Climat : peut-on vraiment faire confiance au GIEC ?

GIEC

Ton aveuglement concernant le GIEC est inquiétant. Tu fais trop confiance à la science‘.

Si vous pensiez qu’en 2020, les climatosceptiques avaient disparu, vous vous trompez. Même si le pourcentage exact des français qui nient le réchauffement climatique (ou la part de l’homme sur ce dernier) est difficile à déterminer, il y en a, et bien plus que ce que nous pourrions le penser. La liste est longue. Il suffit parfois d’une phrase pour embraser la presse, une phrase pour mettre à mal des années de recherche scientifique. Loi de Brandolini oblige, il est impossible de répondre à chacun, même si parfois certains l’ont fait avec brio. Mais il est important de rappeler ce qu’est le GIEC. Rappeler ce qu’il fait, mais aussi ce qu’il ne fait pas, afin d’éviter que leurs propos soit récupérés à tort et à travers.

Comment fonctionne le GIEC ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade. Le GIEC n’est pas une association de personnes physiques, mais une association de pays : ses membres sont des nations, non des personnes physiques. Les personnes qui siègent aux assemblées du GIEC ne font que représenter des pays membres. La transparence du GIEC est totale, tout est sur le site Internet : comment se fait la sélection des auteurs, sur quels documents ils se basent, comment les rapports sont approuvés, etc..

Précision nécessaire, le GIEC n’est pas un laboratoire de recherche. C’est un organisme qui effectue une évaluation et une synthèse des travaux de recherche menés dans les laboratoires du monde entier. Il y a 3 principaux groupes de travail (les working groups) et une Task Force, comme explicité dans le graphe ci-dessous :

Autre précision importante à garder en tête : le GIEC ne fait pas de recommandations concrètes, mais des projections. Chaque fois que vous entendez une personne dire ‘le GIEC dit qu’il faut plus de nucléaire’ ou ‘il faut des éoliennes partout, c’est le GIEC qui le dit !’, c’est faux. Valérie Masson-Delmotte l’a récemment rappelé à Air France, qui utilisait le nom du GIEC pour continuer son greenwashing :

En 30 ans, le GIEC a publié cinq rapports d’évaluation multivolumes (le 6ème, l’AR6, devrait être publié en 2021) et quelques rapports spéciaux, comme le rapport 1.5 degré, commandé par les gouvernements à suite aux Accord de Paris en 2015. La vidéo ci-dessous explique très bien le processus de création de ces rapports :

Qui approuve les rapports du GIEC ?

Encore une fois, la transparence est totale sur cet aspect sur le site internet du GIEC. “Pour parachever l’élaboration d’un rapport, les gouvernements membres du GIEC l’entérinent, à l’issue d’un échange entre les utilisateurs du rapport – les gouvernements – et ceux qui l’ont rédigé – les scientifiques”.

Deux remarques à cela. La première, cela veut bien dire que tous les pays membres valident les rapports, y compris les Etats-Unis ! Même si Trump n’était pas président à l’époque, l’AR5 a bien été validé par son pays. Il peut donc raconter ce qu’il veut pour flatter son électorat, les faits scientifiques ont été validés.
Deuxièmement, il est très intéressant de noter que tous les gouvernements valident les résumés des rapports (les rapports sont eux de la responsabilité des auteurs). La France est donc bien sûr concernée. Amusant de savoir que notre pays valide des rapports scientifiques où il est démontré par A+B que l’avion est une horreur écologique, et de voir Madame Borne insister pour l’extension du Terminal 4 à Roissy. Étonnant, non ?

Chaque fois que vous entendrez E. Macron ou J. Castex dire ‘j’écoute les scientifiques’, ‘la croissance verte est possible’ repensez à cela.

LE GIEC, organisation politique ou scientifique ?

“le GIEC n’est pas une organisation scientifique, mais une organisation politique de type scientiste. Ils étouffent ‘ceux qui ne sont pas d’accord avec eux‘.”

Voilà une critique qui revient très souvent. Est critiqué également le fait que le GIEC soit un ‘consensus’ et que pour obtenir un consensus, il faille faire des compromis. Certes. Mais comme nous venons de le voir, les rapports du GIEC sont validés par tous les Etats membres, qui ont pourtant des intérêts très différents. Si vous ne comprenez pas que plus d’une centaine de pays peuvent avoir des intérêts différents, je ne peux plus vraiment vous aider… Il y a de plus il y a un réel turn-over des auteurs du GIEC. Valérie Masson-Delmotte rappelle par exemple qu’il y a un “renouvellement important des auteurs d’un rapport à l’autre (au moins 50 % de nouveaux auteurs, parfois jusqu’à 75 %, selon les rapports)”.

