Vivre à 2 tonnes CO2e par an, c’est possible !

Infographie Carrée Bon Pote INVBC3

Texte de Gildas Véret

Au XXIe siècle, est-ce vraiment possible de vivre dans un pays développé en émettant moins de 2 tonnes de CO2e par an ?

Petit rappel : cette étape est indispensable pour pouvoir atteindre la neutralité carbone, respecter les engagements de notre pays et conserver une planète habitable. Pour être franc : oui et non.

Est-ce vraiment possible ?

OUI : on l’a fait ! Cela veut dire savoir cuisiner des légumineuses de beaucoup de façons délicieuses, mettre son vélo dans un train pour aller travailler, installer un Linux pour faire durer un vieil ordi, avoir des sacs et des boites réutilisables pour faire ses courses et s’habiller surtout d’occasion. Ça demande quelques efforts, mais c’est satisfaisant et ça peut devenir franchement marrant si l’on fait partie d’une communauté où c’est valorisé (ex : les résistants climatiques).

Surtout, ce n’est rien à côté des « efforts » qu’il nous faudrait fournir pour « s’adapter » à un monde avec plusieurs milliards de migrants, des guerres et des famines partout et une France dont « l’habitabilité serait remise en question »… À 2tCO2e aujourd’hui, on peut travailler, utiliser internet, se déplacer partout en France, avoir un logement bien chauffé, des loisirs, des amis et respecter l’accord de Paris.

NON : en fait le chiffrage ci-dessus est fourni « hors services publics ». En effet, la part actuelle des émissions des services publics s’élève à environ 1,5 tCO2eq/pers/an (entre 1,1t et 1,7t). En somme, avant mon petit déjeuner, l’essentiel de mon budget carbone a déjà été dépensé pour faire marcher les écoles, les hôpitaux, la recherche, les administrations, l’armée. Et franchement, moins de 500 kgCO2e/an en France, dans un mode de vie « inséré à la société », pour l’instant, on ne sait pas faire.

Mais cela n’a rien de rédhibitoire, vu que la loi prévoit une division « par 6 et plus de nos émissions ». Une fois que la décarbonation de l’économie et des services publics que cela implique sera réalisée (on parle de 2040 comme timing nécessaire, 2050 comme timing légal), ma part des services publics sera proche de 250kg, ce qui me laissera 1750kg pour le reste. Passer de 2t à 1,7t sera aisé vu la décarbonation globale de l’économie et l’engouement de la société pour le bas carbone. En tout cas ce sera plus facile que d’être à 2t hors services publics en 2020, et ça c’est déjà possible et désirable aujourd’hui !

10 tonnes ? 8 ? 12 ? Quel est le bon chiffre ?

En ce début 2022, les chiffres disponibles pour estimer l’empreinte carbone moyenne en France varient de 8 à 12t, selon les sources et les années. De plus la méthodologie de calcul est en cours de modification. Dans cette situation de complexité et d’incertitude (analysée en détail ici), il nous semble raisonnable de retenir l’ordre de grandeur de 10tCO2e/pers/an en France avec une incertitude de 10 à 20 %.

Remarque : ces ordres de grandeur fournissent un constat sans appel. La recherche d’exactitude doit être relativisée par le fait que nos cibles pour 2030 et 2050 baissent chaque semaine, car nous sommes très au-dessus des trajectoires et – par définition – les budgets carbone ne sont pas extensibles. “

Infographie Kit “Inventons nos vies bas carbone”

Le kit « Inventons nos vies bas carbone » dont s’inspire cette infographie est en libre téléchargement. Il fournit les éléments chiffrés et sourcés à la base de cet article ainsi que les éléments vous permettant de bâtir votre propre scénario.

Il y a deux trois petites choses qui vont devoir changer

Il nous faut reconnaître que « la normalité » telle qu’elle est présentée aujourd’hui n’est pas viable et bâtir une autre norme sociale compatible avec les limites planétaires et donc la continuation de la vie et de la paix.

Des calculs mathématiques poussés ont montré que si j’adopte un comportement qui émet plus de 2tCO2e plusieurs fois par an mes chances de respecter ce budget annuel sont proches de zéro (plusieurs équipes ont refait ce calcul). En clair, il y a des choses qui ne passent pas. Par exemple :

Alimentation

Ça ne passe pas : le midi c’est steak-frite ! Classique sans doute, mais manger de la viande tous les jours amène assurément à dépasser les 2 tonnes. Un repas à « dominante animale »( steak-jambon-fromage) émet environ 7kg de CO2 d’après l’ADEME. Donc steak-jambon-fromage midi et soir, ça mène à plus de 5tCO2e par an (sans parler des maladies cardio-vasculaires…et donc de l’impact sur les services publics ! ).

Ça passe : un repas végétarien peut être synonyme de gourmandise. Ceux qui apprécient les falafels, les mezzés et houmous, le savent. Aujourd’hui la cuisine végétarienne et végane fait preuve d’énormément d’inventivité ! Il reste tout à fait possible de manger de la viande dans les grandes occasions sans que cela grève fortement notre budget carbone, comme l’ont fait nos ancêtres depuis longtemps (et ils avaient des métiers autrement plus physiques qu’aujourd’hui).

Gardons en tête que la grande majorité des animaux d’élevage vivent dans des hangars. Apprendre à manger végétarien, ce n’est pas supprimer les quelques vaches que l’on voit dans le paysage, mais sortir de l’élevage concentrationnaire ! Si l’on ne mange que des animaux élevés 100 % à l’herbe, on va vite se rendre compte qu’ils sont peu nombreux (car la quantité d’herbe disponible est limitée) et que la seule voie possible, c’est de diminuer très fortement notre consommation de viande.

Mobilité

Ça ne passe pas : acheter un beau SUV ! (nous parlons ici des soi-disant « 4*4 urbains »). Alors, oui c’est vrai, ces grosses machines consomment beaucoup d’essence, alors qu’il nous faut diviser par deux notre consommation énergétique (ben oui, c’est la loi). Mais il y a plus. Fabriquer des machines de ce type est assez émissif : il faut pas mal de mines et d’usines pour fournir et assembler les quelques tonnes de matière qu’on finit par appeler « une voiture » (ou un tank, c’est juste le design qui change).

