Pourquoi sortir de l’effet bulle et des biais de confirmation

Effet bulle

Personne n’y échappe : l’effet bulle est partout. Ajoutez à cela quelques biais de confirmation, et vous avez le cocktail pour être sûr de ne jamais faire évoluer votre esprit critique. Comment est-il possible que des personnes si brillantes, si instruites et informées, arrivent à parfois nier les faits qui ne conviennent pas à leurs croyances ?

Toujours dans cette quête utopique d’être moins bête que la veille, j’ai creusé la question. Nous reviendrons d’abord sur quelques définitions, en insistant sur les effets pervers d’Internet et des réseaux sociaux, avant d’expliquer pourquoi il est urgent de sortir de l’effet bulle.

Biais de confirmation, prémices de l’effet bulle

Il existe plus d’une centaine de biais cognitifs. Un biais cognitif se définit comme ‘une cause, une raison, une justification ou une explication possible et envisageable entraînant un décalage ou entrave au raisonnement logique. En d’autres termes, c’est une distorsion d’une information au niveau cognitif c’est-à-dire au niveau des processus mentaux liée principalement à la connaissance. Les biais cognitifs sont nombreux, passionnants et surtout omniprésents‘.

L’utilité d’une croyance prime sur la véracité ou la fausseté de son objet. Le fait de croire en quelque chose donne un sens à l’existence et influence nos comportements, même quand ladite croyance se révèle non fondée. Sans surprise, plus les croyances sont profondément ancrées, moins elles supportent le changement. Ainsi, les biais de confirmation nous poussent parfois à ignorer des informations contredisant nos croyances. Qui n’a jamais fermé les yeux sur une information qui remettait en doute une de ses opinions ?

Entre paresse, peur et malhonnêteté

Au strict plan de la dépense énergétique, privilégier l’information qui confirme notre façon de penser est beaucoup moins exigeant que de la mettre en doute. Pourquoi se fatiguer, quand on sait qu’en plus cela risque d’être désagréable ? Ainsi, en plus d’une certaine paresse physique, s’ajoute une paresse intellectuelle. Nous aurons tendance à rechercher des exemples qui confirment notre vision du monde, avec des exemples qui seront la plupart du temps faciles à trouver.

Illustrons cela avec un exemple, où la façon de chercher est absolument subjective, toujours dans l’optique de prouver que notre croyance initiale est juste (plutôt qu’à savoir si elle exacte) :

Effet bulle et biais de confirmation  via les recherches sur Google

Ce principe s’applique pour tous les sujets. Demandez à Michèle Rivasi son avis sur le nucléaire, vous vous doutez qu’elle ne va pas taper sur google ‘avis objectif sur le nucléaire’. Demandez à un supporter de l’OM son avis sur le PSG, je doute qu’il tape ‘Paris ville lumière’ sur Google.

Dernier point sur le biais de confirmation. Lors du confinement, nous avons vu une multitude de sorties publiques des Jean-Michel CAC 40 et de certains collapsologues (avec des milliers de followers) nous annoncer en mars 2020 la ‘fin des marchés financiers‘ ‘putain je vous l’avais dit c’est l’effondrement, on va tous mourir, j’avais raisonnnnnn‘. C’est en partie un des travers du biais de confirmation : on cherche trop rapidement à avoir raison, on partage un article qu’on ne comprend pas vraiment, où le titre suffit car il va dans notre sens. Richard Monvoisin l’explique très bien dans cette vidéo.

PS : annoncer ‘un effondrement’ sans donner une date ni un périmètre exact, c’est comme annoncer un krach financier sans dire où, sur quoi et quand : ça ne sert à rien.

L’effet bulle, 2ème danger

Si nous devions définir simplement l’effet bulle, nous pourrions dire qu’il se rapproche de l’homophilie : ‘la tendance à s’affilier à ses semblables (pairs)’. La tendance à préférer entretenir des relations avec des personnes qui nous ressemblent. Il est extrêmement difficile d’en sortir, pour la simple et bonne raison qu’il commence dès le plus âge : à l’école, lors de vos vacances, puis au travail, où vous finirez par ne sortir qu’avec vos collègues et toujours discuter des mêmes sujets. A l’instar du phénomène de chambre d’écho, l’effet bulle nous conforte dans nos convictions et nous amène dans l’incapacité d’apporter un regard critique et constructif. En outre, nous devenons moins aptes à discerner les bonnes des mauvaises informations. Ce confort social et idéologique s’est, sans surprise, renforcé avec Internet.