En outre, le GIEC rassemble et synthétise des milliers de travaux scientifiques pour en tirer des conclusions globales. C’est ensuite aux politiques d’agir ! Prendre des décisions entre les différentes voies possibles, en arbitrant les avantages et inconvénients de chaque décision. « La science permet de dire ce qui est, en aucun cas elle permet de dire ce qui doit être », rappelait E. Klein récemment en interview.

Le GIEC est-il financé par des lobbys ?

Encore une remarque qu’on peut lire de temps en temps : “les auteurs et contributeurs du GIEC sont corrompus par des lobbys” !

Tout d’abord, le budget annuel du GIEC varie entre 5 et 8 millions d’euros, celui-ci étant financé par les 195 Etats membres de l’ONU qui y contribuent de « manière indépendante et volontaire ». Aucun auteur ni aucun membre du bureau du GIEC n’est rémunéré pour son travail, malgré l’investissement parfois important que représente l’écriture d’un rapport aussi volumineux. Les seules personnes rémunérées sont celles des unités d’appui technique qui existent dans chaque groupe de travail et aident auteurs et coordinateurs.

Deux remarques à cela. Premièrement, le gouvernement des États-Unis, dont le financement s’élevait à environ 1,6 millions d’euros, a décidé de cesser celui-ci dès l’année 2016, à la suite de l’élection de Donald Trump . Donc dire que le GIEC est ‘le bras armé des Etats-Unis’ (entendu la semaine dernière) est une connerie sans nom. Deuxièmement, la France a quant à elle réévalué en 2018 sa contribution à un million d’euros jusqu’en 2022. Avec un million, vous arrivez à 15% du financement… les montants sont ridicules !

Ridicules, car lorsque nous les comparons aux montants investis pour le lobbying des compagnies des énergies fossiles, on se rend bien compte que les sommes sont toutes autres. Entre le GIEC et sa transparence, et la neutralité carbone de Total, je vous laisse deviner qui j’ai envie de suivre.

“Le GIEC choisit ses sources”

Encore un mensonge repris par nos amis climatosceptiques : le GIEC choisit ses sources, ils ‘excluent systématiquement les travaux ‘sceptiques‘. C’est faux. Le GIEC prend en compte tous les travaux, y compris les travaux qui pourraient tenter de remettre en cause l’influence de l’homme sur le climat. Bien sûr, il faut que ces travaux aient été validés (en peer reviewed) dans une revue scientifique. Il ne suffit pas d’arriver sur le plateau de BFMTV et dire que le réchauffement climatique n’existe pas pour être pris en compte par le GIEC. Même si certains essayent de nous faire croire le contraire, la part de l’homme dans le réchauffement climatique fait aujourd’hui consensus. Consensus veut dire 100%, pas 97%. 100%.

Autre pseudo scandale : le ClimateGate. Une des manipulations supposées qui aura eu le plus d’écho était en fait une correction de certains relevés de températures (déduites d’après les cernes des arbres) en les remplaçant par des données plus fiables mesurées par des thermomètres. Malgré l’unanimité des enquêtes diligentées à la suite de ce scandale concluant à la probité des chercheurs et à l’exactitude des résultats publiés, ce Climategate a fait beaucoup de mal à la crédibilité scientifique du GIEC. Si vous souhaitez creuser le sujet, la page wiki est bien renseignée, ou encore le site de sceptikalscience.

Shellenberger, ‘relecteur du GIEC’

Si vous avez raté l’épisode Michael Shellenberger, cela vaut la peine de revenir dessus deux minutes. Ce monsieur, qui se dit ‘climate activist’ depuis 20 ans’ et ‘écologiste depuis 30’, a sorti un livre il y a 2 mois s’intitulant Apocalypse Never. Je n’ai pas lu le livre et ne le lirai pas, le seul texte que j’ai pu lire de lui m’a suffi à comprendre le personnage. Extrait :

Entre sophisme, whataboutisme et mensonges, tout y est. Certaines personnes ont pris le temps de lire le livre et de réfuter les bêtises écrites, si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire ces critiques de Giorgos Kallis, Peter H. Gleick et Michael Tobis.

