L’écologie punitive a-t-elle un sens ?

Ecologie punitive

Depuis que la Convention Citoyenne pour le Climat a rendu ses 150 propositions l’été dernier, l’expression “écologie punitive” est abondement utilisée, que ce soit par la presse ou certaines personnalités politiques. Son utilisation est tout sauf un hasard, et n’a d’ailleurs rien de nouveau.

D’où vient cette expression ? Depuis quand est-elle populaire ? Par qui est-elle utilisée ? Quels partis politiques et quels titres de presse ? Nous avions vu dans un ordre de grandeur que l’écologie était un sujet très peu traité dans les médias. Il s’avère qu’il est aussi très mal traité.

Après avoir défini les termes et les enjeux, nous verrons que ces termes sont toujours utilisés par les mêmes personnes, à des fins bien précises.

Que signifie “écologie punitive” ?

Séparons les deux termes.

Tout d’abord, l’écologie. Sa définition scientifique (étude des milieux où vivent les êtres vivants, ainsi que des rapports de ces êtres avec le milieu) diffère légèrement de l’usage courant : “doctrine visant à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de ce dernier“. C’est plutôt clair et sans équivoque.

En revanche, il existe une confusion entre punition et sanction. La punition est l’expression d’un rapport de force dans lequel le dominant exerce son pouvoir sur le dominé. La punition s’exerce dans le cadre d’un pouvoir personnel et peut paraître arbitraire car elle dépend du bon vouloir de l’individu en position de supériorité. La sanction a elle une dimension réparatrice, justifiée par des règles connues par tous et acceptées par avance :

Les punitions sont souvent vécues comme injustes par les punis car :

  • elles ne prennent pas appui sur des règles claires et partagées,
  • elles ne s’appliquent pas de la même manière à chacun,
  • elle peuvent être disproportionnées avec la faute.

Dans notre société, toute forme de loi, régulation ou norme est une privation de liberté. Si vous transgressez ces règles, vous êtes sanctionné(e). Sans rentrer dans les détails de ce qu’est une liberté positive ou négative (objet d’un futur article), ou de savoir si une punition est juste, on peut tout de même s’accorder que des règles sont indispensables à la société. Si demain, tout était permis, nous pourrions tuer notre voisine parce qu’elle fait trop de bruit le dimanche matin. Ce ne serait pas correct, je crois.

Rappel des enjeux

Puisque les punitions sont souvent perçues comme injustes, il est intéressant de rappeler quels sont les enjeux climatiques des prochaines décennies. Il est prévu dans la Stratégie Nationale Bas Carbone que la France atteigne la neutralité carbone. C’est également prévu par L’Accord de Paris, qui fait autorité au niveau mondial. Pour atteindre cet objectif, nous devons baisser nos émissions d’au moins 7.6% sur les 9 prochaines années. Ce qui est certain à 100%, c’est que sans changement des règles et de nos comportements, nous n’y arriverons pas (d’où la nécessité d’une loi climat ambitieuse). Ce qui est un peu moins sûr, c’est que la croissance verte nous permette d’y arriver. Dans tous les cas, cela ne sera pas facile :

Source : https://twitter.com/BonPote/status/1332631846279110656?s=20

Pourquoi faire tout ça ? Parce que sans changement, nous allons vers un monde à (au moins) +3 degrés de réchauffement d’ici 2100 et que même si c’est limité à 2 degrés, c’est déjà un désastre :

Ce qui finalement risque d’être punitif, c’est avant tout l’inaction. Si nous ne faisons rien, les conséquences seront catastrophiques. Nous savons qu’il y a des limites physiques à ne pas dépasser pour éviter des catastrophes écologiques, pourquoi imposer des limites serait “une punition” ? Interdire ou réduire certaines activités prendrait pourtant tout son sens, malgré ce qu’en pensent les rassuristes et les acteurs du statu quo, à l’instar d’Olivier Babeau :

Olivier babeau qui brille à nouveau par son esprit du 19ème siècle.
Source : https://twitter.com/OlivierBabeau/status/1383108934395953153?s=20

Pour être plus clair : les conséquences climatiques auront de graves répercussions sur nos libertés, et ces conséquences violentes n’arriveront pas de la même manière que des contraintes choisies. C’est ce que rappelle Magali Reghezza, membre du Haut Conseil pour le Climat : “Le problème n’est donc pas de savoir si l’Humanité s’adaptera, mais quels seront les efforts à engager et qui devra payer.”

Cette histoire de réchauffement climatique est donc également une histoire de morale. Vous pouvez très bien nier ce que démontre la science, faire vos allers-retours en avion à Bali toutes les deux semaines sans penser aux conséquences. Vous pouvez très bien n’en avoir rien à faire : ce n’est pas interdit. En revanche, il est indiscutable que les règles actuelles ne suffisent pas pour respecter nos engagements climatiques : il faut donc du changement.

Changer les règles, ça marche ?

Il existe plusieurs précédents dans l’histoire qui ont montré qu’une régulation pouvait être très efficace. Pensez par exemple aux dégâts causés à la couche d’ozone protectrice de la Terre, qui avaient suscité une préoccupation et une action mondiales sans précédent. Depuis qu’il a été convenu en 1987 de supprimer progressivement les substances qui dégradent la couche d’ozone, 196 pays ont ratifié le Protocole de Montréal. Comme quoi, quand il y a un danger imminent, nous sommes capables de nous mobiliser à l’échelle mondiale.

Autre exemple, les lois passées sur la vente de cigarettes. Ont-elles été efficaces ? Dans une perspective historique, lorsque nous regardons les chiffres, cela ne fait aucun doute :

Source : https://ourworldindata.org/grapher/sales-of-cigarettes-per-adult-per-day

Etait-ce punitif de rendre plus difficile d’obtenir des cigarettes ? D’interdite la publicité de vente de cigarettes (loi Evin en France) ? Une étude récemment publiée fait état de 100000 morts prématurées en France par an. Est-ce que faire une loi pour baisser ce chiffre serait de l’écologie punitive ?

Rouler sur l’autoroute à 110km/h : symbole de l’écologie punitive

Cela fait presque un an que les propositions de la CCC ont été faites, et lorsqu’elles ont été rendues publiques, l’une des deux mesures qui avaient marqué les esprits était la vitesse sur l’autoroute. Les insultes et autres commentaires acerbes avaient été très durs. Pourquoi ? Outre la presse qui a joué un grand rôle (nous y reviendrons), si les membres de la CCC ont été formés et ont pu prendre conscience des enjeux, ce n’est pas le cas du reste de la population française, qui malheureusement est peu ou pas du tout informée. De plus, il manquait certains calculs et ordres de grandeur associés pour chaque mesure. J’avais présenté cet ordre de grandeur pour y répondre :

Loi des 110km/h : écologie punitive ?
Source : http://www.carbone4.com/decryptage-110-kmh-autoroute/


Une fois formés, les français sont en mesure de proposer et d’agir. Ce n’est pas parfait, mais c’est au moins plus ambitieux que ce qui est proposé par nos politiques depuis 40 ans ! De plus, certains élus ont crié au manque de démocratie de cette Convention, mais pour accepter ou refuser des mesures en démocratie, encore faudrait-il que les français puissent faire des choix en étant éclairés. Sinon, nous aboutirons à des lois qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, comme la loi climat prévue par le gouvernement Macron. J’avais apprécié un commentaire sur Linkedin de Maxence Cordiez, que je partage à nouveau :

Si même un effort aussi faible que passer la vitesse de 130 km/h à 110 km/h sur autoroute est inenvisageable, alors disons-le clairement, la lutte contre le changement climatique est perdue… Nous n’aurons pas le beurre et l’argent du beurre. Soit on décide d’agir pour le climat (et la préservation de notre milieu de vie de manière plus générale) et il faudra aller bien plus loin qu’une simple limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h. Soit on décide de ne pas se brider mais disons-le clairement et ne faisons pas semblant de nous soucier des jeunes générations actuelles (sans parler des générations futures).

