Enquête exclusive
Total au Yemen : le seigneur toxique des vallées
--:--:--
Enquête exclusive
Total au Yemen : le seigneur toxique des vallées
--:--:--

On dérange. Aidez-nous à continuer

1000 donateurs mensuels en plus d’ici le 31 Mai

0

1000

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Changer le système de l’intérieur est impossible

Publication :
Mimi thian changer systeme interieur impossible
©Crédit Photographie : Unsplash [ Mimi Thian
Sommaire
Dépliez le sommaire de l’article
Getting your Trinity Audio player ready...

Pour assurer la transition écologique, il est essentiel que les grandes entreprises – aujourd’hui responsables de plus de deux tiers des émissions de CO2 – bifurquent vers des activités de production sobres en énergies, matières et pollutions. Dans l’imaginaire de nombreux salariés, cadres et dirigeants de ces grandes entreprises, une telle bifurcation passe par une transition progressive vers de nouveaux modèles économiques soutenables. Ce récit se fonde sur l’idée qu’il est possible de transformer les grandes entreprises pour rendre leurs activités compatibles avec la situation environnementale marquée par le dépassement des limites planétaires. En somme, qu’avec une transition de modèle économique on pourra aligner à la fois écologie et capitalisme.

Pourtant, lorsque l’on étudie les travaux scientifiques sur le sujet, il apparaît sans équivoque qu’il est aujourd’hui impossible pour les grandes entreprises de bifurquer. Au-delà même des freins à une bifurcation vers des pratiques de sobriété, c’est l’impasse d’une adéquation entre capitalisme et écologie à laquelle on se heurte. L’enjeu central qui se dresse devant nous n’est plus la bifurcation des grandes entreprises mais leur fermeture et leur démantèlement.

Le mythe de la bifurcation des grandes entreprises à l’ère du dépassement des limites planétaires

La situation environnementale est marquée par le dépassement de sept des neuf limites planétaires, à savoir les processus biophysiques et biochimiques qui assurent l’habitabilité de la planète pour les êtres humains. Ce dépassement est irréversible à l’échelle de temps des sociétés humaines pour plusieurs de ces processus comme le climat et l’introduction d’entités nouvelles dans l’environnement comme les plastiques. Il n’existe pas de machines ou de techniques capables de retirer les molécule de CO2 et les particules de plastiques à des échelles significatives en dehors des films de science-fiction ou des projections utopiques de quelques ingénieurs et industriels.

Si l’on ne peut pas faire marche arrière et revenir à une qualité environnementale préindustrielle, il est toujours temps de limiter les dégâts. Cela implique la mise à l’arrêt des pollutions induites par les activités humaines. Du moins, si l’on s’inscrit dans la perspective de garder une planète dignement habitable pour tous. Car oui, la gravité de la situation vient bien de l’accumulation exponentielle des polluants divers qui sont rejetés dans l’air, l’eau et les sols. Ainsi, ce qu’il faut viser est une réduction drastique des activités de production et de consommation de notre économie mondiale en se focalisant prioritairement sur les activités les plus nocives et les moins utiles. Cela porte un nom : la sobriété.

Dès lors, la bifurcation des grandes entreprises s’inscrit dans un projet de réduction de leurs activités de production, voire de renoncement à certaines d’entre elles. Une contradiction totale avec la logique de croissance et d’accumulation des profits qui est aujourd’hui la règle dans le capitalisme. Mais clarifions un peu plus pour évacuer les réponses habituellement apportées comme des solutions par ces grandes entreprises.

Premièrement, la sobriété est une perspective globale. Il ne s’agit pas de développer de nouvelles activités sobres– agriculture biologique, construction en terre crue, low-tech– à côté des activités polluantes – agriculture industrielle, construction en béton, high-tech– mais bien de substituer les activités sobres aux activités polluantes. Par exemple, des grandes entreprises comme Décathlon ont lancé des offres de réparation, de location et de vente de seconde main. C’est un progrès notable vers la soutenabilité. Néanmoins, ces nouvelles activités sobres n’ont pas remplacé les activités polluantes dont la croissance continue. Ce sont de nouvelles lignes de profit qui viennent s’ajouter aux anciennes.