Shellenberger s’est déjà servi du GIEC en tant qu’argument d’autorité, alors qu’il n’était que simple reviewer. Ce n’est pas la première fois que des énergumènes du genre se servent du GIEC pour gagner en notoriété. François Gemenne l’a d’ailleurs rappelé en taclant Shellenberger sur Twitter. L’un des tweet reprenant Andrew Dessler ne laisse plus aucun doute sur le personnage :

Andrew Dessler qui reprend Shellenberger et son rôle au GIEC
Source : https://twitter.com/AndrewDessler/status/1289327812415905796?s=20

Que traduit tout ce vacarme ?

Maintenant, et afin d’éviter la pensée en silo, essayons de comprendre ce que traduit le bruit causé par la sortie de ce livre.

Premièrement, comment se fait-il qu’il y ait eu autant de couverture médiatique ? Je crois que la meilleure des réponses a été donnée par Michael E. Mann :

Tweet de Michael Mann, ancien auteur du GIEC
Source : https://twitter.com/MichaelEMann/status/1285917880886996993?s=20

La presse s’est faite un plaisir de relayer les messages de Shellenberger. Enfin, pas n’importe quelle presse : la presse néolibérale, bien souvent de droite ou conservatrice. Vous savez, cette même presse qui compare les écologistes à des khmers verts. Dès que ces personnes ont une occasion de pouvoir discréditer l’impact du changement climatique par l’homme, elles s’en donnent à cœur joie.

Ensuite, ces écrits sont récupérés à tort et à travers par des climatosceptiques et cela, c’était prévisible. Avec son expérience, et il s’en défend dans ses textes, il aurait dû anticiper que son livre serait récupéré par les climatosceptiques. Un exemple sur Linkedin trouvé récemment, dans un post de Juliette Nouel :

Un climatosceptique, allant à l'encontre du GIEC
Source : Linkedin

L’inaction climatique coûte déjà assez cher, Mr Shellenberger aurait dû réfléchir à l’impact de son livre avant de l’écrire/publier.

Enfin, et ce n’est pas qu’un détail. Le nucléaire n’a pas vraiment très bonne presse en France. Les anti-nucléaire (☢️⚔️ !!) n’ont pas attendu longtemps avant de récupérer l’information et critiquer Shellenberger, en rappelant que c’était un lobbyiste de ‘Voix du nucléaire‘ et “qu’ils étaient tous pareils, qu’il fallait par conséquent sortir du nucléaire“. Avoir une personne pareille dans ses rangs n’est certainement pas la meilleure des idées et ne fait que donner des arguments aux anti -nucléaires, qui ne se sont jamais limités à un ou deux sophismes et raccourcis intellectuels pour avoir gain de cause.

En conclusion, même s’il se prétend écologiste, Shellenberger aura fait bien plus de mal à la cause écologique que de bien avec son livre. Se revendiquer ‘relecteur du GIEC’ n’a en soi pas vraiment de valeur et les auteurs du GIEC n’ont pas attendu longtemps pour le contredire. En espérant que nous n’entendions plus jamais parler de lui.

Le mot de la fin

A ma grande surprise, il existe encore des climatosceptiques en France. Un climatoscepticisme qui prend d’ailleurs de nouvelles formes. Maintenant que la part de l’homme n’est plus à démontrer, certains, à l’instar de Shellenberger, minimisent leur gravité afin de maximiser les ventes de livres. La situation est bien trop grave et vraiment, nous n’avons pas besoin d’avoir de nouvelles personnes qui tirent sur l’ambulance.

Si cela n’était pas encore clair, la réponse à la question ‘peut-on faire confiance au GIEC ?’ est bien évidemment OUI. Pour rappel, le GIEC ne fait que la synthèse des connaissances scientifiques disponibles sur les différents sujets du changement climatique. Cette synthèse fait consensus, et est validée par tous les pays. Critiquer aujourd’hui les conclusions du GIEC, c’est critiquer des centaines de scientifiques et relève tout simplement du climatoscepticisme.

Compte tenu de son fonctionnement et de sa transparence, j’ai confiance envers les données du GIEC. Je n’ai bien évidemment pas lu entièrement les milliers de pages de l’AR5+ les centaines de sources associées, mais d’autres l’ont fait et les données ont été validées. Alors certes, chacun est libre de penser ce qu’il veut. Il n’est pas interdit de penser que la Terre est plate. Non. En revanche, c’est juste stupide. Aussi stupide que de croire que les rapports du GIEC n’ont aucune valeur et que leurs membres sont manipulés. Chaque mois compte, nous n’avons plus le temps de tergiverser. A bon entendeur.

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Commentaires

34 Comments

  1. Jean-Robert 13 août 2020

    “La presse s’est faite un plaisir de relayer les messages de Shellenberger. Enfin, pas n’importe quelle presse : la presse néolibérale, bien souvent de droite ou conservatrice. Vous savez, cette même presse qui compare les écologistes à des khmers verts.”

