Empreinte carbone des Services Publics

Services Publics

Vous avez été des milliers à simuler votre empreinte carbone et presque autant à paniquer en comparant l’objectif (moins de 2 tonnes CO2eq/an) et la part de l’empreinte carbone des services publics. Ces fameuses 1.3t qui s’affichent et qui laissent très peu de place avant de dépasser les fameuses 2 tonnes…

Empreinte carbone de Bon Pote, dont 1.3t CO2 eq des services publics
Source : https://bonpote.com/comment-calculer-son-empreinte-carbone/

Que représentent les services publics ?

Les services publics englobent les services de l’Etat, ses établissements publics et ses opérateurs. Les 2.4 millions de français.es qui y travaillent ont vocation à jouer un rôle moteur dans la transition écologique : comment les citoyens pourraient accepter de changer leurs habitudes si l’Etat et ses employés ne montrent pas l’exemple ?

Nous interagissons quotidiennement avec les services de l’Etat. Voici une liste des actions non exhaustives de choses dont nous pouvons jouir grâce aux services publics, à l’instar du passeport pour les w-e à Bali ou le casier judiciaire pour Patrick Balkany :

Ce que permet de faire les services publics
Source : https://www.service-public.fr/

Les services publics représentent une énorme machine étatique comprenant en tout 16 ministères, où chaque ministère doit rendre un bilan annuel dans le cadre des plans ministériels d’administration exemplaire (PMAE). Voici la liste des ministères, avec en lien à chaque fois le bilan le plus récent :

Ministère de l’IntérieurMinistère des ArméesMinistère de la CultureMinistère de l’Action et des comptes publics
Ministère de la Transition écologique et solidaire Ministère de la Cohésion des territoiresMinistère du TravailMinistère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Ministère de la JusticeMinistère des Solidarités et de la santéMinistère de l’Éducation nationaleMinistère des Outre-mer
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères Ministère de l’Économie et des financesMinistère de l’Agriculture et de l’alimentationMinistère des Sports
Tableau : Bon Pote. Sources: https://side.developpement-durable.gouv.fr/EXPLOITATION/ACCRDD/pmae.aspx

3 points clefs à retenir

C’est un travail titanesque de tout analyser (10 pages pour l’Outre-Mer, 204 pour la culture…), mais voici quelques points clefs :

  • Il existe des indicateurs ministériels qui permettent non seulement de voir les progrès réalisés par chaque ministère d’année en année, mais aussi de faciliter une lecture transversale des documents.
  • Certains ministères sont bien plus transparents et à jour que d’autres. Certains ont des chiffres récents (2018) quand d’autres ministères, comme celui de l’armée, ne disposent que de chiffres datant de 2015.
  • Le détail des émissions n’est parfois pas très clair et le détail des scopes 1, 2 et 3 est très mauvais. J’ai eu l’impression de lire le bilan des boites du CAC40… C’est pourtant indispensable pour piloter avec efficacité la transition afin de tendre vers l’objectif numéro 1 : la neutralité carbone.

Comment les émissions des services publics sont réparties

Lorsque vous simulez votre empreinte carbone sur NosGestesClimat, vous obtenez un chiffre de 1.3t CO2eq. Que signifie ce chiffre ? Il correspond tout simplement à l’empreinte totale des services publics en France, divisée par le nombre d’habitants. Deux bonnes nouvelles :

  • La première, et c’est la seule fois que cela est possible, tous les français.es ont la même empreinte carbone pour le poste ‘services publics’ ! En effet, que vous soyez étudiant.e ou retraité.e, milliardaire ou blogueur dans le sous-sol de votre voisin, c’est la même chose ! Nous avions vu dans une infographie que les émissions avaient tendance à augmenter avec votre revenu. En revanche, comme vous pouvez le constater ci-dessous, que votre ménage soit parmi les moins ou les plus aisés de France, le poids des services publics est le même :
L'empreinte carbone des services publics est la même pour tous les ménages
Source : Bon Pote
  • Deuxième bonne nouvelle, les services publics devront aussi être neutres en carbone d’ici 2050 et donc ne plus être un ‘poids’ dans votre empreinte carbone ! Cela veut dire que vous pourrez enlever les 1.3t CO2eq de votre empreinte en 2050, en espérant que l’Etat, ses établissements publics et ses opérateurs fassent le nécessaire pour atteindre la neutralité carbone.

