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C’est la faute aux écolos

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©Crédit Photographie : Crédit : Valentine Michel – Bon Pote
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« Ils attendent quoi, les élus et les journalistes, pour écouter enfin les scientifiques sur le changement climatique ? Une énorme canicule ?» L’été 2026 donne une terrible réponse à ces interrogations que nous osions à peine exprimer.

L’intégrité devrait pousser au mea culpa ceux qui ont depuis des années contribué à nier l’urgence d’agir face au changement climatique (Olivier Galzi, Adèle Van Reeth, Yves Calvi, Luc Ferry, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, la quasi-totalité du Rassemblement national, etc.) A la place, une rengaine envahit les plateaux télé et les discours de beaucoup de dirigeants politiques : « C’est la faute aux écolos ».

Depuis la fin du mois de juin, on a entendu que les canicules, les feux, puis les sécheresses seraient la conséquence de l’attitude des « écologistes », le mot désignant à la fois des scientifiques, des militants, des naturalistes, des fonctionnaires ou encore des élus. Bref, des gens qui ont pour point commun d’avoir été dénigrés, méprisés et qualifiés de « catastrophistes » dans les débats publics ces dernières années. Même quand vous partagez des articles scientifiques sur le besoin de végétaliser votre alimentation, vous aurez toujours un commentaire, sans aucun rapport avec le sujet, pour vous rappeler que “les écolos sont contre le nucléaire donc contre le climat“.

Prises une par une, ces accusations sont erronées et mensongères, et cet article vise bien sûr à le démontrer. Mais nous voulons aussi décrire combien ces discours font partie d’une stratégie organisée et dont l’histoire est déjà longue. Son but : attaquer les messagers du changement climatique et détourner les regards des causes structurelles et des responsables.

Il faut se préparer à la vague de désinformation qui vient : plus notre climat se dérègle et nous abîme, plus il devient stratégique pour ceux qui nous ont conduit vers la catastrophe climatique de rejeter la faute et la honte sur celles et ceux qui ont lancé l’alerte.

L’insupportable continuité des discours anti-écologie en France

Mars 2010 : 

« Donc cette histoire de réchauffement climatique est une imposture scientifique ? »

Sur le plateau de l’une des émissions de télévision les plus regardées de France, le journaliste Guillaume Durand donne de la crédibilité au climato-négationniste Claude Allègre. Connu pour avoir qualifié les scientifiques du climat de personnes « dévoyées », « avides d’argent et de gloire », ce dernier déroule son argumentaire mensonger. Cette séquence, criminelle a posteriori tant elle a contribué à l’apathie française face au changement climatique, n’est pas isolée. Malgré les alertes, de nombreux médias ont continué dans cette voie tout au long des années 2010 et suivantes. En 2015, le chef du service météo de France Télévisions osait encore affirmer : « Nous sommes otages d’un scandale planétaire sur le réchauffement climatique, une machine de guerre destinée à nous maintenir dans la peur » et célébrait le fait que « moins le froid se manifeste, mieux notre pays se porte. »

Juillet 2026 : 

« Les écolos n’avaient raison sur rien. »

C’est l’éditorialiste Juliette Briens (connue par ailleurs pour ses propos racistes sur X), qui lance cette affirmation sur RMC début juillet. Après un printemps et un début d’été que l’on peut résumer à un long tunnel brûlant, mortifère et anxiogène, les discours niant l’urgence et la gravité du réchauffement sont devenus inaudibles. 

Juliette Briens, sur RMC.

Désormais, les éditorialistes ont changé d’angle d’attaque : ils visent les messagers et les solutions du changement climatique. Ce n’est bien sûr pas tout à fait nouveau. En 2022, déjà sur RMC, l’éditorialiste Sarah Saldmann moquait ainsi les appels à la sobriété : « À titre personnel, je me fous complètement de l’écologie, ça ne m’intéresse pas. Je vois d’abord mon intérêt et, éventuellement après, celui de la planète.» Mais les attaques sont désormais plus frontales, plus personnelles et plus violentes encore. Voyez l’éditorialiste libéral Emmanuel Lechypre s’en prendre au climatologue Christophe Cassou. « Vous n’avez pas été très convaincants », ose-t-il dire au co-auteur des sixième et septième rapports du Giec (Contacté pour savoir s’il a au moins lu les résumés de ces rapports, Emmanuel Lechypre n’a pas répondu au moment où nous publions cet article).

Insupportable posture, alors même que la situation que nous vivons était prévue et annoncée par les sciences du climat. Insupportable, puisque pendant que les climatologues n’étaient pas écoutés et écoutées, Emmanuel Lechypre travaillait à défendre des bombes climatiques comme les SUV, à se moquer des « verts pastèques » (sic) à prendre la France de Vichy comme un exemple ou à encore à prétendre : « NON, y a pas de problème écologique. Pas pour nous. Pas en France ».