Ensuite, la sobriété est une dimension totale. Il ne s’agit pas d’opérer des gains d’efficacité sur les unités marginales – un moteur thermique moins polluant– sans regarder les effets rebonds sur le volume. S’il est indéniable que les avions consomment moins de carburant qu’il y a 40 ans – environ moitié moins par passager-kilomètre, il n’en reste pas moins que l’augmentation du trafic aérien sur la même période au niveau mondial provoquent des pollutions qui viennent largement contrebalancer les gains d’efficacité. En effet, le volume total des émissions a été multiplié par deux malgré les gains d’efficacité. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus de changer les pratiques sur des activités annexes ou accessoires comme le recyclage dans les bureaux ou l’approvisionnement en énergies renouvelables pour le scope 1 du bilan carbone – qui rassemble en général moins de 10% des émissions –sans toucher au cœur du réacteur.

Enfin, la sobriété est un cadre systémique. Il ne s’agit pas de jouer la carte technologique sans prendre en considération l’ensemble des structures et infrastructures dont cette technologie dépend. Par exemple, lesanalyses sur la voiture électriquese fondent en majorité sur des analyses de cycle de vie (ACV) qui n’intègrent qu’un périmètre restreint dans leurs calculs. En particulier, le maintien des infrastructures routières et de ses industries (sable, béton, ciment, etc.) est évacué des analyses alors qu’à lui seul il est responsable d’un niveau d’émissions de CO2qui va bien au-delà des objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Sans parler des dégradations irréversibles des sols que cela induit…

Aujourd’hui, il n’existe aucun cas empirique de grande entreprise ayant volontairement réduit sa production ou substituer une activité polluante par une activité sobre. Malgré la volonté affichée de certains dirigeantsou les efforts réels de collectifs de salariés et de syndicats. Rien n’y fait. Mais pourquoi n’y arrive-t-on pas ?

+30 000 SONT DÉJÀ INSCRITS

Rejoignez notre
newsletter

Une alerte pour chaque article mis en ligne, et une lettre hebdo chaque vendredi, avec un condensé de la semaine, des infographies, nos recos culturelles et des exclusivités.

Les freins systémiques et indépassables à la bifurcation dans l’économie capitaliste

Les freins à la bifurcation des entreprises vers des pratiques de sobriété sont bien documentés dans la littérature académique. Ce n’est pas une histoire de mauvaise volonté de dirigeants peu scrupuleux cherchant uniquement leur propre intérêt. Peut-être pour certains, mais ces freins sont avant tout systémiques. Ils sont entrelacés les uns avec les autres et se renforcent mutuellement. C’est pour cette raison qu’ils sont largement indépassables pour les grandes entreprises. Elles se retrouvent prises dans les mailles d’un filet avec deux options : jouer selon les règles du jeu ou disparaître.

Une première grande barrière à l’adoption de pratiques de sobriété est le système politique. C’est-à-dire l’ensemble des lois, des normes et des règlementations établies par les États et les institutions supranationales comme l’Union Européenne. Ces règles favorisent très largement les pratiques écocidaires des grandes entreprises par des normes environnementales peu contraignantes et souvent basées sur la participation volontaire, des sanctions minimes en cas de non-respect et vont jusqu’à les encourager par des aides directes, de la défiscalisation ou de la dérèglementation comme l’illustre tristement le mouvement de greenbacklash actuel. Bien entendu, cet état de fait est aussi le résultat de la fabrique de la loi par ces grandes entreprises grâce à des efforts de lobbying soutenus à Bruxelles et à Paris pour assurer la sauvegarde de leurs intérêts économiques.

Ce qui nous amène au second point de blocage : le système économique. Trois freins spécifiques au système économique peuvent être relevés.

