Doit-on débattre avec un climatosceptique ?

climatosceptique Allegre

La question est légitime : doit-on, en 2021, débattre avec un climatosceptique ?

Ces dernières années, ma réponse a évolué du “évidemment, pour déconstruire les arguments” à “non, perte de temps et d’énergie” à “ça dépend“. En effet, cela dépend de plusieurs facteurs, et ne pas les prendre en compte peut être un risque. Qui ? Avec qui ? Sur quoi ? Comment ? Combien de temps ? Ce n’est pas aussi simple d’y répondre.

Qu’est-ce qu’un climatosceptique ?

Avant d’expliquer si cela vaut le coup de débattre avec un climatosceptique, peut-être faudrait-il déjà définir ce qu’est un climatosceptique. Un climatosceptique est une personne qui remet en cause le changement climatique d’origine anthropique, c’est-à-dire d’origine humaine. Selon elle ou lui, c’est ‘un réchauffement naturel‘, cela fait partie d’un cycle, et l’Homme n’est pas (ou peu) responsable de ce réchauffement. Même si le résultat est le même (l’inaction), je fais une différence entre un climatosceptique et un climato-rassuriste, qui aura tendance à reconnaître un réchauffement, mais dira plutôt que ce n’est pas si grave, qu’on exagère, et que l’homme s’est toujours adapté.

Coupons court au suspense : il y a bien réchauffement climatique d’origine anthropique. Ce n’est pas l’objet de cet article, mais rappelons tout de même quelques points du dernier rapport du GIEC sorti le 9 août 2021 :

  • Il est incontestable que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres. Des changements rapides et généralisés se sont produits dans l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la biosphère.
  • 100% du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. C’est aujourd’hui un fait établi, sans équivoque (pour comprendre ce qu’est le forçage radiatif, lisez cet article).
  • L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique et l’état actuel de nombreux aspects du système climatique sont sans précédent, de plusieurs siècles à plusieurs milliers d’années.
  • Chaque tonne émise participe au réchauffement. Au passage, si vous avez quelques doutes sur ‘la crédibilité du GIEC’, je vous recommande de lire cet article.
FIG. 1 SPM

Malgré le vocabulaire qui caractérise le niveau de confiance pour chaque élément dans les rapports du GIEC, c’est ici “INCONTESTABLE”. C’est très important pour la suite.

Incontestable, donc 100% des Français sont d’accord ?

Si c’est si évident que cela, tous les Français sont d’accord, non ? Et bien pas du tout. Il y a une différence très importante entre science et opinion. Il existe un fossé entre le consensus climatique, les conclusions du GIEC, et l’opinion publique. Le sondage annuel de l’ADEME réalisé en 2019 montre que 25% des Français pensent que le réchauffement climatique est (uniquement) un phénomène naturel qui a toujours existé :

Source : ADEME

Ce 25% peut paraître énorme, et son explication est complexe : méconnaissance du processus de publication scientifique, désintérêt pour la question, dissonance cognitive, le Figaro qui donne une tribune à un climatosceptique… Espérons tout de même que ce chiffre aura diminué après les conclusions du dernier rapport du GIEC. Il sera intéressant de voir si cela a évolué du prochain rapport de l’ADEME.

Finalement, l’intérêt de débattre serait-il d’informer ces 25%, et de faire baisser ce chiffre ? Mais à quel prix, et pour quels risques ?

Débattre ? Mais pourquoi faire ?

Les débats politiques n’évoluent pas au gré des consensus scientifiques. Ce n’est pas comme cela que ça marche en démocratie (ou plutôt, en France). Il ne suffit pas de dire ‘le réchauffement climatique est d’origine anthropique‘ une fois pour que cela soit admis et accepté par tout le monde. Ce serait trop facile.

Un débat à l’oral, ou sur un réseau social, n’a par ailleurs rien à voir avec le débat scientifique, la publication scientifique. Les scientifiques ne débattent pas à l’oral, mais se répondent à l’écrit. Leurs travaux sont évalués par les pairs (peer reviewed), dans un cadre bien précis, exigeant, qui n’a rien à voir avec le poids d’une tribune dans un journal quelconque.