Pour atteindre cette neutralité, cela signifie que chaque ministère, chaque opérateur, chaque agence devra initier un agenda de transformation écologique et environnemental qui irriguera l’ensemble de leurs métiers et activités, donnant un nouveau souffle à la dynamique de modernisation du secteur public. Nous verrons ci-dessous les 6 thématiques sur lesquelles les ministères devront travailler.

Que fait l’Etat pour baisser cette empreinte carbone ?

Au même titre que le secteur privé, l’Etat doit aider les services publics à se réformer pour qu’ils puissent le plus rapidement possible être neutres en carbone. En lançant le plan Services publics écoresponsables, le 4e Conseil de défense écologique qui s’est tenu le 12 février 2020 a eu pour ambition d’accélérer la transition écologique des services publics dans leur fonctionnement et leurs missions. Vous trouverez ci-dessous une infographie regroupant les 20 mesures, regroupées en 6 thématiques :

Infographie : E&Y. Source : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13936

En analysant les différents bilans des 16 ministères, nous constatons sans surprise que les deux plus gros postes d’émissions sont les transports et les bâtiments, suivis par les déchets et l’alimentation. Les émissions sont très hétérogènes selon les ministères : par exemple pour celui de l’Armée, le carburant occupe une place importante de l’empreinte carbone, alors que pour le ministère de l’éducation c’est plutôt le bâtiment.

Aussi, chaque ministère aura ses propres priorités dans son objectif de neutralité carbone et devra axer ses efforts en fonction. Voici un guide de colibris d’actions proposées aux 2.4 millions d’agents publics de l’Etat mobilisés pour la transition écologique. Lisez-le, vous verrez tout de suite que nous sommes sur la bonne voie.

Pourquoi observe-t-on une différence dans les différents simulateurs ?

En parcourant l’ensemble des simulateurs disponibles, nous pouvons nous rendre compte que l’empreinte carbone des services publics diffère selon les simulateurs. En effet, voici 4 résultats différents :

  • Le gouvernement : 1,1 t CO2 eq pour les services de santé, d’éducation et autres services publics
  • Le simulateur Ademe : 1.3 t CO2 eq, chiffre provenant d’une étude Carbone 4 de 2010… et mis à jour 1,1 t CO2 eq pour s’aligner sur le gouvernement (attention l’explication n’est pas mise à jour)
  • MYCO2, simulateur de Carbone 4 : 1.7t CO2 eq
  • Regis Janvier : 1.5 CO2 t eq , actualisation sectorielle selon les données 2010 de Carbone 4 et du site statistiques.developpement-durable.gouv.fr.

Tout d’abord, et c’est un réflexe à avoir systématiquement lorsque vous regardez les données d’empreinte carbone : regardez l’ancienneté. Les données évoluent d’année en année, et malheureusement, les chiffres ne sont pas forcément décroissants. Ensuite, il s’agit de l’empreinte carbone… Et l’empreinte carbone est bien plus difficile à calculer que l’inventaire national ! Le chiffre final dépend avant tout d’un choix méthodologique.

L’empreinte carbone de la France est un indicateur calculé par le Service des données et études statistiques (SDES). Le calcul de l’empreinte carbone d’un pays n’est pas encadré par des normes ou des règles internationales ou nationales (ce point est très important et pourtant très souvent omis). Il existe différentes approches méthodologiques. La modélisation macro-économique (calcul input-output) est la méthodologie privilégiée par le SDES.