Les mines et les usines fonctionnant au pétrole, aujourd’hui, la fabrication d’un gros SUV de 2,5tonnes (de type Range Rover ou Mercedes) émet environ 20tCO2e.. Donc acheter un SUV implique de passer 10 ans sans manger ni se chauffer, ni rouler avec (on peut certes l’admirer dans son garage ;-). Ou, plus réalistement, les SUV ne sont pas compatibles avec l’accord de Paris. La question de pourquoi l’on donne 7 000€ d’argent public à toute personne qui veut acheter un SUV électrique neuf est, de ce fait, une bonne question. La bonne nouvelle, c’est que si vous comptiez acheter un SUV, cet article va vous faire économiser 30 à 50 000€ !

Ça passe : A l’inverse, des flottes de véhicule carénés légers (300 à 500kg), de vitesse limitée (max 70km/h) qui fonctionneraient à l’électricité ou aux carburants de synthèse peuvent tout à fait compléter le développement de la marche, du vélo, des trains et des transports en commun. Il est urgent de diriger nos effets vers des véhicules économes (1 à 2 L au 100km) et de remettre en cause la vitesse sur les routes (on pense par exemple à la mesure 110km/h vs 130km/h sur l’autoroute de la CCC torpillée par le véto présidentiel) !!

Consommation

Ça ne passe pas : vive la 5G ! Le streaming c’est la vie, du moins c’est ainsi que le ressentent la plupart de ceux qui sont nés après la fin de la préhistoire, vers l’an 2000 de notre ère. Sans doute les serveurs sont ils bien cachés, loin des yeux, loin du coeur… mais un rapport ultra secret de la CIA semble indiquer qu’il y en aurait beaucoup et qu’ils consomment de l’électricité. Un rapport parfaitement public du Shift project prétend même que le numérique est déjà responsable de 4 % des émissions de GES mondiales et que ce chiffre pourrait doubler d’ici 2025 et continuer sa trajectoire vers la stratosphère. Le bureau d’étude BL évolution indique que pour se mettre sur une trajectoire compatible avec l’Accord de Paris, il faudrait diviser par 3 le volume de vidéos en ligne consommé d’ici 2030. On se demande bien à quoi la 5G va servir si l’on veut diminuer les volumes.

Ça passe : bonne nouvelle ! L’ensemble des textes de Wikipédia en anglais pèsent environ 10 Go. En téléchargeant l’équivalent d’une dizaine de films, on aurait de quoi lire pour plusieurs vies et accès à une large part de la connaissance humaine. On peut assurément continuer à faire circuler des informations de manière quasi instantanée à l’échelle mondiale avec internet : texte à volonté, son sans problème, un peu d’images, et beaucoup beaucoup moins de vidéo. Il va falloir remettre les films et les séries sur des supports matériels qui circulent. Rien de dramatique, à moins que vous ne soyez actionnaire de Netflix.

Logement

Ça ne passe pas : construction neuve en béton armé ! La production de béton et d’acier est extrêmement émissive et la construction neuve artificialise d’immenses terres qui séquestraient du carbone. Pendant ce temps l’essentiel des Français continue de vivre dans des bâtiments mal isolés : ils dépensent énormément en chauffage pour un confort médiocre. Les parois des « passoires thermiques » condensent et moisissent, ce qui n’est guère agréable à vivre. Pendant ce temps, on n’a toujours pas commencé à sérieusement rénover l’existant.

Ça passe : basculons tous les emplois de la construction vers la rénovation thermique des bâtiments. Tout le monde garde son emploi (on peut même en créer beaucoup) et l’on a du travail pour toute la filière pour plusieurs décennies. Mettre une couche continue de 30cm d’isolant à l’extérieur de toutes les passoires thermiques est potentiellement moins difficile, mais nettement plus vital que d’envoyer une mission sur Mars. En divisant par 10 les consommations de chauffage, on divise par 10 les factures et le bilan carbone : gagnant/gagnant.

Politique publique

Ça ne passe pas : détaxer le kérosène ! Les gilets jaunes avaient posé une question nette : pourquoi augmenter le prix de l’essence alors que les plus riches volent avec du kérosène détaxé (2 % de la population sont responsables de la moitié des vols en France) ? À ce jour, on n’a pas vraiment entendu de réponse claire. Ces 8 milliards d’euros annuels de cadeau fiscal à l’aviation viennent s’ajouter aux milliards du plan de relance qui pleuvent sur le secteur aérien et automobile…

Bien sûr, si l’on met des quantités gigantesques d’argent public pour maintenir – à perte – les industries les plus polluantes et les plus inégalitaires, il n’y a plus de moyens pour investir massivement dans une économie décarbonée et centrée sur la justice sociale. Autrement dit, si l’on veut conserver une planète et un pays habitables, il va falloir se mêler de politique et faire changer les choses.

Ça passe : Les 149 mesures proposées par la convention citoyenne pour le climat sont un minimum urgent et nécessaire (que le gouvernement actuel a décidé de ne pas mettre en place). Il faudra aller plus loin pour atteindre -55% GES en 2030. Par exemple, nous avons besoin de la loi pour réduire la vitesse sur autoroute et limiter les publicités. Il va falloir mettre l’argent là où il fait du bien, et cela signifie l’enlever de là où il provoque des émissions de GES massives.

Pour cela nous avons tous un rôle à jouer pour mettre la pression sur l’État et les entreprises : actions de sensibilisation, discussions climat à la machine à café au boulot, désobéissance civile, faire émerger l’urgence climatique dans les campagnes politiques, aller voter aux prochaines élections (2022 semble bien être le dernier mandat pour le climat si on veut réduire de 55 % les émissions de GES d’ici 2030 – 8 ans)… Ces quelques exemples sont des illustrations des 4 actions auxquelles s’engagent publiquement les Résistants et Résistantes Climatiques. Elles visent à transformer la norme sociale actuelle et elles constituent une condition nécessaire (et non suffisante) pour arriver à 2tCO2e.