Aussi, compte tenu des conclusions du GIEC, débattre avec un climatosceptique pourrait être comparé au fait de débattre avec un platiste. Ne pensez pas que ce soit complètement fou, 9% des Français semblent penser que la Terre est plate. Alors que la littérature scientifique (et le consensus) dit le contraire, doit-on tout de même débattre ? Y perdre du temps et de l’énergie ? Et bien, ça dépend.

Risques et opportunités de débattre avec un climatosceptique

Clarifions un point tout de suite : un climatosceptique n’est pas une personne qui pose une question, du type “est-ce que l’Homme est responsable ?”, et qui une fois qu’elle aura lu et se sera suffisamment renseignée, aura trouvé une réponse. C’est tout à fait légitime de se poser des questions et de vouloir trouver des réponses. Ici, nous parlons bien des personnes qui, pour une raison X ou Y, vont dire que le GIEC raconte n’importe quoi et que le réchauffement est naturel.

Voici les risques et opportunités de débattre avec un climatosceptique :

  • Remettre le consensus à 50/50 : alors que le réchauffement climatique anthropique est incontestable, donc 100%, le risque de débattre est de remettre ce 100% à 50% : “pour ou contre” “vrai ou faux”. “La Terre est-elle plate ? Ah on sait pas, 50% de chance que oui, 50% de chance que non”.
  • Le débat scientifique se fait à l’écrit et non à l’oral. Une personne brillante à l’écrit pourrait perdre ses moyens à l’oral, et face à un climatosceptique à l’aise à l’oral, l’audimat pourrait avoir l’impression que la personne mal à l’aise ment ou a tort.
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  • La loi de Brandolini : dire une bêtise peut prendre 5 sec. En revanche, expliquer pourquoi c’est faux peut parfois prendre plusieurs minutes, voire des heures. Si vous êtes dans un débat télévisé où on laisse très peu de temps aux invité(e)s pour répondre et démontrer un argument, c’est un risque de ne pas choisir les bons mots dans le temps imparti et de perdre en crédibilité.
  • Même une personne compétente ne peut pas répondre instantanément à tous les arguments d’un climatosceptique. Par exemple, sauriez-vous répondre à “Ce sont des cycles solaires de 60 ans“, ou “Mais vous oubliez L’optimum climatique médiéval ma petite dame !” Imaginez alors que vous soyez dans un débat télévisé, que le climatosceptique ait une réponse toute préparée (mais fausse), mais que vous ne puissiez pas répondre. Qui ressortira gagnant du débat ?

Nous voyons donc que ce n’est pas aussi simple que de répondre “Oui c’est facile de prouver que c’est faux”, ou “Il suffit toujours de rappeler les faits scientifiques”. Il est certes souhaitable de débattre (dans certaines conditions) pour éviter l’effet bulle, mais n’oublions pas non plus que tout le monde n’a pas la même patience…

Et la liberté d’expression !

La défense des climatosceptiques est souvent la même. Toujours les mêmes arguments pour exister : “on nous censure !”,”ah on dit la vérité, donc on dérange !”. Revenons là-dessus un instant. Premièrement, ce n’est pas un appel à la censure, mais à la responsabilité. Mettre en avant des climatosceptiques aujourd’hui, c’est criminel. Nier le réchauffement climatique, qui a fait des centaines de morts en 2021 (Belgique, Allemagne, Canada, New-York, Madagascar, etc.), c’est criminel. Il n’y a pas d’autre mot à utiliser. D’autant plus lorsque l’on prend en compte la gravité des évènements actuels et ceux à venir sans changement drastique de nos économies.

Pour les personnes qui disent “oui mais il faut répondre avec des arguments”. Ça tombe bien, il y a tout ce qu’il faut sur le site Bon Pote !

Aussi, vous comprendrez que quand vous passez 50 heures à écrire un article sourcé avec les dernières publications scientifiques, et qu’une personne vient sur les réseaux sociaux vous dire que le réchauffement n’existe pas, et/ou que ce n’est pas si grave, sans preuve ni source, parfois en vous insultant et en disant que le GIEC c’est un lobby de réchauffistes, l’intérêt (et l’envie) de débattre soit proche de 0.

