5 ans après, peut-on dire que l’Accord de Paris n’a servi à rien ?

Accord de Paris

Nous fêtons cette semaine les 5 ans de l’Accord de Paris, point de bascule historique des pays vers un monde soutenable. En tout cas, c’est ce que nous pouvons lire depuis lundi matin dans plusieurs articles de la presse française, visiblement très confiants quant aux possibilités de limiter le réchauffement à +2 degrés.

L’Accord de Paris est un peu comme le livre Limits to Growth de Meadows : tout le monde en parle, mais très peu l’ont lu. Ce n’est pourtant pas très long (28 pages), et n’importe qui ayant passé quelques heures à s’intéresser sur la question climatique devrait être à même d’en faire une critique plus nuancée que ce que je lis depuis 72 heures. Pouvons-nous dire 5 ans après que c’est une vraie réussite ?

L’Accord de Paris : du sang, de la sueur et des larmes ?

L’Accord de Paris est un prolongement de ce qu’il s’est passé à la COP15 en 2009 à Copenhague : un début d’accord, un semblant d’engagement souhaitant limiter le réchauffement climatique à +2°C (et non +1.5…). Cet engagement ne fut ni juridiquement contraignant, ni assorti de dates-butoirs ou d’objectifs quantitatifs. Clairement insuffisant.

Il fallait donc à nouveau rassembler ces pays (parties) afin d’entériner ce qui n’avaient été que des prémices en 2009. Plus facile à dire qu’à faire. Les négociations climatiques, c’est comme mettre dans une salle plus de 150 personnes (ici ‘parties’) avec des intérêts différents et espérer qu’elles se mettent d’accord sur quelque chose qui à première vue, va emmerder tout le monde. Au cas où vous vous demandiez pourquoi les négociations climatiques sont si difficiles à aboutir et pourquoi nous avons besoin de réguler au plus vite le commerce de matières premières, cette carte devrait vous éclairer :

Source : https://twitter.com/maps_black/status/1335712982840586242?s=20

Les points clefs de l’Accord de Paris

Après 3 semaines de négociations, l’Accord avait enfin abouti :

Lors de la COP21 à Paris, le 12 décembre 2015, les Parties à la CCNUCC sont parvenues à un accord historique pour lutter contre le changement climatique et pour accélérer et intensifier les actions et les investissements nécessaires à un avenir durable à faible intensité de carbone. L’Accord de Paris s’appuie sur la Convention et – pour la première fois – rassemble toutes les nations autour d’une cause commune pour entreprendre des efforts ambitieux afin de combattre le changement climatique et de s’adapter à ses conséquences, avec un soutien accru pour aider les pays en développement à le faire. En tant que tel, il trace une nouvelle voie dans l’effort mondial en matière de climat.

A ce jour, 183 parties l’ont ratifié sur les 197 Parties à la Convention… Mais ce n’était pas du tout le cas le 12 décembre 2015 ! Entré en vigueur le 4 novembre 2016, l’accord n’avait alors été ratifié que par 55 parties, représentant au moins 55 % du total estimé des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cela donne une idée de l’ampleur de la difficulté de mettre d’accord tant de pays différents, en même temps, pour un objectif commun.

En effet, quand vous négociez avec des pays pétroliers, des brésiliens à gauche et des australiens à droite (les texans du Pacifique), trouver un Accord n’est jamais gagné d’avance… D’autant plus quand chaque pays tire la couette de son côté, privilégiant ses intérêts avant ceux des autres. Inutile d’avoir un doctorat en géopolitique pour comprendre que le sort des îles Fidji (membre des AOSIS) n’était pas la première préoccupation des saoudiens, trop occupés à s’assurer de pouvoir continuer à vendre leur pétrole.

Qu’en retenir ?

