Les meilleures sources sur l’Environnement et le Climat, tous niveaux confondus !

sources

Lorsque l’on commence à s’intéresser à un sujet, il n’est jamais facile de savoir par où commencer. L’objectif de cet article est de faciliter les recherches aux lecteur.ices et également de gagner du temps dans la compréhension de l’enjeu du siècle : la sauvegarde de l’environnement.

S’intéresser à l’environnement et au climat, c’est s’intéresser à absolument tous les sujets : les sciences naturelles, l’énergie, la politique, la philosophie, la psychologie, la sociologie, l’économie, la justice climatique, l’histoire des techniques… La mauvaise nouvelle, c’est que vous ne pourrez jamais dire de votre vivant que vous maîtrisez complètement tous les sujets. La bonne, c’est que grâce aux liens ci-dessous, vous ne pourrez jamais vous ennuyer !

Bien sûr, la catégorisation des liens est subjective et peut être amenée à évoluer. Chacun.e s’est intéressé.e à ces sujets d’une certaine façon et les leviers ne sont pas les mêmes selon les personnes. Si j’avais la solution miracle avec une vidéo de 5 min expliquant tout le problème et comment le régler, nous n’en serions pas là. Cela demande du temps (20H+ pour une compréhension large du problème et un réveil de conscience) ! Mais l’important, c’est bel et bien de commencer.
Exceptionnellement, cet article pourra être mis à jour et complété au fil du temps et avec les différents retours utiles des lecteur.ices. L’ordre n’est pas vraiment volontaire par chapitre, en aucun cas je ne me permettrais d’émettre un jugement de valeur sur ces travaux.

Niveau 1 : découverte

Voici quelques liens qui permettent d’attaquer le sujet. Si vous maîtrisez l’ensemble des sources ci-dessous : FELICITATIONS ! Vous ferez partie des 1% des français dans ce cas (avec un objectif utopique de…10% ?).

Le « socle d’information initial » de la Convention Citoyenne pour le climat. C’est une excellente synthèse du problème climatique
Une vidéo très bien faite de 5 min sur le rapport du GIEC sur le Climat décrypté par Citoyens pour le Climat

– Le site du ministère de la transition écologique, notamment pour comprendre les politiques publiques, comme par ex la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone).
Le Rapport Grand Public du HCC (Haut Conseil pour le Climat) : encore un très bon travail du HCC avec ce résumé de 12 pages qui se lit facilement.
IPBES : résumé du rapport de l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques (IPBES en anglais). Rappel important : l’environnement, ce n’est pas qu’une histoire de CO2 !
– Pour les anglophones, la série de 4 vidéos de Nate Hagens Reality 101 : What every student (and citizen) should know

3 sites si vous souhaitez parfaire vos connaissances sur le climat :
Encyclopédie – environnement
Climat en question
Météo France sur la partie changement climatique

Enfin, IMPOSSIBLE de comprendre le monde d’aujourd’hui sans une approche systémique. Impossible de comprendre les problématiques climatiques sans cela. Après avoir échangé avec des étudiants et professeurs d’autres pays, il y a en France un vrai déficit à ce niveau là. J’espère donc que ces 2 courtes vidéos vous seront utiles :

La pensée systémique (eng)
Boucles de rétroaction et les rythmes de la nature


Pré-requis niveau 2

Avant de passer au niveau 2, voici 2 séries de vidéos/cours en ligne que j’estime d’utilité publique. Je dis cela rarement, mais c’est le cas.

Les cours des mines de JM. Jancovici sont une mine d’or : 20h de cours qui vous permettront d’aborder le niveau 2 avec confiance (et de prendre quelques claques au passage). Son site est également une très bonne source d’informations.
Les vidéos du Réveilleur (Rodolphe Meyer). Travail de vulgarisation qui n’a pas d’égal sur Youtube.

Niveau 2

Une fois les bases maîtrisées, il vous sera plus facile d’aborder le contenu des rapports/sites/vidéos qui suivent. Il n’y a pas vraiment d’intérêt à lire directement les contenus suivants si vous n’avez pas les pré-requis (qui demandent déjà des dizaines d’heures d’apprentissage).

