La neutralité carbone en 2050 est un leurre

Neutralité carbone en 2050

Les annonces de neutralité carbone en 2050 pleuvent depuis l’Accord de Paris. Les uns après les autres, les dirigeants se déclarent tous “pour l’écologie”, pour une “écologie positive”, avec des “avancées historiques et des annonces sans précédent” pour …2050.

En écologie, comme partout ailleurs, les promesses n’engagent que les personnes qui les croient. Malgré un mois d’été où nous avons observé les catastrophes climatiques s’enchaîner, le rapport du GIEC n’aura fait l’actualité que 24h, et surtout, des annonces quotidiennes vont complètement à l’encontre de l’objectif de neutralité carbone mondiale en 2050.

J’avais déjà averti sur les précautions à prendre lorsque vous entendez parler de neutralité carbone. Quand, comment, à quelle date, sur quel périmètre, etc. Ce n’est jamais facile de s’y retrouver, et ce n’est pas un hasard. Il ne manquerait plus que les entreprises et Etats soient transparents et que les politiques puissent être tenus responsables de leur inaction climatique !

Quelle serait alors la meilleure parade pour ne rien changer et à la fois dire qu’on agit pour le climat ? Annoncer une neutralité carbone en 2050.

La neutralité carbone en 2050… 2050 ?!!

A force d’entendre que le changement climatique sera “très grave en 2050“, “provoquera +4°C en 2100“, l’imaginaire collectif finit par croire que le danger n’est que pour 2050. Le million de Malgaches qui souffre de famine, les morts canadiens, allemands, belges, vénézuéliens, japonais, new-yorkais… du seul été 2021 ne sont probablement pas du même avis. Le changement climatique fait déjà des ravages en 2021, et n’en fera que plus sans virage radical et immédiat de nos économies.

Les politiques au pouvoir et les dirigeant(e)s d’entreprise se surpassent depuis quelques années pour prolonger le Business as Usual. Chaque semaine, plusieurs d’entre eux se prêtent à des interviews pour annoncer qu’il y a une “vraie prise de conscience” mais “qu’en même temps, nous n’allons pas tout changer du jour au lendemain“. Comme si ces dirigeants n’étaient pas au courant depuis 30 ans du problème. “Et les emplois, vous y pensez” ?

Comment voulez-vous qu’un(e) politique prenne en compte la variable climatique dans ses intérêts économiques ou électoraux si dans sa tête (et dans l’imaginaire collectif), le changement climatique n’aura des effets qu’en 2050 ? Avec un mandat de 5 ou 6 ans, pourquoi s’emm*rder. Et puis “l’homme s’est toujours adapté de toute façon“.

La plupart des politiques ne seront plus au pouvoir ou plus de ce monde, et sûrement pas inquiétés pour leur inaction politique qui s’avère d’ores et déjà criminelle. Responsables, mais pas coupables.

Des nouvelles préoccupantes à quelques semaines de la COP26

L’Accord de Paris avait été à juste titre critiqué pour le manque d’obligations des Etats à respecter leurs objectifs. Aucune contrainte, ou sanction. Croire sur parole les objectifs affichés des Etats (Nationally Determined Contributions, NDC), objectifs qu’ils sont tenus de mettre à jour sur des périodes trop éloignées (tous les 5 ans), c’est bien évidemment faire fausse route. Qui aujourd’hui fait des projets sans vérification ni objectifs intermédiaires ? Qui ne serait pas sanctionné sans atteinte de ces objectifs dans un autre cadre ? Personne. Sauf les Etats.

La semaine dernière, l’ONU a sorti un rapport alarmant qui met en exergue le retard sur les promesses d’effort des Etats :

Les NDC disponibles de l’ensemble des 191 parties impliquent une augmentation considérable des émissions mondiales de GES en 2030 par rapport à 2010, d’environ 16 %. Selon les dernières conclusions du GIEC, une telle augmentation, si des mesures ne sont pas prises immédiatement, pourrait entraîner une hausse de la température d’environ 2,7 °C d’ici la fin du siècle.