Déjà, la gouvernance et la propriété des grandes entreprises cotées en bourse est aux mains d’actionnaires dont le seul objectif est l’augmentation de la valeur actionnariale à court-terme et non l’impact environnemental de long terme. Ensuite, le modèle économique des grandes entreprises est largement basé sur le volume des ventes, à savoir la répétition des ventes et la vente d’un plus grand nombre d’unités au fil du temps, afin de générer un bénéfice croissant. Ces modèles entrainent des comportements écocidaires comme l’obsolescence programmée. Enfin, la concurrence mondiale sur le marché se joue davantage sur les prix que sur la qualité et pousse ainsi les grandes entreprises à inciter à plus de consommation grâce à la publicité et au marketing et à réduire leurs coûts par tous les moyens – délocalisation, travail des enfants, etc.

Enfin, les blocages liés au système politique et économique sont renforcés par la culture générale de la société dont les valeurs morales dominantes et les indicateurs de succès ne sont pas ceux de la sobriété mais ceux de la consommation. Ces normes culturelles inhérentes au système capitaliste valorisent l’accumulation matérielle par la consommation via une dépossession de la capacité d’autonomie des communautés. Aujourd’hui, ces normes ont été ingérées et se retrouvent dans les attentes des populations : on veut toujours plus de choses, toujours plus vite et à un prix toujours plus bas. Par ailleurs, les pratiques de greenwashing de certaines grandes entreprises viennent troubler la compréhension du grand public sur ce qui est écologiquement vertueux ou non, et entrainent ainsi une perte de confiance dans la communication environnementale de manière générale.

Vers le démantèlement des grandes entreprises

Les grandes entreprises sont mues par une « compulsion de croissance » inhérente au monde de l’économie capitaliste qui s’est imposé depuis la révolution industrielle. Au grand jeu de l’économie de marché concurrentielle instituée et protégée par les États au sein duquel les citoyens sont devenus des consommateurs dépendants, jouer la carte de la sobriété pour les grandes entreprises revient à signer leur arrêt de mort. Tout effort des salariés pour impulser un mouvement de bifurcation est voué à l’échec et à l’épuisement. On ne compte plus les témoignages de personnes motivées qui ont essayé corps et âmes de changer les choses de l’intérieur sans y parvenir.

Pourtant, les grandes entreprises et le monde de l’économie entretiennent cette idée et nourrissent l’espoir qu’un changement est possible pour rendre compatible capitalisme et écologie grâce au modèle économique adapté. On pourra au choix transitionner vers les modèles économiques circulaires, l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ou l’entreprise régénérative. Mais ces nouveaux modèles ne viennent en rien résoudre la question en persistant à vouloir associer croissance, profit et écologie alors même que le cœur du problème réside dans la marchandisation des activités de production. C’est-à-dire le fait de donner à n’importe quel bien ou service produit le statut de marchandise interchangeable. À savoir, un objet dont la valeur principale n’est pas son utilité sociale mais sa valeur marchande. Une valeur qui ne s’exprime qu’au travers de l’échange sur un marché par l’argent pour générer un profit. Ce n’est donc pas une histoire de modèle économique mais un problème de système socio-économique, le capitalisme, qui repose de manière intrinsèque et fondamentale sur la marchandisation continue de tous les secteurs de la vie dans sa quête infinie de croissance. Et les grandes entreprises sont les rejetons de ce système. Elles sont apparues avec le capitalisme et ne peuvent pas prospérer sans la dynamique de croissance qui constitue leur essence. Elles sont substantiellement incompatibles avec l’écologie. Elles dévorent le vivant dans leur soif de toujours plus d’énergies et de matières que l’activité de production réduit à l’état de pollutions.