Punitive pour qui ?

Nous l’avons vu, les règles actuelles sont très insuffisantes pour tenir nos objectifs climatiques. Au moins sur ce point, même le gouvernement est d’accord avec les scientifiques. Malgré cela, identifions 3 types de personnes qui pourraient penser de nouvelles lois comme punitives :

  • Les françaises et français non formé(e)s aux enjeux climatiques. Si vous ne comprenez pas le problème, comment accepter des solutions qui ont l’air de nuire à vos libertés ?
  • Les ménages les plus aisés : c’est avant tout eux qui ont la plus grande empreinte carbone et qui polluent le plus (et de très loin). Il est certain que si vous avez l’habitude de traverser les océans en avion plusieurs fois par an, la possibilité d’avoir des quotas de transports aériens va vous paraître très dure. J’ai rarement vu une personne avec le salaire médian français (1800€) se demander si elle partait 3 jours à Dubaï pour le fun.
Ecologie punitive pour qui ?
Source : https://twitter.com/diana_nbd/status/1280177349582077952/photo/1
  • Les ménages les moins aisés : la taxe carbone sur les produits pétroliers qui avait fait démarrer le mouvement des gilets jaunes est une traduction typique de l’injustice sociale. C’est une décision de transition écologique mais qui oublie les mesures d’accompagnement pour les plus démunis. C’est en ce sens que l’écologie peut être “punitive” : si elle n’est pas pensée de façon globale, en oubliant une partie de la population. Nous devons absolument éviter cela.

Une transition écologique est donc également une transition sociale : sans anticipation ni planification, ce sont encore les ménages les moins aisés qui seront sujets aux dégâts (tout en sachant qu’il y a toujours des gagnants et perdants, dans toute décision politique). Nous le constatons à chaque crise économique, nous le constatons aujourd’hui avec la Covid, nous le constaterons demain lors de catastrophes écologiques.

Qui emploie l’expression écologie punitive ?

Jean Castex qui parle d’écologie punitive cet été, ce fut pour le moins surprenant. Lui qui en plus de 30 ans de carrière ne s’était jamais vraiment exprimé sur l’écologie, c’était forcément le début de quelque chose. Le sentiment que ce n’était pas la dernière fois que nous allions entendre cette expression de la bouche d’un politique. Depuis plusieurs mois, j’ai listé plusieurs personnes qui l’utilisent sur plusieurs plateformes : à la télévision, Youtube, les réseaux sociaux (notamment Twitter où les politiques sont actifs).

Jean Castex, fraîchement Premier ministre l’été dernier, déclarait ainsi :

« À l’heure où l’humanité traverse l’une des pires crises depuis des décennies, à l’heure où les entreprises luttent pour sauvegarder leurs emplois, à l’heure, enfin, où les Françaises et les Français craignent pour leur avenir, l’écologie est-elle une priorité ? La réponse est clairement oui.

Dans mon esprit, la netteté de cette réponse a sans doute été retardée par les tenants d’une écologie punitive et décroissante, d’une écologie moralisatrice voire sectaire qui, sans doute de parfaite bonne foi, ont beaucoup nui et continuent de desservir la cause. »« L’écologie à laquelle je crois est, enfin, une écologie de l’emploi, de l’innovation et de la croissance »

Evidemment, vous aurez repéré plusieurs erreurs : mauvaise définition de la décroissance, une croyance dans la croissance verte (compte tenu des enjeux, c’est quasi impossible que cela soit possible). Bien entendu, Il raconte ce qu’on lui dit de raconter : Emmanuel Macron a la même croyance concernant la croissance verte et le mépris de tout autre modèle de société qui souhaite sortir de ce prisme.

Politiques et éditorialistes à morale variable

Depuis des mois et sans surprise, l’expression est uniquement utilisée par des politiques de droite, d’extrême droite, ou des libéraux (voire ultra-libéraux). Je n’ai pas retrouvé trace d’une personnalité politique à gauche qui l’utilise, sauf pour répondre à une polémique. Elle a été en plein essor après que la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) ait rendu son rapport.

Il en est de même pour les titres de presse :

  • Le Figaro : Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine (décidemment…), qui évoque la CCC en ces termes : “On en retiendra un interminable catalogue de contraintes, d’obligations, d’interdictions, de sanctions et des taxes en tout genre. L’écologie punitive dans toute sa splendeur“. Ce qu’il y a de génial, c’est que dans le même article, il arrive à dire ‘la France n’est pas responsable du réchauffement climatique‘. Oui Guillaume. Oui. Tout est de la faute des étrangers.
  • Contrepoints, journal qui héberge des climatosceptiques et des rassuristes depuis des années.
  • Le Point, qui parle des clowns de l’écologie et des délires décroissants.
  • L’Opinion : journal où Olivier Auguste (Rédacteur en chef adjoint) ne fait pas la différence entre récession et décroissance, et compare le confinement à la décroissance. Rien à ajouter si ce n’est qu’il véhicule l’un des clichés sur la décroissance que j’ai déjà expliqué ici. Qu’attendre d’autre d’un journal qui compte Emmanuelle Ducros parmi ses troupes ?

Mais aussi :

  • Stéphane Richard, PDG d’Orange, qui regrette « l’écologie punitive » qui « vilipende une consommation excessive que favoriseraient téléphones mobiles, tablettes et ordinateurs ». D’après Stéphane, la France est en retard d’un an et demi sur la 5G, c’est terrible. C’est également terrible de ne pas écouter les conclusions du Haut Conseil pour le Climat pour la 5G. Entre un PDG d’entreprise (qui a trempé dans l’arbitrage Tapie) qui souhaite faire du profit et le HCC? J’aurais tendance à écouter le second. Cela n’engage que moi.
  • Willy Schraen, président de la Fédération des chasseurs, pour qui “l’écologie punitive est gonflante”.
  • Claude Allègre, climatosceptique notoire, qui a fait perdre des années de lutte contre le réchauffement climatique à force de raconter n’importe dans les médias. “Je suis contre l’écologie punitive car ça tue l’écologie. L’écologie, c’est le modernisme, pas le retour aux cavernes.” A deux doigts de parler d’Amish.