GAFAM, Réseaux Sociaux… Effet bulle 2.0

Nous pourrions avoir le réflexe de penser qu’Internet a permis de nous ouvrir intellectuellement. Certes. Mais c’est sans compter l’essor des GAFAM et des réseaux sociaux, venus chambouler la façon avec laquelle nous nous informons. A titre d’exemple, la génération Z s’informe à 60% exclusivement sur les réseaux sociaux. Cela vous donne une idée du pouvoir des algorithmes qui décident pour vous quels types d’informations apparaîtront dans votre fil d’actualité.

La tendance de cette dernière décennie est l’ultra-personnalisation. Bien sûr, elle a de bons côtés. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est avant tout les raisons de cette ultra-personnalisation, et ses effets pervers. Elle est utilisée quasi uniquement pour des raisons économiques. En renforçant le taux de clic d’un contenu, en augmentant le temps que nous passons sur un fil d’actualité ainsi que le potentiel d’interaction avec une publicité, les gros acteurs du numérique augmentent leurs revenus publicitaires. C’est ainsi que sont arrivées les bulles de filtres (filter bubbles).

Eli Pariser et les filter bubbles

Conceptualisées par Eli Pariser en 2011, les bulles de filtres théorisent l’impact que la sur-personnalisation des contenus par les algorithmes sur les réseaux sociaux peut générer sur l’internaute, l’enfermant dans une sorte de bulle d’isolement intellectuel et informationnel.

D’après ses analyses, les algorithmes de Google sélectionnent les résultats des recherches de chaque internaute en tenant compte de 57 critères différents comme l’âge, le sexe, l’historique des dernières recherches, la géolocalisation, le navigateur utilisé, la résolution de l’écran, le temps passé à d’autres recherches en ligne, les services visités, la fréquence et les choix des clics sur tels sujets, les publicités regardées, les achats faits, les raccourcis mis en place…

Si le produit est gratuit, c’est que le produit, c’est vous

En d’autres termes, il s’agit de la manipulation des résultats de vos recherches sur la base de vos données personnelles. En pratique, cela signifie que les liens sont déplacés vers le haut ou vers le bas ou ajoutés à vos résultats de recherche Google, ce qui nécessite le filtrage des autres résultats de recherche. Ces résultats s’appuient sur vos informations personnelles et vous placent dans une bulle basée sur ce que les algorithmes de Google pensent que vous êtes le plus susceptible de cliquer.

Autre exemple donné par Eli Pariser via Facebook : plus vous ‘likez’ des commentaires de droite, et moins vous aurez des contenus de gauche. Moins vous aurez des contenus de gauche… et plus vous vous renforcerez dans vos positions de droite. Pis, dans un groupe Facebook fermé, faute de contradiction, les éléments extrêmes ont tendance à pousser la majorité à penser comme eux. Conséquence : une fois bien ancré dans vos positions, le débat sera rendu très difficile. L’opposition d’idées devient un discours de sourds, campant sur leurs idéaux renforcés par les bulles de filtres. Le cercle vicieux est bouclé.

Bien sûr, ces filter bubbles présentent des limites. Le concept lui-même est récupéré à toutes les sauces, et il est très difficile d’appliquer un concept valable dans la durée aujourd’hui. Les algorithmes changent si vite que le temps de théoriser des impacts sociaux, les algorithmes auront déjà changé. Pour en savoir plus, je recommande de regarder cette interview de Tariq Krim sur Thinkerview.

Pourquoi sortir de l’effet bulle

Avant toute chose, sortir de l’effet bulle favorisera votre esprit critique. Il est extrêmement dur de s’extraire des biais de confirmation, et c’est sans aucun doute la meilleure raison d’en sortir. Encore une fois, personne n’y échappe. Du branleur parisien financier au militant Greenpeace anti-nucléaire depuis sa naissance… Sans oublier certains de nos politiques, qui malgré leurs diplômes et carrières, sont parfois complètement hors-sol.

Ainsi, j’ai trouvé très intéressante la proposition d’Eli Pariser lors de son TED qui proposait que nous puissions trier notre fil d’actualité Facebook fonction de plusieurs critères, parmi lesquels la pertinence, mais aussi les nouvelles ‘stimulantes’, ‘dérangeantes’, ‘autres points de vue’…

C’est à force de débattre avec des personnes que nous améliorons notre propre pensée et nos arguments pour répondre/réfuter plus rapidement une personne. C’est à force de débattre chaque jour (je dis bien chaque jour) que j’ai aiguisé mon esprit critique. Sans avoir entendu toutes les excuses possibles de l’inaction climatique, je n’aurais pas su comment y répondre. Sans avoir entendu les bêtises de Nicolas Bouzou sur la décroissance, je n’aurais jamais travaillé autant le sujet.