    On voit bien le penchant idéologique de l’auteur… Et les anti-nucléaires primaires de Greenpeace, ce ne sont pas des khmers verts?

    Répondre
    1. Bon Pote 14 août 2020

      L’expression Khmers verts est une honte, pour toute personne ayant quelques connaissances d’histoire. Avez-vous un argument de fond à apporter à l’article, ou c’était juste pour souligner mon penchant idéologique ?
      Je vous confirme que je n’aime pas les personnes qui racontent n’importe quoi pour vendre des livres. De droite, de gauche, de toute religion, tout le monde.

      Répondre
      1. Jean-Robert 14 août 2020

        La gauche s’est trompée sur tout: c’est eux qui, par exemple, ont arrêté Superphénix et Fessenheim ( et je ne parle pas de leur soutien à Staline, Pol Pot et ses Khmers rouges :), Mao, l’ayatollah Khomeiney, la pédophilie, c’est hors-sujet…). Et toute la droite soutient le nucléaire. Donc permettez-moi de douter des affirmations d’un gauchiste. Questions de probabilités…
        Vous n’avez pas répondu sur Greenpeace. Sinon, il y avait aussi la CRII-RAD qui avait prétendu que Superphénix rejetait du plutonium dans le Rhône.

        Répondre
        1. Robert de Nigaud 17 août 2020

          Quand on raisonne par « probabilité » et qu’on pense que tout le monde à droite a raison et tout le monde à gauche est con…. peut on généraliser que Jean-Robert est un imbecile ?

          Répondre
  2. Deux Milles 8 août 2020

    Bonjour Bon Pote,
    Et si une partie du rejet du concept même de Changement Climatique venait du fait que les modèles mécanistes (on dit aussi modèles « physiques »,) du climat étaient, actuellement et vraisemblablement pour plusieurs décennies encore, des modèles de recherche. Ces modèles, qui sont les seuls à être utilisés jusqu’à présent dans les rapports du GIEC, ont certes une capacité croissante à décortiquer les différents processus à l’oeuvre dans la machine climatique globale. Ils permettent, désormais sans aucun doute, de séparer les différents scénarios d’émission de GES, de manière relative à échéance de fin du XXIème siècle. Mais ces modèles ne sont pas conçus intrinsèquement pour présenter une description de la trajectoire climatique en cours, à l’échelle de l’Europe de l’Ouest par exemple, qui soit compatible avec ce qu’il se passe réellement sur le terrain.
    Pour dire les choses crûment et de manière synthétique, depuis le milieu des années 1970 le changement climatique réellement observé sur notre pays va environ 2 fois plus vite que la totalité des modèles mécanistes ne le suggère.
    C’est une des raisons pour lesquelles la communauté scientifique française, réunie dans un « point focal du GIEC » en avril 2017, a osé interpeller cette organisation sur la présence de modèles statistiques du climat dans le futur rapport AR6 qui devrait sortir en 2021/2022, car ces modèles (qui n’expliquent pas mais décrivent très bien) ont la capacité d’avoir des trajectoires compatibles avec ce qu’il se passe sur le terrain.
    Lorsqu’on aborde ce genre de sujet « détonnant », le mieux est de se faire soi-même une opinion. Vous pouvez obtenir les documents produits par le point focal du GIEC 2017, qui sont publics mais pas en ligne, auprès de l’ONERC (onerc@developpement-durable.gouv.fr) et vérifier ce que je raconte. C’est en anglais et un peu technique… Donc, si vous préférez commencer par une référence plus grand-public et en français, je vous suggère de consulter le Livre Vert CLIMATOR (http://www.cerfacs.fr/~page/publications/livre_vert_climator/livre_vert_climator.pdf) en page 24, partie D, paragraphe 2 et en particulier les deux premières phrases.
    Je pense que si un média non-spécialisé comme le votre aborde ce sujet, il pourrait rendre un fier service à la communauté et même à la société en général pour éviter que, à l’avenir, on ne continue à prendre des « vessies pour des lanternes ». Et alors me direz-vous ? Et alors on s’brule ! Autrement dit, on utilise un peu partout des outils dont on laisse entendre une applicabilité opérationnelle directe (voilà ce qui est en train de se passer) alors que ça n’est pas le cas (voilà les grands mécanismes à l’action).

    Répondre
    1. Bon Pote 8 août 2020

      Bonsoir,
      Auriez-vous une source pour ‘depuis le milieu des années 1970 le changement climatique réellement observé sur notre pays va environ 2 fois plus vite que la totalité des modèles mécanistes ne le suggère’ svp ?