Palme d’or tout de même à Valeurs Actuelles. Les mots me manquent pour exprimer ce que j’en pense :

N’est stupide que la stupidité

Si vous êtes sensibilisé(e) aux sujets climatiques (et après lecture des lignes ci-dessus), vous pouvez peut-être estimer que parler d’écologie punitive est tout à fait idiot. C’est légitime. Mais j’ai tendance à penser que les politiques ne sont pas aussi cons que nous aimons tant le penser. Si cette expression est répétée, c’est tout sauf un hasard.

Plus les échéances des élections vont se rapprocher, plus vous aurez de chance de l’entendre. D’abord les Régionales en 2021, et surtout l’élection présidentielle de 2022. C’est à peu près tout ce qui compte pour les personnes qui parlent d’écologie punitive. Alors que les enjeux climatiques doivent se penser à long terme, nos politiques ne voient que le court terme.

Aussi, nous devons nous y préparer. Toute critique du modèle de la croissance mène quasi systématiquement à des insultes et moqueries sur les réseaux sociaux. Toute critique du modèle actuel et vous serez qualifié d’utopiste, de communiste, de totalitariste, parfois même les 3 en même temps. L’écologie doit pourtant absolument dépasser les clivages gauche/droite. S’il n’existe pas une mais plusieurs écologies, toute politique ou économie qui ne se repose pas sur l’écologie ne fait aucun sens.

En l’état actuel des choses, c’est encore un avantage de parler d’écologie punitive. Tant que la population française n’est pas formée et informée correctement sur ces enjeux, cela continuera d’être le fond de commerce des politiques. Ce matraquage de termes chocs (khmers verts, islamo-gauchistes) ne s’arrêtera malheureusement pas tant qu’il y a un intérêt électoral.

Le mot de la fin

Si l’écologie punitive est une expression utilisée à tort et à travers, nous avons vu qu’elle pouvait avoir plusieurs intérêts. D’abord, des intérêts de pouvoir : des politiciens à l’approche des élections aux éditorialistes jouant le statu quo, tout est prétexte pour ne rien changer. L’écologie punitive, c’est avant tout jouer le jeu de l’inaction écologique. En effet, dire qu’une loi ‘ne passera jamais parce qu’elle est trop ambitieuse, ou qu’elle abandonne les pauvres’, c’est un classique rhétorique bien connu des personnes qui souhaitent que rien ne change (cf les 12 discours).

Il peut être tout à fait légitime de penser qu’une écologie est punitive si elle n’est pas accompagnée de mesures sociales. Nous devons être capables de nous mettre d’accord collectivement sur des règles qui délaissent le moins de personnes possible : sans justice sociale et écologique, il n’y aura pas de transition écologique réussie. Tous les partis politiques, de droite comme de gauche, doivent être capables d’avoir une politique en ce sens. La transformation de nos sociétés ne sera pas facile, et la moindre des choses serait de commencer par dire la vérité sur la situation et d’arrêter de faire croire aux français qu’ils n’auront pas à changer.

Enfin, cessons d’évoquer “le problème de l’acceptation sociale” dès qu’une nouvelle loi est proposée. Si l’ensemble de la population était informée correctement sur ces sujets, nous n’aurions pas les débats ridicules et les polémiques qui jaillissent chaque semaine sur tous les plateaux télévisés. Parler d’écologie punitive ou d’écologie au singulier ne fait aucun sens. En revanche, il existe plusieurs choix de société devant nous, et il serait grand temps de se mettre collectivement à y réfléchir.

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Commentaires

43 Comments

  1. Audra Wasiuta 6 juillet 2021

    Très bien, j’aime beaucoup !!

    Répondre
  2. cdg 18 mai 2021

    On peut l appeller comme on veut, mais si on veut reduire les rejets de CO2 il va falloir serieusement restreindre la population (il est illusoire de penser qu il suffira de restreindre les “riches” (autrement dit pas moi) car meme si les 1 % polluent plus il ne sont que 1 %. Sil es 99 % restant continuent comme avant ou font pire ca n aura aucun impact ).
    La logique exprimée dans l article a une faiblesse: car ce n est pas se restreindre aujourd hui pour ne pas cuire demain mais pour la plupart c est ” se restreindre aujourd hui pour que mes descendants ne cuisent pas demain”. Car en 2050 une bonne partie des gens seront mort. Pire les partis de gouvernement (PS-LREM-LR) ont peu d electeurs jeunes (ceux ci s abstiennent ou votent EELV / FN). Donc electoralement agir contre le rechauffement climatique est l assurance de perdre des voix. C est la meme logique que pour les retraites: tous les changements se concentrent sur les jeunes et epargnent soigneusement les retraités actuels (17 millions d electeurs ca compte !)

    Dans l interview avec T Nitot, l auteur dit que notre empreinte doit etre celle de la France en 1960 et que les gens n etaient pas plus malheureux a cette epoque. J ai pas connu 1960 (pas plus que l auteur de ce blog) mais je me rappelle de la fin des annees 60.
    C etait par ex une epoque ou personne n avait le telephone. Quand j etais malade, ma mere devait marcher au moins 15 min (eventuellement dans la neige ou sous la pluie) pour appeller le docteur. Quelle femme de 2021 va accepter ca ?
    Aucun enfant n avait une chambre pour lui seul (les enfants partageaient la meme chambre) et celle ci n etait pas chauffee (j habitais en savoie, pas a Nice !)
    Ma grand mere n avait pas de voiture. Faire les courses signifiait 15 min de marche minimum jusqu a la petite epicerie et il fallait tout porter. Pour aller jusqu a la ville, c etait rare car il fallait prendre le bus. Outre le prix, ca impliquait d y passer une demi journee (de toute facon il y avait un bus par heure). Et je ne parle pas des gens faisant encore leur lessive au lavoir (meme quand il faisait froid)

    Par contre c est vrai que les gens etaient plus heureux que maintenant car tout le monde voyait sa situation s ameliorer et pensait que ses enfants vivraient mieux que lui. Faire vivre le francais de 2021 comme en 1960 ne sera possible que suite a un cataclysme ou une dictature
    Et reste le dernier probleme : la france de 1960 avait 50 millions d habitants. On est 67. Le covid a tué un peu plus de 100 000 personnes (et en majorité des vieux deja malades). Quelle serait la reaction avec une maladie qui tuerait 170 fois plus de monde ?

    Répondre
  3. Eric 6 mai 2021

    Concernant l’infographie traduite en français, passer de 70% à 99%en ce qui concerne la poursuite du déclin des récifs coraliens entre une hausse de 1,5 et 2°C ne représente pas un écart de +29% mais de +29 points ou PLUS 41%.
    Une présentation homogène de la colonne, en indiquant “jusqu’à x1,4 fois pire” éviterait la confusion et faciliterait la compréhension.