Le mot de la fin

Concernant le réchauffement climatique d’origine anthropique, il n’y a pas débat. L’intérêt d’en débattre est très limité, et ne devrait se faire que dans un cadre précis. Si un média donne la parole à un ou une scientifique pour expliquer pourquoi l’activité humaine cause le réchauffement, c’est tout à fait autre chose. D’autant plus si la personne a le temps d’expliquer sans être coupée toutes les 20 secondes comme sur un plateau de CNEWS.

En 2021, je ne vois aucun intérêt à débattre avec un climatosceptique des conclusions du groupe 1 du GIEC. J’ai confiance dans le processus de création du rapport. Si bien sûr des personnes arrivent à prouver le contraire, et dans le cadre du débat scientifique (donc un article revu par les pairs qui remettrait en cause le réchauffement climatique d’origine anthropique), j’irais lire avec grand intérêt !

Mais en attendant, j’évite de me faire avoir par la loi de Brandolini. Ce fut un excellent exercice d’écrire des articles sur les idées reçues sur le climat. Si ce n’est pas déjà fait, je conseille à tout le monde de lire les articles et/ou d’écouter les arguments climatosceptiques. Cela permet de parfaire ses connaissances et de passer à l’étape d’après : comment combattre les climato-rassuristes.

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Commentaires

30 Comments

  1. Matthieu Massart 10 septembre 2021

    Thomas, ma stratégie à moi, cela a été de faire des fresques du climat. fresqueduclimat.org L’avantage ? On sort du face à face, et noie son interlocuteur où il va se trouver isolé. C’est réellement très efficace et déstressant, je conseille !

    Répondre
    1. Bon Pote 10 septembre 2021

      Surpris qu’il y ait des climatosceptiques qui fassent des fresques, mais tant mieux !

      Répondre
  2. Cautain 8 septembre 2021

    MDR . . ….

    Bon je n ai tj pas ma réponse à la question de savoir ce que vous faites concrètement pour faire baisser votre bilan carbone personnel .

    Répondre
  3. Phil 8 septembre 2021

    Que la terre soit plate ou ronde n’est nullement une affaire de consensus, mais une affaire de faits prouvés et démontrés. Et la ronditude de la Terre est supposée depuis l’antiquité. Sans oublier que ce n’est pas parce que la communauté scientifique croit à 97% en l’existence des licornes qu’elles existent.

    Sinon, qu’ils aient raison ou non, déconseiller de débattre avec ses opposants parce que ceux-ci sont des opposants est déjà une stigmatisation ; les considérer comme des sous-hommes.
    Se fermer au débat, c’est déjà sortir de l’esprit des sciences, vu que les vérités scientifiques se construisent notamment par la confrontation d’hypothèses contradictoires.

    “Nier le réchauffement climatique, qui a fait des centaines de morts en 2021 c’est criminel.”

    Ce n’est pas parce qu’on le nie que ça changera quoi que ce soit. La société est plus résiliente qu’on ne le croit vis-à-vis de la connerie des hommes. (si la connerie devait aboutir à la fin de tout, vu la loi de Brandolini, on ne pourrait rien construire)
    Par contre, quand on en est à criminaliser une opinion, on perd toute légitimité de se prétendre démocrate.

    Mais bon, vu que cet article tient plus du reglement de compte (pathos) que de l’argumentation (logos), ça ne changera rien.

    Répondre
    1. Cautain 8 septembre 2021

      ” Nier le réchauffement climatique, qui a fait des centaines de morts en 2021 c’est criminel. »

      En fait dans le monde c est des millions ….

      ” Se fermer au débat, c’est déjà sortir de l’esprit des sciences, vu que les vérités scientifiques se construisent notamment par la confrontation d’hypothèses contradictoires. “.

      Certes mais quand le consensus scientifique très large depuis des décennies alerte que nous fonçons pied au plancher dans le mur ,. Que valent vraiment les arguments ” contre ” ? À part faire retarder par confusion la prise de conscience ?

      Répondre
  4. Cautain 7 septembre 2021

    ” OK vous faites quoi alors ?”

    Déjà exprimé .