Même si les Nations Unies publieront une mise à jour le 25 octobre, quelques semaines avant la COP26 qui aura lieu à Glasgow, les engagements ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux. Il est de plus précisé que “pour éviter les pires aléas climatiques, les émissions mondiales de carbone devaient être réduites de 45% d’ici 2030 pour limiter le réchauffement mondial à +1.5°C. Réduire de 45%, quand les promesses (promesses !) vous emmènent vers +16%…

Toujours les même retardataires…

Comme pour chaque COP, les négociations, ont lieu plusieurs mois en amont. Nul doute que des pays comme l’Australie, la Chine, L’Inde ou le Brésil ont bien compris l’intérêt de traîner des pieds. Aux yeux de leurs dirigeants, le profit à court terme justifie de ne pas de répondre au changement radical, pourtant désormais explicitement cité par les Nations Unies.

Les pays qui n’ont rien déclaré, ou déclaré des mesures insuffisantes, sont pressés de le faire… Mais finalement, sans obligations ou sanctions, vous faites un peu ce que vous voulez. Ce qui vous arrange.

Respecter les engagements climatiques de l’Accord de Paris semble bien mal embarqué. A commencer par l’article 2. Très loin de vouloir limiter le réchauffement global à +1.5°C, nos promesses nous emmènent bien au-delà de +2°C. Rappelons encore une fois que la différence entre +1.5 et +2°C, c’est plusieurs centaines de millions de personnes touchées. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le GIEC.

Chaque année, les efforts à faire deviennent plus importants que l’année précédente. Cette inaction nous conduit à une situation où nous demandons l’impossible aux politiques et citoyens, et où nous demanderons pourquoi des millions de personnes souhaitent migrer.

Retour à l’anormale

Lorsque vous suivez quotidiennement l’actualité climatique, il faut avoir le cœur bien accroché, un mental d’acier, et surtout, accepter que les bonnes nouvelles sont plutôt rares.

Beaucoup se sont félicités de l’arrivée de Biden pour le climat. Mais 2 jours après la sortie du rapport du GIEC, il a demandé à l’OPEP d’augmenter la production de pétrole ! La demande mondiale de pétrole pourrait d’ailleurs revenir à son niveau d’avant la pandémie dès l’an prochain, en dépassant à nouveau les 100 millions de barils par jour. Le monde d’après.

En Europe, les Allemands, “de vrais écolos”, vont faire marcher leurs usines de charbon jusqu’en 2038. Les belges sortent du nucléaire pour le remplacer par du gaz. Au Royaume-Uni, un ministre dit que les gens doivent continuer à prendre l’avion pour baisser leurs émissions (!!). En France, nous avons la ministre de l’environnement qui a eu le culot de se vanter de faire mieux que les objectifs de la SNBC…objectifs qui avaient été rehaussés au moment de la SNBC2. Quand vous n’arrivez pas à sauter une barrière, passez sur le côté. C’est ce qu’a également bien compris Emmanuel Macron, adepte de la neutralité carbone en 2050 :

Source : Twitter

Sans surprise, palme d’or l’Australie et BHP, qui prolonge l’exploitation d’une mine de charbon jusqu’en 2056. Pour la neutralité carbone en 2050, il faudra repasser.

Une addiction fatale

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il n’y a pas 150 solutions : mettre fin à notre addiction aux énergies fossiles. Welsby & al. nous disent que “pour conserver 50% de chance d’arriver à une température de +1.5 °C, 90 % du charbon et 60 % du pétrole et du gaz connus doivent rester dans le sol”. Il faudra penser à en informer la Chine. Xi Jinping, qui avait annoncé la neutralité carbone de la Chine d’ici 2060, a annoncé le 4 août dernier la réouverture de 15 mines situées dans le nord et l’ouest du pays.