      Je me suis intéressé aux différents modèles utilisés par le GIEC, leurs limites, surtout dans les conditions dans lesquelles a été finalisé l’AR5. Carbon Brief a déjà publié des articles très intéressants à ce sujet :
      https://www.carbonbrief.org/qa-how-do-climate-models-work
      https://www.carbonbrief.org/analysis-how-well-have-climate-models-projected-global-warming
      https://www.carbonbrief.org/can-we-trust-climate-models
      https://www.carbonbrief.org/cmip6-the-next-generation-of-climate-models-explained

      J’essaye de prioriser mes articles. Pas plus tard qu’hier soir, 2 personnes (pourtant brillantes) à table n’avaient aucune idée de ce qu’était une empreinte carbone, et jamais entendu parlé du GIEC. Donc quand 50% des français se seront réveillés sur ces questions climatiques, on pourra rentrer dans le détail des modèles !

      Répondre
      1. Deux Milles 9 août 2020

        Bonjour,
        Je vais éviter de vous brancher sur mes publications, primo parce que je ne souhaite pas être trop directif ou exclusif et secundo parce que le maintien de mes (petits) moyens d’actions en ce domaine provient en partie de ma relative discrétion. Je présume que « Bon Pote » comprendra.
        Peu de confrères ou consœurs osent mettre « les pieds dans le plat », publiquement et nominativement, donc il faut fouiller un peu. Pour la comparaison de trajectoires simulées/observées, je vous recommande un article un peu ancien intitulé « Western Europe is warming much faster than expected » (https://cp.copernicus.org/articles/5/1/2009/cp-5-1-2009.pdf).
        Mais, si vous tenez à vérifier le point spécifique du « milieu des années 1970 » et plus particulièrement en France, là je crains qu’il ne faille le faire vous même et que cela ne vous coûte quelques heures de travail ! Je suggère de commencer par les observations. Soit vous achetez les données de températures annuelles chez Météo-France (0,04Euro la donnée…) soit vous pouvez récupérer les moyennes annuelles de température sur des graphiques qui figurent notamment dans les publications régionales ORACLE (Par exemple pour le Centre-Val de Loire : https://centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/Centre-Val-de-Loire/122_Inst-Centre-Val-de-Loire/Agro_environnement/Climat_Air/ORACLE_version_intermediaire.pdf, pages 7 et 8). Vous lancez une « régression linéaire par morceaux (par segments de droites) » et ça vous donne une valeur de cassure quelque part entre 1970 et 1980 ainsi que l’incertitude statistique, de quelques années. Fort de ce résultat, vous récupérez les données chiffrées simulées, depuis cette date et sur un point proche. Elles sont à disposition gratuite, moyennant une formalité d’inscription sur le site DRIAS-les futurs du climat. A cause des fortes fluctuations de ces modèles sur une période aussi brève, je recommande d’utiliser un maximum de simulations (il y en a plusieurs dizaines) et, in fine, de considérer la moyenne ou la médiane de ces simulations, puisqu’elles sont équiprobables. Et vous comparez les pentes.
        Quoi qu’il en soit, merci d’avoir bien voulu prêter attention à mon propos.

        Répondre
  3. Marc 6 août 2020

    Ok pour le GIEC c’est fait, on passe à l’UNSCAR, pour le contenu c’est la même chose c’est juste moins connu et encore plus polémique.

    Répondre
    1. Bon Pote 6 août 2020

      Bonjour Marc, que souhaitez-vous dire sur l’UNSCAR ?

      Répondre
      1. Marc 6 août 2020

        Juste qu’on pourrait faire le même article dessus vu qu’ils ont le même type de manda et le même type de fonctionnement mais autant tout le monde connait les GIEC et beaucoup pensent qu’ils disent la vérité, personne ne connait l’UNSCAR et quand on va annoncer qu’ils donnent un nombre de mort à 0 pour la partie nucléaire de fukushima la on va avoir beaucoup plus de levée de bouclier. C’est stupide parce que beaucoup de personne croient au GIEC sans doctorat en paléoclimatologie vont dire que les conclusions de l’UNSCAR sont fausse sans avoir pour autant de connaissances en physique nucléaire

        Répondre
  4. Pierre Gir. 6 août 2020

    Merci !
    Découverte de votre site via Touiteur, je crois que je vais lire tous les articles et diffuser à mon réseau ! Comme on dit en anglais, ça fait ma journée 🙂
    PS : Je me suis abonné au RSS du site, oui ça existe encore.