Pour aller plus loin 

Vous souhaitez connaître votre empreinte carbone en 5 min ? Cliquez ICI

Vous souhaitez en savoir plus ? Voici plus de détails en vidéo !

Et d’autres témoignages de vies bas carbone : https://www.resistanceclimatique.org/temoignagnes_de_resistants

Rappel : 2 tonnes est une cible provisoire mais il faudra descendre en dessous. C’est une étape nécessaire et non une ligne d’arrivée. L’AIE dans Net zero by 2050 publié en 2021 estime que nous ne pourrons que séquestrer 7 GtCO2 en 2050, ce qui nous mettrait en dessous de 1tCO2e / pers… Les explications à suivre cette année sur Bon Pote !

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Commentaires

30

  1. Beaj 17 January 2022

    J’ai adoré l’écriture de l’article, j’ai apprécié la vidéo -tres bien présenté, très bonne conception,…- .
    Hélas je reste plus sceptique sur le succès de l’entreprise d’éduquer par ce type de jeu, du moins de facon suffisament étendu et rapide. J’ai participé à un autre jeu du genre, la fresque du climat, et ca me semble certes interessant, soit pour un public jeune avec un animateur qui a la vocation pour y consavrer du temps, soit pour créer une animation dans un évènement, et c’est plus les personnes déjà sensibilisées qui participent. Difficile à faire essaimer sans etre plus ludique et divertissant. Bon, j’espère me tromper. Et je félicité de votre travail.

    Il me semblerait utile d’amener à l’idée qu’il nous faudra accepter d’engager des politiques de quota (CO2 emis, energie, km loisirs, …), ou de consommation à quota (et si on tient a le dépasser, sans compensation ailleur justifiable, alors on est taxé exponentiellent, par ex dès la 2m voiture/famille, …). Ca permet de se rendre compte que la sobrieté est plus facile à mettre en oeuvre et efficace de suite, que les solutions technologiques aux gains marginaux compromise par plus d’usage déculpabilité ou facilité, aux couts croissants, à la dépendance,…

    Mon bilan CO2 chiffre a été estimé entre 3 et 4 TCO2/an mais je trouve les estimations très piffométriques sur de nombreux points… Peut etre suis je à 2-3 car mon mode de vie est disons le frustre et très isolé, mais je n’écarte que que ce puisse être en fait 5-6TCO2/an ! On a tous un chemin énorme à faire, mais je dirais que 70% de la population ne saura pas le faire de facon choisie, il qu’il faudra de la contrainte (politique, accidentelle, …).

    Reply
  2. Vincent 14 January 2022

    Un point me chatouille : si je prends toutes les bonnes options pour arriver à 2t (je mange des légumes, je roule à vélo, j’habite un petit logement peu chauffé, je n’achète pas de gadgets et peu de fringues, etc.), je vais vraisemblablement faire plein d’économies… que je vais finir par dépenser comment ? Autrement dit, il est difficile de réduire ces émissions à revenus équivalent (c’est faisable mais il doit y avoir un plafond vite atteint). Une solution qui marche bien serait de laisser déraper une inflation galopante ce qui signifie qu’il devient plus difficile de consommer (on s’appauvri). Encore une fois, c’est faisable si on donne du sens à tout cela (on peut être heureux à la “Pierre Rabhi”) mais c’est un autre paradigme que celui de la société actuelle. !!! attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre les bonnes options, mais je dis que globalement et sur un périmètre large la baisse des émissions individuelles est difficile .

    Reply
    1. Pac 14 January 2022

      Un début de réponse, bien incomplet :
      – sur la nourriture, je doute des économies importantes si on consomme de la bonne qualité en rémunérant bien des petits producteurs (qui ont besoin de grosse marge pour compenser leurs petits volumes),
      – sur le reste je te rejoins, ce sont des économies. Qu’on peut utiliser pour aller au théâtre.
      – baisser oa rémunération peut être intéressant, si on n’a pas besoin de plus (on arrive effectivement à la sobriété heureuse) : travailler moins et passer plus de temps en famille par exemple (pas forcément au parc Astérix).

      Reply
    2. Beaj 28 January 2022

      Pac a illustré par des exemple 3 axes de solutions. On comprend que la vie en société devra se reinventer, le but étant moins de “gagner sa vie” (de l’argent) (ou la détourné par le vol ou la finance) que de partager des connaissances et activités et plaisirs pour maximer du bonheur pour tous.
      1-Bien essentiels, dont nourriture mais aussi objets de la vie courante (du couteau à l’imperméable ou le vélo): les acheter plus chers pour la qualité et pour pouvoir rémunérer leurs fabricants à leur plus juste valeur écologique (ressources + travail humain): les agriculteurs et artisans/PME/PMI pourront eux aussi (relativement) plus consommer.
      2-Allouer notre pouvoir à consommer vers des activité culturelles, artistiques, ludiques,… en privilégieant les plus écoresponsables.
      L’argent pour ces consommations non essentielles pourrait etre de nature différente, ou obeir à des règles d’échange différentes de l’argent (qu’on connait et serai utilisé) pour les biens et service essentiels. Il s’agirait surtout de ne pas mélanger dans lavaleur de l’argent celle soumise aux lois de la physique (des flux de matière, transformation en ressources secondaire ou en déchets/polluants), celle du travail humain (et animal), et celle lié à la confiance (réconnaissance subjective, non soumise aus loi de la physique).
      (a).La valeur de base de l’argent serait celle d’un échange purement physique: on echange un 1 chaise contre 100kg de pomme de terre car ca demandé autant de travail l’un que l’autre sans avoir causé plus de pollution et de capacité de reouvellement.
      (b).La valeur du travail comprend une portion liée à la physique, l’autre est une plue-value liée à avoir ‘in-forme’ la matière par rapport aux usages prévus.
      (c).La valeur de confiance de l’argent est purement subjective. On peut acheter (échanger) une place de théatre contre un simple merci ou 1 kg de peches ou un boeuf, car ca ne changera rien à l’équation écologique globale. C’est juste qu’on donne pour remercier de passer un bon moment.
      L’ECONOMIE devrait jouer essentiellement entre (a) et (b), que marginalement influée par la FINANCE qui peut jouer sur (b), et encore moins par la SPECULATION qui peut jouer que sur (c).