Nous sommes complètement addict aux énergies fossiles. L’urgence absolue, c’est pourtant de s’en séparer. Même si les industriels fossiles ont le culot de demander des milliards aux Etats car ils vont perdre du profit. La solution est évidente : chaque promesse d’un Etat pour atteindre la neutralité carbone en 2050 devrait être accompagnée d’un plan d’engagement de réductions annuelles, y compris dans les services publics. Tout le reste n’est que du greenwashing, des discours d’inaction climatiques où l’on joue les champions du climat sans aucune mesure concrète derrière.

les NDCs étape par étape des Etats jusqu'à la neutralité carbone en 2050
Source : https://www.wri.org/ndcs

Les énergies fossiles transforment notre monde, pour le meilleur, et surtout pour le pire. Cela ne devrait ni surprendre, ni choquer. La géopolitique du climat n’est pas un monde de bisounours : chacun est là pour défendre ses intérêts, ses exportations de matières premières. Que certains pays comme l’Arabie Saoudite (entre autres) sabotent les négociations climatiques est un secret de polichinelle. Nous pourrions en revanche être beaucoup plus choqués du silence de la France (et du reste de l’UE) lors des négociations ! Mais que voulez-vous, on a des rafales à vendre, et si possible, des sous-marins à refourguer.

Neutralité carbone en 2050 et enfumage technologique

Depuis plus de 20 ans, on nous promet des innovations technologiques qui vont révolutionner le monde et solutionner le réchauffement climatique. Evidemment, depuis plus de 20 ans, aucune révolution en vue. La plupart des innovations n’ont pas eu les effets escomptés, parfois même rattrapées par les différents effets rebonds.

Pourtant, devinez ce qui fait régulièrement la une ? Ces mêmes pseudo-avancées technologiques. Tantôt la capture carbone, parfois la fusion… pour toujours les mêmes conséquences : rassurer (tromper) les français(e)s, qui finalement n’auront pas vraiment à changer leurs habitudes, puisque la production s’adaptera et deviendra ‘propre’. La mauvaise nouvelle, c’est qu’on ne pourra compter sur la fusion qu’après avoir décarboné nos économies. Donc après 2050.

Net-zéro 2050 : la promesse intenable

Une confusion persiste sur les termes zéro émissions et le niveau net zéro. Ce que vise la neutralité carbone, c’est bien le niveau net zéro : “un état d’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine et leur retrait de l’atmosphère par l’homme ou de son fait“. Cela ne veut donc pas dire ne pas émettre, mais compenser autant que les émissions émises.

Cela veut bien dire que vous pourriez potentiellement continuer à augmenter les émissions de gaz à effet de serre si vous trouviez un moyen de les compenser. C’est ici l’un des dangers de cette fameuse neutralité carbone 2050, atteinte par des innovations technologiques ou le fait de planter des arbres. Ce type de scénario est mis en avant dans l’Accord de Paris, et par les différents scénarios du GIEC, y compris le seul qui nous permettrait de limiter le réchauffement à +1.5°C.

C’est bien évidemment un scandale, puisque ni la plantation d’arbres ni la séquestration et capture du carbone ne sont à la hauteur de leurs promesses. C’est comme cela qu’on se retrouve avec des apprentis-sorciers qui veulent injecter des aérosols dans la stratosphère (SAI). Pour info, voici à quoi ressemble l’effort à faire pour limiter le réchauffement à +1.5°C, sans miracle technologique :

Source : @Peters_Glen

Les dirigeant(e)s, en refusant d’agir, préfèrent jouer notre avenir et ceux de nos enfants à la roulette russe.

La supposée neutralité carbone des entreprises en 2050

La neutralité carbone en 2050 devenant un élément de langage que vous pouvez revendre à vos clients/investisseurs, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus d’entreprises la déclarer. Pourtant, cela n’a aucun sens sur le plan physique : le CO2 n’a pas de frontières.