    Répondre
    1. Bon Pote 6 août 2020

      Je savais bien que Twitter allait avoir du positif un jour ou l’autre ! Merci pour votre message 😉

      Répondre
  5. Jean-Pierre Bardinet 5 août 2020

    Voici 5 critères qui permettent d’identifier une vaste opération de désinformation
    Critère n°1 : Unanimité de tous les médias et de tous les politiques, voire de toutes les institutions internationales
    Critère n°2 : Surinformation sur un aspect de la question, omerta sur les autres
    Critère n°3 : Tous les bons d’un côté, tous les mauvais de l’autre
    Critère n°4 : Acquiescement de l’opinion débouchant sur une psychose collective.
    Critère N°5 : Refus d’accepter les observations dérangeantes et la controverse scientifique.
    Le réchauffement climatique anthropique et la politique énergétique associée satisfont à ces 5 critères. Dans le domaine scientifique, l’esprit critique, le scepticisme et la controverse sont des vertus. Mais en climatologie, en production d’électricité et sur le site compote, pardon, bonpote, ce sont des tares. Curieux, non ?

    Répondre
    1. Marc 6 août 2020

      Donc pour vous si tous le monde est d’accord sur une chose ça la rend fausse ?
      La terre est rond, les hommes sont le résultat d’une évolution d’un ancêtre commun au singe et j’en passe, tout cela est donc faux vu que ça valide vos critères.

      Répondre
  6. Jean-Pierre Bardinet 5 août 2020

    Voici 5 critères qui permettent d’identifier une vaste opération de désinformation
    Critère n°1 : Unanimité de tous les médias et de tous les politiques, voire de toutes les institutions internationales
    Critère n°2 : Surinformation sur un aspect de la question, omerta sur les autres
    Critère n°3 : Tous les bons d’un côté, tous les mauvais de l’autre
    Critère n°4 : Acquiescement de l’opinion débouchant sur une psychose collective.
    Critère N°5 : Refus d’accepter les observations dérangeantes et la controverse scientifique.
    Le réchauffement climatique anthropique et la politique énergétique associée satisfont à ces 5 critères. Dans le domaine scientifique, l’esprit critique, le scepticisme et la controverse sont des vertus. Mais en climatologie et en production d’électricité ce sont des tares. Curieux, non ?

    Répondre
    1. Bon Pote 6 août 2020

      Bonjour Jean-Pierre, votre point 5 m’interpelle. Que sous-entendez vous ?

      Répondre
      1. Jean-Pierre Bardinet 6 août 2020

        Aucun média, aucun politique ne parle des observations dérangeantes ni des publications scientifiques qui ne sont pas conformes à la doxa GIECquienne. Tous nous bassinent très régulièrement avec une propagande en faveur de la Sainte Parole GIECquienne, allant jusqu’à conditionner la jeunesse, comme le firent régimes totalitaires du siècle dernier, imputant tout événement météo intense au dérèglement/changement/réchauffement climatique. Tout misérable qui ose critiquer la Sainte Parole Giecquienne, fût-il un éminent scientifique, ou dénoncer l’alarmisme climatique, comme Michael Schellenberger l’a fait, se fait aussitôt descendre en flammes, même dans cet article. Tout infâme qui ose dire que la montée des océans est constante, très faible, de l’ordre de 1-1,5 m/an, sans corrélation avec nos émissions de CO2, est aussitôt attaqué par les Gardiens de la Sainte Parole GIECquienne et les grands Prêtres de la peur climatique. Tout comme celui qui ose dire que le bilan carbone du nucléaire est vertueux alors que celui des EnR intermittentes ne l’est pas. Et dire que les modèles numériques se plantent lamentablement, donc que leurs projections multidécadales ne valent pas un clou, cela mérite le bûcher salvateur des âmes perdues…

        Répondre
  7. Jean-Pierre Bardinet 5 août 2020

    ) Peut-on faire confiance au GIEC ? La réponse est évidemment NON. Le GIEC/IPCC est un organisme intergouvernemental dont le seul objectif est de faire croire que le CO2 a une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale, que nos émissions font augmenter le taux global de CO2 de manière significative, et donc qu’il faut réduire nos émissions, quel qu’en soit le prix, et le prix est connu : totalitarisme vert, décroissance, chômage de masse, misère, mort …car toute activité humaine émet du CO2, y compris notre respiration.