    Répondre
  4. Olivier Auguste 29 avril 2021

    Bonjour,
    Merci d’avoir eu l’élégance de me taguer sur LinkedIn pour me signaler votre post, même après coup.
    Le lien vers mon édito, auquel vous faites (j’imagine) référence, ne fonctionnant pas, je le remets ici : https://www.lopinion.fr/edition/politique/ceci-n-est-pas-ecologie-punitive-222123
    Je me permets ces quelques remarques :
    > ” Si demain, tout était permis, nous pourrions tuer notre voisine parce qu’elle fait trop de bruit le dimanche matin”. La finesse de la comparaison disqualifie un chouïa le reste de votre post à mes yeux, mais soit.
    > Sur le vocabulaire : entendu, j’utiliserai sans difficulté “écologie de sanction” si cela vous agrée.
    > Plus sérieusement, sur le fond. Je n’ai jamais, pour ma part, contesté le réchauffement climatique, la contribution de l’activité humaine à ce réchauffement, ni la nécessité de lutter contre. Simplement je veux croire pour ce faire, d’abord et avant tout, en la capacité d’innovation des hommes et des entreprises. Amalgamer ces positions avec celles de climato-sceptiques ne crédibilise pas votre propos, pas plus que les caricatures sur “les allers-retours à Bali tous les quinze jours”. Je circule chaque jour en vélo et en métro. Mais je n’ai pas le voyage honteux et, comme je le dis dans cet édito, les échanges internationaux ce sont aussi des facteurs de culture et de paix. C’est aussi une question de libertés fondamentales, mais peut-être cette dimension est-elle négligeable pour vous.
    > Votre démonstration sur le tabac (sujet que je connais un peu) est dépourvue de tout argument. Au fil des décennies, il n’y a pas eu pour faire reculer la consommation seulement des lois restrictives mais aussi une meilleure information du public sur les méfaits du tabac et surtout, surtout des hausses de taxes et de prix. Un “signal prix” qui est la plus efficace de toutes les mesures de prévention. Tiens, tiens, comme la taxation du carbone, solution privilégiée par la quasi-totalité des économistes spécialistes du climat, et en faveur de laquelle l’Opinion (pourtant pas très pro-taxes…) a déjà publié plusieurs éditos.
    Voilà pour cette réponse rapide. Merci de votre intérêt, et toujours prêt au débat. Cordialement.

    Répondre
    1. Bon Pote 29 avril 2021

      Merci pour votre retour argumenté. Pour répondre à quelques points.
      – Il n’est pas écrit que vous êtes climatosceptique, et ravi d’apprendre que vous ne l’êtes pas !
      – Vous ne répondez pas à l’argument qui vous concerne, c’est à dire la décroissance. Vous utilisez les mots sans les connaitre (OU en faisant une confusion qui induit vos lecteurs en erreur)
      Donc écrire plusieurs arguments sans écrire une ligne sur ce que je vous reproche, comment dire…
      – Pour le tabac, nous sommes finalement d’accord sur un point : l’éducation est la clef, comme dans tous les sujets.
      La taxation carbone n’est pas la solution à tout s’il n’est pas accompagnée de mesures sociales. cf ce que j’ai écrit dans l’article.

      Le débat est ouvert, et je suis joignable très facilement.

      Répondre
    2. bdd13 29 avril 2021

      Voilà, vous faites parti des grands optimistes jubilatoires persuadés que la techno va tous nous sauver, à grands coups de milliards de dollars injectés dans les startups, que ces dollars proviennent de l’argent public, ou bien qu’il prenne sa source dans le risque financiers de quelques industriels qui ont enfin compris à quels dangers climatiques nous avons à faire.
      Je pense que vous souffrez d’un peu de lacunes quant aux vrais chiffres, qu’ils concernent la physique du CC, ou qu’ils concernent tout un chacun.
      Votre petit tour en avion, qui jusqu’à ces dernières années, était considéré comme le graal de la société épanouie, vous coûte en fait très cher en empreinte carbone. Celle du français, en moyenne, est de 10 tonnes/an/personne. Les accords de Paris, pour être respectés, doivent nous faire descendre à 2….. Or 2, c’est justement un petit aller-retour aux US, et quand vous avez épuisé le chauffage (avec PAC), la voiture (une petite batterie pour faire 100 km), pas de vacances, plus de boeuf, et plus de vêtements inappropriés, vous êtes péniblement à 5. C’est çà la réalité.
      Je pense sérieusement que vous ne l’avez pas encore touchée du doigt.
      Alors certes, vous serez bercé par les sirènes des ingénieurs et industriels, qui vont attirer des masses de subventions pour vous faire miroiter le “tout sans carbone”, mais ne rêvez pas. Sans un effort drastique de la gente humaine (et partout sur la planète), vous condamnerez vos enfants à une vie bien plus difficile que la vôtre.
      Profitez bien encore de ces quelques belles années d’insouciance, et nous en reparlerons quand la panique va s’emparer de la population une fois les 50° degrés dépassés sur notre territoire (entre 5 et 10 ans).
      Il y aura eu beaucoup d’avancées technologiques, c’est certain, mais quand on prend une machine à calculer, et qu’il faut remplacer tout le pétrole, le charbon et le gaz, par des éléments ayant soit bien moins de charge énergétique, soit extrêmement difficiles à manier ou à produire, on a vite compris qu’une organisation de vie un peu différente, avec d’autres “valeurs”, est nécessaire.
      Le problème est que si une démocratie un peu sensée et informée ne construit pas un monde viable et responsable rapidement, le danger est que la radicalité verte prenne le pouvoir au travers d’un vote un peu tendu…..

      Répondre
      1. Reisdorffer 29 avril 2021

        Mais arrêtez un peu avec ce catastrophisme et ce discours entaché d’erreurs. La viande n’y est pour rien, le méthane émis entre dans un cycle court qui fait qu’il se recycle dans ce que mange les herbivores, ayez bien en tête que la disparition des ruminants entrainera une pollution bien pire que ce celle qui est observée actuellement. L’avion représente 1,9% des GES, les pertes alimentaires elles, 10%. Il est où le combat à mener ? Si vous détachez votre idéologie et revenez à des considérations pratiques, factuelles, vous viendrez à des mesures plus responsables et moins dogmatiques. Vous rêvez d’un monde refermé sur lui même. Votre objectif sont les 2°C ? Les enfants qui naissent cette année vont donc avoir 40Go d’échanges par an, sans manger, sans se déplacer, sans rien faire d’autres que de télécharger 40 Gà de données en un an ! Vous ne pensez pas qu’il faut un peu croire à des innovations technologiques plutôt que de dire à tout va, ne mangez plus, ne vous déplacez plus, ne téléchargez plus ?