Il est également très intéressant de regarder de près le plan mis en place par une entreprise lorsqu’elle s’annonce “neutre en carbone en 2050, voire avant”. Que ce soit sur la baisse d’émissions (qui oublie très souvent le scope 3) ou sur la compensation (avec des forêts susceptibles de brûler, comme en Californie), toutes les annonces de neutralité carbone des entreprises depuis 2 ans ont été du greenwashing. Toutes. Netflix, aéroport de Nice, Total, etc.

Le changement de stratégie de communication des entreprises à l’approche de la COP26 dans moins de deux mois souligne l’importance de rester sur ses gardes. Pour toutes d’ailleurs, que ce soit les industriels fossiles, ou encore les banques. Elles sont très actives sur les réseaux sociaux, notamment Linkedin, Twitter et Instagram. Rien de tel pour soulager les dépenses d’un consommateur : “nous serons neutres en carbone en 2050, vous pouvez continuer à consommer !”.

L’exemple récent le plus éloquent est très certainement News Corp. Alors qu’ils ont pendant des années joué le jeu du climatoscepticisme, ils vantent désormais les mérites de la neutralité carbone en 2050. Un peu comme si Manuel Valls commençait à s’intéresser à un sujet : c’est que ça ne sent vraiment pas bon.

Le mot de la fin

Faire une promesse de neutralité carbone en 2050 n’a aucune valeur si elle n’est pas accompagnée d’un plan précis et de mesures radicales à court terme prises dès maintenant pour y parvenir. Les dirigeant(e)s ont beau multiplier les beaux discours, la réalité est toute autre. Des émissions de GES reparties de plus belle dès que la vaccination a été généralisée (dans les pays du Nord), des dirigeants incapables de courage politique et qui “en même temps” augmentent la répression des mouvements écologistes partout dans le monde. Si vous n’étiez pas au courant, un militant écologiste meure tous les 4 jours depuis l’Accord de Paris, en défendant simplement le peu de terres qui n’ont pas encore été exploitées. Violence légitime, hum ?

Notre addiction aux énergies fossiles doit être soignée et le plus rapidement possible. Faire uniquement confiance aux promesses des Etats et entreprises est une erreur. Faire confiance aux marchés est une erreur. Il faut des lois, des restrictions. Pour certains, ces mesures ressembleront à de l’écologie punitive. Mais la punition est déjà en cours : effondrement de la biodiversité, catastrophes climatiques en chaîne, avec des dégâts d’ores et déjà irréversibles.

Les dirigeants du monde entier ont le devoir de faire plus lors de la COP26. De faire mieux que des promesses qu’ils ne tiendront jamais, ou de jouer l’avenir de la planète sur des promesses technologiques. Le devoir moral de ne pas laisser une Terre inhabitable pour une partie de l’humanité dans les années à venir. Si la plupart des décideurs ne seront plus là pour être jugés, pouvoir prendre sa retraite autrement qu’avec 50 degrés l’été en France ne serait pas de trop.

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Commentaires

24 Comments

  1. Dominique 22 septembre 2021

    On ne peut pas faire confiance aux États. Mais alors, qui votera ces fameuses lois qui, apparemment, sont la seule perspective de conversion des entreprises et des citoyens à davantage d’écologie…? La seule solution pragmatique me semble être la transition volontaire, la construction d’un récit positif sur l’écologie au quotidien (adieu la sobriété, vive la légèreté, la convivialité, la responsabilité !), et l’espoir d’une conversion massive autour du point de bascule.
    En tout cas, bravo à Bon Pote !