Le GIEC (IPCC) : Il est important de faire la distinction entre :
1) Les rapports d’évaluation (AR, Assessment Report, publiés tous les 4/6 ans et faisant une synthèse globale des connaissances sur le changement climatique) et les rapports spéciaux (SR, Special Report, plus courts et dédiés à des questions précises) 
2) Les différentes parties : rapports complets (divisés en  chapitres, on parle d’autour de 1000 pages pour un rapport spécial ou pour un rapport d’un des trois groupes de travail qui forment un rapport d’évaluation) / / résumés techniques des travaux de groupes (TS, Technical Summary) / rapport de synthèse (SYR, Synthesis Report qui résume le travail des trois groupes dans le cadre d’un rapport d’évaluation) / résumés pour les décideurs (SPM, Summary for Policymakers, un par rapport ainsi que par rapport de groupe de travail)

Si bien sûr vous vous demandiez si le GIEC est une source fiable, je vous invite à lire cet article : ‘Climat, peut-on faire confiance au GIEC

Google Scholar : permet de suivre les publications de certains auteurs et d’être informé.e lors de la publication d’un nouvel article.
Climatoscope : le Climatoscope est une revue francophone de vulgarisation scientifique portant sur les changements climatiques, publiée annuellement et s’adressant à un lectorat averti.
Carbon Brief : indispensable pour se tenir à jour des dernières nouvelles sur le climat
Le site de la NASA, avec de superbes infographies
Our world in Data : site très utile lorsque vous cherchez un chiffre sur le climat !
Le site du MIT sur le climat

Skeptical Science.com : si vous voulez gagner du temps face aux climatosceptiques…
climatetippingpoint.info : tout savoir sur les points de bascule climatiques
Climate Feedback : site de fackchecking de news, très utile pour repérer certaines grosses bêtises relayées dans la presse !

Le rapport sénatorial « Adapter la France aux dérèglements climatiques à l’horizon 2050 : urgence déclarée » : ce rapport est méconnu du grand public et pourtant indispensable. C’est notamment grâce à ce rapport que j’ai répondu à l’excuse numéro 5 de l’inaction climatique : le Free Rider.

Extractivisme / Matières premières :
Exploitation des ressources naturelles et échange écologique inégal : une approche globale de la dette écologique
Le rapport complet du Resource Panel
L’agence internationale de l’énergie (IAE), qui sert de base pour de nombreux analystes du secteur de l’énergie.
PS : je recommande de vous servir des chiffres et d’en tirer vos propres interprétations. Par exemple, l’IAE nous promet une belle croissance verte avec un joli découplage mondial. Maintenant que vous avez les bases avec tous les liens précédents, vous pourrez tirer votre propre conclusion de la faisabilité de cette croissance verte.

Associations / Engagement

Une fois arrivé.es à la 5ème étape du deuil, vous aurez compris que la solution, c’est de passer à l’action ! Voici une liste (non exhaustive) d’associations/think tank qui œuvrent au quotidien pour alerter sur le changement climatique :

La fresque du climat : apprendre sur le climat de façon ludique, je recommande vivement !
Avenir climatique : du contenu et des MOOCs de qualité
Shift Project : le think tank de Jean Marc Jancovici avec une équipe de bénévoles très motivé.es
Pour un réveil écologique : Si vous êtes étudiant ou jeune diplôme, il faut les rejoindre !
Low tech lab : projets et actions pour faire connaître et partager la philosophie low-tech (chère à Philippe Bihouix !)
Notre affaire à tous : association dédiée à la justice climatique. Je vous recommande de vous abonner à la Newsletter IMPACT sur les inégalités climatiques.

Enfin, pensez à calculer votre empreinte carbone (en 5 min) via ce simulateur d’Ecolab : c’est ce qui a (et de loin) le mieux marché pour éveiller les consciences !

Les comptes twitter (et autres réseaux sociaux) à suivre

Les réseaux sociaux peuvent être un calvaire, mais aussi très utiles lorsque l’on s’en sert à bon escient. Il y a quelques mois encore, je détestais Twitter, mais j’ai commencé à suivre quelques personnes et cela m’a clairement aidé à accélérer ma compréhension sur beaucoup de sujets transverses. La liste des personnes comptes à suivre ci-dessous n’est pas exhaustive : pour plus de suggestions, vous pouvez également regarder les comptes que je suis sur Twitter (je ne suis quasiment exclusivement que des gens intéressants… et 2-3 membres du gouvernement).

