individualisme/égoïsme de première catégorie!

      Ensuite sur l’agriculture, la population va prendre 2 milliards d’habitants d’ici 2030, est ce raisonable de pousser l’agriculture « bio » qui va diminuer les rendements agricoles de ~20%? On aura 20% de population en plus pour 20% de nourriture en moins soit une chute de ~40% de calories… vous allez me dire oui mais le gâchis!
      A savoir que le gachis ~30% (donc inférieur aux 40% de perte de calories) se divise en 3 part a peut prêt égales entre le gâchi à la production/récolte (qui augmente en bio car on ne se protège plus des ravageurs), la transformation/transport (pour la transformation, les procédé industriels donnent moins de perte que le manuel pour les épluchures par exemple) et à domicile/resto (mais avec les coupures d’énergies qu’on nous promet, tout ce qu’il y a dans les frigo va se retrouver à la poubelle en cas de coupure élec, ou les aliments à moitié cuit vont aussi se retrouver à la poubelle)…
      Oui mais la viande: oui mais sans viande , comment avoir du fumier pour avoir de l’engrais pour nos cultures?
      Chose rigolote, les rapport Afterres 2050/ADEME je ne sais plus quoi/NEGAWATT qui s’autocitent circulairement arrivent à produire 2 x moins de viande avec 3x moins de vaches… (mais leur rapports sont truffés de perles du même genre).
      Et pour le « bio » vous allez me citer l’exemple de Cuba, raté, Cuba est autosuffisante en nourriture à hauteur de 20% seulement.
      Et allez ausi voir dans les news sur le Sri Lanka, moins de 6 mois après l’instauration du pays comme 100% Bio, le pays fait machine arrière face aux risques de famine et d’éfondrement économique… c’est ça que vous voulez pour la France?

      Pour finir sur l’agriculture, à moins d’être climatosceptique (Jadot l’est?), comment faire face aux futures sécheresse si on interdit les retenues d’eau pour les agricuteurs? et si on interdit les OGM résistants aux sécheresses (et sans rapport avec les sécheresses, pourquoi interdire les OGM qui n’ont pas besoin de pesticides sauf à faire le jeu du lobby des producteurs de pesticides?)

      Répondre
      1. zouze 7 janvier 2022

        « Oui mais la viande: oui mais sans viande , comment avoir du fumier pour avoir de l’engrais pour nos cultures? »

        La bretagne te dira que le fumier et le lisier… c’est bien mais molo molo.
        Le lisier qui sert à faire pousser des plantes qui servent à nourrir le bétail… bon…
        En tout cas, la question se pose pas, il faut absolument produire moins de viande, y’a pas vraiment débat sur ce sujet.

        Répondre
        1. Justin 7 janvier 2022

          Y’a pas débat?
          Y’a pourtant 800 000 000 de terrien qui aimeraient manger tous les jours….
          et 2 000 000 000 de terrien qui aimeraient savoir quel goût la viande a…
          mais bon, vous n’en faites pas partie…
          Là où il n’y a pas débat, c’est qu’on sera 2 milliards de plus d’ici 2050 et qu’il faudra bien nourrir tout le monde…
          Don’t look up!

          Répondre
          1. Jacques 8 janvier 2022

            Bien vu Justin, Je lis tous les commentaires, ici et à d’autres occasions. L’agriculture peut changer de fonctionnement et devenir un magnifique piège à carbone. les pays qui tente des aventure full bio l’on fait sur des bases techniques qui reproduisent des méthodes intensives qui sont antinomiques avec le social et les connaissances techniques issues de la recherche depuis 50 ans. Rien n’étant centralisé, cette connaissance tourne en rond d’autant plus que la nature étant ce qu’elle, même le champs de votre voisin ne va pas réagir comme le votre… Ce qui induit le traitement social ultra localisé où la terre revient à une famille qui gère son champs, se suffit à elle-même et lorsque son système est au point (3 à 5 ans d’efforts) la nature lui rend son investissement en explosant de productivité.. Je ne vais même pas vous fournir d’exemple, ils sont pléthores, cherchez.
            Quand aux bétails, grand voire abyssale débat ! La norme en Europe dit en bio, x bêtes à n surface, vision de bureaucrate qui oublie que les animaux sont grégaires dans leurs organisations propre. Ils vivent en groupe dense, pour les bœufs le piétinement provoque un piège carbone étonnant (vous vérifierez avant d’ hurler, svp), et à x bêtes sur n surface ça met le point d’eau indispensable à mega n mêtres de la bête qui perd sa masse en déplacement (sans considération de la fabrication d’un muscle dur et donc pas très tendre, donc mauvaise viande, donc mauvais prix, donc mauvaise rémunération de l’éleveur et non satisfaction du client – c’est sûr ça vous fait trop de variables et vous me prenez déjà pour un gros bourrin…mdr)
            Changer, ça n’est pas tout cassé car la première chose qui serait détruite c’est les humains qui tentent de s’en sortir. Aujourd’hui nos ordis, que vous devriez tous avoir déjà jeté pour ce qu’ils sont energivores à l’extreme, sont pourtant la solution car ils permettraient de centraliser les connaissances, ajoutées de l’IA, les solutions seraient adaptatives au lieu d’être « techniqco-bureaucratiques » et enfin peut-être que la diatribe des cloches-Merles pourraient enfin voir le village d’en face autrement que comme un ennemis… Le tout en pouvant le faire sans heurts et sans les groupements d’intérêts qui freinent des 4 fers (ce qui est logique en étant cartésien).
            Au fait, tiennez, juste pour tester vos connaissances. Un labour libère combien de carbone à l’hectare selon vous ? Et pourquoi laboure-t-on ? ( réponse n>4 et réchauffer la terre plus vite sur un été dans sur la toundra, j’invente pas.
            Justin, je pense que tu as raison. Fait les regarder l’horizon, même pas besoin de leur demander de regarder plus haut, ça suffira. Et vous, prenez une feuille de papier, faites la liste des variables sociales, économiques, historiques, géographiques, démographiques, de ressources naturelles, géologiques, hydrographiques, thermiques et alors… Peut-être que le silence éteindra toutes vos colères et les grandes paroles, pour vous y mettre chacun à votre échelle en commençant par penser au lieu de jacter.
            Justin, on a du pain sur la planche ! roflmao et Oui Zouze, il y a un débat, toi tu manges et les autres peut-être pas,…

