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Objectif 2 tonnes : vrai défi ou mauvaise cible ?

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“L’objectif, c’est 2 tonnes CO2eq”. Il est fort probable que vous entendiez parler de ce fameux 2 tonnes si vous vous intéressez au changement climatique et à l’empreinte carbone cible que vous devriez avoir dans un monde neutre en carbone.

Et si vous appreniez que l’objectif n’est pas de réduire à 2 tonnes ? Mais plutôt, comme écrit dans l’Accord de Paris, de limiter “l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels” ? Se pose ainsi la question de comment faire pour y parvenir et prendre en compte la justice climatique.

Ce chiffre des 2 tonnes peut certes être utile pour parler d’ordre de grandeur à des non initiés. C’est en effet plutôt efficace de dire “en moyenne l’empreinte carbone d’un Français est de 10t CO2eq, on doit passer à 2“. Plus simple que de dire qu’on devrait viser 0 émission… ou plutôt “net zero“. Cet article explique d’où vient le chiffre des 2 tonnes, comment le calculer et souligne ses importantes limites.

D’où vient le chiffre 2 tonnes ?

C’est peut-être la première question à se poser : d’où vient le chiffre 2 tonnes ? Il ne fait aucun doute qu’en France il a été démocratisé par Jean-Marc Jancovici, Carbone 4, le Shift Project et quelques vulgarisatrices et vulgarisateurs climat. Mais quelle est la source primaire de ce chiffre ?

Il s’avère qu’on ne retrouve pas vraiment ce chiffre dans les rapports scientifiques, et que ce serait une valeur sortie du chapeau. Vous retrouverez plutôt une valeur qui s’en approche, ou une plage, comme “entre 1.6 et 2.8t CO2“. Voici une liste de sources non exhaustives où nous retrouvons ce fameux 2 tonnes (ou presque) :

  • Dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC2), nous retrouvons un calcul théorique pour une empreinte carbone brute avec un résultat entre 1.6t et 2.8t de CO2 à horizon 2100. Non seulement ce chiffre ne concerne visiblement que le CO2, à horizon 2100, mais il ne prend pas en compte les principes d’équité, de responsabilité commune mais différenciée et les capacités respectives comme la France s’y est engagée dans l’Accord de Paris.
    • Ce chiffre n’a rien de scientifique et ne prétend pas l’être, c’est juste un objectif gouvernemental. C’est de plus un objectif pour les émissions territoriales, pas l’empreinte carbone.
    • L’objectif n’est pas de limiter le réchauffement à +2°C mais bien en deçà. L’objectif de +2°C n’est pas compatible avec l’Accord de Paris !
Graphique de la SNBC qui semble présenter un ordre de grandeur de "budget CO2" proche des 2 tonnes... pour 2100
Source : SNBC 2, page 53. Alors que ce graphique est dans la SNBC, il n’est pas très clair, on ne sait pas si l’objectif est exprimé en empreinte carbone, émissions territoriales, tout GES ou que CO2…
Graphique de l'étude Faire sa Part de Carbone 4 qui indique un objectif de 2 tonnes de CO2 par personne, comme un objectif de l'Accord de Paris (c'est faux)
Source : Etude Faire sa part de Carbone 4
  • Le rapport des Nations-Unies Emissions Gap Report qui évoque un chiffre de 2,1 t CO2 (pas CO2eq) pour limiter le réchauffement mondial à +1.5°C.. à horizon 2030 (!!!!), sans précision sur l’équité.
  • Enfin, nous retrouvons le chiffre de 1.6t CO2 dans l’étude de O’Neill & al. 2018, à l’échelle mondiale. À l’aide d’indicateurs conçus pour mesurer un espace de développement “sûr et juste“, les chercheurs quantifient l’utilisation des ressources associée à la satisfaction des besoins humains fondamentaux et la comparent aux limites planétaires à échelle réduite pour plus de 150 nations.
La relation entre les émissions de CO2 (mises à l'échelle par rapport à la limite biophysique par habitant) et chacun des indicateurs sociaux.
Source : A good life for all within planetary boundaries
La relation entre les émissions de CO2 (mises à l’échelle par rapport à la limite biophysique par habitant) et chacun des indicateurs sociaux.
Source : A good life for all within planetary boundaries

Quelles sont les bonnes questions à se poser pour comprendre ce chiffre des 2 tonnes ?

A l’instar de la neutralité carbone, il est relativement difficile de s’y retrouver entre les différentes estimations de budget carbone annuel, 2 tonnes ou autres, parce que les hypothèses de départ ne sont généralement jamais les mêmes. Pour s’assurer de bien comprendre comment est calculé le chiffre, voici les différents critères à prendre en compte :

  • Quelle trajectoire et quel objectif climatique : limiter le réchauffement à +1.5°C ou +2°C ? Rappelons que la différence entre les deux, c’est un tout autre monde, et qu’un monde à +2°C ne respecte pas l’Accord de Paris.
  • Quel gaz à effet de serre (GES) ? Uniquement le CO2 ou tous les GES ?
  • A quelle échéance ? 2050 ? 2070 ? 2100 ? Plus tard est l’objectif, plus il y a un risque de repousser l’action climatique…
  • Quelle zone géographique : l’objectif de “2 tonnes” est national ? Européen ? Mondial ?
  • Pour un citoyen, est-ce un chiffre en inventaire territorial ou en empreinte carbone ? Le pays a-t-il une trajectoire inscrite dans la loi ?
  • Le chiffre des “2 tonnes” est-il en émissions nettes ou brutes (donc prend-il en compte les puits de carbone, voir les explications ci-dessous) ?
  • Quelle hypothèse de population mondiale est prise ? Le résultat n’est pas le même à 7, 8 ou 10 milliards d’habitants sur la planète…
  • Enfin, après l’objectif de neutralité carbone, que se passe-t-il ? Quel montant d’émissions négatives, signifiant un potentiel budget carbone individuel plus important… ?

Le plus important ici à retenir est que 2 tonnes… n’est pas vraiment un objectif légal pour qui que ce soit ! Le plus important est de savoir quelle trajectoire nous allons emprunter, tout en rappelant que chaque tonne de CO2 émise participe au réchauffement climatique et que ce dernier a d’ores et déjà des conséquences irréversibles.

6e rapport du GIEC, 3e volet, figure SPM.4 : émissions mondiales de GES des trajectoires socio-économiques (a)
et résultats d’émissions projetés à partir d’évaluations de politiques à court terme pour 2030 (panneau b).

Comment obtenir ce chiffre des 2 tonnes ?

Compte tenu des éléments précédents, nous savons désormais quoi prendre en compte pour obtenir ce fameux “2 tonnes”. Rappelons avant tout qu’il est plus simple de donner une fourchette de possibilités plutôt qu’un chiffre exact, et si chiffre exact, il est plutôt à considérer comme un ordre de grandeur.

Pour illustrer ce chiffre, nous pouvons soit prendre un chiffre à l’échelle mondiale, soit prendre un chiffre national. Nous verrons plus tard que cela n’est pas aussi simple, mais pour le bien du calcul, nous pouvons prendre l’exemple de la France. Est-ce que l’objectif pour chaque Française et Français est d’avoir une empreinte carbone de 2 tonnes CO2eq ?