    Répondre
    1. Justin 22 septembre 2021

      Il faut un gouvernement mondial pour faire appliquer les mesures partout en même temps… mais les écolos (EELV) n’en veulent pas (tout comme les conspirationnistes).. oups…

      Répondre
  2. Ddu 22 septembre 2021

    “La plupart des politiques ne seront plus au pouvoir ou plus de ce monde, et sûrement pas inquiétés pour leur inaction politique qui s’avère d’ores et déjà criminelle. Responsables, mais pas coupables.” Il y a, j’ose espérer quelques politiques qui ont un peu d’humanité: même s’ils ne seront pas de ce monde, leurs enfants le seront. Je pense que chez des politiques comme chez beaucoup de gens, on ne veut pas voir la réalité en face tout simplement et on espère toujours la solution miracle. Quelqu’un qui a vécu toute sa vie pendant les 30 glorieuses aura du mal à concevoir que tout s’arrête. Il y a aussi chez le politique la difficulté de proposer autre chose. Changer tout le système sans faire de dégâts collatéraux est impossible et dans un pays démocratique… Le défi est trop lourd. Quand on voit la difficulté qu’on a eu pour faire vacciner les gens… On ne réagira que lorsqu’il sera trop tard. Mais il sera trop tard.

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  3. Sauve Béranger 21 septembre 2021

    Le passage sur les innovations technologiques ne tient pas compte de la censure totale des médias. Si une commission scientifique d’évaluation sur le dossier des STE est faite et que cette commission valide le dossier alors la neutralité carbone sur l’ensemble de la Terre pourra être atteinte en 2050. Le gouvernement depuis plus de 2 ans refuse que le dossier soit étudié et les médias en refusant toute divulgation de l’information lui donnent un sérieux coup de pouce.

    Répondre
  4. Guillaume ereteo 21 septembre 2021

    Je vois déjà les discours cyniques de ces mêmes politicens dans 10 ans quand les vieux décèderont de chaud en plein été: “si à 50 ans t’as pas la clim c’est que t’as raté ta vie.”

    Répondre
  5. Cautain 21 septembre 2021

    Excellent article comme d habitude sur bon pote .
    Je dénonce cela depuis des années en affirmant que le fait de être taxé de ” doomiste ” me convient tout à fait .
    Je ne crois absolument pas en une vraie rédemption écologiste décroissante qui devrait pourtant avoir lieu . C est tout simplement impossible car il est déjà trop tard depuis belle lurette
    .
    D une part à cause d une inertie gigantesque en rapport avec une dépendance énergétique folle aux energies fossiles ( 80 % de l énergie mondiale est de source fossile ) . Toute addiction est soignée par un sevrage sec , qui hélas est impossible à concevoir ici sans quoi c est les guerres assurées entres les peuples pour la survie , et par ailleurs nous n en avons plus le temps
    .
    D autre part parce que l humanité à de tous temps
    été dirigée et l est encore très largement , par ceux là même si ne font pas la vie , c est à dire les mâles ces pseudo hommes qui aujourd’hui n ont qu un mot à la bouche ” business is usual” . Le mâle restera la pire calamité de l humanité et sa tombe . C est un fait dénié dont très peu parle ( bon pote l à esquissé ) et qu il n y a même pas à démontrer tant il suffit d ouvrir les yeux et constater le massacre. Femmes et enfants et donc la nature sont ainsi sacrifiés sur l’ autel du pouvoir de la puissance de la destruction de la violence etc. ….

    Alors là neutralité carbone …..une douce illusion hypnotique qui endors bien les peuples sous informés pour mieux retarder la conscience réelle de l’issue fatale . Car rien ne sera en mesure de laisser AUJOURD’HUI et pas demain les fossiles dans le sol .

    Seule une très forte décroissance mondiale pourrais nous sauver . Mais elle ne se fera pas .

    Répondre
  6. bdd13 21 septembre 2021

    “Si la plupart des décideurs ne seront plus là pour être jugés”
    C’est bien là le regret : ne pas les voir sur un banc d’accusés lors de leur procès pour Crime contre l’Humanité.