Valérie Masson-Delmotte, Vice présidente du GIEC et certainement parmi les personnes les plus compétentes au monde sur son sujet
Christophe Cassou, Directeur de Recherche au CNRS, Climatologue et lead author du prochain rapport du GIEC (AR6)
Julia Steinberger, lead author du GIEC et (entre autres) autrice du papier des discourses of climate delay
Jason Hickel : auteur de The Divide et Less is More
Sylvestre Huet : meilleur journaliste scientifique français ?
Laydgeur : vulgarisateur des questions climatiques, il propose un #quizzenergieclimat tous les soirs !
Tristan Kamin : ingénieur en sûreté nucléaire, ses posts sur le nucléaire sont très instructifs
Matthieu Auzanneau, auteur de l’Or noir (must read)
Nicolas Goldberg, Consultant dans le domaine de l’énergie et militant insatiable pour le climat !
Cet imposteur, qui raconte n’importe quoi 98% du temps.

Sur Linkedin :
Juliette Nouel : incontournable sur Linkedin, à suivre absolument
L’indispensable Jean Marc Jancovici, pourfendeur du greenwashing !
Maxence Cordiez et ses posts toujours très intéressants sur l’énergie et le climat

Les inclassables

Il existe quelques sites et/ou personnes qui font également de très bons travaux mais plus difficiles à classer dans une catégorie. J’aurais pu y glisser mes favoris internet, mais je crois qu’avec tous les liens de l’article, il y a déjà plusieurs centaines d’heures de contenu !

L’agence de la Transition Ecologique (ADEME) : Site de référence français, notamment pour tout ce qui concerne les ACV
Carbone 4 et ses études toujours très instructives
– B&L Evolution et son étude sur le secteur aéronautique
Un débat intéressant entre les équipes de Negawatt et du Shift Project
– The limits to growth, à lire en anglais, pour éviter les mauvaises traductions et interprétations


EN ROADS : un simulateur où l’on peut jouer avec plusieurs variables pour tenter de rester sous les 2 degrés !
– 2 MOOCs : un sur les causes et enjeux du changement climatique et un deuxième sur la biodiversité
– la SDG Academy et ses MOOCs sur le développement durable (en anglais)


– Timothée Parrique et ses travaux sur la Décroissance
– Notre interview avec Olivier Fontan, directeur exécutif du HCC
– Le travail remarque d’Emmanuel Pont sur la démographie

Merci aux contributeurs (Loïc Giaccone & Greg de Temmerman) et aux contributions à venir !

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Commentaires

37 Comments

  1. Tanguy Jovet 25 novembre 2020

    Merci Bon Pote pour ce large panel de sources, je vais garder cette liste de côté pour continuer à m’informer, et peut-être monter de niveau. 🙂

    Concernant les cours de JM Jancovici, à ceux qui veulent les suivre je conseille les supports sur son site plutôt que sur youtube, on voit bien mieux les slides (et il y a moins de données transférées que sur une vidéo youtube) :
    https://jancovici.com/publications-et-co/cours-mines-paristech-2019/cours-mines-paris-tech-juin-2019/

    Répondre
  2. Raphael 23 novembre 2020

    En ludique il y aussi le Quiz de l’Anthropocène – https://quizanthropocene.fr/ – avec des quizs sur le climat et l’énergie, mais pas que, dont certains dans ta liste en sont auteurs 🙂

    Répondre
    1. Bon Pote 23 novembre 2020

      C’est vrai que je pourrais le rajouter 😉

      Répondre
  3. camille hassanaly 19 novembre 2020

    salut ! pour moi , le plus important est d’abord de nous montrer radicaux (chercher la racine des problèmes, bien entendu😁 ) dans nos analyses; tout autre positionnement contribue à renforcer des fictions délétères et détourner les énergies des individus au détriment d’actions qui mettraient l’accent sur ce qui est nécessaire plutôt que sur ce qui est souhaitable (en gros faut pas prendre nos désirs pour des réalités , gaffe au syndrome de l’imposteur) et c’est malheureusement ce que vous véhiculez ici majoritairement …, je vous conseille d’écouter ce podcast édifiant https://floraisons.blog/la-critique-de-la-civilisation-avec-nicolas-casaux/#telecharger-le-podcast

    Répondre
    1. Bon Pote 19 novembre 2020

      Bonjour, une liste de livres est en cours et ces points seront abordés (notamment DGR de Jensen). Chacun est libre de tirer ses propres conclusions une fois que les bases sont connues, et fera son propre cheminement quant aux solutions.