Pendant vingt ans, des éditorialistes et élus ont transformé chaque débat sur l’écologie en questions du style : Les écolos ont-ils tort ? Les écolos en font-ils trop (c’est, premier degré, le titre d’une émission de Quotidien en 2020) ? Aujourd’hui, la question est devenue : est-ce la faute des écolos ? Nous assistons bien à la continuation d’une même stratégie : insulter, dénigrer et mépriser les écologistes, pour les empêcher de présenter leurs constats et leurs solutions.  

Les écolos en font-ils trop ?, demandait Yann Barthès en 2020. Notre réponse : “Non”.

La longue histoire des manipulations sur le climat

La séquence que nous vivons s’inscrit donc dans la longue histoire de la grande manipulation orchestrée contre les savoirs climatiques. Les stratégies du doute mises en place contre la connaissance du changement climatique sont en effet le fruit d’une vaste opération de manipulation née aux Etats-Unis, à la fin des années 1980. Le livre de l’historienne des sciences américaine Naomi Oreskes Les Marchands de doute démontre comment « une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur […] le réchauffement climatique » en entretenant d’illusoires controverses et en accusant les scientifiques du climat de mentir.

En 1998, le New York Times dévoilait les stratégies de fabrication du doute sur le changement climatique.

Ces scientifiques ont agi sur commande et avec le soutien de firmes pétrolières qui avaient la certitude de la gravité du changement climatique lié aux gaz à effet de serre. ExxonMobil a entre autres financé des campagnes de désinformation, avec des officines ayant pignon sur rue, dont le but fut de décrédibiliser les lanceurs d’alerte sur le changement climatique. En avril 1998, le « New York Times » révélait ainsi les notes de travail d’une officine appelée Global Climate Science Communication Team, un véritable plan destiné à faire passer les alertes climatiques pour de la « mauvaise science » dans les médias.  

Des officines œuvrent aujourd’hui plus que jamais à la désinformation et à l’obstruction climatique, de la Heritage foundation aux Etats-Unis en passant par le milliardaire Pierre-Edouard Stérin en France.  

Auteur en 2023 de l’essai préfacé par Valérie Masson-Delmotte Blablabla, en finir avec le bavardage climatique, l’analyste de discours Albin Wagener décrypte pour Bon Pote comment ces discours hostiles à l’écologie ont aujourd’hui évolué :  « Nous sommes entrés dans une ère où le seul discours toléré est celui des symptômes du changement climatique et de certaines adaptations, comme la climatisation ou les canadairs. À l’inverse, toutes les personnes qui évoquent les causes du changement climatique sont attaquées de plus en plus violemment. De même pour celles qui évoquent l’injustice sociale de ces phénomènes ou les conséquences que l’on ne peut affronter avec des solutions techniques ».

L’analyse d’Albin Wagener éclaire les séquences médiatiques et politiques que nous avons vécues ces dernières semaines. Vous voulez évoquer les injustices climatiques, en rappelant que ceux qui vivent sous les toits souffrent plus et meurent plus pendant les canicules ? Yann Barthès se moquera de vous et de votre sort sur TF1 . Vous voulez évoquer les facteurs climatiques qui aggravent le nombre d’incendies ? On vous coupera la parole, là encore sur RMC,  pour vous dire qu’il faut parler de « ceux qui allument la mèche » parce que « ça on a le pouvoir de faire quelque chose contre ces gens-là ». Pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre que l’éditorialiste veut nous faire entendre que l’on n’a pas le pouvoir de faire quelque chose contre les émissions de gaz à effet de serre et contre celles et ceux qui décident d’en émettre en excès.

Incendies : la faute aux écolos ?

Ce décor planté, entrons dans le vif du sujet : le cadrage médiatique et la présentation des incendies qui ravagent la France avec une rapidité et d’une précocité inédite. Les débats reviennent de façon obsédante sur les pyromanes, évitant de nommer les causes profondes de ces feux. Sachez que ce n’est pas une première, c’est même un classique. En 2018, Donald Trump avait accusé, à tort, les écologistes d’être responsables de la violence des incendies dits Campfire ayant ravagé la banlieue de Los Angeles. 

Selon le président états-unien, les réserves d’eau anti-incendies n’auraient pas été utilisées afin de protéger « un poisson inutile ». En vérité, les spécialistes affirment que le changement climatique rend les grands feux tellement violents que même des pompiers aussi aguerris que ceux de Californie ne peuvent lutter. Le même récit a été mobilisé dans d’autres cas aux Etats-Unis. La géographe états-unien Laura Pulido a ainsi décrypté la construction d’un discours complotiste face aux incendies historiques qui ont touché la côte ouest des États-Unis en 2020. Alors que les scientifiques pointaient du doigt le réchauffement climatique pour expliquer la violence des incendies, c’est l’identité des auteurs qui a obsédé les débats. Point d’orgue très révélateur de cette crise, des rumeurs non vérifiées ont accusé des militants de gauche (Antifa) et antiracistes (Black Lives Matter) d’avoir délibérément allumé les feux et de piller les maisons abandonnées. 