    Et bien d abord on acte les faits scientifiques qui sont demontres par leur auteurs crédibles . ‘Ce qui est prouvé et démontré n est donc pas dicuttable . Point .

    Ensuite on neutralise les climatosceptiques et on met leur nez dans le …..mondial . Certes ça sent pas bon en effet . On les forme aux faits scientifiques qu ils ne pourrons contester .

    La question est alors : comment on les neutralise , si possible rapidement . Pour ajourner leur discours négationnistes .

    Répondre
    1. Reisdorffer 7 septembre 2021

      Bref concrètement vous ne faites rien ….Sinon de dire j’ai raison. C’est sans doute pour ça que les taux de CO2 ne frémissent pas du tout !

      Répondre
      1. francis CAUTAIN 7 septembre 2021

        moi je ne dis rien ……. ce sont les dizaines de milliers d etudes convergentes qui le disent …. et le prouvent ……

        Concretement mon bilan carbone est de 4,5 tonnes / an de co2 . Et vous ? ( le francais moyen est a 10 ; et l objectif tenable est de 2 )

        Répondre
      2. CAUTAIN 7 septembre 2021

        moi je ne dis rien ……. ce sont les dizaines de milliers d etudes convergentes qui le disent …. et le prouvent ……

        Concretement mon bilan carbone est de 4,5 tonnes / an de co2 . Et vous ? ( le francais moyen est a 10 ; et l objectif tenable est de 2 )

        Répondre
        1. Reisdorffer 7 septembre 2021

          Je ne vous ai pas demandé ce que vous disiez mais faisiez. mais il me semble que vous aimez sans doute plus dire que faire.
          Votre bilan tient compte de votre empreinte digitale ?
          Vous parlez d’empreinte ou d’émissions ? Regardez les données de Our world in data, wikipedia, futura planète, Insee, du ministère de l’écologie, regardez à la fois les chiffres et les évolutions de ces chiffres et vous verrez que tous ceux , comme vous peut être, qui ne font que dire ou répéter ne s’aperçoivent même pas que personne n’a les mêmes chiffres. Ca ne signifie pas que faire est inutile, mais pour moi ça veut dire que ceux qui parlent sans savoir ne font pas avancer les choses, juste à s’écrier “décroissance décroissance décroissance” ,on peut faire disparaitre la France de la carte, on peut réduire toutes nos émissions à zéro, que ça ne changerait rien. Le combat n’est pas là. Vous ne l’entendez pas ainsi soit. Lisez le rapport sur les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 – Document de travail N°76 de janvier 2021 – impact de la récession et du plan de relance et vous comprendrez que la seule issue de vos élucubrations n’est pas écologique mais sociale , sociétale et économique. C’est bien gentil de s’amuser sur un simulateur arbitraire et de s’en satisfaire.

          Répondre
          1. Cautain 7 septembre 2021

            L étude sur vous enoncez religieusement vient de rexecoe (. Le Centre de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises, en abrégé Rexecode, précédemment appelé Coe-Rexecode, se présente comme le premier centre privé français de recherche en économie )

            Je pense qu on a la réponse …..

            L économie et l innovation technologique en est encore à fantasmer sur une croissance soutenue
            Et croit encore le pib mondial , très directement corrélé à l énergie ( 80% de l’énergie mondiale est fossile ) disponible , va continuer à se stabiliser voir augmenter dans un aveuglement sans nom .
            Les ressources qui s’épuisent très largement ? Pas de problème. , L économie et l innovation vont tout résoudre !
            Les énergies fossiles dt nous dépendons à 80 ℅ s épuisent ? Aucuns problèmes , l’économie et l innovation vont tout ressoudre !
            Le climat s affole ? Aucun problème , l économie et l innovation vont tout résoudre !
            Etc etc ….la liste est longue .

            Par ailleurs sachant que l économie est dirigée par des mâles .il est très facile d imaginer l’ampleur et la rapidité du précipice

            Je repose la question : que faite vous de concret au quotidien pour baisser votre bilan carbone ? Ça intéresserait nos lecteurs et ça enrichirait le débat par l exemplarité.