      Reply
  3. Ddu 14 January 2022

    J’aimerais bien y croire mais suis plutôt dans une phase pessimiste en ce moment…

    Reply
  4. Léou Poldine 13 January 2022

    Ah, merci pour cet article ! Autre complément, concernant le streaming : figurez-vous qu’il n’est nul besoin d’essayer de retrouver ces vieilles clés usb paumées dans un de ces fichus tiroirs à bordel que l’on connait tous (enfin les concerné.es se reconnaitront). En effet, pour une somme ultra modique voire inexistante, on continue de trouver pléthore de DVD récents (films, films pour enfant et bien sûr les incontournables séries TV), dans les médiathèques dont le bilan carbone est déjà compté dans les services publics. La très grande majorité des médiathèques ont un catalogue en ligne pour les choisir depuis chez vous et les réserver. En plus de diminuer le streaming, c’est une façon de 1/faire des économies ; 2/ne pas se laisser piloter par les algorithmes des plateformes ; 3/ désengorger les bacs pour que ce soit plus confortable pour tout le monde et 4/ éviter de mettre tous ces trésors culturels à la benne, comme on l’a fait avec les vinyles, avant qu’on se mette à racheter les mêmes, mais de moindre qualité bien sûr, lors du retour en grâce de ces jolies galettes de pétrole salé.

    Reply
  5. Pac 13 January 2022

    Bonjour.

    Super article, qui a le grand mérite d’être à la fois technique ET positif.
    Je vais le partager largement !

    Un détail : j’avais lu (c’est à vérifier, mais ça me parait crédible) qu’un film visionné en streaming a le bilan carbone d’un trajet en voiture de… 100m.
    Donc aller louer un DVD à 10Km, alors qu’il a été fabriqué à partir de plastique à des centaines de km, me parait contre productif.
    Encore une fois, il me semble que la sobriété est la seule vraie solution : regarder en basse def quand la HD n’est pas utile (l’est-elle parfois ?), écouter de la musique plutôt que regarder des clips, baisser au max la qualité vidéo quand on regarde une conférence, et… aller faire un tour à pied !

    Reply
    1. Clément 14 January 2022

      Pas besoin d’un coffre pour la médiathèque. Un vélo et un sac à dos suffisent. 10km ne font pas de mal.
      L’intérêt de la médiathèque c’est que l’impact de la fabrication du DVD ou du CD et vite « rentabilisé » par le nombre d’emprunts/usages contrairement à l’achat individuel d’un support qu’on ne lira qu’une fois. Par contre il faut aller voir les spectacles vivants pour compenser dans l’économie de la culture.

      Reply
      1. Pac 14 January 2022

        Oui, je grossissais volontairement le trait.
        Je valide énormément la médiathèque, et parmi toutes ces raisons celle de partager le support matériel plutôt que d’en avoir un chacun est la principale.
        Je voulais rapporter le streaming à ce qu’il est : un moyen. Ce qui compte, c’est l”usage qu’on en fait.

        Reply
  6. Moulin Christian 13 January 2022

    Bonjour
    Vu avec intérêt la vidéo sur l’objectif a 2t et les cartes semblent sympa SAUF qu’une fois encore les DOM n’apparaissent pas..!! On a l’habitude mais c’est encore dommage (la carte avec les températures est celle de métropole… comme d’hab..😩)
    Mais je continue à vous suivre..😉
    Christian
    Cayenne

    Reply
  7. Kpi 13 January 2022

    “A quoi sert la 5G ?” A beaucoup d’autres usages (industriels) que le Grand Public. Le sujet comme tout sujet de nouvelle techno est la balance bénéfice / impacts (coûts mais pas que). Aujourd’hui passer des heures à regarder des vidéos de gens qui ne font que parler (au lieu de faire des podcasts ou d’écrire des artciles) ou écouter de la musique sur Youtube ets abbérant, mais permis car les externalités environnemental”A quoi sert la 5G ?” A beaucoup d’autres usages (industriels) que le Grand Public. Le sujet comme tout sujet de nouvelle techno est la balance bénéfice / impacts (coûts mais pas que). Aujourd’hui passer des heures à regarder des vidéos de gens qui ne font que parler (au lieu de faire des podcasts ou d’écrire des artciles) ou écouter de la musique sur Youtube ets abbérant, mais permis car les externalités environnementales ne pas incluses dans les calculs de coût et de ROI du déploiement des nouvelles techno.

    Autant le reste de l’article est clair, pertinent et actionnable, comme toujours ici (et c’est sufisamment rare pour être souligné), autant cette remarque est un peu limite car on vous sent en limite de compétences sur ce sujet (et c’est dommage).

    Un grand merci toutefois pour cet article qu’on peut partager avec tous nos proches, même ceux qui ne connaissent pas le sujet, et qui donne des exemples concrêts et sans concession du chemin qu’il reste à faire !es ne pas incluses dans les calculs de coût et de ROI du déploiement des nouvelles techno.

    Autant le reste de l’article est clair, pertinent et actionnable, comme toujours ici (et c’est sufisamment rare pour être souligné), autant cette remarque est un peu limite car on vous sent en limite de compétences sur ce sujet (et c’est dommage).

    Un grand merci toutefois pour cet article qu’on peut partager avec tous nos proches, même ceux qui ne connaissent pas le sujet, et qui donne des exemples concrêts et sans concession du chemin qu’il reste à faire !

    Reply
    1. Bon Pote 13 January 2022

      L’article est de Resistance Climatique, écrit par Gildas Véret, et je lui ai dit au moins 10x pour la 5G. Je le laisse répondre aux commentaires !