Bien sûr qu’au premier abord, on pense que c’est simple :

P pour production intérieure
M pour importations
CI pour consommations intermédiaires
DF pour demande finale

Puis ensuite on continue de creuser…

Puis

Mon conseil : Soit vous faites confiance au service dont c’est le métier et vous vous en tenez aux ordres de grandeur…
Soit vous prenez plusieurs mois de votre temps à analyser les données de chaque ministère à la virgule près, et vous pensez à m’envoyer le résultat par email… N’hésitez pas, je sens bien que les données de l’empreinte carbone de l’Armée seront très faciles à trouver !

Le mot de la fin

Avec 16 ministères et 2.4 millions d’employés, les services publics auront la difficile tâche de se réformer afin d’atteindre la neutralité carbone. Cas unique, leur empreinte carbone est partagée par tous les français de façon égale, puisque l’empreinte totale des services publics en France est tout simplement divisée par le nombre d’habitants.

Que cette empreinte carbone soit de 1.1 ou 1.7 T CO2eq, elle devra tendre vers 0 et ne devrait pas être un poids à terme pour votre empreinte carbone personnelle. Compte tenu de la complexité de calcul de l’empreinte carbone, j’insiste sur l’importance de ne retenir que l’ordre de grandeur plutôt que de retenir un chiffre à la virgule près. D’ailleurs, une société où nous pourrions tout calculer à la virgule près serait-elle souhaitable ?

Aussi, je profite de la conclusion pour lancer une invitation à la réflexion sur les services publics de demain. Nous pouvons affirmer sans aucune hésitation que les services publics actuels sont imparfaits et au minimum non soutenables. La gestion de la Santé depuis des années en France en est un très bel exemple, 2020 n’étant qu’une illustration parfaite de tout ce qui ne va pas avec le système économique actuel.

Sans changement systémique, nous continuerons à accentuer la pression sur notre système de santé, rendant quasi impossible sa pérennité économique et écologique. En continuant ainsi, nous aggraverons les chances de voir d’autres pandémies arriver (sources : IPBES). Je ne sais pas vous, mais rester enfermé toute l’année ne m’intéresse pas vraiment.

La réflexion ne s’arrête d’ailleurs pas à la Santé mais bien à tous les ministères : tout le monde devra faire des efforts. L’Etat devra être moteur de ce changement et tous ses employé.es devront montrer l’exemple. Cela concerne aussi bien l’Armée, l’Education, la Recherche… En d’autres termes : pour votre conférence d’1H30 à New-York… Zoom fera l’affaire.

image_pdfimage_print

Bon Pote est un média 100% indépendant, financé par ses lectrices et lecteurs. La meilleure façon de soutenir Bon Pote ? Devenez Tipeuse/Tipeur !

 Vos partages et réactions sur les réseaux sont également très précieux :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn

Restez informé.e des dernières parutions

Articles similaires

Commentaires

16 Comments

  1. Xavier 5 février 2021

    Merci pour ce travail de digestion des rapports et des informations publiques et pour la réflexion partagée !

    En lisant l’article, on comprend que les services publics, c’est l’État. Vous oubliez cependant que les services publics c’est aussi l’ensemble des collectivités locales (communes, départements et régions), les hôpitaux (qui ne sont pas directement des services de l’État et dont le périmètre n’est peut-être pas inclus dans les rapports du ministère de la santé), les caisses de sécurité sociale qui sont des organismes de droit privé. Est-ce que l’on compte aussi dedans la gestion privée des services publics (réseaux d’eau et d’assainissement, autoroutes concédées, etc.) ?

    Voilà des pistes pour poursuivre votre lecture et approfondir la question. Ça risque d’être fastidieux, à moins que des réseaux nationaux (associations des maires de France, association des Départements, association des Régions, caisses nationales de sécurité sociale, etc.) fassent un travail de compilation. Pas gagné…

    Bon courage et bonne lecture !