Si nous nous basons sur la SNBC2, nous avons pour objectif la neutralité carbone en 2050 (tout gaz à effet de serre et pas que le CO2). Pour obtenir un chiffre, il suffit de diviser les puits de carbone par la population en 2050. Nous pouvons ensuite y ajouter les émissions importées pour obtenir l’empreinte carbone.

D’après L’INSEE en 2017, si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la France compterait 74,0 millions d’habitants en 2050. La SNBC prévoit de passer d’environ 422Mt à 80 Mt de CO2eq en 2050, soit 80 MT de CO2eq de puits de carbone pour atteindre la neutralité carbone.

Ainsi, en interprétant les chiffres à disposition, il est possible d’obtenir l’empreinte carbone cible par Français en 2050. Il suffit de faire 80/74 = 1,08 t CO2eq, à multiplier entre 1.4 et 1.7 pour obtenir l’empreinte carbone, et donc une empreinte carbone par Français en 2050 entre 1,51 et 1,84t CO2eq, donc plutôt proche des 2 tonnes.

Le calcul est exactement le même si vous souhaitez prendre un chiffre pour le monde (puits de carbone / population). Mais il existe de nombreux problèmes à une telle simplification.

Pourquoi ce chiffre des 2 tonnes pose problème pour la France ?

Si ce chiffre permet d’avoir un ordre de grandeur en tête des émissions moyennes qu’un Français causerait dans sa vie quotidienne dans une France qui tient l’objectif de la SNBC2, il existe plusieurs limites très importantes et indispensables à connaître lorsqu’on évoque un chiffre pour illustrer l’empreinte carbone cible.

1/ Un objectif de neutralité carbone irréaliste ?

Pour atteindre la neutralité carbone, il faut que les puits “compensent” les émissions. C’est très simple à comprendre, mais un peu plus difficile à rendre concret.

Premièrement, en France, nous sommes très en retard par rapport à nos objectifs climatiques. Si l’objectif est de baisser les émissions à 80 millions de tonnes CO2eq d’ici 2050, il est pour l’instant peu probable de le tenir compte tenu de la baisse actuelle. C’est ce que souligne chaque année le Haut Conseil pour le Climat dans son rapport annuel, qui précise que nous devrions observer une baisse des émissions deux à trois fois plus importante. Sur les neuf premiers mois de l’année 2022, les émissions ont seulement baissé de -0.3%, alors que nous devrions baisser d’au moins 5% par an.

N’oublions pas que les chiffres de la SNBC s’appuient sur l’inventaire CITEPA qui ne tient pas compte des importations. L’empreinte carbone française étant bien plus importante que les émissions territoriales, il serait plus juste de s’appuyer sur l’empreinte carbone.

2/ L’ambition très (trop élevée) des puits de carbone en France

La Stratégie Nationale Bas-Carbone prévoit de doubler les puits de carbone grâce aux contributions de la forêt, de l’agriculture et des technologies de captage et stockage géologique de CO2. Non seulement le niveau de 80 millions d’émissions paraît optimiste, mais il en est de même pour le niveau des puits de GES !

Figure 3 – Puits et émissions de gaz à effet de serre en France en 2050 selon le scénario de référence
Source : SNBC2

En effet, l’état de nos forêts est particulièrement préoccupant. Dans le rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat 2022, il est précisé que le changement climatique a d’ores et déjà des conséquences importantes, en particulier “sur les infrastructures, la production agricole, les écosystèmes (dépérissement des forêts)“. Il est aussi indiqué que “l’absorption de CO2 par les puits de carbone forestiers s’est fortement dégradée entre 2013 et 2019, pour ensuite augmenter légèrement entre 2019 et 2020“.

Concernant la capture et le stockage de carbone, nous sommes au même point que dans le reste du monde : les technologies ne sont pas matures et sont très loin du passage à l’échelle auquel les scénarios les présentent pour 2050. C’est pour cela qu’il est fort probable que l’empreinte carbone ne soit pas de 2 tonnes, mais bien en dessous…

3/ Le chiffre 2 tonnes ne prend pas en compte l’équité

Il est écrit dans l’Accord de Paris que les Etats ont une responsabilité commune mais différenciée et des capacités respectives. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que l’équité s’applique à tout l’Accord, et que c’est une contrainte légale. Certains pays sont plus responsables que d’autres du changement climatique, ont plus les capacités d’agir, et vont devoir faire plus. Bonne ou mauvaise nouvelle, c’est le cas de la France, 8e pays émetteur historique de CO2 et pays riche, qui a les moyens d’assurer sa transition écologique et d’aider d’autres pays.

Si nous prenons en compte que la trajectoire de baisse des émissions donne le budget carbone qu’il nous reste avant d’atteindre un réchauffement mondial de +1.5°C ou +2°C, nous savons d’ores et déjà que la France va devoir faire bien plus que ce qu’annonce la SNBC2. Il faudra dans un premier temps s’aligner sur l’ambition européenne (passer d’un objectif de -40% à -55% d’ici 2030), mais aussi et surtout prendre en compte l’équité si elle souhaite éviter les actions en justice.

En effet, décider d’une empreinte carbone cible par pays implique des questions d’équité entre les pays. Nous retrouvons les mêmes problématiques que pour les Pertes et Préjudices : qui va payer pour le changement climatique, qui va faire plus d’efforts, et comment ?

Que signifie faire sa part de l’effort (effort sharing) ?

La justice climatique souligne l’importance du fait que les pays riches reconnaissent leur responsabilité historique et agissent par conséquent plus que d’autres pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il existe plusieurs modèles pour déterminer la part équitable (fair share) revenant à chaque pays . Ces modèles tiennent compte de principes tels que la responsabilité, la capacité et l’égalité pour traduire la réduction mondiale nécessaire au niveau national ou régional.

Si nous prenons un exemple avec le graphique ci-dessous, on observe à gauche en bleu la baisse nécessaire des émissions au niveau mondial, puis à droite la même baisse avec les parts équitables d’effort de chaque pays.

Atténuation requise au niveau mondial (zone bleue) répartie entre les pays en fonction de leur part de responsabilité et de capacité mondiales. L’exemple présenté ici, et il ne s’agit que d’un exemple, met en scène la trajectoire d’atténuation mondiale “Strong 2°C” et les paramètres “équité moyenne”.
Source : https://climateequityreference.org/
Voir également FIG 6.28 AR5

Nous constatons ainsi que les Etats-Unis, plus grand émetteur historique, a le plus d’efforts à faire (et bien plus que dans sa stratégie officielle). En revanche, la part “juste” de réductions des émissions de l’Inde est par exemple bien moins importante que la part de l’Union Européenne. C’est important de le souligner pour les personnes qui adorent accuser l’Inde du réchauffement climatique, à l’instar d’intellectuels comme Eric Zemmour.

Quelle trajectoire pour la France ?

Si nous retrouvons facilement des objectifs de baisse d’émissions de GES au niveau mondial, c’est plus rare que ces analyses existent au niveau national, et c’est ce que propose le site 1.5ndc-pathways. Nous constatons ainsi que l’objectif national de la France est très éloigné d’une trajectoire d’émissions nationales compatible avec une hausse de 1,5°C.