            Répondre
      2. Jojo 10 janvier 2022

        Ha oui la problématique de produire moins, produire mieux, sans contrôle de la population… et permettre à tout le monde d’accéder à ce mode de consommation est impossible.
        Rappel : côté énergie, c’est l’arrivée du charbon qui a sauvé les forêts d’Europe. Donc sans charbon, avec besoin de bois pour tt le monde, besoin d’espace pour élever/cultiver pour tout le monde, on va fatalement avoir un pb (je ne veux pas un retour du charbon, évidemment).
        Soit les 2% qui consomment 90% des ressources doivent vivre comme les 98% les plus pauvres.
        Soit on veut que tt le monde vive confortablement comme les 2% et alors on a un problème de surpopulation.

        Répondre
  19. Juju 6 janvier 2022

    J’en ai marre de te lire, je suis toujours en accord avec tes écrits !

    Répondre
    1. Jujuda 6 janvier 2022

      Oui moi aussi. Et avec Bon Dieu aussi.

      Répondre
  20. Cinématologue 6 janvier 2022

    Ce film, comme beaucoup de films politiques ces dernières années, est un gros navet.

    Mais comme il surfe sur la vague écolo (sans le dire) et la « critique » du système, avec une brochette d’acteurs que tout le monde connaît, celui-ci est relayé à tout va sur les réseaux sociaux.

    Financièrement, c’est le jackpot !!!

    Encore une victoire du capitalisme, relayée et encensée par les anti-capitalistes. C’est très fort.

    Répondre
    1. Juuu 8 janvier 2022

      Ah, enfin un commentaire intelligent, MERCI !!!
      Et je précise que je ne suis pas climato-sceptique… et que j’aime le vrai cinéma, pas les superproductions hollywoodiennes…

      Répondre
  21. Philippe 6 janvier 2022

    Oui. Il faut aussi rire et lire tous les niveaux du film. Moi, j’y vois que c’est notre nombrilisme à chacun de nous qui est visé. Ensuite toutes les sollicitations mercantiles nous transforment en petits singes qui se bouchent les oreilles, se voilent les yeux et se bâillonnent la bouche.
    Ha ! j’ai une solution : se croiser les bras, en baissant les bras on peut parler entendre et voir à nouveau ! heu…
    Je rigole ! La philosophie des trois petits singes, c’est l’action, donc à chacun de faire un geste : tendre l’oreille pour comprendre, observer pour changer, parler pour diffuser.

    Répondre
  22. Jérémy 6 janvier 2022

    J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. A mon avis il mérite son joli succès. Son sujet est bien traité et en plus il arrive aussi à être un bon divertissement.

    Par contre je vois une occasion ratée par le réalisateur : afficher clairement (au risque d’être lourd mais tant pis) qu’une comète un peu différente nous arrive sur la gueule avec le changement climatique. Peut être via une scène spéciale, un écran de texte ou que sais-je.

    Parce que dans la vie de tous les jours, ce ne sont pas les climato-sceptiques qui me font peur, mais bien ceux que j’appellerai les climato-je-men-foutistes ou les climato-mais-de-quoi-tu-parles. Y’a encore des tas de gens qui, sans être climato-sceptiques, ne sont juste pas renseignés par la réelle gravité du sujet. Ils savent éventuellement que ça existe, mais n’en n’ont pas spécialement peur parce que, de bonne foi, soit ne voient pas forcément le soucis d’un ou deux degrés de plus à leur terrasse, ou pensent que c’est un truc au très long cours.

    Ces gens là, je ne leur en veut pas spécialement, ils sont comme moi il y a quelques années avant de découvrir par moi même l’ampleur du merdier, mais ce sont à ces personnes là qu’il faut s’adresser, pas aux sceptiques dont on ne fera de toutes façons rien.

    Répondre
    1. Paulo 6 janvier 2022

      Bien sûr qu’ils s’en foutent. Qui sait ce qu’ils seront et où dans 30 ans.

      Qui avait imaginé il y a 30 ans l’évolution d’internet, la metaverse, le bitcoin, les smartphones, l’avion pour tous, les voitures autonomes et connectées, le covid, et tant d’autres.

      Il faut rester humble face au monde de demain. Sommes-nous à l’abri d’un élément majeur dans les 30 prochaines années comme une guerre mondiale par exemple ?

      Répondre
  23. justin 6 janvier 2022

    Valérie Masson Delmotte qui critique les marchand de doute tout en citant un marchand de doute et qui en fait son gagne pain … j’ai comme un doute sur la pertinence de ce doute…

    Répondre
    1. Bdd13 6 janvier 2022

      Je crois que lorsque nous aurons atteint le degré de compétences de VMD, nous serons en capacité d’émettre des doutes le cas échéant…

      Répondre
    2. TomBat 6 janvier 2022

      Il faut vous expliquer là, on ne comprend pas à quoi/qui vous faites référence !?

      Répondre
      1. Justin 6 janvier 2022

        Stéphane Foucart aka Le Monde Planète aka Générations Futures aka les gardiens de la raison

        Répondre

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