Afin de connaitre les principaux aspects de l’Accord de Paris, c’est ici (l’Accord en entier ici). J’aimerais attirer l’attention sur quelques points :

Il y a 5 ans, la notion de neutralité carbone était encore une ambition un peu folle. Aujourd’hui, et surtout en 2020, les annonces se sont multipliées en ce sens et cela devient la norme, aussi bien pour les Etats que pour les entreprises.
Avant l’Accord de Paris, les scénarios pointaient vers un réchauffement compris entre 4°C et 6°C pour 2100. Avec les engagements nationaux pris en 2015, la hausse prévue était alors diminuée à environ + 3,7°C. Fin novembre 2020, selon Climate Action Tracker (TAC) on pouvait espérer (en ‘optimistic net zero targets‘) une hausse limitée à +2.1°C.
L’Accord marche selon un processus itératif : les Contributions déterminées au niveau national (NDCs) sont prévues pour être de plus en plus ambitieuses, jusqu’à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Suite de l'Accord de Paris avec ses prochaines étapes
Source : https://www.wri.org/ndcs

Tout ce qui est annoncé dans le cadre de la CCNUCC est en inventaire national et non empreinte carbone. Rappelez-vous que certains pays (tout comme l’Europe) sont les rois pour annoncer qu’ils ont baissé leurs émissions, alors qu’ils l’ont juste délocalisées.
Toujours s’assurer que la neutralité carbone comprenne bien tous les GES, et pas uniquement le CO2 : alors que la plupart des pays ont fixé des objectifs nets de zéro GES, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud ne se sont engagés que sur le CO2. La Nouvelle-Zélande s’est, elle, engagée sur tous les GES, à l’exception du méthane (CH4) provenant de l’agriculture et des déchets.
La responsabilité des émissions est commune, mais différenciée : l’Accord met en évidence que certains sont plus responsables que d’autres, et devront aider financièrement les pays les plus démunis/touchés par le changement climatique. Pour plus d’infos, voir le Green Climate Fund (GCF). C’est très important, car cela induit que les efforts de décarbonisation ne se feront pas au même rythme pour tout le monde (sans oublier la souveraineté des Etats, qui choisissent comment ils feront).

L’Accord de Paris sous le feu des critiques

Comme dans tout arbitrage politique, vous serez obligé.es de faire des concessions lors des négociations. L’Accord de Paris ne fait pas exception à la règle. Ce n’est pas l’objet principal de cet article, mais en l’état, PERSONNE ne doit en être satisfait.

Premièrement, il est clairement indiqué qu’il faudra de la croissance, et cela grâce à l’innovation technologique :

Accord de Paris et la croissance
Source : https://unfccc.int/files/essential_background/convention/application/pdf/french_paris_agreement.pdf

Inutile de rappeler ce qu’il en est de la Croissance verte et de l’illusion de technologie salvatrice. Quand on mise notre avenir (et celui de nos enfants) sur le stockage et la captation de carbone, c’est que l’on est soit inconscient, soit qu’on joue le jeu du statu-quo et donc des assassins. Choisissez le mot qui vous convient le mieux. Vous noterez également que le mot développement durable apparaît 12 fois.. Avec un peu d’expérience, ceci devrait instantanément vous alerter.

Deuxièmement, et malgré le début de l’article 2, on se rend bien compte que la trajectoire qui ressort de l’Accord, c’est +2 C° (minimum). Encore une fois, la différence entre +1.5 et +2°C : ce sont des centaines de millions de personnes touchées. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le GIEC. Pas sûr que si le contenu avait été uniquement rédigé par les AOSIS, nous aurions eu le même contenu.

Troisièmement, il n’y a aucune obligation pour les Etats de respecter leurs objectifs. Aucune contrainte, ou sanction. Nous devons donc croire sur parole les objectifs affichés des Etats (NDCs), objectifs qu’ils sont tenus de mettre à jour sur des périodes trop éloignées (tous les 5 ans).

Enfin, et c’est la cerise sur le gâteau : l’Accord de Paris ne mentionne pas une fois les combustibles fossiles ! Des génies ! Pétrole ? Gaz ? Charbon ? Ah non, rappelez en 2030. C’est absolument fondamental de comprendre ceci : ce n’est pas un oubli, mais le résultat d’un rapport de force. Toute avancée sur la question climatique a toujours été obtenu grâce à un rapport de force. Si ce n’était pas encore clair, se reposer sur l’Etat et les entreprises serait donc une grossière erreur.