      Reply
    2. Gildas Véret 17 January 2022

      Bonjour,
      Merci de vos retours positif sur les autres parties de l’article et pour le désaccord que vous soulevez, de manière respectueuse et nuancée. Comme vous le dites, « c’est suffisamment rare pour être souligné ». Nous sommes naturellement des utilisateurs de « nouvelles technologies » (l’AG d’inventons nos vies bas carbone sera en présentiel et en distanciel en même temps, nous utilisons YouTube pour les vidéos de formation et Framateam et Télégram pour coordonner le travail de l’équipe). Nous sommes parfaitement convaincus qu’internet est un progrès majeur qu’il nous absolument conserver. Malheureusement, internet, comme tout ce qui a de la valeur, est menacé par le changement climatique. Pour conserver un monde viable, avec internet, il nous faut diminuer rapidement et fortement nos émissions, vous en êtes bien conscient. Tous les secteurs se déclarent prioritaires sur les autres, aussi, en attendant une clé de répartition juste et consensuelle, nous pouvons résonner avec un besoin de réduction des GES uniforme sur toutes les activités. Cela implique de diminuer de plus 83 % les émissions d’internet pour la France dans les 30 ans qui viennent. On peut bien sût attendre et espérer un hypothétique miracle technologique. Mais la réalité, c’est que depuis 30, partout où l’on met plus de numérique, les émissions augmentent malgré les gains en efficacité (effet rebond). Surtout, par propriété d’une intégrale, la capacité à respecter le budget carbone pour +2°C (environ 1000GtCO2e) se joue dans les 5 à 10 prochaines années. C’est donc maintenant qu’il faut faire baisser très vite nos émissions, pour diviser par deux les émissions mondiales d’ici 2030, donc en huit ans.
      Face à cette nécessité, la 5G nous semble problématique sur plusieurs points :
      – augmentation des flux alors qu’il nous faudrait une diminution forte (BL évolution met en avant la nécessite de diviser par 3 le flux de donnée d’ici 2030,
      – obsolescence donc remplacement d’énormément d’équipements fonctionnels
      – logique de croissance du secteur et imaginaire du « toujours plus de numérique » peu compatible avec une division par 6 de l’empreinte carbone
      – mutation du secteur poussé par l’offre et les industriels et non en réponse à un besoin des utilisateurs et l’amélioration de la qualité de vie
      – logique du « plus vite c’est mieux » : chercher à gagner du temps mène partout à augmenter les émissions, on les diminue facilement en osant prendre son temps.

      Le rapport du shift project « pour une sobriété numérique » rappelle bien que l’explosion des volumes de vidéo n’est pas viable et qu’en plus une bonne partie de ces usages ne sont pas vitaux. « Ainsi le visionnage de vidéos pornographiques dans le monde génère-t-il en 2018 des émissions
      carbonées du même ordre que celle du secteur résidentiel en France » Shif Project, étude CLIMAT :
      L’INSOUTENABLE USAGEDE LA VIDÉO EN LIGNE

      Globalement, pour la 5G comme pour tous les secteurs, les industriels clament : nous allons faire plus avec moins de CO2, et in fine, le CO2 augmente. Il faut assumer clairement une forte part de diminution des usages pour atteindre nos objectifs climatiques. Nous pourrons toujours réaugmenter ces usages, une fois atteints les objectifs de réduction, lorsque nous aurons un excès d’énergie décarbonée, ce que le rapport Absolute Zero de Cambridge university estime possible après 2050. Rappelons qu’aujourd’hui, nous disposons de très peu d’énergie décarbonée, c’est justement pour cela qu’il nous faut diminuer les usages pour tenir les objectifs 2030.

      Reply
      1. Justin 17 January 2022

        Conserver la 4G ne fera pas non plus diminuer les émissions d’internet de 83% (et pourquoi pas 82% ou 84%???)

        – augmentation des flux alors qu’il nous faudrait une diminution forte (BL évolution met en avant la nécessite de diviser par 3 le flux de donnée d’ici 2030,
        Pas d’accord, vous confondez objectifs de résultats (diminuer les émissions de CO2) avec objectifs de moyens (diminuer le flux)

        Reply
  8. Justin 13 January 2022

    On se demande bien à quoi la 5G va servir => à multiplier les objets connecter qu’on pourra déconnecter quand on manquera d’électricité.

    Un certain nombre de propositions de la CCC sont aussi contre productives dont la plus emblématique (et pourtant reprise par le GVT) à savoir l’augmentation du “BIO” que toutes les données (Agrybalyse, ADEME, ourworldindata,…) donne plus (+) émettrice de CO2 que le “pas bio”… oups

    L’aviation est très égalitaire, elle permet de faire vivre les pays qui ne vivent que de ça et permet un transfert de devises des pays riches pourvoyeurs de touristes vers le pays pauvres…
    Donc oui c’est inégalitaire entre les habitants dans un même pays (pourvoyeur ou récepteur de touriste) mais égalitaire entre les pays…

    Et d’où viennent les carburants de synthèse? Des déjections d’animaux comme le recommande négawatt? Pourquoi être végan dans ce cas? Ou de l’agriculture intensive? Pourquoi tout miser sur le “bio” alors?

    Reply
    1. Cyrille 13 January 2022

      Louer la puérile 5G en prétendant qu’elle permet de déconnecter les appareils en cas de besoin, il faut oser ; même si c’est ce genre de logique kafkaïenne qui semble gouverner nos sociétés en ce moment. Votre assertion sur le bio repose en fait sur une seule étude parue dans Nature en 2019 et considérée comme biaisée car ne tenant pas en compte le changement de régime alimentaire de la population, ce qui est , comme indiqué dans l’article, un point aussi évident que nécessaire. Quant à l’aviation, c’est vrai que depuis que les Parisiens peuvent atterrir à Bangkok, les Thaïlandais ont subitement atteind le même niveau de vie que leurs touristes.