    Répondre
    1. Bon Pote 5 février 2021

      Vous avez raison et c’est une différence observée avec le PTEF du shift project. J’ai mis pas mal d’infos de côté pour en reparler plus tard dans l’année.. 😉

      Répondre
  2. Julia 3 février 2021

    Hey merci pour l’article ! Y a juste un truc que je comprends pas : même si on réduit bcp les émissions des services publics, il en restera toujours non? Dans ce cas, pour atteindre la neutralité, il faut qu’il y ait aussi des mesures compensatoires? Si oui, de quel genre ?

    Merci !

    Répondre
    1. Bon Pote 3 février 2021

      Oui le fait d’être neutre ne veut pas dire être à 0. Donc il y aura bien des façons de ‘compenser’ de l’autre côté. Cela peut-être de façon sectorisée par ministère (pas recommandé) ou vu de façon nationale avec un choix : La Santé n’est pas neutre en carbone MAIS on l’accepte et compenser ailleurs, etc…

      Répondre
  3. Prejudicateur 2 février 2021

    Bonsoir,
    L’empreinte des services publics n’est pas la même pour un provincial que pour un parisien pr exemple .
    Il faudrait en tenir compte aussi …

    Répondre
    1. Bon Pote 2 février 2021

      Malheureusement pour la comptabilité nationale c’est le cas. En revanche bien sûr cela dépend d’autres paramètres pour les régions (qui ont aussi leur propre comptabilité carbone, les villes aussi…)

      Répondre
  4. JulienS 2 février 2021

    Bonjour Bon Pote et merci pour tous vos articles.
    Merci également de vous être coltiné les rapports de chaque ministère pour en faire un “Reader Digest”.

    Je suis surpris de ne pas voir la rénovation des bâtiments publics (amélioration de l’isolation, remplacement de chauffage au fioul par un autre moyen moins carboné, etc.) parmi les 20 mesures pour réduire l’empreinte carbone de la fonction publique. Ou bien c’est inclus implicitement dans la réduction de la facture énergétique ?
    De même, pour rebondir sur un commentaire plus haut, je ne vois pas non plus explicitement de mesure concernant les infrastructures: révision de la stratégie de développement et d’entretien du réseau routier par rapport à l’occupation des sols et à un changement dans nos modes de déplacement, approvisionnement et choix de matériaux moins carbonés, etc.

    Répondre
    1. Bon Pote 2 février 2021

      Bonjour Juliens, c’est bel et bien prévu si tu regardes l’image des 20 mesures/6 thématiques (4ème)
      Concernant la 2ème partie, cela mérite une réflexion entière et j’en parlerai dans un autre article. Encore une fois, ce n’est que de la compta carbone, avec des normes, et ses limites.

      Répondre
  5. Martin 2 février 2021

    Merci pour cet article !
    Pour information, et sans rentrer dans la question du colibris ou non, bien d’autres ressources sont disponibles (et à jour 😉 sur le site :
    https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/bureau

    Répondre
  6. Françoise 2 février 2021

    Bonjour,

    merci pour votre travail et pour cet article en particulier.

    L’empreinte carbone des services publics est la même pour tous les français parce que c’est un quotient: empreinte carbone globale / nombre de français, tout le monde l’aura compris.
    Ceci dit, j’espère bien que mon empreinte carbone liée au services publics réelle , ie celle qui est effectivement liée à ma consommation de services publics, si elle était calculable, ressortirait inférieure à celle de M. & Mme Balkany !!! Je veux dire, vu le monde qu’ils doivent occuper au ministère de la justice 😁

    Plus sérieusement, pourquoi c’est entre 1.3t et 1.7t suivant les simulateurs et 3.53t dans l’infographie de Sciences Po et OFCE ? C’est ma question, le reste c’est moi qui déverse ma bile, je suis un peu grognonne aujourd’hui.