Effet bulle et changement climatique

Nous arrivons enfin au cœur de l’article, la raison pour laquelle sortir de l’effet bulle est important. Eviter l’effet bulle signifie sortir de sa bulle. Sortir de sa zone de confort. J’ai la chance d’être entouré de personnes brillantes, qui pourtant, n’iront pas confronter leurs idées avec d’autres personnes, par simple désintérêt du débat ou peur de perdre leur temps. C’est pourtant bel et bien là que vous aurez de l’impact. S’auto-persuader dans votre bulle d’amis qu’il faut viser la sobriété et que la croissance verte est une utopie, c’est très bien… mais insuffisant ! Allez débattre avec des personnes qui pensent que le GIEC est un groupe de rock des années 70 sera bien plus efficace ! Au risque de me répéter : chaque personne sortie du déni compte. Chaque mois compte. Chaque effort compte. Les catastrophes qui arrivent méritent que chacun sacrifie un peu de son confort.

Le mot de la fin

Nous sommes tous victimes à un moment ou un autre de l’effet bulle et des biais de confirmation. En sortir (au moins de temps en temps !) est une nécessité, surtout si vous souhaitez faire progresser votre réflexion sur un sujet. Croisez vos sources, confrontez-les, et je ne le dirai jamais assez : méfiez-vous des GAFAM. Une immense majorité des personnes utilisant Facebook et Google n’ont aucune idée de l’utilisation des données derrière. Compte tenu des enjeux de démocratie qui en découlent (élections US depuis 2012, élections françaises 2017), ces algorithmes ont un poids considérable et j’ai le regret de constater que l’éthique est bien trop souvent effacée par les intérêts financiers. Si vous souhaitez creuser le sujet de l’éthique de l’ingénieur, je vous invite à lire le livre de Cathy O’Neil ‘Weapons of Math Destruction’.

Enfin, à celles et ceux qui souhaitent que les choses aillent plus vite dans la lutte contre le changement climatique, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Débattez, débattez, sortez de votre zone de confort : les vendeurs de tapis de croissance verte ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Restez informé des dernières parutions

Articles similaires

Commentaires

15 Comments

  1. Archi 5 août 2020

    Bonjour

    personnellement j’essaie aussi de discuter de ces sujets hors de ma bulle (ce qui est facile dans mon cas car je rencontre très peu de gens qui pensent comme moi).On peut faire le tour des blogs comme celui ci pour intervenir ponctuellement, en revanche je n’arrive pas à trouver de forums où on puisse avoir des discussions sans censures mélangeant des opinions différentes (y compris collapsologues, climatosceptiques…) sans que ce soit très vite censuré par une modération qui prend un parti plutot qu’un autre, ce qui est dommage …. en connaissez vous ?

    Répondre
  2. Charles-Antoine 5 août 2020

    J’étais déjà au courant de ce concept (qui se voit bien une fois présenté…).
    Ce qui m’intéresserait plutôt c’est “COMMENT sortir de l’effet-bulle.” J’avais (vaguement) essayé de me renseigner à l’époque, mais n’avais rien trouvé. J’avais même posé la question dans l’aide Facebook 😅
    As-tu trouvé des pistes pour y parvenir (notamment sur Facebook), à part liker des contenus pourris pour équilibrer la balance 😁 ?

    Sinon, toujours un grand bravo pour ce que tu fais. Je semble voir que tu es allé creuser un peu du côté de la zététique.
    Et je suis toujours impressionné par le rythme de tes publications, qui ne dégrade pourtant ni l’interêt des sujets, ni la qualité de leur traitement. (j’ai l’impression que quand tu découvres un sujet, tu ne peux t’empêcher d’aller “au bout” 😉