        Répondre
        1. bdd13 29 avril 2021

          Il n’y a pas de catastrophisme. Ce sont les données observées et prévues qui sont catastrophiques. Et depuis 30 ans, ces données et ces prévisions sont justes…..
          Le méthane est 9x plus puissant que le CO2 en termes de GWP (120 x plus quand il se diffuse) avec un forçage avéré aujourd’hui de 0,6W/m² (pour un forçage anthropique global de 2,5). Son pouvoir réchauffant est d’une centaine d’année avec une baisse amorcée régulière au bout de 20 ans dans l’atmosphère. Je ne vois pas pourquoi une baisse du cheptel des ruminants peut être une pollution pire, en dehors de restituer des terres arables.
          L’avion est responsable de 2,5% des émissions de CO2, mais d’au moins 5% du forçage radiatif global (il n’y a pas que du CO2 en sortie de réacteur, mais plus d’une vingtaine de réactions chimiques, associées à de la condensation persistante).
          Je ne rêve pas d’un monde fermé. Je suis désolé que l’irresponsabilité des uns et des autres nous obligera peut être bien à un monde fermé, qu’on le veuille ou non.
          Bien sûr que je crois aux innovations techniques (je dis bien dans mon post qu’il y en aura beaucoup). Mais aujourd’hui, il est clair que le retard pris (à cause de gens comme vous peut être), va nous contraindre à des mesures coercitives que nous aurions pu éviter si la prise de conscience avait été plus précoce.
          Les enfants qui naissent aujourd’hui pourront peut être voyager sans limite (et tant mieux pour eux), mais devant l’incertitude de la techno et surtout de l’économie (un avion à hydrogène n’est pas rentable économiquement pour des raisons structurelles et physiques), il est de notre devoir de rectifier nos façons de vivre en attendant l’hypothétique miracle technologique. Moins on le fait, et plus le miracle devra être… magique.
          Je ne suis pas écolo, je suis juste scientifique, et je dis qu’il faut freiner, et qu’il faut freiner fort. Ne pas le faire, c’est hypothéquer l’avenir même de l’humanité. Mais je sens que vous êtes parieur… malheureusement.

          Répondre
          1. Reisdorffer 29 avril 2021

            Catastrophique et culpabilisateur, bien que vous vous en défendiez vous avez tous les oripeaux de l’écolo moralisateur.
            L’alimentation des ruminants est assurée à 70% par des terres non arables et la production de l’alimentation humaine génère 50% de co-produits valorisés par l’élevage. Vous ferez quoi de ces co-produits et vous trouverez où les surfaces pour compenser la perte de la production de denrées d’origine animale ?
            Les émissions de carbone de la France représentent 0,6% des émissions mondiales (l’empreinte est du même ordre de grandeur) l’élevage Français, sur la base de calculs erronés représente 0,06% des émissions mondiales. Vous êtes scientifique donc vous savez que nos émissions sont dans l’erreur de calcul, dans l’épaisseur du trait, dans l’incertitude.
            Le combat est à mener ailleurs que dans notre pays. Mais sans doute que la perspective d’y aller en pédalo vous incite à dénoncer l’éleveur de votre village ou votre voisin qui voyage tous les 5 ans

            Répondre
      2. Grégorille 29 avril 2021

        Malheureusement BDD13 a raison. L’AIE (agence internationale de l’énergie) a publié en juillet 2020 une étude intitulée “Clean energy innovation needs faster progress”.
        En gros, pour que l’humanité atteigne des émissions neutres en 2050, les technologies actuelles ne suffisent pas, et le rythme de l’innovation ne suffit pas non plus. Les technologies dont on aura besoin sont dans les laboratoires ou dans des petits démonstrateurs. Le rythme d’innovation et le rythme de déploiement industriel qui seraient nécessaires seraient du jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité !

        https://www.iea.org/reports/clean-energy-innovation/clean-energy-innovation-needs-faster-progress?utm_content=buffer1bd3d&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

        Batteries à grande capacité, hydrogène propre pour l’industrie, capture du CO2… tout ça est nécessaire pour demain mais n’existe pas encore. De plus l’innovation est non-linéaire, peu prévisible.
        Quelques exemples de technologies actuellement de pointe mais finalement assez simples et découvertes il y a longtemps : le panneau solaire (19e siècle), la batterie LI-ion (premières batteries au 17e siècle), la pile à combustible (vers 1830). Tout ce temps pour des rendements encore médiocres…

        Répondre
        1. bdd13 30 avril 2021

          Merci pour le lien !

          Répondre
        2. JEAN-CHARLES PIKETTY 30 avril 2021

          Merci pour ce lien vers l’étude de l’EIA qui analyse deux scénarios de développement et d’innovations dans le cadre du contexte Covid-19 qui perturbe l’avancée de la transformation énergétique, économique et sociale nécessaire pour atteindre les objectifs des pays en 2050.
          L’étude conclut dans les deux scénarios à un échec pour cette date de 2050.
          Clairement cela signifie qu’il est plus que jamais nécessaire de relever l’objectif au maximum possible (100% de réduction des GES), quitte à l’atteindre à une date plus éloignée, en s’appuyant sur les technologies à notre disposition que l’on peut généraliser rapidement et en s’appuyant aussi sur la sobriété et l’efficacité énergétique.
          Notamment, pour la rénovation thermique de tout le secteur résidentiel et tertiaire en France, même avant le Covid-19 nous étions très en retard. C’est un chantier colossal en termes de volume de bâtiments. Ce chantier nécessite beaucoup plus d’investissements et de dextérité, avec des technologies éprouvées comme la généralisation du PV en toiture, et beaucoup d’emplois à la clé. Exemple : rénovation de tous les bâtiments de Paris intra-muros y compris les immeubles haussmanniens et bâtiments classés, PV en toiture, avec un objectif de diviser par 4 la consommation énergétique de Paris, ce chantier commence quand ?).

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          1. bdd13 30 avril 2021

            C’est pour cela que devant l’inaction des pouvoirs publics, qui a commencé avec le grand enfumage du Grenelle de l’environnement (octobre 2007 – extrait du discours de Sarko : “à l’échéance
            de 2020, tous les bâtiments neufs seront à énergie positive, c’est-à-dire qu’ils produiront plus d’énergie qu’ils en
            consomment.”), de grands changements se profilent.
            Le pouvoir nous a mené en bateau pendant 15 ans (vous pouvez relire le discours, et voir comment on nous a pris pour des jambons).
            C’est pour cela que plus on ira dans le temps, et plus le clivage de la population nous amènera vers un gouvernement totalitaire. Du côté droit, on sait que les coups de butoir sont assénés depuis des années.
            Du côté écologie (punitive ?), les vagues se feront de plus en plus grosses, et finiront par déferler un jour où l’autre à force de poser des questions comme la vôtre, et qu’aucune réponse ne pointe à l’horizon….
            Au milieu… au revoir 😉

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  5. Crestey 29 avril 2021

    En effet le totalitarisme vert n’est ni de droite ni de gauche. Je n’irai pas voter aux prochaines élection. Pourtant j’ai vécu 2 ans dans une dictature communiste (Éthiopie 1987-89) et je fustigeais mes compatriotes qui n’allaient pas voter. Mais là avec la tournure que prend l’écologie politique, je n’irai pas voter à moins qu’un parti ait le courage de dénoncer cette imposture religieuse climatique fondée sur de la pseudo-science moyenâgeuse. N’importe quel parti de n’importe quelle extrême ou du centre qui a les c. de dénoncer ça, je vote pour lui.