            Moi je vis sur un bateau autonome en électricité et en eau. Je vis dans un village , je vais électrifier ma mobylette , ma voiture est équipée d un moteur de 970 cc ,. Je mange tres peu de viande rouge , et vais produire en 2022 mon jardin bio . . Je suis en marche vers la sobriété et ai encore bien à faire .

            Mais il est vrai que la solution est économique est en rien écologique …… Sauf que sans la nature ,et ses limites , l économie n existe tout simplement pas . Nada.

            Répondre
          2. Reisdorffer 7 septembre 2021

            Vous vous affolez, j’ai dit que la baisse des émissions de CO2 est liée à la baisse de la production en France et que la conséquence n’était pas une baisse du réchauffement climatique mais juste une baisse de l’activité en France ….Le PIB est lié à l’énergie, c’est Jancovici qui le dit. Maintenant si vous vivez sur un bateau autonome et vivait dans un village en allant sans doute du bateau au village en mobylette pour laquelle vous avez le projet de l’électricité je m’incline. Vous cochez toute les cases sans oublier bien sûr le jardin bio et la viande rouge !

            Répondre
          3. Géd 8 septembre 2021

            « Moi je vis sur un bateau autonome »

            Combien de « moi je vis etc. » y a-t-il sur la planète ? Merci de ne pas oublier les milliards de Chinois, Indiens et Africains qui n’ont qu’un désir : rattraper leur retard sur les ° moi je vis etc. »

            Quant aux pays dits « développés » dans lesquels on trouve essentiellement les quelques « moi je vis etc. » dites-moi si vous avez l’impression qu’ils vont dans la bonne direction. Je parle des dirigeants et décideurs bien sûr, pas des « moi je vis etc. » qui comptent pour des prunes.

            Répondre
          4. Cautain 8 septembre 2021

            Votre commentaire est tout à fait justifié . Inutile de montrer les crocs .
            Quand je parle de mon petit cas c est juste pour montrer ma micro action ” colibri ” . Ce que devrait en principe faire chacun d entre nous par respect pour les pays pauvres que nous polluons nous les riches avec nos co2 induits .
            Hélas les pays pauvres sont dirigés majoritairement par des dictatures masculines et archaiques . Et n ont en effet pas accès à l autonomie . Qu’ y puis je ?
            Ensuite dans les pays developpes , les décideurs ne st pas en capacité de prendre en compte l urgence . Par contre nous avons un vote !!!! Alors que va voter les français moutons aggrippes au cady du supermarché !?? Et bien les écolos depasseront pas les 10 ℅ dans 6 mois . Et ne comptons pas sur les autres postulants pour avancer . Nous sommes donc responsables de nos dirigeants !! Mais aussi de nos propres actions .

            Répondre
          5. Reisdorffer 8 septembre 2021

            Nous ne faisons pas que polluer les pays pauvres. Ils se polluent aussi bien tout seul ! Nous avons notre part, soit, mais nous avons aussi une certaine maîtrise, quoi que vous pensiez du progrès. L’écologie culpabilisante est inutile et vaine. Elle est idéologique, c’est ce que je retrouve dans votre évocation des dictatures masculines archaïques, sont elles archaïques parce que masculines ou sont elles masculines parce que les femmes y sont enfermées ? Il en est de même pour le refrain “les riches polluent les pauvres”. L’inverse est vrai aussi quand le manque de maîtrise conduit à des pertes en production et des sous performances. C’est en tout cas le cas dans le domaine que je connais bien, l’élevage. Quant aux écolos français j’hésite entre le dépit et la franche rigolade, j’ai compilé les innombrables bourdes de toutes ces ONG sur l’écologie c’est affligeant et en plus donneurs de leçons. Nous sommes responsables de nos actions et de nos discours. Agissons bien sûr mais il faut bien connaitre les enjeux, travailler sur des circuits courts est bien plus profitable à tous, environnement compris, me^me en consommant autant et même plus de viande ! . Mieux vaudrait ne pas stigmatiser tel ou tel secteur ou pire, se satisfaire de les boycotter pour penser avoir une quelconque action. Vous souhaitez éveiller les consciences, parfait, éveillez les efficacement. Un kg de boeuf ne nécessite pas 15 000 litres d’eau, l’empreinte eau du Français n’est pas de 2 boeing 747 par an, les voyages en avions ne sont pas l’alpha et l’omega des émissions de CO2, le Soja n’est pas importé massivement pour ne nourrir que les vaches laitières, l’éolien et le photovoltaïque sont peut être plus des problèmes que des solutions. Ne soyez pas donneur de leçons dans vos écrits, relatez, argumentez mais ne donnez pas de leçons ne faites pas la morale. Si vous communiquez vous êtes responsables de ceux qui sont agrippés à leur caddie de course.