      Reply
      1. Justin 13 January 2022

        La 5G permettra aussi de démarer les équipements quand ik y a du vent et du soleil autaomatiquement, diminuant le besoin de moyens de stockage électriques

        Reply
    2. Arno37 13 January 2022

      Justn, quelques remarques sur ton commentaire, le pas bio utilise des phytosanitaires produit directement par la pétrochimie oups pétrole…
      Je jardine en agroécologie chez moi, et je ne met rien de tout ça, les plantes se débrouille très bien entre elles, mais oui les légumes sont plus petits mais plus sains (pas de molécules issues des traitements dont je parle ci-dessus, moins de maladie (type cancer etc… et donc, moins de médicaments issus de la…. pétrochimie oups….)
      Ton arguments sur l’aviation est assez drôle, que le pays riche commencent par verser les sommes qu’ils se sont engagés à verser au pays les plus pauvres pour leurs permettre de réaliser leur transition écologique et ils vivront beaucoup mieux et… sans nous…
      Et pour info, tous les tourismes ne se valent pas, d’un coté le tourisme de masse qui exploite la misère humaine mais c’est pas cher pour les riches occidentaux…. oups, par contre un tourisme durable et éthique qui inclus les habitants avec des salaires correctes mais par contre c’est plus cher… oups… mais ça s’appelle la justice sociale je crois?
      Enfin l’arguments sur les carburants de synthèse…. en fait l’article te dis qu’il faut s’en passer et repenser entièrement nos moyens de locomotions et si possible sans carburants… Des abrutis comme moi se sont mis aux vélos pour aller bosser (54km A/R) et je prends un grand plaisir quand je passe devant une station d’essence….
      Et enfin, pour s’en sortir, il faut des gens optimiste qui se bougent un minimum… parce que bon, ton lobbying incessant pour les OGMs produits phyto..etc c’est pas trop l’esprit défendu ici. Certes tu ouvres un débat, mais tu n’apporte aucune solution… (hormis on a bien compris, utiliser les OGM, les produits phyto…etc
      Bisous

      Reply
      1. Justin 13 January 2022

        Je ne fais pas de lobbying pour les produits phyto, AU CONTRAIRE!
        Avec des OGM moins besoin de phyto*!
        C’est si difficile à comprendre?
        Quand au zéro phyto, c’est comme si on demandait du zéro médicament pour les humains… ridicule…
        Le zéro phyto est lui aussi toxique (mycotoxines, datura & cie, qui ne sont pas top à avaler!)
        Et les phytos “bio” sont souvent plus toxiques que les “pas bio” sans même parler du sulfate de cuivre… à moins que vous fassiez aussi partie de ceux qui croient que le “bio”, c’est zéro phyto? auquel cas vous faites erreur!
        A ma connaissance, Agrybalise/ADEME ne s’appuie pas sur l’étude de Nature
        *Hors glyphosate mais le glyphosate est le pesticide le moins impactant pour la nature et les alternatives sont le labour qui détruit tout ou le lance flamme (ou la culture sur brûli si vous préférez), ce qui tue tout aussi et les 2 ne sont pas gentils pour le climat…
        PS: votre jardin, c’est comme l’éprouvette de Raoult, ça vaut rien
        PPS: votre jardin (et le “bio”) bénéficie de l’immunité collective donnée par les champs qui sont traité autour… comme pour les anti vaxx qui sont protégés par l’immunité collective du reste de la population, ça ne peut pas marcher si tout le monde s’y met…

        Reply
        1. Arno37 13 January 2022

          J ai compris ton point de vue, mais je ne suis pas d accord avec “plus d OGM pour zéro phyto”… Pour le maraichage, les principes de l agroécologie (ferme du bec Helloin) permettent de se passer del usage du phyto… et mon jardins aussi…
          Pour les céréales, étant donné les surfaces cultivées pour l élevage, moins de viande => moins de surface cultivé (moins de parasite)=> + de paturage => élevage de meilleur qualité.
          + de paturage signifie également + de biodiversité avec tous les bienfaits qui y sont lié…
          De mon point de vue , les OGM et le phyto sont fait par la chimie pour la chimie, il s en foutent de ta santé, la mienne et surtout de celles des agriculteurs…
          Mais j’entends qu on puisse ne pas être d accord…
          Bisous Bisous
          Voila, sinon mon bilan Carbone est nul, une baraque de 140m² pour moi tout seul représente la moitié de mon empreinte…. y a du boulot…

          Reply
          1. Justin 13 January 2022

            Les OGM permettent cependant d’utiliser moins de pesticides, c’est un fait, il y a plein d’études dessus pour le confirmer. Et d’ailleurs, pourquoi on continuerait à vendre des OGM résistants s’il fallait continuer à utiliser autant de pesticides? C’est pas logique, non? (et non, les agriculteurs ne sont pas liés à Monsanto & cie)
            La ferme du Bec Helloin est une supercherie, allez lire le rapport de l’iNRA à son sujet. En Vrac:
            – les rendements sont bidons (dans un exploitation on compte aussi les allées, hangars & cie pour calculer la surface totale, ce qui n’est pas le cas à la ferme Helloin)
            – la ferme reçoit énormément de fumier (gratuitement) de la ferme équestre d’à côté (donc énormément d’élevage rapporté à la surface… qu’il faudait aussi considérer dans le rendement)
            – la ferme fait son beure avec des herbes aromatiques et des mini légumes, bref pas de quoi nourrir la population mais extrèmement rentable financièrement surtout que c’est vendu chez fauchon et les restaurants étoilés)
            – la ferme gagne de l’argent aussi car elle ne vend rien sur les marchés, tout sur place (pas de véhicule nécessaire, pas de perte de temps, pas d’employé, pas de salaire de vendeur, pas de carburant,….)
            – la ferme gagne de l’argent à condition exclusive de ne pas payer sur terrain (ou propriétaire sans emprunt à rembourser), ni ses employés (un comble)…
            – et j’en oublie certainement
            A noter que toutes les fermes “agroécologiques” à ma connaissance ne sont jamais de céréales c’est à dire ce qu’on bouffe le plus… pensez vous nourrir le monde avec des mini légumes et des herbes aromatiques?