    Je rappelle que, selon le rapport scientifique AR5, page 471, figure 6.1, nos émissions anthropiques mondiales ne sont que de 5% environ du total des émissions, ce que le SPM se garde bien de dire… tout comme cet article… Je rappelle aussi que, dans le domaine de la science, consensus ne veut rien dire. Les plus grandes avancées de la science ont été celles qui ont fait exploser un consensus (ex : Einstein). De toute manière, il n’y a aucun consensus sur les thèses hypothétiques du GIEC. Par exemple, nombre de publications scientifiques avec comité de lecture montrent que la sensibilité climatique est très faible, de l’ordre de 0,4K voire moins, et que celle de nos émissions est négligeable ((0,02 K). Voir : https://notrickszone.com/50-papers-low-sensitivity/
    Evidemment, ces publications GIECquement très incorrectes ne sont pas prises en compte dans le SPM, et ne sont jamais diffusées par nos médias subventionnés…

    Répondre
    1. Bon Pote 6 août 2020

      Ah je comprends mieux. Donc on en fait la part de l’homme est risible et on peut continuer à flinguer la planète ? Bonne idée Jean-Pierre.

      Répondre
      1. Jean-Pierre Bardinet 6 août 2020

        Flinguer la planète avec un petit réchauffement global de +0,7°C en 130 ans et qui a quasiment cessé depuis 20 ans (la tendance n’étant plus que de +0,1°C/décennie ? Vous voulez rire ????

        Répondre
        1. Marc 6 août 2020

          Comment pouvez vous dire que ça cesse si on a fait +07 sur 130 ans (donc en gros +0.05 par décennie sur 130 ans) et que maintenant on est à +0.1 par décennie ? Chez moi ça s’appel plutôt une accélération qu’en ralentissement.

          Répondre
      2. Didier Mermin 6 août 2020

        Ca m’amuse de voir que, face à ce climatosceptique à la manque, vous voici à pied d’oeuvre pour illustrer le billet que j’avais critiqué. M’est avis que, même après cent ans de discussion avec cet interlocuteur, il ne bougera pas d’un iota. Bon courage quand même !

        Répondre
        1. Jean-Pierre Bardinet 6 août 2020

          Réponse classique d’un climato-crédule. Il attaque le messager et non le message. Navrant de mauvaise foi…

          Répondre
      3. Jean-Pierre Bardinet 6 août 2020

        Est-ce que, par hasard, vous refuseriez d’admettre ce que dit le GIEC sur les émissions de CO2, à savoir que nos émissions ne sont que de 5% environ du total des émissions ? Je n’ose le croire….

        Répondre
      4. Jean-Pierre Bardinet 6 août 2020

        Votre commentaire est une esquive et ne répond pas à ma prose, qui semble vous déranger…

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  8. Jean-Pierre Bardinet 5 août 2020

    Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), il est demandé au GIEC de travailler sur le “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA) : « Évaluer sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation ». Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, on lui impose LA SOLUTION : il y a réchauffement ET il est anthropique.

    Donc, mécaniquement, les dirigeants du GIEC vont tout faire pour justifier cette solution, et ils n’ont pas hésité à utiliser de la science fausse, comme, par exemple, le modèle d’effet de serre d’Arrhénius , qui avait été réfuté par les physiciens de son époque (expérience de Wood), et que le GIEC a fort opportunément sorti de son chapeau, ou encore d’inventer un nouveau processus physique, le forçage radiatif avec rétroaction, qui a la propriété étonnante de violer la seconde loi de la thermodynamique, sans que cela ne pose problème au GIEC….

    Une fois que le rapport scientifique est rédigé (compilation de nombre de publications), le résumé pour les décideurs (SPM) est préparé entre les dirigeants du GIEC et les représentants des gouvernements, diplomates et fonctionnaires. Il est négocié mot par mot, à la virgule près, selon les bonnes habitudes du Grand Machin Onusien. De ce fait, le SPM gomme toutes les nuances, toutes les interrogations, tous les aveux de méconnaissance que l’on peut trouver dans le rapport scientifique. Il n’a donc aucune valeur scientifique. Puis, il est publié et présenté en grande pompe aux Etats, aux institutions internationales, et aux médias du monde entier pour qu’ils relayent la bonne Parole « GIECquienne » aux peuples de toute la planète.

    Après ce faste clinquant et fort onéreux, les scientifiques sont priés de mettre le rapport scientifique en conformité avec le SPM, qui a force de Loi Divine, et leur rapport ainsi remis dans la Ligne du Parti est publié plusieurs mois après le SPM.

    Jamais la science n’avait été ainsi dévoyée (sauf avec le lyssenkisme, cousin proche du dogme du RCA) et jamais son éthique la plus élémentaire n’avait été ainsi foulée aux pieds.