    Quant au guide “ecoresponsable au bureau”, c’est bien mignon, mais c’est juste une collection de voeux pieux! Que des injonctions, faites ceci, faites cela, c’est hyper culpabilisant en fait, mais à aucun moment ne sont données des indications chiffrées avec des objectifs et les moyens d’y parvenir. Un truc de colibris en effet: je fais ma part qui ne sert à rien et en sachant que ça ne sert à rien.

    A bientôt!

    Répondre
    1. Bon Pote 2 février 2021

      Bonjour Françoise, pour l’infographie c’est pour les ‘ménages’ et non une empreinte individuelle 😉 C’était surtout pour mettre en relief que peu importe votre salaire ou catégorie sociale, l’empreinte est la même pour tout le monde

      Répondre
  7. Philippe Laré 2 février 2021

    Le clin d’œil (à qui ? Pourquoi ? Me trompé-je ?) sur le mot barré « colibris » me laisse perplexe. Ce n’est pas un mot neutre. Il fait immédiatement penser à Pierre Rabhi et au mouvement des colibris dont je me demande ce qu’ils pourraient bien faire ici. Comme j’espère que la critique de ce genre de choses puisse se faire ailleurs et laisser intégralement la place ici au raisonnement argumenté, ce genre d’amusement peut être considéré comme une pollution.

    Ou alors c’est une maladresse mais ça revient au même. Sur ce je me concentre sur le reste de l’article.

    Répondre
    1. Xavier 5 février 2021

      Selon moi, la référence aux colibris est ici plus une référence à la légende du colibri qu’au mouvement des colibris.
      Pour les deux, cf. https://colibris-lemouvement.org/mouvement/legende-colibri

      Répondre
  8. Gaétan 2 février 2021

    Salut Bon Pote (et bravo pour tes articles)

    La construction et l’entretien de l’espace public (routes, trottoirs, espaces verts) sont-ils comptabilisés dans l’empreinte carbone des services publics où plutôt dans l’empreinte personnelle (volet mobilité) ?

    Répondre
    1. Bon Pote 2 février 2021

      C’est bien dans les services publics. Il y a tout un sujet philosophique (volontairement évité et discuté plus tard dans l’année) sur cette empreinte : pourquoi partager l’empreinte des autoroutes alors que je ne prends jamais la voiture ?

      Répondre
      1. Yohan 2 février 2021

        Bonjour,
        “Pourquoi partager l’empreinte des autoroutes alors que je ne prends jamais la voiture ?”
        Et bien parce que l’autoroute est aujourd’hui également utilisée pour le transport de marchandises dont tu es probablement consommateurs et pour le déplacement des services de l’état (armée, police, etc) et pour le déplacement des services techniques en général (éolien par exemple, un peu tous ce qu’on veut en fait…).
        Bien sûr il faut que cela change mais tout de suite maintenant je pense que l’on utilise tous l’autoroute au moins indirectement.
        Dans mon cas personnel, je prends – malheureusement et à contre coeur – l’autoroute pour effectuer des opérations de maintenances préventives et curatives sur des systèmes de propulsions navals électriques ou hybride H2/élec ou Diesel/élec (aussi bien des navires pour le tourisme fluvial, les transports en commun type bateau bus, l’armée, la pêche…). A ma connaissance, la plusparts de mes “confrères” se déplacent en utilitaires car le transport d’outillage et de matériel n’est pas évident en transport en commun. Après, à la question : Pourquoi un technicien traverse la France pour de la maintenance comme si on ne pouvait pas trouver des techniciens n’importe où? je n’ai pas de réponse et c’est évidemment un point à améliorer d’urgence. Reste que aujourd’hui et maintenant c’est fréquent, très fréquent.
        Avec de plus en plus de gens comme toi qui se bougent les fesses on va y arriver!! Merci et beau travail.
        YG

        Répondre

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Restez informé des dernières parutions

RESTEZ INFORMÉ DES DERNIÈRES PARUTIONS