            EN quoi +de paturage = meilleure qualité? Pour le LoL, Négawatt veut doubler la portion d’herbes des vaches qui sont déjà à entre 64% et 80% à l’herbe… autre LoL de qualité de Négawatt, il arrivent à produire 2x moins de viande avec 3x moins de vaches… et il y en a plein d’autres comme ça…

            En Quoi les OGM ne sont pas bon pour la santé? On sait faire des plantes OGM enrichies en vitamines et autres nutriments, c’est plutôt bon pour la santé non?
            A savoir que l’intégralité de l’insuline mondiale est produite par les OGM.
            70% des levures (et donc yaourt, bières, patisseries, fromages,…) sont déjà OGM
            Les pamplemousses roses y compris les “bio” de Corse garantis sans OGM sont des OGM (cherchez pamplemousses + atomes pour la paix) et je suis quasi certain que vous les préférez aux pamplemousses jaune, non?
            Les OGM permettent aussi de diminuer les quantité de pesticides nécessaires, c’est donc bon pour la santé des agriculteurs et des consommateurs.
            Pleins d’OGM sont aussi fait par des universités et donnés gratuitement aux agriculteurs
            Si vous penser au doc d’ARTE le monde selon Monsanto, à savoir que la réalisatrice est anti vaxx et balance fake news sur fake news sur les vaccins depuis 2 ans,… pour donner une idée de sa crédibilité olé olé…
            Bref contrairement à ce documenteur:
            – les OGM ne sont pas stériles
            – on est pas obligé de racheter des graines chaque année
            – monsanto & cie peut éventuellement vendre graines + pesticides (comme renault te vend des pneux michelins sans te demander ton avis) mais tu peux les revendre à d’autres et acheter autre chose à qui tu veux…
            – l’étude de Séralini sur les cancers est tout aussi bidon que celles de Raoult sur l’HCQ
            – les suicides de paysans en Inde ont diminué depuis l’apparitions des OGM
            – et j’en passe

            Pour finir sur les OGM, avec CRISPR cas9 (trouvé dans la nature), ils sont indiscernables des plantes avec des mutations “naturelles”, donc il n’y a pas à en avoir peur… et il y a même des OGM où on a ni enlevé ni retiré aucun gène, ont les a juste déplacé….

            Je suis à ta dispositions si tu veux plus d’infos à ce sujet.

            PS: es tu aussi contre les OGM résistants aux sécheresses qui seront de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique?

            Reply
          2. Arno37 14 January 2022

            Je pense que nous ne tomberons jamais d’accord sur ce sujet:
            précision:
            1/ tu sites un rapport de l’INRA pour contrecarrer la ferme du bec Helloin, très bien. quelle est le boulot de l’INRA=> améliorer les rendements agricole en faisant précisement des OGM qui donneront des fruits et légumes stériles (oui j’insiste… et j’assume), choisir ce que tu vas manger et donc en gros baisser la biodiversité. Quelle est le but du Bec Helloin, précisément l’inverse et faire en sorte qu’on se passe des OGMs ET des phytos .
            De plus, l’INRA travaille pour qui? qui les paye? qui vends leurs semences? à qui profitent le crime? Demande à un cancérologue et à Philip Morris de se mettre d’accord sur le tabac, l’un veut le faire interdire et l’autre le vendre…. pratique non?
            De plus, les fermes agroécologiques n’ont jamais eu vertu à produire des céréales puisque un des principes de base est de mélanger les cultures (tout comme ne pas laisser la terre à nue pour préserver la ressources…. en eau)

            2/ Pour les céréales, tu n’as pas compris mon point de vue. D’abord, ce n’est pas nous qui bouffons la majorité des céréales comme tu dis mais les animaux d’élevages, faute de pâturage remplacé par la culture intensive de céréales… Donc inversement, moins de monoculture, plus de patûrage, et donc viande de meilleurs qualité (car élevage en plein air , moins de stress, moins de maladie… etc) ça oui je maintiens…. Et si tu diminues la production de viande de moitié, tu vas en avoir de la place pour nourrir le monde… Plus la peine de tuer l’Amazonie

            Les OGM résistants aux sécheresses, comment dire, tu veux faire pousser des légumes ou céréales sans eaux? c’est drôle aussi. La sécheresse en Argentine (pays aride quand même) a ruiné la culture de maïs qui est une des céréales les plus gourmandes en eaux… ben c’est normal non???
            On pourrais aussi s’adapter et faire pousser autres choses non?
            Mais non faut nourrir les millions de têtes d’élevages qui contribue aux émissions de GES
            Tout le monde ne peut pas assécher des lacs, dévier les cours d’eau pour faire pousser du coton OGM en plein désert et donc créer des sécheresses…. Donc oui y’a des sécheresses mais dans certains coin du monde elles sont un peu voulue non?
            Enfin, j’ai l’impression que tu ne retiens un peu que les études qui t’arranges…
            Tu décrètes que l’INRA c’est bien, que le docu contre Monsanto c’est nul (tiens un indice sur qui paye l’INRA), que l’étude de Séralini est bidon…. Je trouve le principe un peu facile, et le GIEC???? tu en penses quoi? bidon ou pas bidons?
            On peut continuer à ne pas être d’accord si tu le souhaites mais je pense que nos discussions resterons comment dire… stériles (le sujet étant les OGM c’est normal non?)
            Bisous Bisous

            Reply
          3. Justin 14 January 2022

            L’INRA, ce sont nos impôts qui la paye… (plus ses brevets) et vous n’avez pas lu (moi si) son rapport sur la ferme du bec hélloin.
            Et si vous voulez tout savoir l’étude de Séralini a été payé par Carrefour et Auchan via un tour de passe passe de Corinne Lepage pour blanchir l’argent… (il le dit lui même dans son livre, que vous n’avez pas lu, moi si)
            Pas besoin d’être payé pour voir que l’étude de Séralini (que vous n’avez pas lu, moi si) n’a pas de cas témoins (comme les études de Raoult sur l’HCQ)
            Phillip Morris est parfaitement au courant que le tabac donne le cancer…
            C’est devenu un crime maintenant de vouloir nourrir le monde?
            Le but de la ferme Hélloin, c’est de faire du fric en vendant des formations, pas de nourrir le monde…
            Le Maïs n’a pas besoin de plus d’eau que le blé, dire le contraire est aussi de la fake news..
            je cite: “pour produire 1kg de maïs on a seulement besoin de 454 L d’eau et 238 L pour du maïs fourrage. Ce qui fait du maïs l’une des plantes les plus économes en eau. A comparer avec les 590 L d’eau indispensables pour le blé, les 900L pour le soja et entre 1600L et 5000L d’eau pour riz !”
            “élevage en plein air , moins de stress, moins de maladie… ” Ah bon? En plein air il fait chaud, il fait froid, il pleut, il y a du vent, y’a des tiques, des mouches, des chiens (des loups?), … c’est tellement bien que les vaches refusent souvent de sortir de leur étables tellement elles préfèrent y rester plutôt que d’aller dehors… (mais pour le savoir il faut être allé dans une ferme comme moi et pas comme vous)

            PS: NON les OGM ne sont pas stériles, faites une croix dessus, c’est du même niveau que la 5G injectée avec les vaccins!