Quel serait la trajectoire que la France devrait emprunter ? Elle devrait réduire ses émissions nationales de 62 % par rapport aux niveaux de 1990 pour atteindre des niveaux de 210 MtCO2e/an en 2030, hors UTCATF, ce qui laisse un écart d’ambition d’environ 120 MtCO2e/an en 2030.

Dans la mesure où les budgets carbone sont déduits des trajectoires, “il est plus pertinent d’utiliser les trajectoires que les budgets qui ne sont pas vraiment utiles en soi pour discuter d’une transition. On ne peut pas réussir une transition commune si chacun utilise son budget indépendamment“, déclare Yann Robiou du Pont, chercheur en politiques publiques et justice climatique.

Au-delà des budgets, des dates butoirs et où nous en serons en 2050, c’est bel et bien ce que nous allons faire entre temps qui sera déterminant. Plus tard nous agissons, plus la pente sera rude. C’est ce qu’explique Stefan Rahmstorf avec une illustration simple : si vous ne réalisez pas de réductions dans les dix prochaines années, mais que vous maintenez les émissions constantes, et que vous réduisez ensuite linéairement, le résultat est que vous devez atteindre zéro dix ans plus tôt !

L’objectif n’est pas d’être à 2 tonnes, mais de changer le système

Si le chiffre de 2 tonnes peut être efficace en termes de communication auprès d’un public non averti, il s’avère en réalité assez lointain de la réalité et de la complexité du chemin à parcourir pour atteindre la neutralité carbone. Malgré l’importance d’agir à l’échelle individuelle et d’avoir les ordres de grandeur en tête, la responsabilité du changement ne doit pas uniquement reposer sur les individus.

Les Etats, collectivités locales et entreprises doivent accompagner les citoyens et citoyennes dans cette transition, notamment grâce à des politiques de sobriété : « un ensemble de mesures et de pratiques quotidiennes qui évitent la demande en énergie, matériaux, sol et eau tout en offrant à chacun une vie décente dans les limites planétaires  ». Seul un changement de système permettra d’atteindre la neutralité carbone.

Il faut retenir principalement deux points. Premièrement, 2 tonnes n’est qu’un chiffre pour 2050, un point sur la courbe d’une trajectoire. Nous devrions ainsi nous concentrer sur la trajectoire à prendre, que cela soit au niveau national ou mondial.

Deuxièmement, de par ses hypothèses irréalisables et sa non prise en compte de l’équité, le chiffre 2 tonnes n’est pas un objectif scientifique ou de l’Accord de Paris, et ne doit pas servir à justifier l’ambition de la SNBC, des objectifs du gouvernement ou de la contribution de la France. La France doit aller bien au-delà pour faire sa part et financer des réductions de GES plus importantes, notamment en aidant d’autres pays à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Il faut modifier nos modes de vie, notre façon de manger, de se déplacer, nos loisirs et notre rapport au temps. Nous ne le répéterons jamais assez : chaque tonne de CO2 émise participe au réchauffement climatique, et tout retard se fait au détriment des générations futures. La politique des petits gestes ne suffira jamais à respecter nos objectifs climatiques.

Pour aller plus loin

Merci à Yann Robiou du Pont pour sa relecture et les échanges passionnants

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28 Responses

  1. Bonjour,

    Je viens de faire le test suivant https://nosgestesclimat.fr/ et j’arrive à un résultat entre 6 et 7 tonnes de CO². J’ai refait le test en modifiant mes réponses pour voir ce que je devais faire pour arriver à ce fameux objectif de 2 tonnes. J’ai beau devenir végétalienne, me déplacer uniquement à pied ou en vélo (c’est-à-dire ne même pas prendre ni le bus ni le train, à peine 600 km en voiture électrique par an, zéro avion zéro ferry), installer une pompe à chaleur chez moi, m’habiller et me meubler seulement en seconde main et n’assister à aucun concert ni spectacle… impossible de passer en dessous des 2 tonnes. La raison : la part des émissions “institutionnelles” représente déjà 3/4 des 2 tonnes !

    Je milite auprès de mes proches depuis des années pour réduire les trajets en voiture, remplacer les trajets en avion par le train, consommer zéro déchet, bio et local, je ne m’habille qu’en seconde main… Je vous avoue que ce résultat m’a bien déprimé. Ce n’est pas une critère de l’écologie, bien au contraire. Le but de mon commentaire est d’essayer de comprendre. Ce résultat me fait me questionner sur cet objectif de 2 tonnes, et c’est comme cela que je suis tombée sur cet article. Le plus grand impact que l’on peut avoir est donc plutôt politique ? puisque ce sont les institutions qui pèsent le plus lourd ?

    Merci pour vos recherches et vos actions, c’est un travail monstre.

      1. Merci pour le lien, article très intéressant également. Mais la conclusion est implicitement la même : à moins d’être agent du public (et encore …) on ne peut pas faire grand chose à l’échelle individuelle pour réduire la part de l’empreinte carbone des services publics… mis à part interpeller les politiques ? et voter…

    1. Il y a la loi SNBC (Stratégie National Bas Carbone) qui est définie (entre autre) une trajectoire pour la réduction les émissions de CO2 de la part institutionnelle (qui est plutôt de l’ordre d’1T par an et par Français). Bon, on n’y est pas sur cette trajectoire, mais elle existe.

  2. Une fois n’est pas coutume, voilà un article de Bon Pote critiquable à plus d’un titre !

    “d’où vient le chiffre 2 tonnes ? Il ne fait aucun doute qu’en France il a été démocratisé par Jean-Marc Jancovici, Carbone 4, le Shift Project et quelques vulgarisatrices et vulgarisateurs climat. Mais quelle est la source primaire de ce chiffre ?”

    C’est sympa de casser du sucre gratuitement et sans apporter de preuve (“il ne fait aucun doute que…”, le peu amène et très vague “quelques vulgarisatrices et vulgarisateurs climat”) sur des gens qui sont pourtant censés être des alliés sur le sujet du climat. Surtout quand ils n’y sont pour pas grand chose… Pour ma part, et pour ne parler que de lui : je suis de près la communication du Shift Project depuis suffisamment longtemps pour pouvoir témoigner que “2 tonnes” ne fait pas partie et n’a jamais correspondu à sa communication (par contre, “rester largement sous +2°C”, “des émissions aussi basses que possible en 2050”, “réduire les émissions de 5 à 6% par an”, ça, oui, et depuis longtemps, par exemple en 2017 avec sa publication “Décarbonons ! 9 propositions pour que l’Europe change d’ère” ou encore le plus récent “Plan de Transformation de l’Economie Française” en 2022). Par ailleurs, il est dommage que l’article ne fasse pas mention de l’atelier “Deux tonnes”, propriété de l’association de bénévoles qui, justement, sont ceux qui revendiquent clairement de diffuser et vulgariser un objectif de “Deux tonnes” par personne.