Depuis 5 ans, rien n’a changé ?

Mettons tout de suite les choses au clair : il est FAUX de dire que rien n’a été fait. FAUX de dire que cela n’a servi à rien. C’est un raccourci que j’ai pu lire une bonne dizaine de fois depuis trois jours : cela nous conforte dans nos idées, nos biais de confirmation (“ahah on n’a rien fait !!“), mais ça n’avance à rien.

Avant de rentrer en détails dans ce qui a été fait depuis 5 ans, il est important de rappeler qu’il n’est pas possible d’infléchir si facilement la courbe des émissions en 5 ans. La question climatique ne peut pas être réglée en 5 ans. C’est du temps long : 20, 30 ans. Certains investissement demandent du temps avant d’avoir des résultats concrets. C’est très exactement pour cela que nous devons agir maintenant, continuer de mettre la pression sur les gouvernements et arrêter de procrastiner.

Maintenant, prenons l’exemple de la France. De nombreuses actions ont été entreprises pour s’aligner sur l’Accord de Paris. Voici quelques exemples :

Au niveau national, la SNBC, révisée en 2019. Introduite par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (…), La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. Adoptée pour la première fois en 2015, la SNBC a été révisée en 2018-2019, en visant d’atteindre la neutralité carbone en 2050 (ambition rehaussée par rapport à la première SNBC qui visait le facteur 4, soit une réduction de 75 % de ses émissions GES à l’horizon 2050 par rapport à 1990).
Au niveau régional, le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires), qui regroupe les différentes politiques de développement durable, et en particulier celles concernant le climat, l’air et l’énergie. Si vous pensez qu’il n’y a rien en place, je doute que vous ayez ce schéma en tête :

Source : https://www.adaptation-changement-climatique.fr/thematiques/urbanisme-planification

Au niveau intercommunal, les Plans Climat-Air-Energie Territoriaux (PCAET) : 756 établissements publics de coopération intercommunale de plus de 20 000 habitants doivent réaliser un plan climat-air-énergie territorial (PCAET) :

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/actions-des-entreprises-et-des-collectivites-climat

L’Accord de Paris a également eu un effet positif sur les contentieux climatiques. C’est ce que nous explique Marta Torre-Schaub, directrice de recherche au CNRS : “c‘est un argument de force dans un certain nombre d’actions en justice. Je pense qu’il y a certainement eu un effet positif de l’Accord de Paris sur l’accélération de ce type de procès”.
La création du Haut Conseil pour le Climat, dont chaque rapport donne des indications précieuses au gouvernement afin d’atteindre la neutralité carbone. Pour en savoir plus, voici une interview du directeur exécutif, Olivier Fontan.
La création de la Convention Citoyenne pour le Climat : elle a beau essuyer toutes les critiques du monde depuis 6 mois, cette convention et ses membres ont le mérite d’amener le sujet du climat sur le devant de la scène, et de mettre assez de pression sur E. Macron pour qu’il s’énerve il y a une semaine lors de son interview chez Brut.
NB : la CCC et le HCC ont été créés grâce à la pression populaire : c’est notamment grâce aux gilets jaunes et aux marches climats que ces 2 instances ont vu le jour. La société civile a donc très clairement son rôle à jouer et nous n’avons pas le droit de nous réveiller en 2040 comme si nous n’étions pas au courant.

J’aurais également pu citer le travail du CEREMA, de l’ADEME, etc… Oui, l’administration française n’est pas immobile sur l’enjeu climatique. De nombreux plans ont été lancés et il y a déjà des résultats.

Vigilance, plutôt qu’optimisme

S’il est maintenant évident que l’Accord de Paris n’a pas servi à rien, il serait crédule de croire qu’il se suffit à lui-même et que les Etats mettront tout en œuvre pour atteindre leur neutralité carbone sur la seule base du volontariat.