            Répondre
          6. Cautain 8 septembre 2021

            Bon ….hélas votre réflexion et votre métier d éleveur parlent pour vous .
            Petit exemple sur le kilo de viande : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_combien-de-litres-d-eau-faut-il-pour-produire-un-kilo-de-viande-de-boeuf?id=9541099

            Mais tout ça sont des fakes n est ce pas ?

            Il est normal que vous essaiyiez de gigoter dans un verre d eau pour pseudo relativiser ( en fait minimiser ) l impact catastrophique des humains sur les ressources planétaires . C est juste humain et en tant que éleveur il ne peut en être autrement .
            Alors on s en remet à l économie , à l innovation , bref au fantasme de l’espoir car le contraire ne peut être acceptable . Les limites de ressources planétaires sont ainsi un bonne grosse blague à deux balles .
            Donc d après vous ” toutes ces ONG sur l’écologie ” ( écologie étant un gros mot bien sur ) sont des ignardes , des gros producteurs de fakes news , des incapables etc ….. On se demande alors sur quels faits scientifiques elles se basent ? Ah ben vi suis je bête , la science aussi se trompe et produit des fakes et qui n y connaissent rien à l agriculture , à l énergie , à la biodiversité , au climat , à la démographie etc …
            Enfin pour ce qui est du patriarca archaïque et des gouvernance masculines qui on fabriqué ce monde , il n y a plus rien à démontrer . LE patriarcapitalisme à fait ses preuves.

            Mais bon tout ça sont des fadaises n est ce pas ? .

            Répondre
          7. Reisdorffer 8 septembre 2021

            Perdu, je ne suis pas éleveur. Et j’ai lu Mekonnen et tout le reste. Si vous ne faites pas le distinguo entre eau verte, grise et bleue votre argumentation montre sa limite en tout cas votre compréhension de la problématique, ce dont il est question depuis le début de nos échanges. Beaucoup de ces ONG sur l’écologie sortent des fadaises oui, le plus souvent pour servir leur idéologie donc elles perdent toute crédibilité, j’en ai toute une collection ! Votre frébilité dénote bien ce mode de fonctionnement, votre incapacité à faire un seul post sans agressivité, sans politiser vos propos le confirme, retournez électrifier votre mobylette. Je suis preneur d’une photo une fois le chantier terminé. Une 103 Sport ?? Vous refusez également la place de 4ième pays le plus vert à la France ? Mais à n’en point douter une fois que tout le monde roulera en mob électrique nous seront tirés d’affaires, non sans avoir bien sûr anéanti le patriarcat, le capitalisme et quoi d’autres, l’agriculture et l’aviation bien sûr !

            Répondre
  5. Justin 7 septembre 2021

    Quid de ceux qui sont conscient du réchauffement climatique mais qui continuent à préférer le gaz au nucléaire , ce qui aggrave le réchauffement climatique?
    Genre greenpeace qui je le rapelle vend du gaz naturel russe en allemagne au moins en son nom et profite de la pub engendrée… (soit plusieurs millions € d’économisé en frais de pub)
    Ou le WWF qui reçoit des millions de Gazprom pour qu’ils les laisse tranquille au sujet de leur gazoduc NordStream.