    Répondre
    1. Archi3 21 septembre 2021

      attention, utiliser internet produit du CO2, si on commence à faire des procès vous pourriez aussi être sur le banc 😀

      Répondre
      1. bdd13 21 septembre 2021

        Je ne suis pas décideur, et ne prétend pas à être “chef de l’Etat”.
        Que ceux qui le souhaitent (être décideurs) prennent les responsabilités afférentes.

        Quand on aura limité l’usage de la 5G, d’internet, pour des causes raisonnables, on en reparlera.

        En conclusion, il est de ma responsabilité d’en limiter l’usage, mais nos “sachants” qui dirigent en ont bien d’autres qu’ils ont naturellement hérité des urnes.

        Répondre
        1. Archi3 22 septembre 2021

          pourquoi vous vous défaussez sur les autres ? ce n’est pas la 5G en soi qui consomme, elle consomme moins par unité d’information transmise, c’est l’usage que vous et moi en feront. Vous avez des photos stockées sur le cloud ?

          Répondre
          1. bdd13 22 septembre 2021

            Pas de chance : pas une seule, et pas une seule donnée sur le cloud… bien trop dangereux ! lol
            Je ne visionne pas non plus de film porno… relol
            Je pense sincèrement faire un usage de l’informatique de façon “raisonnée”, et ma principale activité tourne autour de l’information sur le changement climatique, et les obligations administratives.
            Note : je suis aussi animateur de la “fresque du climat”, une façon très intéressante de parler du CC, puisque ça se passe sur une table, avec des cartes et des crayons… loin des écrans.

            Répondre
    2. bdd13 13 octobre 2021

      Je me réponds :
      Eh bien voilà, aussitôt dit, aussitôt fait : Bolsonaro vient de se prendre une plainte pour crime contre l’humanité déposée devant la Cour Pénale Internationale de La Haye par une ONG autrichienne (AllRise – Le Monde 12 oct).

      Répondre
  7. Justin 21 septembre 2021

    1) La France agit, elle ferme ses sources décarbonnées comme Fessenheim (et des barrages hydro) et ouvre à la place des centrales au charbon (Landivisiau) oups….
    2) j’aimerai bien connaitre ce que fait la Gambie pour respecter les accord…
    3) l’éthiopie agit mais ça risque de provoquer une guerre avec le Soudan et l’Egypte… oui je parle du barrage renaissance sur le Nil…
    4) Les engagements, ce n’est que pour ceux qui y croient…
    5) pourquoi l’Australie n’est pas en noir (hausse de la production de charbon et de gaz prévue)?
    6) que peut faire de plus Singapour à part des panneaux solaires?
    7) Russie et Arabie Saoudite vont construire plein de centrales nucléaires… pourquoi sont ils en noir? La Turquie n’est pas listée ici mais elle est aussi en Noir sur le site climate action tracker alors qu’elle construit 4 centrales nucléaires => y aurait il un parti pris anti nucléaire sur ce site??? Idem la corée du sud en rouge qui continue la construction de centrales nucléaires y compris flottantes pour ses iles…

    Répondre
    1. Justin 21 septembre 2021

      Erreur, Landivisiau , c’est gaz

      Répondre
  8. Archi3 21 septembre 2021

    Il y a quand même un énorme point aveugle dans ce que dit le GIEC et que vous relayez, c’est que si nous sommes addict aux énergies fossiles, c’est qu’elles sont la source principale de notre richesse et de ce qui sépare notre vie du Moyen Age – et ça reste toujours vrai , il suffit de regarder comment vivent les populations dans les pays qui consomment le moins de fossiles :

    https://atlasocio.com/classements/environnement/pollution/classement-etats-par-emissions-dioxyde-de-carbone-par-habitant-monde.php

    si on n’y renonce pas, c’est qu’il y a une tres bonne raison, c’est qu’y renoncer provoquerait bien plus de pauvreté, de famine, de catastrophes économiques et sociales, que le RC que c’est censé éviter ! je vous rappelle quand même que le XXe siecle a connu une croissance d’un facteur 10 en même temps qu’un RC de presque 1°C, ce qui prouve quand meme que les effets positifs des fossiles ont été bien plus importants que les effets négatifs du RC.