    Répondre
  6. Justin 29 avril 2021

    Il faudrait interdire aussi les fleuristes, ça sert à rien, ça utilise des surfaces agricoles pour rien, … bref, ça pollue et émet des GES… pourtant personne n’en parle non plus:
    16 152 hectares en France (0.1% des terres cutivées)
    mais ~20% aux pays bas (vive NIMBY)

    Répondre
  7. Justin 29 avril 2021

    Avant les gilets jaunes il y a eu les bonnets rouges…
    Pour gagner autant que la limitation de vitesse à 110, il y a aussi l’interdiction des animaux de compagnie (65 millions dont ~2millions de chien qui doivent bouffer comme 200 000 français moyens). Chien et Chats qui sont en plus une catastrophe écologique… mais personne ne le demande… pourquoi?
    Pour la limitation à 110, même les citoyens de la CCC n’étaient pas d’accord , genre ~60% seulement étaient pour, preuve qu’eux même ne comprennent pas le réchauffement climatique.
    Les citoyens n’étaient pas pour non plus l’interdiction de la construction de maisons individuelles… rêve des français alors qu’on est en plein artificialisation des sols, tout voiture,…
    Pour les livraisons, il faudrait interdire les livraisons à moins de 48h voire 72h, ça éviterai de faire circuler des camions à vide… mais personne n’y pense non plus…

    Répondre
  8. Langlois Alain 29 avril 2021

    Assez peu de choses à contester sur le fond dans cet article du Bon Pote. Une citation seulement, que je voudrais commenter : “Si nous ne faisons rien, les conséquences seront catastrophiques. Nous savons qu’il y a des limites physiques à ne pas dépasser pour éviter des catastrophes écologiques, …”. Ces mots rassemblent à eux seuls l’extrême complexité du sujet sur lequel, par ailleurs (je me répète) il y a un large consensus. Extrême complexité du sujet ou plutôt extrême faiblesse de notre réflexion et notamment de celle engagée au sein de la CCC : mais qu’est-ce qu’il y a derrière ce “Nous” … qui ressemble ici à l’utile et discret “on” qu’on rencontre partout ailleurs ? Ce “nous” est mille fois valable et indispensable quand il désigne le monde, la communauté des hommes : oui nous sommes bien condamnés à voir le climat se détériorer et minimiser cette détérioration nous oblige à faire quelque chose. Mais si le “nous” dans ce texte veut dire nous les français, nous ici en France, alors on tord la vérité tant il est vrai que même si nous faisons beaucoup ou, à l’inverse, même si nous ne faisons rien, le climat de la Planète dans 20, 50 ou 100 ans n’en sera pas changé d’un iota … Dure réalité. Cela justifie-t-il pour autant une absence totale d’action de la part de la France et des français ? Non bien sûr. Mais le sujet est global, c’est pour ça que l’information et l’action de tous sont indispensables alors que l’action des “pollueurs” marginaux ne l’est pas … Tout ça pour souligner le caractère éminemment international de la question, que le CCC, les activistes et ici, même notre Bon Pote, nous cachent ou ignorent et ce faisant, dissimulent la vraie complexité de l’action à engager. Le mot de “punitif” prend peut-être alors tout son sens: nul besoin de rendre les habitants de ce pays coupables d’une situation mondiale et nul besoin de les faire courir plus vite que les ‘autres’, les voisins proches et lointains. Les mots clefs devrait être : coordination internationale, guerre mondiale contre le réchauffement, et non bagarres locales et engueulades entre factions politiques locales (nos débats au parlement …).

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    1. bdd13 29 avril 2021

      Ok, mais quand on regarde les gouvernements, ils sont tous accrochés au “développement économique” de leur pays, quels qu’ils soient. En laissant de côté les régimes totalitaires à la Bolsonaro, qui n’ont rien à foutre de ce qui se passera après eux, il reste les plus ou moins démocrates, qui vont emboiter le pas des technocrates et chefs d’entreprises convaincus que la techno va nous sauver. Cette position est d’autant plus intéressante qu’elle conserve l’illusion que les gens ne manqueront de rien, et qu’il suffit d’attendre que les startups inventent la décarbonation magique. Rien dans cette attitude ne les prédispose au ralentissement consumériste. Ce mouvement va devenir hyperpuissant, car il détient le nerf de la guerre.
      En face, les factions écologistes, qui n’ont pas tout compris de la physique, qui font preuve d’une forte radicalité, mais qui sont le seul rempart à la folie qui va s’emparer du monde occidental, et aussi de la Russie et de la Chine, persuadés de la neutralité carbone à coups “d’émissions négatives” (la captation du carbone, y compris directement dans l’atmosphère).
      Pour nous, en bas, il reste le bulletin de vote, pour les pays adeptes du multipartisme (les américains n’ont que peu de choix, et je ne parle pas des autres). Il va falloir encore choisir entre deux maux, mais la radicalité écologiste nous punira, c’est certain, et peut être pour notre bien.

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    2. Grégorille 29 avril 2021

      Votre phrase ” il est vrai que même si nous faisons beaucoup ou, à l’inverse, même si nous ne faisons rien, le climat de la Planète dans 20, 50 ou 100 ans n’en sera pas changé d’un iota …” me semble trop pessimiste voire défaitiste. La France c’est 1% de l’humanité et 2% des émissions de GES. Donc non, notre (in)action n’est pas neutre, par exemple sur un réchauffement de 3C on a à la louche du pouvoir sur 0,06C !
      De plus étant la 6e économie du monde nous avons des pouvoirs d’innovation et d’exemplarité loins d’être négligeables.
      Et étant l’un des moteurs de l’UE (500 millions d’individus, le plus grand marché au monde) nous avons un 3e levier d’action très macroscopique.

      Répondre
      1. Reisdorffer 30 avril 2021

        0,9% des GES pour la France !

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        1. bdd13 30 avril 2021

          Le problème étant planétaire, les réflexions et les solutions doivent être partagées, qu’on fasse 0,9 ou 1 ou 2%, quelle importance ? La réflexion sur la sémantique de l’écologie punitive a du ou va rapidement se poser partout dans le monde.
          De la même façon, les entreprises qui répondent aux marchés internationaux, ont toutes dans les cahiers des charges une nouvelle contrainte (le zéro émission). Lorsque la RATP répond à un appel d’offres à Singapour , la contrainte du zéro émission est valable pour la RATP comme pour les entreprises concurrentes, américaines, chinoises, russes, brésiliennes ou africaines.
          L’attitude consistant à se dire qu’on ne pèse rien ou pas grand chose pour ne rien faire n’est pas un service qu’on rend à nos industries et à notre pays. Le petit vaisseau spatial qui s’appelle Terre, vu de l’espace, n’a ni frontières, ni plusieurs langues. Il dérive dans l’Univers avec une couche d’atmosphère efficace de l’ordre du cheveu en épaisseur, de laquelle dépend toute notre vie. Les tergiversations et les hypothétiques paris sur l’avenir ne sont pas dignes de notre fragilité et des dangers qui nous guettent rapidement. S’il y a danger, l’humanité devrait réagir vite, très vite, quitte à rectifier le régime un peu plus tard. Mais le pari sur la vie n’est plus de mise.