    Répondre
  6. pratclif 7 septembre 2021

    excellent article. c’est l’éternel problème de la liberté d’opinion et de son expression publique. L’église catholique règlait cela par la mise à l’Index. Vous avez pris l’exemple de la terre plate; l’exemple du soleil tournant autour de la terre est aussi intéressant. les tâches solaires montrent que le soleil tourne autour de lui même; les scientifiques du GIEC reonnaîssent que le cycle des tâches joue aussi mais qu’il est négligeable … Comme vous, je me fie aux scientifiques qui échangent et se valident par comités de lecture… cela n’interdit pas de poser des questions; c’est ça l’éducation et l’apprentissage du sens critique. Vous trouverez aussi sur mon blog pratclif.com tous mes relais sur le changement climatique. Bonne continuation de votre excellent site.

    Répondre
  7. Jean-Camille 7 septembre 2021

    Complètement d’accord avec cet article.

    Et je rajouterai que le plus important/urgent n’est pas tant de convaincre la minorité récalcitrante. C’est de chercher à motiver la majorité qui accepte le consensus, mais qui ne voit pas la gravité des choses. Qui pense que l’on pourra gérer le bordel demain pour éviter des problèmes après-demain.

    Répondre
  8. Reisdorfffer 7 septembre 2021

    Attention malgré tout à ne pas penser que ceux qui pensent autrement sont des climato-sceptiques. La grande cause des climato-alarmistes est l’absolue nécessité de limiter en France telle ou telle activité. Le problème n’est pas Français, pourquoi désigner par exemple les éleveurs français alors que le problème n’est pas chez nous. Ou s’il l’est c’est dans l’acceptation de consommer des “produits” qui sont émetteurs. Luttons contre les produits mal faits à la durée de vie tellement courte qu’il nous faut en acheter 2 ou 3 trois plutôt que d’en acheter un seul qui dure. Pourquoi n’avoir comme discours que toujours la décroissance, il faut se rendre à l’évidence, ça ne focntionne pas, vous n’avez qu’à présenter les émissions de CO2 aux ours de ces dernière décennies, aucun impact. Tout simplement parce que les coupables désignés ne sont pas les bons. Les coupables ne sont pas nos entrecôtes françaises ce sont tous les objets produits tellement loin et en telle quantités que leurs impacts sont énormes. L’avion ? Une blague, l’élevage Européen, une blague, regardez les flux de marchandises démentiels sur les océans, la perte , la case , les mises au rebut des produits fabriqués ou des cultures entreprises. Luttons contre ces pertes, ces pollutions vraiment inutiles et nous aurons un impact. Interdire la viande à l’école, quelle bêtise, apprendre à mettre dans son assiette que ce que nous allons manger, apprendre à mettre dans son panier que ce dont nous avons besoin, apprendre à acheter mieux et nous aurons un impact. Mais dénoncer ceux qui vont à New York en avion ou ceux qui élèvent des Charolaises est tout à la fois une erreur, bien souvent une faute et de toute façon inutile si la volonté est de préserver la vie humaine sur terre. Mais il faut sortir de l’idéologie et venir dans le monde réel et ne pas jeter l’anathème sur ceux qui s’engagent avec ce discours différent de la dota actuelle.

    Répondre
    1. Cautain 7 septembre 2021

      ” Pourquoi n’avoir comme discours que toujours la décroissance, il faut se rendre à l’évidence, ça ne focntionne pas ”

      Visiblement il semble que votre information ne soit suffisante pour appréhender la véritable ampleur du problème . Creuser et vous trouverez .
      La décroissance n est pas un choix car elle arrivera forcément : choisie , c est peut probable car l humain n en sera pas capable ,. Subie , oui certainement et ….douloureusement pour ceux qui n y seront pas préparés , c à d , 90 % des occidentaux , et 10 % des pays pauvres qui eux connaissent déjà très bien . ….