    Répondre
    1. Bon Pote 6 août 2020

      Merci Charles-Antoine ! Alors oui je te remercie car j’ai enchainé (quasi) toutes les vidéos de Richard Monvoisin dans ses cours à Grenoble. Je n’ai pas appris grand chose, car en fait naturellement, ce dont il parle, je l’applique 😉 Mais c’est un excellent rappel. J’attaque la partie homéopathie etc en fin de semaine d’ailleurs.
      Concernant l’effet Bulle : je crois que j’ai la chance d’avoir un entourage avec des personnes très différentes, d’âge différent. J’ai quelques sujets clefs qui sont toujours clivants et où personne n’a le même avis. Le climat est parfait pour cela : il englobe tout. Respect de l’environnement, justice sociale, féminisme, exploitation des terres d’autres continents pour notre petit confort… Essaye la phrase “nous devons notre confort de français à l’exploitation d’autres pays, notamment en Afrique’. Si t’as aucune réaction ou 100% de personnes d’accord, je serais le premier surpris 😉

      Répondre
      1. Charles-Antoine 7 août 2020

        Si j’écris ça, c’est ma copine (Marocaine) qui va être contente. 😁
        Mais l’idée n’est pas forcément d’initier un débat pour constater que tout mon entourage ne pense pas comme moi. Et encore Facebook appliquerait tout de même la bulle de filtre : quand je partage des sujets un peu polémiques, j’ai assez peu de “réactions”, souvent juste des “j´aime”, presque toujours des mêmes personnes. Ce qui m’amène à penser que FB “filtre” mes amis à qui il affiche mes publications.
        Il n’y a que quand le sujet suscite un peu plus de réactions que d’habitude qu’il semble être diffusé plus largement, car je vois des réactions d’autres amis (dont j’avais même fini par croire qu’ils ne me “suivaient” plus). Et si les réactions sont assez fortes, ça prend encore de l’ampleur, un peu comme si ça s’autoalimentait. Au-delà de ce second constat qui fait un peu penser à l’algorithme Tinder (plus on est liké, plus on est mis en avant, donc plus on est liké, etc…) aussi intéressant, j’ai donc l’impression qu’il faut susciter un bon taux de réactions dans notre bulle pour que Facebook laisse l’élément en question traverser les frontières de celle-ci.
        Je viens de publier une petite charge contre les SUV, je devrais vite avoir de quoi vérifier mon assertion. 😅

        Mais comme je le disais (avant de dériver), mon souhait, plutôt que de tester le concept ou de le forcer, serait juste que Facebook laisse tous les contenus arriver jusqu’à moi sans juger à ma place de si je vais être d’accord ou pas.
        C’est pas tellement de vouloir que “mes” partages touchent plus de monde, plutôt que ce qui arrive n’alimente pas constamment mon biais de confirmation.

        Répondre
        1. Bon Pote 7 août 2020

          Ah mais ça malheureusement on ne peut rien faire pour l’algo FB, money is money, ce n’est pas nous (produit) qui décidons, sachant que c’est déjà gratuit…

          Répondre
          1. Archi3 8 août 2020

            Il y a bien évidemment un truc très simple à faire contre FB , qui le coulerait immédiatement , c’est de ne pas s’en servir … quand on voit à quel point les gens s’en sont rendus volontairement esclaves, et ne peuvent plus s’en passer (alors qu’il suffit de ne pas s’y connecter !!) on ne peut qu’être dubitatif sur leur volonté à se passer d’autres consommations bien plus utiles (y compris l’avion…) . Ce qui implique logiquement qu’on n’arrêtera de consommer les fossiles que quand il n’y en aura plus et que les « croisades » contre le CO2 auront finalement eu autant d’effet que celles pour reprendre Jérusalem ..

            Répondre
  3. Tavernacle 1 août 2020

    Je consulte votre site depuis quelques jours et même si je partage beaucoup de vos dires, je constate que vous tapez beaucoup sur les anti-nucléaires et collapsologues. On peut se demander si vous ne tombez pas dans le travers de ce que vous dénoncez dans ce dernier article…..le besoin (d’énergie) justifiant le déni.
    Mon intelligence et mon érudition sont très limitées et pour l’anglais …pas mieux ! Je comprends mieux les mots simples.. mais j’ai fait ma carrière dans l’industrie « lourde » classée Seveso seuil haut donc les analyses de risques et autres calculs probabilistes ne me sont pas étrangers. La limite des scenarios est toujours dans ce que l’on est capable de concevoir comme aléa ! Sans être pessimiste/optimiste il faut être prudent sur la confiance que l’on peut accorder à la sécurité/sureté des sites sensibles ( il ne manque pas d’exemple de part le monde depuis seveso …en 1999 la centrale de Braud St Louis est passée à un poil d’un scenario à la Fukushima …etc.). Ce serait donc bien de regarder comme vous le faite pour les autres sources d’énergie les aspects négatifs du nucléaire …
    Justifier le nucléaire parce que l’on a peur de Charybde ?
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/surete-nucleaire-la-qualite-de-l-exploitation-est-degradee-a-la-centrale-de-golfech_2099649.html
    https://www.youtube.com/watch?v=23KfSrZWsoI
    Morale : voir la bulle chez les autres est plus facile que voir la montgolfière chez soi 😉