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  9. BonPotePrésident 29 avril 2021

    Merci Bon Pote pour tout cet éclairage.
    Dans les politiques qui parlent d’écologie punitive, vous passez à coté de la plus influente: Marine Le Pen. Ne pas prendre en compte la candidate qui aura probablement le plus de voix au premier tour en 2022, c’est oublier une grande partie des Français (qui devront de gré ou de force réaliser une transition énergétique et écologique).
    Extrait de sa page Facebook (oui, Le Pen n’est plus active sur Linkedin depuis la dernière campagne présidentielle):
    “Faisons de l’écologie un désir plutôt qu’une contrainte, faisons de cette science un levier pour la croissance de demain, faisons de ce combat un projet fédérateur !
    Mon intervention hier à l’Assemblée nationale. Sortons d’une vision punitive de l’écologie !”
    https://fb.watch/5a1e5Pn-ao/

    Si Castex emploie ce terme, c’est juste pour récupérer des voix égarées du RN.

    Je tiens à préciser que le but de ce post n’est clairement pas de crédibiliser le discours de Marine Le Pen, bien au contraire. Il faut absolument faire comprendre aux électeurs du RN ce qu’implique la double contrainte carbone, et ça risque de ne pas leur plaire.

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    1. Bon Pote 29 avril 2021

      Merci pour cette précision, c’est vrai que j’aurais pu la citer (Bon en citant VA, le Figaro et d’autres, c’était indirectement le cas..). Et il est également très juste de dire que tous les français seront concernés, peu importe le bord politique.

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  10. ANNE LANCELOT 29 avril 2021

    Bonjour, merci pour l’article, toujours très intéressant. Juste une chose sur la visualisation des données – il faut se méfier un peu du graphique “émission carbone” par personne par quintile de richesse; si les activités des 1% les plus riches émettent bien 5 fois plus de CO2 que les 40% du quintile “middle class”, par définition… les 40% sont 40 fois plus nombreux que les 1%…. donc leurs émissions combinées sont 40/5=8 fois plus importantes. Il faut donc non seulement essayer de trouver des règles qui incitent les 1% les plus riches à changer radicalement leurs comportements, notamment sur les transports, mais aussi essayer de limiter les émissions des “masses”… sans appauvrir les plus pauvres, ce qui n’est pas soutenable dans une société à long terme. Merci encore pour votre travail d’information.

    Répondre
  11. titan 28 avril 2021

    Très bon article, par contre je modulerais un peu l’exemple de la sortie des CFC avec le protocole de Montréal qui serait uniquement dû à une “prise de conscience” collective du danger de ces aérosols. Il me semble que le marché à l’époque a beaucoup joué là-dessus, les alternatives aux CFC devenant rapidement plus compétitives.

    https://link.springer.com/article/10.1007/s10784-010-9120-z
    https://eng.ucmerced.edu/people/awesterling/SPR2014.ESS141/Assignments/DuPont

    J’ai peur que la conclusion d’un consensus mondial sur la suppression de substances nocives, qui viendrait uniquement de préoccupations environnementales, soit un peu trop optimiste ( même si j’espère me tromper, ce serait de bon augure ! )

    Répondre
    1. Bon Pote 28 avril 2021

      Merci pour les sources. D’après ma compréhension cela a mis 10-20 ans à être effectif, et on voit encore des conséquences aujourd’hui ce qu’on a pu faire à l’époque (cf les papiers jusqu’en 2015 qui essayent de quantifier l’impact).

      Répondre
  12. BrB 28 avril 2021

    Se souvenir que c’est Ségolène Royal qui fût l’une de premières à populariser cette formule d'”écologie punitive”.

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    1. Bon Pote 28 avril 2021

      C’est ce qu’on m’a suggéré par ailleurs, et je l’ai effectivement vu utiliser le terme, mais avez-vous des sources pour confirmer ? Allègre c’était en 2008 (lien de l’article), et il était partout dans la presse à l’époque.

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      1. BrB 29 avril 2021

        Au moins depuis 2014, mais c’était en tant que ministre de l’écologie.

        À ce niveau de responsabilité dans le domaine cela avait beaucoup fait pour “imprimer” la formule.

        Répondre
  13. Bruno 28 avril 2021

    Je rejoins les autres commentaires, le distinguo gauche-droite fait ici ne fait qu’attiser des tensions politiques de chacun, il ne nourrit pas le débat. De même, je pense que l’amalgame justice social / écologie, même s’il est louable, voire nécessaire, conduit à globaliser le problème climatique dans un tout insoluble / révolutionnaire.

    Idem aussi, sanction, punition : je suis pas certain que les éléments de rhétorique soient importants pour quiconque, d’autant plus que l’écologie ici se veut préventive (avant que le forfait soit commis, justement).

    L’écologie est perçue comme punitive lorsqu’elle est nous prive d’un acquis, je pense que ça se résume à peu près à ça. On en perdra de ces acquis, qu’on change ou pas : il faudrait sans doute former une doctrine opposée, l’irresponsabilité écologique (?), qui conduira à perdre la santé, notre espérance de vie, la paix, … pour illustrer le chemin qu’on nous montre.

    Egalement: je crois que l’écologie “punitive” est aussi vue comme régressive. Là aussi, on reviendra parfois à “avant”, avec ou sans écologie, mais on doit également traiter ces craintes. Le monde d’après doit être désirable, et pas seulement le moins pire (et encore). Je ne connais pas beaucoup d’écolos qui se préoccupent de ça, et la CCC n’a pas été très forte là dessus.

    Enfin, dernier mot et j’arrête, il y a les ordres de grandeurs. Réduire la vitesse sur autoroute, c’est réduire le CO2 d’une fraction dérisoire, pour un coût social assez fort. On n’y arrivera pas à coup de kgCO2 par ci par là, pas dans les temps en tous les cas. Visons les grands postes de dépense avant d’agacer / de nous mettre à dos la population avec ce genre de propositions.

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  14. Yoan De Macedo 28 avril 2021

    Il est bien clair comme tu le dis que la punition, c’est ce qu’on va se prendre si on ne restructure pas notre société très vite.

    Répondre
  15. Amelie Carron 28 avril 2021

    Sujet très intéressant et article qui a le mérite de le traiter. Lister les utilisateurs de l’expression est une approche pertinente.
    Je soutiens le fond de l’article: une écologie de sanction est nécessaire, et au final bénéfique; une croissance verte est quasi impossible.
    Par contre, la lecture m’a laissée un peu mal à l’aise:
    – La distinction punition/sanction ne me parait pas pertinente: la démocraties fait que les règles ne sont pas acceptées par l’ensemble de la population, et quand je punis ma fille elle savait très bien qu’il ne fallait pas sauter sur le canapé
    – Il y a des tas d’autres raison de ressentir une loi comme punitive, cela ne sert a rien de nier ou dégrader ce sentiment car il va perdurer. Insister sur la sensibilisation des gens pour qu’ils acceptent cette “punition” car ils comprennent que sans elle ça sera bien pire pour eux à l’avenir, est le point clé et aurait du être encore plus souligner de mon point de vue
    – Généraliser l’attitude de la droite (sans parler de la gauche) n’est ni pertinent ni exact: aucun des bords n’a une politique climatique à la hauteur des enjeux et je ne pense pas que l’un fasse mieux que les autres
    J’aime beaucoup les articles de BonPote, celui ci était intéressant mais je préfère ceux plus factuels et plus rationnels