    Quant à l’origine du chiffre des “Deux tonnes”, il est comique de voir que l’article tente – vainement, et pour cause ! – de l’expliquer en mobilisant toute une série de publications récentes, alors qu’en France, on parlait déjà de ce chiffre il y a une quinzaine d’années ! Car oui, ce chiffre date du début des années 2000, et de l’époque où, en France, on a commencé à parler du « Facteur Quatre », à savoir l’engagement pris en 2003 par la France de « diviser par un facteur quatre les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici 2050 » (un engagement confirmé ensuite par le « Grenelle de l’environnement » en 2007). Et on ne peut pas comprendre d’où vient ce chiffre si on ne remonte pas au moment où il est apparu.

    L’origine de ce chiffre est là, tout simplement : quand on prend les émissions territoriales françaises de 1990 (car au début des années 2000, nos politiques ne savaient pas ce qu’était une empreinte carbone, ils ne parlaient que d’émissions territoriales), soit 549 Mt CO2e/an (cf. la Synthèse SNBC2 reproduite ci-dessus dans l’article), et qu’on divise ces émissions par ce fameux facteur quatre, puis qu’on les re-divise par la taille de la population française telle que l’INSEE la projetait à l’époque (et non aujourd’hui) pour 2050 (soit 70 millions de personnes) pour se ramener à des émissions par personne, on arrive à… 2 tonnes de CO2e par Français (et par an). Étonnant, non ?

    Donc, contrairement à ce que voudrait démontrer cet article, ce chiffre de “Deux tonnes” n’est pas un chiffre qui serait sorti de nulle part et n’aurait aucun fondement : c’est un chiffre très ancien, qui pouvait avoir du sens quand il a créé, qui est franco-français (donc, qui ne prétendait pas s’appliquer ailleurs qu’en France : c’est chercher à l’appliquer au reste du monde ou à d’autres pays, y compris dans cet article, qui n’a pas de sens), et qui est *devenu* *obsolète* pour toute une série de raisons (notamment : l’adoption de la SNBC n°2 en 2019 qui vise une division des émissions par presque 7 et non plus par 4 ; le fait que depuis 2003, le monde a mangé une bonne part de son budget carbone restant sans commencer à réduire ses émissions ; le fait qu’en 2023, on a 20 ans de moins pour réduire nos émissions et tenir ce budget carbone restant).

    On peut certes reprocher à ceux qui popularisent ce chiffre *aujourd’hui* en en faisant un objectif *final*, qu’ils induisent en erreur. Mais on ne peut pas faire ce reproche à ceux qui le présentent comme un objectif *intermédiaire* (ce que, de fait, il est, puisqu’il faut aller encore plus loin dans la réduction de nos émissions de GES). Et dans tous les cas, c’est dire des bêtises que d’affirmer que ce chiffre viendrait de nulle part et qu’il serait sorti du chapeau.

    Ceci étant dit, je ne doute pas que Bon Pote corrigera tout ce qui, dans cet article, doit l’être, pour éliminer tout ce qui ne correspond pas à la réalité et être fidèle à l’honnêteté et la rigueur scientifique à laquelle, d’habitude, il est si attentif dans ses publications ! 🙂

    1. Bonjour, l’article a été relu par un scientifique spécialiste du sujet et je ne vois pas en quoi ce que vous écrivez réfute ce qui est écrit.
      Entre “ce chiffre existe depuis 15 ans” et “il est repris abondement dans la presse”, il y a un monde. Et il y a 15 ans, le sujet n’existait pas. Même réflexion sur le concept d’empreinte carbone, avant qu’il soit popularisé par BP, et encore plus récemment.
      Je précise également que ce chiffre apparait dans des publications de carbone 4, avec écrit “Accord de Paris”, alors que c’est faux. Désolé si cela ne vous plait pas, même avec une source dans l’article.

  3. Il me semble qu’il manque plusieurs points importants pour comprendre cet objectif des 2 tonnes.

    . À propos de la construction du chiffre

    Dans Le syndrome de la grenouille d’Ivar Ekeland, on trouve ce passage (p77) :
    « Supposons que le monde entier se réunisse dans un grand élan de fraternité et que l’on décide finalement d’allouer à chaque habitant de la Terre un budget carbone qu’il pourra utiliser comme il veut, mais qu’il ne pourra pas dépasser. Le calcul est simple et équitable : si l’on veut respecter l’objectif de 2°C en 2100, il ne reste de 1 000 gigatonnes de carbone à émettre d’ici là, ce qui, réparti entre les 7 milliards d’habitants, fait 170 tonnes pour chacun ; on ne tient pas compte ici de ceux qui vont mourir d’ici à 2100, ni de ceux qui vont naître, mais faisons simple. » Le livre étant écrit en 2015, il faut diviser par 85 (soit 2100-2015) le résultat pour avoir un budget par an : cela donne 2t CO2e. Si vous faites le calcul par vous-mêmes vous trouverez une erreur pour les 170 tonnes, je suppose qu’elle est due à un arrondi fait pour les 1 000Gt dans le but de faciliter la lecture.
    En expliquant cette construction du chiffre, on voit un problème majeur apparaître : il date de 2015. Il faudrait donc procéder à une actualisation des variables : nous sommes à présent 8 milliards, nous avons émis environ 50 Gt CO2e par an entre 2015 et 2022 soit 350Gt en tout et il reste 78 ans d’ici à 2100.
    En reprenant le modèle d’Ekeland, cela nous donne l’approximation suivante :
    (650Gt CO2e / 8Mds d’habitants) / 78 années = 1t CO2e / personne / an. (Ce chiffre est un peu sous-estimé par rapport aux données d’Ekeland puisque son budget global — 1 000 Gt — est tronqué par le bas.)
    En seulement 7 ans, notre budget carbone a donc été divisé par deux selon les hypothèses du modèle d’Ekeland.
    Cependant, étant donné que ce modèle s’appuie sur une projection démographique très basse (stagnation du nombre d’habitant·es), on peut remédier à cette faiblesse assumée en recalculant le budget pour 10 milliards de personnes, ce qui correspond à la population mondiale prévue pour 2050. On trouve alors que chacun·e peut émettre au maximum 0,76tCO2e par an. Rappelons qu’il s’agit ici de données visant à limiter le réchauffement en-deça de +2°C.

    Le majeur problème de l’article est donc qu’il ne prend pas en compte cette actualisation temporelle. Les objectifs en tonnes demandent à être appliqués dès aujourd’hui. On ne peut pas les considérer comme des objectifs à atteindre progressivement d’ici 10, 20 ou 30 ans. Tant qu’on les dépasse, on contracte une sorte de « dette climatique » ce qui réduit immédiatement notre budget disponible.

    Afin d’appuyer mon propos et de justifier sa validité, je vais m’appuyer sur des données plus récentes. Dans le rapport sur les inégalités mondiales de 2022, Lucas Chancel estime lui aussi un budget carbone mondial par personne. On en trouve le récapitulatif p221. On peut y lire :
    « Pour que le partage du budget carbone restant procure 83% de chances de se maintenir en dessous de 1,5° C d’augmentation de la température planétaire, il faut que les émissions annuelles n’atteignent pas 1,1 tonne par personne et par an de 2021 à 2050 (et qu’elles soient nulles ensuite). Si le partage du même budget s’étend de 2021 à 2100, il faut que les émissions annuelles demeurent inférieures à 0,4 tonne par an. Valeurs du budget carbone planétaire extraites du sixième rapport d’évaluation du GIEC, degré de confiance 83%. » Pour rester sous +2° C, il faut rester sous 3,4t CO2e en hypothèse de neutralité carbone en 2050, et sous 1,1t CO2e d’ici à 2100 sans cette hypothèse.