      Répondre
  9. Cautain 7 septembre 2021

    Je suis d accord sur l argumentation écrite préférentiellement a l oral .
    Ce qui est inquiétant est la sensation très ” désagréable ” que l inertie politique semble être plutôt climatosceptique au vu des reelles inactions des politiques qui refusent de prendre à bras le corps la réalité du danger . On prend des mesurettes sans réelle corrélation avec l urgence .
    La réalité c est que si la masse populaire est consciente d un problème , elle semble consciente de loin , surtout s il n y a pas d efforts à faire ou si peu .
    Car l urgence commande nécessairement d énormes efforts que le cerveau humain n est pas en capacité d assimiler , biberonné au confort pétrolier.
    Dans ce contexte alors les climatosceptiques viennent renforcer dangereusement cette prise de conscience aléatoire et plastique .
    Les climatosceptiques sont alors en effet un réel danger démocratique pour qui la science est peanut . Bien pire qu un terroriste !! Car remettent en cause la vie de milliards d êtres humains en grave danger .
    Il s’agirait alors de depasser cette sacro sainte liberté d expression bien futile dans ce cas , pour les isoler énergiquement et les former . Créer urgemment un delit de climatoscepticisme accompagné d une solide formation .
    Bref les neutraliser d urgence pour les éduquer à la science et les former. Ils deviendront alors les meilleurs ambassadeurs de la question climatique.
    Face à l urgence dans un pays de Bisounours il faut être parfois radical.

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  10. JG 7 septembre 2021

    Très bon article merci !
    Question bonus : doit-on débattre avec une personne qui n’est pas climatosceptique et qui a conscience que le réchauffement est d’origine anthropique mais qui ne veut pas changer par flemme / parce que c’est aux entreprises de changer / parce qu’elle s’en fous / etc. ?
    Personnellement je suis à mi-chemin entre le oui et le non

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    1. Cautain 7 septembre 2021

      N espérons pas grand chose des entreprises ou du capitalisme gavé à la croissance ….

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    2. Jérome Lemay 7 septembre 2021

      Dabs le cas de personnes qui ne souhaitent rien changer de son mode vie, mais qui remet tout sur ke dos des entreprises, on parle généralement de personnes qui commencent à prendre conscience des problèmes en causes.
      Il est assez commun de commencer nos réflexions en voulant trouver des coupables, mais a un moment on réalise que ce n’est pas si simple et que tout est relié.

      Dans des cas comme ceux-ci, je crois personnellement qu’il faut tenter pousser leur réflexion, les entreprises produisent des biens qui sont consommés par qui? Une raffinerie émet beaucoup de GES, mais comment l’éliminer si tout les gens consomme de l’essence pour se déplacer? Etc.

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  11. bruno 7 septembre 2021

    Le risque dans notre société, c’est de rentrer dans les débats binaires, et de définir une personne en fonction de ce en quoi elle croit.
    Ainsi on va définir une personne comme une complotiste parce qu’elle pense certaines choses, et en faire un amalgame. On la met de côté. Sans même s’intéresser à pourquoi elle croit telle ou telle chose. Or, les humains sont des personnes complexes doté de personnalités qui ne le sont pas moins.
    Une personne peut toujours changer d’opinion, mais il faut que le débat soi sain, et qu’on ne la prenne ni de haut, ni pour une imbécile. C’est la raison qui même au débat et la façon dont le débat est mené qui va définir si le débat a une chance d’aboutir ou non.

    C’est pour ça qu’à la question posé, je répond: “ça dépend”.

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    1. Cautain 7 septembre 2021

      Nous n avons plus le temps des conciliabules debatiques et proscratinatique du pour ou du contre …
      Des dizaines de milliers d’ études scientifiques résumées par le GIEC entre autre , depuis des décennies sont sur la table pour alerter du danger qu on refuse de croire ou qu on dit ” c est pour après demain ” .

      Il y a la science et les faits ! Point barre.

      Croire ou je pas croire reste de la masturbation intellectuelle de bobos. .

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      1. Reisdorffer 7 septembre 2021

        OK vous faites quoi alors ?

        Répondre
  12. Stéphane B 7 septembre 2021

    Bonjour,
    Je suis complètement d’accord avec l’analyse que vous faites. J’ajouterai qu’il est, à mon avis, plus efficace d’inciter les personnes convaincues du réchauffement climatique d’origine anthropique à agir pour modifier leur comportement individuel que de chercher à convaincre les derniers climato-sceptiques qui seront de fait, les plus difficiles à convaincre. Il vaut mieux parier sur leur isolement. L’urgence est à la modification des comportements individuels et collectifs. Beaucoup de gens ont conscience de la situation mais n’ont pas encore les déclics pour agir.
    Merci pour tout votre travail !

    Répondre

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