            Reply
          4. Arno37 14 January 2022

            Cher Justin, appliquons la loi de Brandolini, nous ne tomberons jamais d accord.Nous avons des idéaux opposé sur ce sujet.
            Par contre je n ai jamais prétendu avoir lu l étude… Je ne faisais qu un constat. tu as tes lectures, j ai les miennes…
            Pour l eau mais le blé, tu ne cites pas tes sources… easy ta démo….
            T embêtes pas à répondre… souviens toi… Loi de Brandolini

            Reply
          5. Justin 15 January 2022

            Ce n’est pas une histoire d’idéaux, c’est une histoire de réalité!

            Votre idéal, c’est que le maïs consomme beaucoup d’eau, la réalité c’est qu’il en consomme moins que le blé !
            Avec une idée fausse de la réalité vous ne risquez pas de répondre aux problèmes auxquels on est confronté…

            Si votre opinion est en désaccord avec les faits, ce ne sont pas les faits qui sont à changer!

            Petit dessin pour vous: https://www.lemonde.fr/blog/xaviergorce/2017/02/17/fact-checking/

            Reply
          6. arno37 16 January 2022

            Tu laches jamais toii, et tu as un problème avec le débat (opposition d idée contraire) et le fait qu on n ai pas le même idéal, si tu limites le monde des céréales au blé et au mais on est mal barré, essaie de taper sorgho millet sarrazin luzerne, ça mettra de l eau à ton moulin.
            Tu tailles Nedawatt pour le 2× moins de viandes avec 3× moins vache alors qu il n y aucun probléme en fait… Réfléchis un peu, prends du recul, c est un peu de math et une bonne lecture de l énoncé…. (on peut même faire plus ambitieux si tu veux)
            Bisous Bisous
            PS: demande a tes amis de l INRA de faire des arbres OGM anti secheresse pour refaire des forêts et tout ce qui va avec en milieu aride…. et ceux là je suis prêt à les acheter… (mais pas de brevet faudrait pas qu il se fasse du fric comme le Bec Helloin)

            Reply
          7. un anonyme du net 26 January 2022

            Une petite recherche rapide “consommation d’eau mais” permet d’avoir la réponse. Par exemple ici https://www.agriculture-environnement.fr/2016/07/07/la-culture-du-mais-est-grande-consommatrice-deau-baliverne-10
            Demander les sources c’est bien mais c’est mieux quand c’est pour des choses non facilement vérifiable ou quand ça parle d’une étude précise. Il aurait été plus logique de demander le lien de l’étude de l’inria en question plutôt que d’attaquer directement le point qui va contre votre opinion mais qui est vérifiable en quelques clicks.
            Sinon, citer Brandolini à tout va n’apporte rien quand on est pas capable soit même d’apporter ses sources et d’argumenter calmement

            Reply
          8. Pac 26 January 2022

            Bon, pas certain effectivement que ce débat ne soit pas stérile…

            Mais j’ai suivi le lien vers le site agriculture-environnement.fr que je ne connaissais pas, et ça me fait tiquer.
            En regardant un peu ce site, c’est tenu par un journaliste (et un seul semble t’il, vue que les articles ne sont pas signés).
            Et donc, la source n’est pas une étude, mais un article sur un “blog”.
            Et cet article lui même ne site aucune source.

            Donc si la source des commentaires précédents concernant le maïs est ce site, c’est raté.

            (Il semble tout de même, en recoupant avec d’autres sites, que les chiffres soit assez proches de la réalité. Maïs et blé très proche en besoin d’eau / hectare; et besoin inférieur pour le maïs en besoin / kg de matière sèche “finie”. Mais besoin d’eau du maïs en plein été, ce qui explique qu’on voit partout des irrigations sur les champs de maïs et bcp plus rarement sur le blé 😉 )

            Reply
          9. nasrudin 15 July 2022

            Petite correction, si le maïs consomme moins d’eau à produire que le blé, le problème c’est que le mais est une plante bien plus tardive que le blé. Le mais a donc besoin d’eau en plein été au moment où la sécheresse sévit. Du coup, le maïs a besoin d’irrigation de manière bien plus importante que blé qui, lui, peut s’en passer en année normale.
            Ensuite le problème du maïs c’est qu’il est utilisé exclusivement pour l’alimentation animale. Et on sait qu’il faut moins 10 fois plus de protéines végétales pour produire des protéines animales.
            Par ailleurs il me semble qu’à fonction principale des plantes ogm c’est de les rendre résistantes aux herbicides et pesticides.
            Par ailleurs les intrants NPK augmentent la production agricole mais au prix d’un effondrement progressif des sols qui finissent stériles. D’ailleurs les rendements céréaliers plafonnent malgré l’augmentation des intrants…..on pourrait continuer l’histoire.
            Concernant les productions maraîchères, il y a bien d’autres exemples que le Bec Helloin, notamment au Québec

            Reply
  9. Francis Cautain 13 January 2022

    Ça aurait été bien d indiquer un lien pour évaluer son bilan Carbonne pour visualiser le travail qu il reste à faire .

    https://www.goodplanet.org/fr/calculateurs-carbone/particulier/?calculator=1&action=calcul&type=annuel

    Reply

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