    Pour donner une idée de ce à quoi correspondent 0,4t CO2e, selon le calculateur d’empreinte carbone de l’Ademe, un régime alimentaire végétalien et zéro déchet émet à lui seul environ 0,5t CO2e.

    . À propos des puits de carbone

    Dans la partie « Comment obtenir ce chiffre des 2 tonnes ? », BonPote propose un calcul qui nationalise les puits de carbone, c’est-à-dire qu’un puits de carbone sur le territoire français compenserait des émissions françaises uniquement. Certains problèmes sont soulevés dans l’article, par exemple la dégradation de l’état des forêts françaises, dont nous avons toutes et tous vu une forme l’été dernier lors des incendies. Mais il faut aussi souligner que la France contribue à la déforestation et destruction d’autres puits de carbone ailleurs dans le monde pour permettre sa consommation actuelle. On peut penser à la forêt amazonienne, qui est principalement sur le territoire brésilien, mais dont la destruction bénéficie à des habitant·es de bien d’autres pays, en les nourrissant par exemple. Globalement, les puits de carbone ne sont pas assurés, le réchauffement climatique tend même à les dégrader, ce qui empêche de pouvoir compter sereinement dessus : la neutralité carbone est alors improbable. Les GES se moquent des frontières, donc la territorialisation des puits de carbone ne paraît répondre à aucune logique, surtout quand on prend en compte la délocalisation coloniale des activités industrielles et d’extraction des ressources opérée par les pays occidentaux.

    Bref, cet article reste intéressant à mes yeux sur certains points : merci pour le travail fourni. J’espère que mon commentaire aura permis d’y ajouter des précisions. Bonne journée.

  4. Bonjour,
    Je ne sais pas si c’est pertinent de réfléchir uniquement en quantité de CO2 émises.
    Imaginons que deux pays émettent exactement la même quantité de CO2, dans le premier c’est un petit groupe de milliardaires qui voyagent en jet privé, dans le 2eme on construit des logements, des hôpitaux et des écoles. Je pense qu’il faut rapporter le CO2 émis à la qualité de vie de la population.
    Et puis compter les émissions de CO2 depuis 1750 défavorise forcément les pays qui se sont industrialisés en premier. Un pays qui déciderait de construire la première ligne de train de son histoire aujourd’hui en 2023 fera forcément rouler des trains beaucoup plus propres que les premiers trains qui ont roulé en France ou en Angleterre.

  5. Coucou, les activistes, qu’avez vous obtenu avec vos slogans anxiogènes, vos graphes unidirectionnels et votre discours culpabilisateur et culpabilisant? Vous êtes à l’origine de la fermeture de quelques réacteurs nucléaires ! Bravo, Hourrah, Victoire, Félicitations ! Et puis quoi ? Il ne s’est jamais autant dégagé de CO2 qu’au cours des 20 dernières années, la pollution est à son apogée et le discours écologique repose sur l’inquiétude de ce que fera Mbappé pendant sa retraite. Alors, exceptionnellement pour vous, je milite pour la retraite à 25 ans, foutez la paix à cette planète, à ses habitants, faites pousser ce que vous voulez, comme vous le voulez, déplacez vous à pied ou à vélo mais épargnez nous votre morale inutile puisque sans résultats, reconnaissez que vous avez échoué, laissez la main à d’autres, vous l’avez eu pendant 20 ans pour rien.

  6. Enfant d’écolo, j’ai 56 ans, les premières fois que j’ai calculé mon empreinte carbone, on avait une autre façon de voir : en nombre de planète. SI tout le monde vit comme moi, il nous fait X planètes, je trouvais cela plus parlant, plus responsabilisant, sauf quand tu crois aux baratins d’Elun Musk qui te propose une planète B faite de cailloux et sans atmosphère! Moi, j’ai commencé à 3, 5 planètes, je suis passée à 2 et je n’ai plus cet outil. Je le regrette…. L’impact carbone, c’est comme les inégalités de salaire, ça en touche une sans déranger l’autre comme dirait l’autre. J’ai vu en live une nana dire : cool moi 15 tonnes, ça me va!!!!

    Ravie de voir les promesses de Père Noel de nos gouvernants sur les puys, c’est comme le nucléaire… que du blablabla…

  7. Changer le système, c’est combien de CO2? et ça consiste en quoi (avec des chiffres si possible)?

    Et sinon, citation de la SNBC2 (cité dans l’article):
    “Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) a précisé, dans le cadre d’un rapport
    sur les effets d’un réchauffement de 1,5°C publié en octobre 2018, la quantité cumulée de CO2
    qu’il était encore possible d’émettre tout en ne dépassant pas 2°C de réchauffement en 2100. En
    tenant compte de l’évolution de la population mondiale d’ici 2100 et en respectant une répartition
    strictement égalitaire de la quantité de CO2 qu’il resterait à émettre, le « budget » CO2 de chaque
    Terrien devrait être comprise entre 1,6 t (hypothèse basse) et 2,8 t (hypothèse haute) de CO2 par
    an entre aujourd’hui et 2100. A”

    Avez vous cherché dans le GIEC la confirmation de ces chiffres?

  8. Bonjour, je n’y connais absolument rien, mais je voudrais connaître le pourcentage du réchauffement climatique lié à la position de la Terre (Interglaciation naturelle, tous les 15000 ans ?) par rapport au Soleil, et d’autre part le pourcentage du réchauffement lié à l’activité humaine? On sait que à Crozon et à Quiberon la mer était déjà montée de 7m au minimum dans passé, ce qui peut très revenir. Si l’Arctique font c’est 7m en plus. L’activité humaine accélère le processus de réchauffement climatique, mais de combien par rapport au réchauffement naturel?

    1. Merci pour la question, Bon Pote y a répondu a ici : https://bonpote.com/forcage-radiatif-a-la-base-du-changement-climatique/

      En résumé, bien sur les activités du soleil ont un impact sur le climat, et cela a toujours été le cas pour notre planete. Mais cet impact est absolument marginal par rapport au pouvoir “réchauffant” des gaz a effet de serre émis par les activités humaines. Cf le GIEC
      C’est un argument souvent cité dess climatoseptiques

  9. Super! et Bravo! Ce post et cet article sont tres interessant ! Peu importe l’exactitude du chiffre, l’important c’est l’ordre de grandeur et la signification en “habitudes de vie”.

  10. Merci beaucoup pour la qualité de ce genre d’articles.
    Question. Où puis-je trouver une source fiable de l’empreinte carbone de la France (mais aussi des autres pays) en incluant les importations ? Je pensais que ça allait pouvoir être simple, mais ça ne l’est pas du tout.

  11. Merci pour cet article et l’ensemble de ton travail, tes articles sont très qualitatifs et toujours sourcés. Il va falloir que je le relise pour bien tout saisir, mais ça remet pas mal de choses en perspectives.
    Le chemin est vraiment semé d’embûches, mais en comprenant les enjeux ça nous permet de mieux agir.
    Je te remercie et te souhaite une bonne journée.