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    1. Charles-Antoine 7 août 2020

      C’est marrant Jean-Pierre, parce que vous parlez d esprit critique et dans le même temps alignez des sophismes en tous genres.
      Dommage, sans tous ces éléments de langage, on aurait presque envie d’échanger avec vous, mais là on devine aisément que ça ne sert à rien, et j’ai juste envie de vous dire un très peu constructif “Ok denier”. 😙

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  9. Charles-Antoine 5 août 2020

    Et bien tu vois, paradoxalement (ou pas), moi ça me gêne qu’ils ne soient pas rémunérés les contributeurs du GIEC.
    Parce que ça signifie que pendant qu’ils travaillent pour le GIEC, quelqu’un d’autre les paie (à moins qu’ils le fassent sur leur temps perso).
    Et ça ça prête beaucoup plus le flanc à des accusations de type “lobbies” etc…
    Et sans même vouloir donner dans ce type de conspirationnisme, il faut admettre que ça permet le doute.

    Ça me paraîtrait donc préférable qu’ils soient payés pour ce qu’ils produisent. Ou indemnisés et sur une durée limitée, ce qui éviterait la critique inverse de vouloir “justifier leur poste”. Mais pour ça il faudrait donner au GIEC un peu plus que de l’argent de poche.

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    1. Bon Pote 6 août 2020

      C’est un point intéressant, je me suis également posé la question. Mais tu te doutes bien que s’ils étaient payés, on entendrait ‘bah oui forcément ils sont payés alors ils disent ce que leur employeur leur demande de dire”. Je n’ai pas retrouvé de témoignage sur la question mais la poser à 2-3 auteurs /coordinateurs du GIEC serait super intéressant (Sur twitter c’est le plus simple)

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      1. Charles-Antoine 7 août 2020

        Ah oui remarque, c’est vrai que je n’avais pas pensé aller jusqu’au “bout” du questionnement.
        Après je ne saurais pas comment les trouver. Et je n’ai pas Twitter (et vu ce que tu en dis, je ne suis pas pressé :))

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      2. Charles-Antoine 9 août 2020

        Bon ben ça a été rapide finalement, mais je n’ai pas trop de mérite :
        http://www.meteofrance.fr/actualites/76032133-samuel-morin-mon-experience-au-giec-3-3

        Ca ne va pas t’apprendre grand chose, j’ai vu que tu avais vu la publi aussi.
        D’ailleurs tu aurais pu le dire que tu connaissais des auteurs du GIEC, il suffisait de leur demander. 🙂

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  10. Archi3 4 août 2020

    Bonjour

    le probleme n’est pas dans le GIEC, le probleme est quand on commence à raconter n’importe quoi en disant que c’est le GIEC qui le dit.

    Par exemple vous même vous écrivez : “Deuxièmement, il est très intéressant de noter que tous les gouvernements valident les rapports. La France est donc bien sûr concernée. Amusant de savoir que notre pays valide des rapports scientifiques où il est démontré par A+B que l’avion est une horreur écologique”

    Franchement comment voulez vous qu’un organisme chargé de faire le bilan de la littérature scientifique “démontre par A+B” une chose pareille ? “l’horreur écologique” serait-elle donc une notion scientifiquement bien définie ? je serais curieux de savoir par qui , où et comment !!

    Donc oui, on peut faire confiance au GIEC, mais pas toujours à ceux qui prétendent parler en son nom …

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    1. Bon Pote 6 août 2020

      Le GIEC n’a pas défini l’avion comme une horreur écologique, ce sont mes mots. J’ai fait un article dessus (en lien). Je persiste et signe : l’avion est une horreur écologique (compte tenu des conséquences). Si vous avez un argument de fond pour réfuter ce qui est écrit, je vous écoute.

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  11. Didier Mermin 4 août 2020

    Après vous avoir vivement critiqué pour votre précédent billet, là, je vous tire mon chapeau, et je vais de ce pas citer (élogieusement) celui-ci sur ma page Onfoncedanslemur.

    A l’attention de vos visiteurs curieux, je signale que j’ai pondu un billet sur les “climato-réalistes”. Son défaut est de ne parler que d’une petite chapelle de climato-sceptiques, (et non pas du climato-scepticisme qui diffuse dans les médias, ce n’est pas dans mes moyens), mais son avantage est qu’il réfute d’autres arguments, et parle plus longuement de ce qu’est le consensus scientifique. (http://onfoncedanslemur.blog/2017/12/19/les-climato-realistes)

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