La France est loin d’être épargnée. Souvenez-vous de l’été 2022, et de « l’incendie du siècle » qui a ravagé la Gironde. Une vague d’accusations sur les réseaux sociaux a prétendu que les « écolos » auraient empêché l’entretien de la forêt, provoquant ou aggravant l’incendie, tandis que des influenceurs anti-écolo ont accusé les écologistes d’avoir empêché le travail des pompiers. Une partie de ces arguments, bien que très controversés, peuvent sembler de bonne foi. Mais on notera qu’un rapport de la Cour régionale des Comptes les place en dernier au moment de dresser le bilan des facteurs majeurs en cause dans ces feux . Selon ce rapport, sont en cause d’abord les températures élevées ainsi que la sécheresse du sol et de l’air. Des phénomènes causés et aggravés par le changement climatique, ce qu’ont oublié de préciser les habituels marchands de doute, dont Mac Lesggy, très vifs à l’époque pour tomber sur les “écolos”, un peu moins sur le réchauffement climatique d’origine anthropique. 

Ensuite, avance ce rapport, d’autres incendies en cours dans la région ont divisé les moyens des pompiers. La forte urbanisation du coin et la forte emprise touristique (dont celle des campings) a par ailleurs poussé les pompiers à « privilégier la sauvegarde des personnes et des biens  » plutôt que les arbres eux-mêmes. Le rapport note encore la présence d’un « complexe d’extraction pétrolière », « d’une base militaire » et d’un zoo qui ont demandé une protection renforcée et accaparé des moyens. En tout dernier, le rapport évoque la gestion particulière de la forêt (héritage très ancien mais attribué parfois à une association écologiste locale), qui a fait que « la forêt usagère comportait une masse de combustible très importante et un faible nombre de voies d’accès utilisables dans des conditions de sécurité satisfaisantes »

Dans les jours, semaines et années qui viennent, vous risquez de lire encore et encore que les incendies en cours seraient le fait des écologistes qui voudraient empêcher le débroussaillement pour préserver les milieux. Deux chiffres pour éclairer ce faux débat : 90% des maisons détruites lors des feux de forêt se trouvent effectivement entourées par des forêts privées non débroussaillées ou mal entretenues. Le non-respect de l’OLD (obligations légales de débroussaillement) est donc massif et problématique. Mais le problème vient du non-respect de la loi par des particuliers et du manque de moyens de contrôle à l’ONF. Pas d’un blocage écologiste.

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Canicule : la faute aux écolos ?

Le média Reporterre a dressé l’incroyable liste des personnalités publiques ayant mis en cause le rôle des écologistes dans la canicule. On retrouve l’éditorialiste Dominique Seux sur France Inter, la radio d’extrême droite Europe 1, ou encore Le Point, magazine connu pour ses méthodes controversées et décrit comme « accro aux fausses infos ». On ajoutera Laurent Wauquiez, qui y est allé de son petit commentaire démago « ceux qui sont anticlim sont fous », et Marion Maréchal Le Pen (l’une des rares responsables politiques françaises à nier encore aujourd’hui le consensus sur le changement climatique) : « si aujourd’hui on a une surmortalité, notamment parmi les personnes vulnérables, c’est parce que les écologistes et le centre, actuellement au pouvoir, ont diabolisé la climatisation..» Tous s’attaquent aux prétendus penchants anti-clim des écologistes. Et tous présentent la clim comme une solution simple et unique : « go installer des clim’, et la canicule ne sera plus un problème. »

La journaliste de Bon Pote Sophie Kloetzli a documenté à quel point cette présentation est caricaturale et fausse. D’abord, il est faux de dire que les écolo sont anticlim. C’est une stratégie classique dite de l’homme de paille : caricaturer la position de votre adversaire pour mieux le contredire et le ridiculiser. En vérité, il y  a un consensus chez beaucoup de militants, scientifiques et élus sur le fait de climatiser en priorité les lieux où c’est vraiment nécessaire, en misant d’abord sur des solutions plus sobres (isolation, ventilateurs, protections solaires) avant de recourir à la climatisation active. Par ailleurs, Sophie Kloetzli a rappelé que la clim’ n’est malheureusement pas miraculeuse : une étude a calculé que la climatisation n’avait que très partiellement participé à réduire la surmortalité lors de vagues de chaleur passées (cette contribution atteignant péniblement 16,7 % au Canada, 20 % au Japon, ou encore 14,3 % en Espagne).