  12. J’ai été très intéressée par cet article car j’ai fait de longues recherches sur cet objectif 2 tonnes pour mon blog et je suis arrivée à la même conclusion : impossible de remettre la main sur l’origine exacte de ce chiffre ! Je l’utilise cependant car, comme tu dis, Il est très parlant lorsqu’on s’intéresse à la réduction de l’empreinte carbone individuelle. Cet objectif n’empêche pas de comprendre là où est la part de l’individu et là où est la part du collectif, par exemple sur le fait d’arrêter la voiture on se heurte vite aux limites des infrastructures. La question du timing est fondamentale à comprendre car dans les ateliers 2tonnes par exemple je trouve que les participants étaient trop facilement soulagés de se dire que cet objectif était très lointain et qu’ils n’avaient pas besoin d’agir tout de suite… quand bien même beaucoup d’action du dernier round était réalisables tout de suite. Les derniers versions des MOU leadership climatique mondial disent qu’il faut atteindre la neutralité carbone dès que possible. Je pense qu’il vaut mieux retenir cet objectif à titre individuel.

  13. Bravo pour ce post bien construit.
    C’est en ce posant ces questions et en arrivant aux mêmes conclusions que nous avons créé Horizons décarbonés. C’est un atelier post fresque du climat où nous scénarisons le changement du système. Une table a 2t comme objectif et la deuxième a 1,5t pour les raisons que tu donnes (puits, équité). Encore bravo Arthur de Lassus http://www.horizons-decarbones.earth

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Sommaire
Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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28 Responses

  1. Bonjour,

    Je viens de faire le test suivant https://nosgestesclimat.fr/ et j’arrive à un résultat entre 6 et 7 tonnes de CO². J’ai refait le test en modifiant mes réponses pour voir ce que je devais faire pour arriver à ce fameux objectif de 2 tonnes. J’ai beau devenir végétalienne, me déplacer uniquement à pied ou en vélo (c’est-à-dire ne même pas prendre ni le bus ni le train, à peine 600 km en voiture électrique par an, zéro avion zéro ferry), installer une pompe à chaleur chez moi, m’habiller et me meubler seulement en seconde main et n’assister à aucun concert ni spectacle… impossible de passer en dessous des 2 tonnes. La raison : la part des émissions “institutionnelles” représente déjà 3/4 des 2 tonnes !

    Je milite auprès de mes proches depuis des années pour réduire les trajets en voiture, remplacer les trajets en avion par le train, consommer zéro déchet, bio et local, je ne m’habille qu’en seconde main… Je vous avoue que ce résultat m’a bien déprimé. Ce n’est pas une critère de l’écologie, bien au contraire. Le but de mon commentaire est d’essayer de comprendre. Ce résultat me fait me questionner sur cet objectif de 2 tonnes, et c’est comme cela que je suis tombée sur cet article. Le plus grand impact que l’on peut avoir est donc plutôt politique ? puisque ce sont les institutions qui pèsent le plus lourd ?

    Merci pour vos recherches et vos actions, c’est un travail monstre.

      1. Merci pour le lien, article très intéressant également. Mais la conclusion est implicitement la même : à moins d’être agent du public (et encore …) on ne peut pas faire grand chose à l’échelle individuelle pour réduire la part de l’empreinte carbone des services publics… mis à part interpeller les politiques ? et voter…

    1. Il y a la loi SNBC (Stratégie National Bas Carbone) qui est définie (entre autre) une trajectoire pour la réduction les émissions de CO2 de la part institutionnelle (qui est plutôt de l’ordre d’1T par an et par Français). Bon, on n’y est pas sur cette trajectoire, mais elle existe.

  2. Une fois n’est pas coutume, voilà un article de Bon Pote critiquable à plus d’un titre !

    “d’où vient le chiffre 2 tonnes ? Il ne fait aucun doute qu’en France il a été démocratisé par Jean-Marc Jancovici, Carbone 4, le Shift Project et quelques vulgarisatrices et vulgarisateurs climat. Mais quelle est la source primaire de ce chiffre ?”

    C’est sympa de casser du sucre gratuitement et sans apporter de preuve (“il ne fait aucun doute que…”, le peu amène et très vague “quelques vulgarisatrices et vulgarisateurs climat”) sur des gens qui sont pourtant censés être des alliés sur le sujet du climat. Surtout quand ils n’y sont pour pas grand chose… Pour ma part, et pour ne parler que de lui : je suis de près la communication du Shift Project depuis suffisamment longtemps pour pouvoir témoigner que “2 tonnes” ne fait pas partie et n’a jamais correspondu à sa communication (par contre, “rester largement sous +2°C”, “des émissions aussi basses que possible en 2050”, “réduire les émissions de 5 à 6% par an”, ça, oui, et depuis longtemps, par exemple en 2017 avec sa publication “Décarbonons ! 9 propositions pour que l’Europe change d’ère” ou encore le plus récent “Plan de Transformation de l’Economie Française” en 2022). Par ailleurs, il est dommage que l’article ne fasse pas mention de l’atelier “Deux tonnes”, propriété de l’association de bénévoles qui, justement, sont ceux qui revendiquent clairement de diffuser et vulgariser un objectif de “Deux tonnes” par personne.

    Quant à l’origine du chiffre des “Deux tonnes”, il est comique de voir que l’article tente – vainement, et pour cause ! – de l’expliquer en mobilisant toute une série de publications récentes, alors qu’en France, on parlait déjà de ce chiffre il y a une quinzaine d’années ! Car oui, ce chiffre date du début des années 2000, et de l’époque où, en France, on a commencé à parler du « Facteur Quatre », à savoir l’engagement pris en 2003 par la France de « diviser par un facteur quatre les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici 2050 » (un engagement confirmé ensuite par le « Grenelle de l’environnement » en 2007). Et on ne peut pas comprendre d’où vient ce chiffre si on ne remonte pas au moment où il est apparu.

    L’origine de ce chiffre est là, tout simplement : quand on prend les émissions territoriales françaises de 1990 (car au début des années 2000, nos politiques ne savaient pas ce qu’était une empreinte carbone, ils ne parlaient que d’émissions territoriales), soit 549 Mt CO2e/an (cf. la Synthèse SNBC2 reproduite ci-dessus dans l’article), et qu’on divise ces émissions par ce fameux facteur quatre, puis qu’on les re-divise par la taille de la population française telle que l’INSEE la projetait à l’époque (et non aujourd’hui) pour 2050 (soit 70 millions de personnes) pour se ramener à des émissions par personne, on arrive à… 2 tonnes de CO2e par Français (et par an). Étonnant, non ?