Tout d’abord, il ne s’agit que d’engagements. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Pour ma part, je jugerai avant tout les résultats. Rappelons tout de même que toutes les annonces de neutralité carbone en 2020 se sont avérées fallacieuses ! De plus, les engagements des Parties à la CCNUCC sont en inventaire national et non en empreinte carbone. Il est tout simplement inadmissible qu’un pays comme la France ait une empreinte carbone stable depuis 25 ans, et ce n’est pas avec un gouvernement qui nous parle de croissance verte à chaque intervention télévisée que cela va s’arranger. Quand je dis gouvernement, j’aurais pu dire ‘nos politiques‘, voire ‘nos politiques européens‘. A l’instar de Pascal Canfin qui semble absolument ravi d’être dans le top 3 des plans de relance pour le climat :

Source : https://twitter.com/pcanfin/status/1337041224537153537?s=20

Pascal, c’est un peu le type qui avait 3/20 à un contrôle de maths, et qui se moquait de ceux qui avaient eu 0. Nous sommes très loin de faire ce qu’il faut Pascal, pas la peine de faire le coq.

Concernant l’Accord de Paris, seulement 20 pays ont des stratégies climat long terme, 20 ont mis à jour leur stratégie avec une NDC plus ambitieuse. Seulement 26 pays ont annoncé viser la neutralité carbone. Sur plus de 150 parties, cela ne fait pas beaucoup… Pour suivre l’évolution des engagements, il existe un très bon site : Climate Watch Data. Cela permet de prendre la dimension du chemin qu’il reste à faire.

Accord de Paris et climate watch data qui s'assure du follow up des NDCs
Source : https://www.climatewatchdata.org/compare-all-targets

Enfin, l’UE doit également se dépêtrer des énergies fossiles. C’est ce que cette lettre (signée par 200 personnalités scientifiques) demande aux Etats signataires du TCE (Traité sur la Charte de l’Energie) : sortir du TCE, celui-ci étant un frein à la transition énergétique, incompatible avec l’Accord de Paris. Ce traité offre tout de même la possibilité aux entreprises du secteur de poursuivre les Etats qui s’opposent à des projets d’énergies fossiles… Un vrai scandale.

Le mot de la fin

Les négociations climatiques sont extrêmement complexes et comme beaucoup d’autres sujets, il est impossible d’en comprendre les rouages en lisant un article de 20 lignes ou en regardant une vidéo d’1min30. Il faut replacer l’évènement dans son contexte, comprendre qui prenait part aux négociations, comprendre ce que l’Accord dit, ce qu’il a permis, ce qu’il a volontairement occulté…

Pour répondre à la question ‘l’Accord de Paris n’a-t-il servi à rien ?‘ : la réponse est non. Etait-il suffisant ? Non plus. Aurait-il été possible d’obtenir un accord plus contraignant ? Personne ne peut y répondre avec certitude. Les enjeux énergétiques (et donc géopolitiques) sont tels que tout accord trop contraignant sur les fossiles aurait été l’assurance de faire capoter la COP21. Pour en savoir plus, je vous recommande à nouveau le livre Gouverner le climat de Stefan Aykut, référence en la matière.

Plutôt que d’être résolument optimiste, comme l’est la presse française depuis ce début de semaine, j’appelle plutôt à être vigilant. Non seulement nous ne pouvons nous satisfaire de ce qui a été entrepris, mais il semble de plus que notre gouvernement n’ait toujours pas compris (ou fasse semblant) que la croissance verte ne serait pas la solution pour notre transition écologique. 50 ans que nous entendons le même discours des rassuristes, 50 ans qu’ils mentent. Sans sobriété (et sans la mobilisation de toutes les composantes de la société) nous n’y arriverons pas.

Pour conclure, et je ne cesserai de le répéter : arrêtons de dire qu’il est trop tard pour limiter le réchauffement à 1.5°C ! C’est l’objectif et doit le rester. Tout discours abandonnant cet objectif est tout simplement égoïste. C’est physiquement possible : le reste n’est que négociations politiques.