    Et sans fossiles, vous ne pourriez même pas poster sur internet ce que vous en pensez.

    Répondre
    1. yéyé 21 septembre 2021

      Sans fossiles, on aurait pas de problème de RC donc pas besoin de poster ce qu’on en pense…
      Si le pétrole c’est si bon, buvez en une gorgée de temps en temps.
      Gnein

      Répondre
      1. Justin 21 septembre 2021
        Répondre
      2. Archi3 22 septembre 2021

        j’ai déjà donné le lien, allez voir ce que c’est que vivre sans fossiles (en fin de liste …)

        https://atlasocio.com/classements/environnement/pollution/classement-etats-par-emissions-dioxyde-de-carbone-par-habitant-monde.php

        Répondre
    2. bdd13 21 septembre 2021

      La probabilité de détruire l’humanité, “grâce” au pétrole, n’est plus nulle…
      Vous suivez ou on se couche ?

      Répondre
      1. Archi3 22 septembre 2021

        ah ?

        vous pensez être détruit de quelle façon , vous, concrètement ?

        Répondre
        1. bdd13 22 septembre 2021

          Il y a 20000 ans, l’Europe était en grande partie couverte de glace, et le niveau des océans étaient plus bas de 120 mètres (ce qui permettait aux hommes de vivre dans des grottes style Cosquer, aujourd’hui à 30 m sous les eaux).
          A ce moment là, la température globale terrestre était d’environ 5°C en-dessous de celle du début de l’ère industrielle.
          La modélisation climatique propose une augmentation pouvant aller jusqu’à +5°C (voire davantage) dans un scénario dit “business as usual”.
          Cette température est inconnue de l’humanité, et nous ne pouvons décrire ce que sera la face du monde en termes notamment de couvert terrestre.
          Les engagements des pays aujourd’hui suite aux accords de Paris, (s’ils sont effectivement engagés, ce qui n’est pas le cas), nous amèneront autour de 3°C s’ils ne sont pas modifiés.
          A cette température, les désordres multiples (températures létales, ruptures d’approvisionnement alimentaire, rébellions, soulèvements, migrations, conflits armés) seront de nature à vous détruire, où que vous soyez….
          L’accroissement des températures atmosphériques/océaniques est du à l’utilisation des sources fossiles.
          Alors d’accord pour dire que le pétrole nous servira toujours en matière de santé (fonctionnement des hôpitaux, médicaments), mais il reste que toute transformation de l’or noir conduit à la production de tonnes de CO2 additionnels dans l’atmosphère, faisant croître inexorablement le thermomètre.
          As you like…

          Répondre
    3. Viiince 21 septembre 2021

      Des effets positifs immédiats VS. Des effets négatifs sur le long terme.
      C’est comme passer une super soirée, picoler comme un trou, prendre du bon temps, s’éclater etc. Vs la giga gueule de bois, complètement amorphe le lendemain. (Même si j’aurais peut être du faire la comparaison avec de la coke, ou du crack pour le côté encore plus destructeur…)

      Répondre
      1. Archi3 22 septembre 2021

        Viince, si vous pensez qu’il faut arrêter de boire, vous pouvez déjà arrêter de poster des commentaires sur internet, ça ne vous coutera pas grand chose et ça économisera un peu de CO2 🙂

        Répondre
        1. Yéyé 22 septembre 2021

          Poster des commentaires permet de corriger les climatosceptiques, de faire véhiculer les vrais infos ou de débattre avec des gens bornés ou de mauvaise foi…Cf ci-dessus par exemple comme ça au hasard…

          Répondre

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