      Répondre
  4. Maure 18 novembre 2020

    Merci de votre liste. J’ajouterais la chaîne vidéo de Bruno Parmentier sur l’agriculture :
    https://www.youtube.com/channel/UCe7l12s7zmHxQOIKUs-suCQ
    en particulier les vidéos précises sur les effets du réchauffement climatique sur les cultures alimentaires.

    Répondre
    1. Bon Pote 18 novembre 2020

      Merci pour la reco, je crois l’avoir vu sur Thinkerview mais je manque de recul sur le sujet (pas faute d’y passer beaucoup de temps). Je mettrai à jour si concluant !

      Répondre
  5. Arthur GUIDAULT 18 novembre 2020

    Merci pour cet article de qualité ! J’ajouterai dans les associations, l’asso “Réseau Mycélium” et l’atelier 2 Tonnes https://www.facebook.com/2tonnes/
    Atelier ludique parfait pour comprendre l’importance des actions individuelles, collectives et des transformations systémiques pour réduire notre impact.
    Idéal après une Fresque Climat, estimez votre empreinte carbone et planifier des actions indiv. et collectives de manières collaboratives pour diminuer votre empreinte à 2 tonnes

    Répondre
  6. steel 17 novembre 2020

    Bon Pote salut, l’association Impact CentraleSupélec a fait un exercice similaire au tiens, voilà ce que ca donne :
    https://impact.cs-campus.fr/informer_et_agir
    Le Réseau Mycélium a fait aussi un exercice ressemblant :
    https://reseaumycelium.org/index.php/sinformer/sinformer-sur-les-ces-et-la-tes/

    Répondre
  7. JBL 16 novembre 2020

    Très bon travail, j’ai plus ou moins suivi la même progression dans mes sources (et ce de moi-même donc votre classement me semble judicieux).
    Pour compléter de façon non exhaustive j’ajouterai les conférences/présentations de Philippe Bihouix, Jean-Baptiste Fressoz (très intéressant pour la compréhension de l’histoire des impacts environnementaux) et Aurélien Barrau.
    Vous donnez assez peu de livres mais j’ajouterai :
    – Sapiens (Yuval Noah Harari) : assez peu sur le climat mais permet d’avoir une vision plus “globale” et systémique.
    – Collapsus (Laurent Testot et Laurent Aillet) : Une compilation de nombreux auteurs sur le climat et l’environnement qui balaye de nombreux sujets.
    – Le climat en 100 questions (Gilles Ramstein et Sylvestre Huet) : Un très bon livre pour commencer qui introduit l’ensemble des sujets.
    – Les livres de Vaclav Smil, notamment Global catastrophes ans trends, the next fifty years (anglais) : Très bien pour commencer et/ou approfondir des sujets.
    Egalement des médias tels que Thinkerview, the Swissbox conversation ou Greenletter (il y en a d’autres) qui proposent des interviews assez longues “d’experts” du sujet.

    Répondre
    1. Bon Pote 16 novembre 2020

      Bonjour et merci pour la liste !
      J’ai déjà prévu de faire un article pour les livres, certaines de vous sources sont déjà dedans.

      Répondre
  8. Cyril 14 novembre 2020

    Salut le Bon Pote, tu cites le cabinet BL Evolution à propos de leur étude sur l’aéronautique mais sauf erreur de ma part, tu ne cites pas leur étude sur Comment limiter le changement climatique à +1,5 degré ?

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/infographie-interdiction-d-acheter-une-voiture-neuve-ou-de-prendre-un-long-courrier-couvre-feu-thermique-quotas-sur-les-produits-importes-les-mesures-chocs-pour-rester-sous-1-5-c-146877.html

    Je n’ai pas lu l’étude en entier, mais le résumé/infographie fait par Novethic me semble intéressant dans le sens où il indique bien les efforts très importants que nous devons faire par limiter le changement climatique. On ne s’en sortira pas juste en installant quelques éoliennes/panneaux solaires et en mettant des pistes cyclables, il faut réduire notre impact sur la nature et donc réduire notre consommation, nos déplacements… c’est ce qu’indique ce document, et cela reprend probablement les conclusions de toutes les autres études sérieuses sur ce sujet climat.

    Tu ne cites pas ce document parce qu’il te semble pas assez scientifique, trop résumé ou un peu caricatural ?