Crédit : Valéry Pernot
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Commentaires

2 Comments

  1. Sébastien 2 janvier 2021

    Nous suivons toujours le scénario BAU. Mon pronostic est que nous allons le suivre jusqu’au bout. Autrement dit puisque nous ne voulons pas réellement nous occuper du problème la physique va s’en occuper pour nous.

    Répondre
  2. Archi3 13 décembre 2020

    “– Il y a 5 ans, la notion de neutralité carbone était encore une ambition un peu folle. Aujourd’hui, et surtout en 2020, les annonces se sont multipliées en ce sens et cela devient la norme, aussi bien pour les Etats que pour les entreprises.”

    Exact, de plus en plus d’états comprennent qu’ils ont tout interêt à faire des annonces publicitaires pour qu’on leur fiche la paix, de toutes façons comme c’est pour dans 30 ans (ou même 10 ans), ce ne seront pas les gouvernants actuels qui auront à rendre compte si les objectifs ne sont pas remplis, donc c’est tout bénef.


    – Avant l’Accord de Paris, les scénarios pointaient vers un réchauffement compris entre 4°C et 6°C pour 2100. Avec les engagements nationaux pris en 2015, la hausse prévue était alors diminuée à environ + 3,7°C. Fin novembre 2020, selon Climate Action Tracker (TAC) on pouvait espérer (en ‘optimistic net zero targets‘) une hausse limitée à +2.1°C.”

    Bonne idée d’afficher des scénarios absurdes qui supposeraient un montant de réserves accessibles invraisemblable, pour dire ensuite que grace à nos efforts, on a réussi à inverser la tendance !

    moi quand je prends ma courbe de croissance de mes 10 premières années, j’étais sur une trajectoire de peser 300 kg à mon âge, mais grâce à ma mobilisation et mes efforts personnels j’ai réussi à limiter mon poids à 75 kg ! trop fort , non ?

    – L’Accord marche selon un processus itératif : les Contributions déterminées au niveau national (NDCs) sont prévues pour être de plus en plus ambitieuses, jusqu’à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
    Suite de l’Accord de Paris avec ses prochaines étapesSource : https://www.wri.org/ndcs

    Si les objectifs sont tenus bien sûr. Ils ne le sont même pas dans les 5 années qui ont suivi.


    – Tout ce qui est annoncé dans le cadre de la CCNUCC est en inventaire national et non empreinte carbone. Rappelez-vous que certains pays (tout comme l’Europe) sont les rois pour annoncer qu’ils ont baissé leurs émissions, alors qu’ils l’ont juste délocalisées.

    Ah oui ben zut tiens on l’avait oublié ça …mais quand même ça a un avantage, pouvoir claironner partout que c’est tout de la faute des chinois. Il faut se rappeler que le discours climatique n’a pas comme but essentiel d’avoir une action efficace contre le CO2, mais de pouvoir dire qui sont les gentils et les méchants, ce que vous faites abondamment sur votre site (que je vous propose de rebaptiser “bon points” )


    – Toujours s’assurer que la neutralité carbone comprenne bien tous les GES, et pas uniquement le CO2 : alors que la plupart des pays ont fixé des objectifs nets de zéro GES, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud ne se sont engagés que sur le CO2. La Nouvelle-Zélande s’est, elle, engagée sur tous les GES, à l’exception du méthane (CH4) provenant de l’agriculture et des déchets.”

    oui c’est bizarre cette tendance des pays à prendre la comptabilité qui les arrange… je comprends pas pourquoi.


    – La responsabilité des émissions est commune, mais différenciée : l’Accord met en évidence que certains sont plus responsables que d’autres, et devront aider financièrement les pays les plus démunis/touchés par le changement climatique. Pour plus d’infos, voir le Green Climate Fund (GCF). C’est très important, car cela induit que les efforts de décarbonisation ne se feront pas au même rythme pour tout le monde (sans oublier la souveraineté des Etats, qui choisissent comment ils feront).”

    Ah oui voila les gentils et les méchants.

    Répondre

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