Laissons de côté les chants des sirènes propageant le statu quo pour adopter un regard lucide sur notre situation. Limiter la dévastation du monde passe par des pratiques de sobriété à l’échelle sociétale. Cela signifie une refonte complète des modes de vie – et donc des modes de production – vers le post-capitalisme. C’est-à-dire une organisation sociale où la production se fait hors marché dans le but de fabriquer un produit ou de rendre un service pour répondre à un besoin authentique et non une marchandise destinée à être vendue pour le profit qu’elle permet de générer. Et cela est indissociable du démantèlement et de la disparition des grandes entreprises. Les nationaliser ne changera toujours rien au problème si la production continue à être destinée au marché tout en conservant division du travail, hiérarchie et quête de performance sous la houlette d’une bureaucratie. On a déjà essayé au 20ème siècle et cela s’est mal passé. Nous ne faisons pas seulement face à un enjeu de gouvernance ou de propriété du capital mais à un problème de substance de la production. Produit-on un bien ou un service pour répondre à un besoin ou produit-on une marchandise à vendre sur un marché pour laquelle il faudra créer le besoin nécessaire à son écoulement ? La transition socioécologique passe nécessairement par le renoncement à la marchandise dont sa fétichisation dans le système capitaliste provoque une course effrénée à la croissance des profits, et par conséquent à la destruction du vivant.

S’il est improbable de voir les grandes entreprises se mettre volontairement en marche vers leur propre fermeture, cela ne signifie pas qu’on ne peut rien faire. Une fois que l’on a acté que le système capitaliste est en soi insoutenable et que les grandes entreprises qui le dominent sont destinées à disparaître pour limiter au plus vite les dégradations environnementales, on pourra alors déployer tout un nouvel imaginaire pour actionner les leviers du démantèlement.

PLUS QUE 3 JOURS

0

5000

objectif 5000 soutiens mensuels

Municipales 2026, Présidentielle 2027 : Nous entrons dans 18 mois de propagande médiatique, de banalisation de l’extrême droite et de diabolisation de tout ce qui est à gauche. Chez Bon Pote, nous ne laisserons rien passer.

Si 2% de nos lectrices et lecteurs nous soutenaient chaque mois de seulement quelques euros, Bon Pote pourrait recruter, multiplier son impact, et surtout imposer l’écologie dans les débats.

POUR ALLER PLUS LOIN

Envie de creuser le sujet ? Cet article pourrait vous intéresser !

4 Responses

  1. Pensez-vous chez Bon Pote qu’il est possible de démanteler le capitalisme dans la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme ?

    Si non, êtes vous partisan d’une révolution possiblement violente et d’une période de dictature écologique ?

    1. Oui, il suffit de voter pour le programme qui propose cela aux prochaines élections. Et figurez-vous qu’il existe. Il commence par “Faire la révolution citoyenne” (sans violence), Donner le pouvoir au peuple, Aller au-delà de la propriété privée, etc…
      Pour ne pas influencer, je vous laisse chercher.

    2. Je trouve la question difficile, qui induit spontanément une réponse binaire : à mon sens il faut être malsain pour souhaiter proactivement une révolution violente ou une dictature, probablement tout autant que de vouloir vivre dans un monde sans lendemain qui génèrera de la violence et des dictatures par notre passivité.
      D’autant plus que je trouve le constat proposé par Bon Pote très bien posé.

      Mais comme vous je peine à voir de solution, ni dans l’article ci-dessus qui les relèguent à plus tard, ni dans mon quotidien après 10 ans d’engagement à vouloir faire changer les choses de l’intérieur sans succès.

      Comme maigre contribution, je vous partage deux réflexions pour faire avancer le débat :
      – Je trouve très difficile de me faire une idée d’un monde sans capitalisme. Peut-être pourrions nous “lister” les cadres de la société où il reste des espaces non monétarisé pour rendre ce monde plus tangible : parentalité, solidarité, fraternité, art, nature… Et de là voir comment l’on peut méthodiquement, par la régulation, l’action sociale, les mouvements citoyens, élargir progressivement ces espaces, les reprendre.

      – Parallèlement, une réflexion au regard de la thèse de Karp soutenue dans The Technological Republic : Devrions-nous aller dans le sens de Karp en réorientant les intelligences de la tech au service de l’État, mais plutôt que de les diriger vers des logiques de puissance et de sécurité (conception du monde très verticale, souverainiste, “hyper-masculinisée”), les mettre au service de la transition, du social, d’une gouvernance transparente et plus éthique ?