    Et tant que j’y suis, une deuxième petite critique : il est évident que tu maîtrises bien le sujet, mais ce serait bien selon moi d’en savoir un peu plus sur ton parcours, en dehors de “geek” : as-tu fait une école d’ingénieur, des études scientifiques ? A moins que le monde d’internet ne soit tellement merveilleux qu’en étant un simple “geek” on peut s’auto-former à ces sujets environnementaux. Je me souviens notamment que Jancovici dit qu’il n’a pas fait d’études sur l’environnement, juste une école d’ingénieur (ce qui est déjà pas mal), mais ensuite il s’est formé lui-même au climat en lisant les premiers rapports du Giec (par contre il possédait déjà les bases dans le domaine de la physique de par ses études).

    Merci pour ton éventuelle réponse et bonne journée !

    Répondre
    1. Bon Pote 14 novembre 2020

      Bonjour Cyril, j’ai échangé directement avec les membres de B&L pour mettre les bons liens.
      Quel est l’intérêt de connaître mon parcours ? Qu’est-ce que cela changerait au contenu de mes articles ? Très curieux de savoir !

      Répondre
      1. Cyril 14 novembre 2020

        Quand on consulte un site internet, on peut bien sûr se faire une idée de la qualité des articles si on a soi-même un petite connaissance du sujet (en l’occurrence, les enjeux environnementaux). Mais selon moi, c’est toujours mieux de pouvoir identifier qui est derrière ces articles, plutôt qu’un anonyme qui se présente comme “geek”. Je trouve que c’est un peu court. Effectivement cela ne change rien au contenu des articles, mais pour ma part quand je lis un article qui m’intéresse, je cherche souvent à en savoir plus sur l’auteur, son parcours, sa formation… Je pense que c’est un réflexe normal, et même plutôt sain. Mais oui, le principal est que les articles soient rigoureux, informatifs et agréables à lire, et si on ne peut pas en savoir davantage sur ce Bon Pote, je ferai avec !

        Répondre
        1. Bon Pote 14 novembre 2020

          Je suis anonyme pour qu’on se concentre sur mon travail et non sur ma petite personne. Comme ça, on discute du fond, et non de la forme. Je vois trop de personnes se faire attaquer sur leur physique (surtout des femmes) pour préférer rester anonyme 😉

          Répondre
          1. Nicolas Liénart 14 novembre 2020

            J’aime bien l’anonymat pour la raison que tu évoques ! C’est comme Idriss qui se fait éclater sur Internet juste sur son CV au lieu qu’on parle du discours et de son contenu.

            Répondre
          2. Archi3 20 novembre 2020

            On peut rester anonyme et donner quand même quelques éléments sur son profil, et en particulier sa formation scientifique. Pour prendre un exemple : avez vous un niveau suffisant pour expliquer à un ami pourquoi l’augmentation du CO2 réchauffe la troposphère et refroidit la stratosphère, ou bien est ce que c’est une question qui dépasse vos connaissances scientifiques ?

            Répondre
          3. Bon Pote 21 novembre 2020

            Commentaire inutile. Juger le message, pas le messager merci.

            Répondre
  9. David 13 novembre 2020

    De mon point de vue, il manque les cours de Laurent Mermet, personnellement ses cours de négociation à visée environnementale m’ont mis le même genre de claque que les cours de Jean-Marc Jancovici (https://www.youtube.com/watch?v=8GxKG5w2_PU&list=PL8xv7G5rx2K4ZL4QerRIeGMUEfkuVM5Tz). L’analyse du cas de ND des landes, est un must.
    Pareil pour ses cours de l’analyse stratégique de la gestion environnementale (https://www.youtube.com/watch?v=nfwa53Y7Hxo&list=PL8xv7G5rx2K6SkdmixAe6DRrAkLndY3ka).
    Si vous ne comprenez pas pourquoi “il ne se passe pas assez de choses au niveau écologique”, ces cours vont vous ouvrir les chacrats. Ça ne donne pas de solutions, mais en tout cas ça liste très bien ce qu’il ne faut pas faire, et les mauvais angles d’attaques des problèmes.
    Hashtags “comment on gère les perdants” et “refoulement du distributif”.