    Répondre
    1. Bon Pote 3 août 2020

      Bonsoir, je vous rassure, je ne suis ni pro, ni anti nucléaire. Cette façon de voir le monde de façon manichéenne me fatigue et c’est d’ailleurs un sujet que je vais traiter dans les 2 mois à venir (l’article est quasiment fini sur le sujet). L’idée sera de montrer que le débat sur le nucléaire est mal posé.
      Quant aux risques, malheureusement, je n’ai pas beaucoup d’autres choix que de faire confiance à l’ASN. Les modèles de risque et leurs limites, je vois cela tous les jours en finance et j’ai une idée plutôt précise. Bien sûr, ce n’est pas le cas sur la sûreté nucléaire, donc je fais confiance (avec un regard critique) aux gens dont c’est le métier.
      Concernant les collapsos, j’en ai un peu marre de constater que des personnes avec une certaine notoriété racontent des choses réfutables très facilement (2 mins de google scholar suffisent). Je n’aime pas non plus les personnes qui annoncent un effondrement total depuis des années, sans dire QUAND cela va arriver, ni pour qui en premier, et où… Je suis persuadé que nous allons au devant de catastrophes, sinon je dormirais très certainement beaucoup mieux. Mais ce n’est pas une raison pour raconter n’importe quoi juste pour avoir un peu d’attention/vendre des livres/conférences.

      Répondre
  4. Pierre63 31 juillet 2020

    Merci pour votre article, enthousiasmant , qqs références nouvelles pour moi. Pas bisounours mais aimable et déterminé

    Répondre
  5. Didier Mermin 29 juillet 2020

    Biais de confirmation + bulle = concepts à la mode. Ce n’est pas avec ça qu’on explique le monde. Depuis le billet sur les 12 excuses, je vous lis pour sortir de ma zone de confort, mais je ne vois pas ce que je peux faire de vos billets. Ils ont orientés vers la sacro-sainte-sempiternelle ACTION, style colibri. C’est gentil mais bisounours à souhait. Cordialement.

    Répondre
    1. Bon Pote 29 juillet 2020

      Bonjour, Je n’ai pas compris ce que vous vouliez dire. L’effet bulle n’a rien de nouveau, la simple bourgeoisie du 18ème peut très bien en être un exemple.
      Je n’ai pas compris non plus ce que vous critiquiez. Bisousours ? Quelles sont vos solutions/propositions ?

      Répondre
      1. Didier Mermin 29 juillet 2020

        Se confronter à des opinions contraires aux siennes ne conduit pas nécessairement à changer les siennes, dans le cas général c’est plutôt le contraire qui se produit, (ça permet de renforcer les siennes). Sur cette base, l’essentiel de votre billet ne tient plus.

        Répondre
        1. Bon Pote 29 juillet 2020

          Il n’est écrit à aucun moment que débattre fait changer d’avis votre interlocuteur 100% des fois. Si vous n’avez JAMAIS réussi à faire changer d’avis une personne, peut-être que le problème, c’est vous.
          De plus, l’intérêt n’est pas seulement de faire changer l’avis de l’interlocuteur (il n’y aura peut-être pas de 2ème occasion pour débattre), mais progresser là où nous n’avions pas été bon pour être plus convainquant la fois d’après.

          Répondre
      2. Didier Mermin 29 juillet 2020

        L’effet bulle n’est peut-être pas nouveau, (merci et bravo pour votre exemple), mais c’est très à la mode d’en parler. Idem pour les biais de cognition.

        Répondre
      3. Didier Mermin 29 juillet 2020

        Pourquoi me demandez-vous quelles sont mes solutions/propositions ? C’est nécessaire d’en avoir ? Que chacun sorte de sa zone de confort pour débattre du et combattre le changement climatique, c’est bisounours. Désolé si mon opinion vous déçoit. Cela dit, si vous voulez sortir de votre propre zone de confort, allez donc sur mon blog, vous ne serez pas déçu ! 🙂

        Répondre

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

RESTEZ INFORMÉ DES DERNIÈRES PARUTIONS