    Donc, contrairement à ce que voudrait démontrer cet article, ce chiffre de “Deux tonnes” n’est pas un chiffre qui serait sorti de nulle part et n’aurait aucun fondement : c’est un chiffre très ancien, qui pouvait avoir du sens quand il a créé, qui est franco-français (donc, qui ne prétendait pas s’appliquer ailleurs qu’en France : c’est chercher à l’appliquer au reste du monde ou à d’autres pays, y compris dans cet article, qui n’a pas de sens), et qui est *devenu* *obsolète* pour toute une série de raisons (notamment : l’adoption de la SNBC n°2 en 2019 qui vise une division des émissions par presque 7 et non plus par 4 ; le fait que depuis 2003, le monde a mangé une bonne part de son budget carbone restant sans commencer à réduire ses émissions ; le fait qu’en 2023, on a 20 ans de moins pour réduire nos émissions et tenir ce budget carbone restant).

    On peut certes reprocher à ceux qui popularisent ce chiffre *aujourd’hui* en en faisant un objectif *final*, qu’ils induisent en erreur. Mais on ne peut pas faire ce reproche à ceux qui le présentent comme un objectif *intermédiaire* (ce que, de fait, il est, puisqu’il faut aller encore plus loin dans la réduction de nos émissions de GES). Et dans tous les cas, c’est dire des bêtises que d’affirmer que ce chiffre viendrait de nulle part et qu’il serait sorti du chapeau.

    Ceci étant dit, je ne doute pas que Bon Pote corrigera tout ce qui, dans cet article, doit l’être, pour éliminer tout ce qui ne correspond pas à la réalité et être fidèle à l’honnêteté et la rigueur scientifique à laquelle, d’habitude, il est si attentif dans ses publications ! 🙂

    1. Bonjour, l’article a été relu par un scientifique spécialiste du sujet et je ne vois pas en quoi ce que vous écrivez réfute ce qui est écrit.
      Entre “ce chiffre existe depuis 15 ans” et “il est repris abondement dans la presse”, il y a un monde. Et il y a 15 ans, le sujet n’existait pas. Même réflexion sur le concept d’empreinte carbone, avant qu’il soit popularisé par BP, et encore plus récemment.
      Je précise également que ce chiffre apparait dans des publications de carbone 4, avec écrit “Accord de Paris”, alors que c’est faux. Désolé si cela ne vous plait pas, même avec une source dans l’article.

  3. Il me semble qu’il manque plusieurs points importants pour comprendre cet objectif des 2 tonnes.

    . À propos de la construction du chiffre

    Dans Le syndrome de la grenouille d’Ivar Ekeland, on trouve ce passage (p77) :
    « Supposons que le monde entier se réunisse dans un grand élan de fraternité et que l’on décide finalement d’allouer à chaque habitant de la Terre un budget carbone qu’il pourra utiliser comme il veut, mais qu’il ne pourra pas dépasser. Le calcul est simple et équitable : si l’on veut respecter l’objectif de 2°C en 2100, il ne reste de 1 000 gigatonnes de carbone à émettre d’ici là, ce qui, réparti entre les 7 milliards d’habitants, fait 170 tonnes pour chacun ; on ne tient pas compte ici de ceux qui vont mourir d’ici à 2100, ni de ceux qui vont naître, mais faisons simple. » Le livre étant écrit en 2015, il faut diviser par 85 (soit 2100-2015) le résultat pour avoir un budget par an : cela donne 2t CO2e. Si vous faites le calcul par vous-mêmes vous trouverez une erreur pour les 170 tonnes, je suppose qu’elle est due à un arrondi fait pour les 1 000Gt dans le but de faciliter la lecture.
    En expliquant cette construction du chiffre, on voit un problème majeur apparaître : il date de 2015. Il faudrait donc procéder à une actualisation des variables : nous sommes à présent 8 milliards, nous avons émis environ 50 Gt CO2e par an entre 2015 et 2022 soit 350Gt en tout et il reste 78 ans d’ici à 2100.
    En reprenant le modèle d’Ekeland, cela nous donne l’approximation suivante :
    (650Gt CO2e / 8Mds d’habitants) / 78 années = 1t CO2e / personne / an. (Ce chiffre est un peu sous-estimé par rapport aux données d’Ekeland puisque son budget global — 1 000 Gt — est tronqué par le bas.)
    En seulement 7 ans, notre budget carbone a donc été divisé par deux selon les hypothèses du modèle d’Ekeland.
    Cependant, étant donné que ce modèle s’appuie sur une projection démographique très basse (stagnation du nombre d’habitant·es), on peut remédier à cette faiblesse assumée en recalculant le budget pour 10 milliards de personnes, ce qui correspond à la population mondiale prévue pour 2050. On trouve alors que chacun·e peut émettre au maximum 0,76tCO2e par an. Rappelons qu’il s’agit ici de données visant à limiter le réchauffement en-deça de +2°C.

    Le majeur problème de l’article est donc qu’il ne prend pas en compte cette actualisation temporelle. Les objectifs en tonnes demandent à être appliqués dès aujourd’hui. On ne peut pas les considérer comme des objectifs à atteindre progressivement d’ici 10, 20 ou 30 ans. Tant qu’on les dépasse, on contracte une sorte de « dette climatique » ce qui réduit immédiatement notre budget disponible.

    Afin d’appuyer mon propos et de justifier sa validité, je vais m’appuyer sur des données plus récentes. Dans le rapport sur les inégalités mondiales de 2022, Lucas Chancel estime lui aussi un budget carbone mondial par personne. On en trouve le récapitulatif p221. On peut y lire :
    « Pour que le partage du budget carbone restant procure 83% de chances de se maintenir en dessous de 1,5° C d’augmentation de la température planétaire, il faut que les émissions annuelles n’atteignent pas 1,1 tonne par personne et par an de 2021 à 2050 (et qu’elles soient nulles ensuite). Si le partage du même budget s’étend de 2021 à 2100, il faut que les émissions annuelles demeurent inférieures à 0,4 tonne par an. Valeurs du budget carbone planétaire extraites du sixième rapport d’évaluation du GIEC, degré de confiance 83%. » Pour rester sous +2° C, il faut rester sous 3,4t CO2e en hypothèse de neutralité carbone en 2050, et sous 1,1t CO2e d’ici à 2100 sans cette hypothèse.

    Pour donner une idée de ce à quoi correspondent 0,4t CO2e, selon le calculateur d’empreinte carbone de l’Ademe, un régime alimentaire végétalien et zéro déchet émet à lui seul environ 0,5t CO2e.

    . À propos des puits de carbone

    Dans la partie « Comment obtenir ce chiffre des 2 tonnes ? », BonPote propose un calcul qui nationalise les puits de carbone, c’est-à-dire qu’un puits de carbone sur le territoire français compenserait des émissions françaises uniquement. Certains problèmes sont soulevés dans l’article, par exemple la dégradation de l’état des forêts françaises, dont nous avons toutes et tous vu une forme l’été dernier lors des incendies. Mais il faut aussi souligner que la France contribue à la déforestation et destruction d’autres puits de carbone ailleurs dans le monde pour permettre sa consommation actuelle. On peut penser à la forêt amazonienne, qui est principalement sur le territoire brésilien, mais dont la destruction bénéficie à des habitant·es de bien d’autres pays, en les nourrissant par exemple. Globalement, les puits de carbone ne sont pas assurés, le réchauffement climatique tend même à les dégrader, ce qui empêche de pouvoir compter sereinement dessus : la neutralité carbone est alors improbable. Les GES se moquent des frontières, donc la territorialisation des puits de carbone ne paraît répondre à aucune logique, surtout quand on prend en compte la délocalisation coloniale des activités industrielles et d’extraction des ressources opérée par les pays occidentaux.