    Répondre
  10. Journet Christophe 13 novembre 2020

    Merci et bravo « BonPote » 😉 pour ce recensement de sources d’intelligence à propos d’énergies et du climat 😉 j’aime bien aussi le site et la page Twitter d’ÉnergiesTransitions, média professionnel qui a aussi son Mag papier et qui propose des dossiers bien sourcés sur les impacts des nouvelles énergies mais aussi des informations sur l’évolution du nucléaire, de la mobilité électrique etc.
    Je suis aussi la page Twitter de @energieverite un collectif né autour du mouvement opposé à l’éolien et composé d’experts reconnus par les groupes du secteur de l’énergie, collectif auquel j’ai choisi d’adhérer et dont les communications recoupent bien mes propres investigations de journaliste spécialisé matières premières et énergies, justement : Parti de la chronique des métaux et de leurs marchés, j’ai petit à petit compris l’intérêt majeur d’une approche transversale des sujets « matières » toujours liés aux sujets « énergies », renouvelables ou classiques.
    J’ai du coup couvert depuis 2012 pour mon propre média http://www.MPE-Media.com de nombreux sujets des mines et métaux aux matières et énergies, dont la montée en puissance des acteurs de l’hydrogène, qui sont entrés depuis dans de nombreux domaines des transports à la production d’acier au recyclage des matériaux.
    Cela m’a permis de comprendre pourquoi les majors du gaz naturel et du Biogaz plus récemment investissent dans les énergies intermittentes, qui obligent les collectivités à se doter de nouvelles centrales électriques combinées gaz.
    J’ai découvert que notre pays (Chirac en était alors Président) avait écarté en quelques heures à peine la proposition de créer et de développer une filière de réacteurs nucléaires au thorium, car les cadres de la filière à l’uranium l’avaient refusée pour protéger leurs fonctions, alors que la France dispose d’importantes réserves et même de stocks stratégiques de ce minéral fissible, auquel les chinois et les russes s’intéressent de plus en plus. Nul n’est prophète en son pays, me disait l’un des porteurs du projet, ancien cadre de recherches du CERN de Genève!
    J’ai découvert aussi que la finalisation des recherches sur le pilote ASTRID de surrégénération des déchets nucléaires stockés dans l’hexagone résoudrait d’un seul coup la question du recyclage de près de 90% des dits déchets et celle de la hausse prévue de la demande en énergie en Europe : savez-vous que malgré l’arrêt de ces recherches en septembre 2019 par le gouvernement d’Edouard Philippe qui a décrété un moratoire de 30 ans de son financement, le Commissariat à l’énergie atomique paye encore 150 ingénieurs pour boucler ces travaux de R&D?
    Pour permettre à mes lecteurs d’améliorer leur propre vision des marchés, j’ai consulté et traduit les analyses des banques à propos de l’énergie, rencontré les dirigeants de Total, Saudi Aramco, pour comprendre comment ils préparent leur « sortie du pétrole », avec l’aide d’Engie, du fondateur de Solaire Direct Thierry Lepercq, des norvégiens et des experts des matières non métalliques comme les cadres de Plastipolis.
    Prétendre atteindre la neutralité carbone durant la première moitié du siècle en cours sera un challenge titanesque tant que la Chine, la Russie, les États-Unis, l’Amérique latine et centrale dépendront autant des fossiles et feront aussi peu d’efforts pour maîtriser leurs émissions de GES/CO2!
    Un de nos confrères journaliste spécialisé, Guillaume Pitron, vient d’achever le montage d’un nouveau documentaire sur « la face cachée des énergies vertes », qui sera diffusé par Arte/Thema mardi 24/11 au soir, à une heure de grande écoute cette fois.
    Encore merci pour votre inventaire de sources d’information que je partage pour la plupart avec vous, bonne fin de con-finement CDT CJ

    Répondre
    1. david 14 novembre 2020

      Il y a un proverbe qui dit “l’économie n’explique pas tout mais on ne peut rien expliquer sans”. Et donc concernant le Thorium, il y a aussi et peut-être surtout un aspect économique: pour avoir une filière thorium, on est obligé de garder la filière Uranium pour lancer le processus d’ensemencement donc faire du thorium ça veut dire payer pour entretenir 2 filières. Autre aspect: la filière en amont de la centrale: là où l’uranium, même en enrichi à 3% a une faible radioactivité et peut être presque manipulé “à la main”, le thorium est plus radioactif et donc nécessite des précautions, et donc des coûts.
      De mon point de vue, le reportage d’Arté sur le sujet (le thorium) a fait d’énormes dégâts en ayant une vision complètement partisane du truc, et notamment en ne citant pas les éléments que je viens d’évoquer. Arté a trop souvent l’explication que l’électro-nucléaire c’est pour les bombes nucléaires, alors qu’en France la filière Uranium-graphite-gaz, celle qui est à même de fournir du plutonium de qualité militaire est arrêtée depuis 1969.
      Sources:
      * https://www.cea.fr/comprendre/Pages/energies/nucleaire/essentiel-sur-une-filiere-nucleaire-au-thorium.aspx
      * https://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium_naturel_graphite_gaz