    Répondre
    1. Bon Pote 28 avril 2021

      – Et bien justement le distinguo entre sanction et punition : votre fille savait que ce n’était pas bien de sauter sur le canapé, mais savait-elle également quelle serait la sanction ? Si non, cela peut devenir une punition.
      – je n’essentialise pas la droite, il y a des exceptions, même s’il y a bien une ligne du parti. Et loin de moi l’idée de dire que la gauche est parfaite, je crois l’avoir déjà expliqué plusieurs fois… https://bonpote.com/sil-vous-plait-eelv-jaimerais-voter-en-2022/

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      1. Denis R 30 avril 2021

        bonjour et merci pour cet article, qui déclenche pas mal de réactions! c’est courageux de votre part. que nous comprenions tous que la planète est limitée, et que nous agissions en conséquences, ce n’est pas gagné! mais c’est le lot commun de tout paradigme : au début il ne suscite que du mépris ou du dédain (ce qui n’est plus le cas je pense), puis il suscite de la haine, de la colère, du rejet (et là, on est en plein dedans). lorsque l’on a des privilèges, c’est difficile de s’en séparer, je comprend qu’ils s’accrochent! mais c’est aussi le signe que ça bouge, et que bientot c’est la croyance dans une croissance infinie qui paraitra, a minima, ringarde, puérile ou irresponsable.
        sinon, j’aime bien les canadiens qui disent “conséquences” à la place du mot “sanction”. au moins les choses sont plus explicites, et dénoncent le coté arbitraire de la “punition”, révélateur d’une relation de pouvoir déséquilibrée.
        merci pour votre courage et votre pugnacité!

        Répondre
    2. bdd13 28 avril 2021

      Je pense que la droite va vite reprendre une ligne de conduite qui ne va pas vous plaire : elle va se rallier massivement à l’attitude américaine : il n’y a qu’à lire le Net-Zero Amerca plan qui a inspiré Biden, ou le bouquin de Bill Gates, qui va vous expliquer comment ne pas investir aujourd’hui sur la “décroissance”, afin de concentrer tous nos efforts financiers sur les startups qui vont inventer l’engrais sans CO2, le béton sans CO2, et que tout ce qu’on n’aura pas pu décarboner, on va le pomper dans l’atmosphère ou au derrière de toutes les usines.
      Je vous parie ce que vous voulez que les climato-sceptiques se transformeront très vite en chantres de la révolution industrielle verte pour leur garantir leur SUV. Ca va bien les arranger en tout cas, d’autant qu’ils détiennent la force financière des grand groupes et bien sûr la force politique au travers du financement des partis.
      Bill Gates les avertit juste qu’ils feront un peu moins de profit, mais je ne crois pas une seule seconde qu’ils aient vraiment compris cette phrase. Ils seront très vite persuadés de faire des profits, car les engagements politiques seront très forts, avec des subventions gigantesques à la clef.

      Répondre
  16. JEAN-CHARLES PIKETTY 28 avril 2021

    Merci pour cet article.
    “… répercussions sur nos libertés, et ces conséquences violentes n’arriveront pas de la même manière que des contraires choisies. C’est ce que rappelle Magali Reghezza, membre du Haut Conseil pour le Climat : “Le problème n’est donc pas de savoir si l’Humanité s’adaptera, mais quels seront les efforts à engager et qui devra payer.””
    Oui, les conséquences violentes seront subies, non contrôlées, non voulues, coûteuses… Donc formations de tous les citoyens à ces enjeux à organiser…
    « Des contraires choisies », il me semble que vous avez voulu dire des « contraintes » choisies.
    Magali Reghezza plaide pour adaptation et atténuation, il me semble que « atténuation » est vrai pour le moyen terme, mais qu’on aurait intérêt dès maintenant à se fixer un objectif le plus ambitieux possible, bien que plus lointain : « Stopper » le réchauffement climatique. Cette exigence élevée est un moyen de nous contraindre à trouver de vraies solutions structurantes qui seront robustes et fiables avec une efficacité plus massive et cela permettrait de mieux respecter les objectifs intermédiaires.
    « quels seront les efforts à engager et qui devra payer ». La convention citoyenne est une excellente initiative et expérimentation fructueuse d’enseignements. Elle avait des contraintes, notamment de ne travailler que sur le confortement d’un objectif intermédiaire du gouvernement, à l’aide de mesures « politiques ». Cette innovation de convention citoyenne pourrait être fortifiée : il faudrait que tous les citoyens participent en maîtrise d’ouvrage pour construire et piloter un projet pour le pays avec l’objectif 100 % de réduction des GES, avec les entreprises en maîtrise d’œuvre. Peut-être un peu utopique comme idée mais l’enjeu est grand et il faut impérativement dépasser le blocage politique du pays.

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  17. Reisdorffer 28 avril 2021

    Ben voyons, la droite veut la fin du monde seule la gauche a conscience des enjeux écologiques ….
    Vous écrivez que la baisse de la limitation de vitesse a entrainé la baisse de 1,5 à 2 millions de tonnes de CO2 soit les émissions de 180 000 à 250 000 français soit une mission de 8 kg par an par français …. difficile de faire moins !

    Répondre
    1. Bon Pote 28 avril 2021

      J’ai écrit que l’urgence écologique devait dépasser le clivage droite/gauche, avez-vous rater ce passage ?

      Répondre
    2. MKG 28 avril 2021

      Il faut ressortir ta calculatrice, 2MT / 65 Mhabitants = 30kg/habitants; ou sinon on peut aussi considérer que ça fait une baisse d’émissions globales de la France d’environ 0,3-0,4%.
      Clairement pas suffisant, mais il n’y a de toute façon pas de levier magique pour gagner 50% d’un coup facilement.
      Surtout ça reste un effort minime et qui peut avoir d’autres répercutions positives qui en découlent : réduction des cylindrés des voitures (et donc de leur conso), donner plus d’intérêts sur les gros trajets à d’autres modes de transport, …

      Répondre
  18. bdd13 28 avril 2021

    Le terme écologie en lui-même est un problème, puisqu’il est associé à la fois à une attitude vis à vis de notre planète (partagée certainement par une majorité du genre humain), et une idéologie qui sous-tend la sempiternelle soif de pouvoir, réservée à une minorité, comme tous les courants politiques.
    Le terme écologie punitive, comme le terme décroissance, mériteraient qu’ils soient changés pour être plus proches de l’idée que l’on veut véhiculer. Que font les autres pays en la matière ?

    Répondre
    1. Pierre 30 avril 2021

      Sobriété

      Répondre
    2. Mauvaise herbe 30 avril 2021

      Pas forcément besoin de changer les mots lorsque leur essence est détournée à mauvais escient, comme on l’a très bien vu avec la résilience et la loi climat. Il faudrait plutôt réussir à leur donner une véritable signification en pointant du doigt les personnes, courants et partis qui les détournent à des fins multiples. Le dernier numéro de Socialter (Sensure : quand les mots nous privent de sens) contient un article ‘L’écologie doit-elle protéger ses mots?” qui parle de ce débat.

      Répondre

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