    Bref, cet article reste intéressant à mes yeux sur certains points : merci pour le travail fourni. J’espère que mon commentaire aura permis d’y ajouter des précisions. Bonne journée.

  4. Bonjour,
    Je ne sais pas si c’est pertinent de réfléchir uniquement en quantité de CO2 émises.
    Imaginons que deux pays émettent exactement la même quantité de CO2, dans le premier c’est un petit groupe de milliardaires qui voyagent en jet privé, dans le 2eme on construit des logements, des hôpitaux et des écoles. Je pense qu’il faut rapporter le CO2 émis à la qualité de vie de la population.
    Et puis compter les émissions de CO2 depuis 1750 défavorise forcément les pays qui se sont industrialisés en premier. Un pays qui déciderait de construire la première ligne de train de son histoire aujourd’hui en 2023 fera forcément rouler des trains beaucoup plus propres que les premiers trains qui ont roulé en France ou en Angleterre.

  5. Coucou, les activistes, qu’avez vous obtenu avec vos slogans anxiogènes, vos graphes unidirectionnels et votre discours culpabilisateur et culpabilisant? Vous êtes à l’origine de la fermeture de quelques réacteurs nucléaires ! Bravo, Hourrah, Victoire, Félicitations ! Et puis quoi ? Il ne s’est jamais autant dégagé de CO2 qu’au cours des 20 dernières années, la pollution est à son apogée et le discours écologique repose sur l’inquiétude de ce que fera Mbappé pendant sa retraite. Alors, exceptionnellement pour vous, je milite pour la retraite à 25 ans, foutez la paix à cette planète, à ses habitants, faites pousser ce que vous voulez, comme vous le voulez, déplacez vous à pied ou à vélo mais épargnez nous votre morale inutile puisque sans résultats, reconnaissez que vous avez échoué, laissez la main à d’autres, vous l’avez eu pendant 20 ans pour rien.

  6. Enfant d’écolo, j’ai 56 ans, les premières fois que j’ai calculé mon empreinte carbone, on avait une autre façon de voir : en nombre de planète. SI tout le monde vit comme moi, il nous fait X planètes, je trouvais cela plus parlant, plus responsabilisant, sauf quand tu crois aux baratins d’Elun Musk qui te propose une planète B faite de cailloux et sans atmosphère! Moi, j’ai commencé à 3, 5 planètes, je suis passée à 2 et je n’ai plus cet outil. Je le regrette…. L’impact carbone, c’est comme les inégalités de salaire, ça en touche une sans déranger l’autre comme dirait l’autre. J’ai vu en live une nana dire : cool moi 15 tonnes, ça me va!!!!

    Ravie de voir les promesses de Père Noel de nos gouvernants sur les puys, c’est comme le nucléaire… que du blablabla…

  7. Changer le système, c’est combien de CO2? et ça consiste en quoi (avec des chiffres si possible)?

    Et sinon, citation de la SNBC2 (cité dans l’article):
    “Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) a précisé, dans le cadre d’un rapport
    sur les effets d’un réchauffement de 1,5°C publié en octobre 2018, la quantité cumulée de CO2
    qu’il était encore possible d’émettre tout en ne dépassant pas 2°C de réchauffement en 2100. En
    tenant compte de l’évolution de la population mondiale d’ici 2100 et en respectant une répartition
    strictement égalitaire de la quantité de CO2 qu’il resterait à émettre, le « budget » CO2 de chaque
    Terrien devrait être comprise entre 1,6 t (hypothèse basse) et 2,8 t (hypothèse haute) de CO2 par
    an entre aujourd’hui et 2100. A”

    Avez vous cherché dans le GIEC la confirmation de ces chiffres?

  8. Bonjour, je n’y connais absolument rien, mais je voudrais connaître le pourcentage du réchauffement climatique lié à la position de la Terre (Interglaciation naturelle, tous les 15000 ans ?) par rapport au Soleil, et d’autre part le pourcentage du réchauffement lié à l’activité humaine? On sait que à Crozon et à Quiberon la mer était déjà montée de 7m au minimum dans passé, ce qui peut très revenir. Si l’Arctique font c’est 7m en plus. L’activité humaine accélère le processus de réchauffement climatique, mais de combien par rapport au réchauffement naturel?

    1. Merci pour la question, Bon Pote y a répondu a ici : https://bonpote.com/forcage-radiatif-a-la-base-du-changement-climatique/

      En résumé, bien sur les activités du soleil ont un impact sur le climat, et cela a toujours été le cas pour notre planete. Mais cet impact est absolument marginal par rapport au pouvoir “réchauffant” des gaz a effet de serre émis par les activités humaines. Cf le GIEC
      C’est un argument souvent cité dess climatoseptiques

  9. Super! et Bravo! Ce post et cet article sont tres interessant ! Peu importe l’exactitude du chiffre, l’important c’est l’ordre de grandeur et la signification en “habitudes de vie”.

  10. Merci beaucoup pour la qualité de ce genre d’articles.
    Question. Où puis-je trouver une source fiable de l’empreinte carbone de la France (mais aussi des autres pays) en incluant les importations ? Je pensais que ça allait pouvoir être simple, mais ça ne l’est pas du tout.

  11. Merci pour cet article et l’ensemble de ton travail, tes articles sont très qualitatifs et toujours sourcés. Il va falloir que je le relise pour bien tout saisir, mais ça remet pas mal de choses en perspectives.
    Le chemin est vraiment semé d’embûches, mais en comprenant les enjeux ça nous permet de mieux agir.
    Je te remercie et te souhaite une bonne journée.

  12. J’ai été très intéressée par cet article car j’ai fait de longues recherches sur cet objectif 2 tonnes pour mon blog et je suis arrivée à la même conclusion : impossible de remettre la main sur l’origine exacte de ce chiffre ! Je l’utilise cependant car, comme tu dis, Il est très parlant lorsqu’on s’intéresse à la réduction de l’empreinte carbone individuelle. Cet objectif n’empêche pas de comprendre là où est la part de l’individu et là où est la part du collectif, par exemple sur le fait d’arrêter la voiture on se heurte vite aux limites des infrastructures. La question du timing est fondamentale à comprendre car dans les ateliers 2tonnes par exemple je trouve que les participants étaient trop facilement soulagés de se dire que cet objectif était très lointain et qu’ils n’avaient pas besoin d’agir tout de suite… quand bien même beaucoup d’action du dernier round était réalisables tout de suite. Les derniers versions des MOU leadership climatique mondial disent qu’il faut atteindre la neutralité carbone dès que possible. Je pense qu’il vaut mieux retenir cet objectif à titre individuel.

  13. Bravo pour ce post bien construit.
    C’est en ce posant ces questions et en arrivant aux mêmes conclusions que nous avons créé Horizons décarbonés. C’est un atelier post fresque du climat où nous scénarisons le changement du système. Une table a 2t comme objectif et la deuxième a 1,5t pour les raisons que tu donnes (puits, équité). Encore bravo Arthur de Lassus http://www.horizons-decarbones.earth

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