      Répondre
      1. Journet Christophe 14 novembre 2020

        J’entends bien 😉 mais les porteurs du projet thorium – des scientifiques au plus haut niveau du domaine – m’ont clairement confirmé que la raison de ce refus était catégorielle voire corporatiste 😏

        Répondre
    2. Greg 14 novembre 2020

      Pour ASTRID, il faut bien se rendre compte qu’on arrete pas un programme de recherche de ce type du jour au lendemain. Il faut clôturer les activités proprement, s’assurer que tout est documenté etc. Cela permet de reprendre les choses plus tard si la décision est prise de le faire. Cela permet aussi de valoriser les activités qui ont été mises en oeuvre. Je ne sais pas combien de personnes cela occupe mais cela parait logique.
      De plus, rien n’interdit au CEA de continuer à réfléchir sur la GenIV et donc d’avoir des singés et des chercheurs travaillant sur le sujet.

      Répondre
      1. Journet Christophe 14 novembre 2020

        Merci BP pour votre retour 😉 l’explication reçue au maintien de 150 ingénieurs sur ce programme était surtout liée au sentiment du CEA que ce moratoire était politique et peu responsable 😏

        Répondre
  11. Clémence 13 novembre 2020

    Merci pour ce travail de synthèse ! Je vous invite à regarder également ce que nous faisons dans l’association Adrastia (page YouTube, Facebook et site Internet), et suis à votre disposition si besoin 😉

    Répondre
  12. yann 12 novembre 2020

    En matière de scénario prospectif, il manque la référence aux site de
    négawatt : https://negawatt.org/Scenario-negaWatt-2017-2050
    Afterres 2050 : https://afterres2050.solagro.org/a-propos/le-projet-afterres-2050/
    Decrypter l’énergie : https://decrypterlenergie.org/

    Répondre
    1. Bon Pote 12 novembre 2020

      Bonjour et merci pour les liens. Je dois prendre le temps de lire les scénarios negawatt, si c’est concluant, je les ajouterai dans la dernière catégorie !

      Répondre
  13. Léo Houdebine 12 novembre 2020

    Bonjour BonPote, merci pour ce listing très riche de ressources qualifiées ! Je suis actuellement en train de faire quelque chose d’assez similaire (une base de données sur la durabilité et les défis globaux) à destination de chaque apprenants qui souhaiterait en savoir plus sur ces sujets là, en particulier pour les étudiants qui souhaiteraient développer des projets et qui auraient besoin de trouver des informations de sources et de formats divers etc (site web, podcast, rapport, article scientifique…). Je ne suis pas encore allé jusqu’à indiquer un système de progression mais jaime beaucoup l’idée pour ne pas être rebuté par un contenu de complexité trop importante d’entrée de jeu.

    Le projet est encore en construction donc je ne partage pas ici mais si tu veux y jeter un coup d’œil n’hésites pas à me contacter cela pourrait t’aider à enrichir cette page et vis et versa.

    Répondre
    1. Bon Pote 12 novembre 2020

      Bonjour Léo, une fois que ton projet est prêt, envoie moi un lien j’irai regarder !

      Répondre
    2. Ugo 12 novembre 2020

      Le réseau mycelium a réalisé une page similaire: ils ont classifié le contenu par thème (chgmt climatique, surexploitation des ressources…) et par niveau de lecture, si ça peut vous donner des idées, le lien plus bas
      https://reseaumycelium.org/index.php/sinformer/sinformer-sur-les-ces-et-la-tes/

      Répondre
  14. Redux 12 novembre 2020

    On ne peut pas mettre sur le même plan des sources scientifiques comme le GIEC et des think tanks liés aux grandes entreprises comme le shift project ou des militants politiques comme B&L evolution.

    Pour savoir identifier le discours scientifique du discours politique pseudo scientifique on peut ajouter : les marchands de doutes de Naomi Oreskes, Les gardiens de la Raison de Stéphane Foucart et Stéphane Horel (ou à défaut regarder cette conférence https://www.youtube.com/watch?v=iKW0wHB94cg )

    Plutôt que de croire candidement le discours pseudo rationaliste des think tanks et des youtubeurs sous influences, il est possible de se référer à des sources plus recommandables comme le WBGU https://www.wbgu.de/en/

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    1. Bon Pote 12 novembre 2020

      Bonjour, qui a dit “croire candidement”.
      Vous pensez que je ne fais pas la différence entre un rapport du GIEC et un rapport du SHIFT ?
      De quel Youtubeur parlez vous, sous influence ?