      1. Pour vous faire une idée d’un monde sans capitalisme vous pouvez lire :
        – Pour une décroissance prospère, de Gabriel Malek (essai)
        – Le soleil brillera toujours, de Olivier Savier (roman)
        Le capitalisme doit être aboli. Une offre politique propose de le faire en douceur en 2027. Lisez les programmes.

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Un média sans IA générative

Bon Pote fait le choix de n'utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.

Sommaire
Auteur
Jean-Philippe Decka
Jean-philippe Decka est doctorant au Centre de Recherche en Gestion de l’Ecole polytechnique. Il travaille sur la transformation du modèle économique des entreprises dans le respect des limites planétaires.

Article 100% financé par ses lecteurs​

Bon Pote est 100% gratuit et sans pub. Nous soutenir, c’est aider à garder cet espace d’information libre pour tous.

4 Responses

  1. Pensez-vous chez Bon Pote qu’il est possible de démanteler le capitalisme dans la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme ?

    Si non, êtes vous partisan d’une révolution possiblement violente et d’une période de dictature écologique ?

    1. Oui, il suffit de voter pour le programme qui propose cela aux prochaines élections. Et figurez-vous qu’il existe. Il commence par “Faire la révolution citoyenne” (sans violence), Donner le pouvoir au peuple, Aller au-delà de la propriété privée, etc…
      Pour ne pas influencer, je vous laisse chercher.

    2. Je trouve la question difficile, qui induit spontanément une réponse binaire : à mon sens il faut être malsain pour souhaiter proactivement une révolution violente ou une dictature, probablement tout autant que de vouloir vivre dans un monde sans lendemain qui génèrera de la violence et des dictatures par notre passivité.
      D’autant plus que je trouve le constat proposé par Bon Pote très bien posé.

      Mais comme vous je peine à voir de solution, ni dans l’article ci-dessus qui les relèguent à plus tard, ni dans mon quotidien après 10 ans d’engagement à vouloir faire changer les choses de l’intérieur sans succès.

      Comme maigre contribution, je vous partage deux réflexions pour faire avancer le débat :
      – Je trouve très difficile de me faire une idée d’un monde sans capitalisme. Peut-être pourrions nous “lister” les cadres de la société où il reste des espaces non monétarisé pour rendre ce monde plus tangible : parentalité, solidarité, fraternité, art, nature… Et de là voir comment l’on peut méthodiquement, par la régulation, l’action sociale, les mouvements citoyens, élargir progressivement ces espaces, les reprendre.

      – Parallèlement, une réflexion au regard de la thèse de Karp soutenue dans The Technological Republic : Devrions-nous aller dans le sens de Karp en réorientant les intelligences de la tech au service de l’État, mais plutôt que de les diriger vers des logiques de puissance et de sécurité (conception du monde très verticale, souverainiste, “hyper-masculinisée”), les mettre au service de la transition, du social, d’une gouvernance transparente et plus éthique ?

      1. Pour vous faire une idée d’un monde sans capitalisme vous pouvez lire :
        – Pour une décroissance prospère, de Gabriel Malek (essai)
        – Le soleil brillera toujours, de Olivier Savier (roman)
        Le capitalisme doit être aboli. Une offre politique propose de le faire en douceur en 2027. Lisez les programmes.

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

PARCOURS THÉMATIQUE

soutenez-nous pour de l’information à la hauteur des enjeux climatiques

Bonpote est un média 100% indépendant, en accès libre et repose entièrement sur le soutien de ses lecteurs.

À lire également

Menu

ARTICLES

Les plus récents

Infographies

Les dons sont déductibles d'impôts

Soutenez notre indépendance !

Bonpote est 100% financé par ses lecteurs, rejoignez nos bons potes.

OUTILS

BONPOTE

Nous soutenir

Nous contacter

À propos

reçevez notre
lettre hebdomadaire

Un rendez-vous hebdomadaire avec un article phare, une infographie, les temps forts de la semaine et nos suggestions culture