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    2. David 14 novembre 2020

      Pour ma part, j’estime que Stéphane Foucart et Stéphane Horel ont passé le rubicon. Ils sont passés d’une posture (comme dans la vidéo que vous citez) où ils dénoncent de manière tout à fait légitime des études financées par des groupes d’intérêts et bricolées, on pourrait dire de fausses études. À une position où ils prétendent que toute étude financée par un quelconque groupe d’intérêt est louche et non pertinente.

      C’est typiquement une attitude anti-science, de journaliste, où on met sur le même plan les faits scientifiques et la rhétorique.
      Si Bayer(et oui Monsanto ça n’existe plus) fait une étude bien ficelée, avec une méthodologie correcte, et reproductible conduisant à dire que dans certaines situations l’usage de glyphosate est plus intéressant que le labour, ben il n’y juste rien à dire. Si c’est vrai et confirmé ce n’est pas parce que c’est Bayer qui a fait l’étude qu’elle n’est pas valide pour autant. Pour le dire autrement, ce n’est pas parce qu’on est en situation de conflit d’intérêt que le conflit d’intérêt est consommé, les mauvais journalistes font systématiquement ce raccourci (dans le domaine économique par exemple). Des associations comme l’AFIS, sont diffamées dans le bouquin de Foucard, traitées d’idiots utiles des lobbys (le simple usage de ce terme informe sur celui qui l’utilise), alors qu’ils pointent systématiquement des erreurs de méthodologie dans les études de tous horizons. Celles du Dr Raoult, comme celle des “labos”.

      Parce que si on suit le raisonnement de Foucard, si les études scientifiques sont rangées au même titres que les sites complotistes, comment prend-on des décisions éclairées ? C’est celui qui a fait l’article le plus percutant ? Moi je me refuse à voir le débat comme un grand guignol avec d’un coté les méchants bien identifiés: les labos, le nucléaire, les OGMs, le glyphosate, et d’un autre les gentils permaculteurs anti-nucléaire qui se soignent aux huiles essentielles. Parce que d’une certaine manière c’est un peu le modèle que défendent Foucard and co: il y a ceux qui pensent bien (comme eux comme par hasard), qui se préoccupent du bien commun, et d’un autre les méchants lobbys qui ne défendent que des intérêt particuliers. Ben sauf qu’en vrai les lobbys défendent aussi des intérêts communs en terme d’emploi et d’économie. Si Bayer ferme demain est-ce que ce n’est pas une catastrophe pour les 100,000 employés, et toute l’économie qui est autour ? Donc Bayer ne défend pas seulement les intérêts particuliers de ses patrons et actionnaires.
      Certains lobbys ont des pratiques douteuses et travestissent la vérité, aucun doutes à ce sujet. Est-ce que pour autant on doit perdre tout esprit critique, et ne plus s’intéresser aux fait, je ne pense pas !

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  15. Jean-Noel NICOLAS 12 novembre 2020

    Étonnant de ne pas trouver dans le collectif greenIT.fr ( http://www.greenit.fr )
    GreenIT.fr est la communauté des acteurs du numérique responsable qui s’intéressent, entre autre, à la sobriété numérique,à l’écoconception des services numériques, à la lowtech, et plus globalement à un avenir numérique alternatif.
    Depuis 15 ans, GreenIT.fr produit des livres, des études exclusives, des méthodes, des référentiels, des outils opérationnels, des guides, des lexiques, et des livres blancs, etc.

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    1. Bon Pote 12 novembre 2020

      Bonjour Jean-Noel, je dois regarder GreenIT, voilà plusieurs fois qu’on m’en a parlé (et en bien), mais je n’ai listé que les choses que je connaissais bien sûr. Je vais regarder et mettrai à jour si besoin, merci pour la reco !

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  16. Claude Courty 12 novembre 2020

    Compliments pour un travail aussi utile.
    Pour le cas où les liens seraient prohibés en commentaire, j’invite cordialement l’auteur à visiter le blog édité sous le nom de Pyramidologie sociale, demeurant à sa disposition pour toutes précisions pouvant lui être utiles (liens joints à ma signature)

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  17. Thierry 12 novembre 2020

    Super boulot je suis en phase félicitations

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