Enfin, il faut constater à quel point ce cadrage qu’on peut résumer à « gnagnagna les écolos sont anticlim » a de nombreux angles morts. Il rend invisible celles et ceux qu’aucune clim n’aidera jamais face aux canicules : les plus pauvres, les personnes à la rue, les martinets, les végétaux ou encore l’ensemble des aliments dont nous nous nourrissons. 

Sécheresse : la faute aux écolos ?

Selon certains, face à la sécheresse, la seule solution unique et évidente est de stocker de l’eau dans des réserves géantes, des bassines. Un seul obstacle à ça : les écologistes. Voici, résumé, le cadrage médiatique de beaucoup d’articles au sujet de la catastrophe alimentaire et agricole que représente la sécheresse actuelle. A chaque fois, les causes ne sont pas nommées, tandis que des technologies sont présentées comme des solutions (bassines, usines de dessalement….). 

Même ressort, même impasse : on débat d’une solution hypothétique avant d’avoir nommé et décrit convenablement le problème. La géographe Magali Reghezza-Zitt et l’hydro-météorologue Florence Habets ont rappelé dans un article pour Bon Pote combien les bassines ne sont pas une solution unique et satisfaisante au sujet. Ces dispositifs ne se remplissent pas grâce aux pluies mais en captant les écoulements sur le bassin d’alimentation du réservoir. L’eau y subit une forte évaporation, la qualité de l’eau qui y stagne se dégrade et le tout menace les capacités de recharge des milieux naturels. Selon elles, les méga-bassines constituent une « maladaptation » ou un palliatif technique temporaire qui retarde les transformations structurelles indispensables puisqu’elles enferment l’agriculture dans des pratiques inadaptées au climat futur. 

De nombreux scientifiques et écologistes recommandent donc face aux sécheresse une transition vers une sobriété des usages, un partage équitable de la ressource et la restauration des capacités de stockage naturel de l’eau, notamment à travers la préservation des sols, des zones humides, des haies… Des débats indispensables mais absents des plateaux TV aujourd’hui. 

Sortir du procès, diriger les colères

On pourrait allonger la liste indéfiniment : à chaque catastrophe, un procès est fait aux écologistes. Ce fut le cas en 2024 à Valence, en Espagne quand des élus de droite et d’extrême droite ont accusé les écologistes d’avoir détruit des digues et barrages et d’avoir causé les inondations. Ce fut aussi le cas dans les Hauts-de-France, lors des graves inondations de 2024, quand des habitants ont accusé  : « tout le monde est en colère contre ces écolos qui préfèrent sauver les grenouilles plutôt que les maisons en interdisant les curages pendant les périodes de reproduction. » Un élément de langage répandu par Xavier Bertrand, le président (Les Républicains) de la région, qui avait préféré détourner l’attention du problème d’artificialisation des sols dont il est tenu pour responsable.  

Ces exemples confirment une certitude désormais documentée par la recherche scientifique : vivre personnellement une catastrophe climatique (inondation ou canicule, selon une étude publiée en 2024) ne pousse que faiblement les individus à croire davantage au changement climatique et à adopter des comportements plus écologiques. En effet, certains peuvent se sentir impuissants face à l’ampleur des causes de ces catastrophes.

Face à la dissonance cognitive insupportable que cela crée (constater qu’il y a un problème qui nous menace mais ne pas agir pour le résoudre), rejeter la faute sur les écologistes semble servir de soupape politique et psychologique. On ne peut en tout cas que constater le succès indéniable de ces stratégies médiatiques et combien les colères légitimes suscitées par les canicules sont mobilisées avec succès par les partis qui votent pourtant pour que ces dernières arrivent.

En juin 2024, le journaliste Stéphane Foucart rapportait que les habitants de communes du Pas-de-Calais victimes d’inondations à répétition avaient largement voté pour le Rassemblement national, parti ouvertement anti-écolo et qui assume de voter à la fois pour « poursuivre et renforcer tout ce qui a contribué à inonder les maisons» du coin (mais aussi contre l’adaptation au changement climatique selon notre analyse). Il est plausible que la détresse provoquée par les calamités environnementales à répétition alimente un ressentiment qui nourrit les populismes d’extrême droite, évoquait le journaliste. 

Dans ce contexte, il est et il sera d’autant plus indispensable de combattre les narratifs réactionnaires qui s’imposeront à nous lors de chaque catastrophe à venir.

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7 Responses

  1. guzbba@proton.me

    En 2008, “La Main à la Pâte” (fondation à l’initiative de Georges Charpak (prix Nobel de physique 1992) publie une brochure et initie un enseignement des sciences à l’école fondé sur l’investigation et la compréhension des modifications climatiques. Ce programme : Le climat, ma planète et moi a été réalisé par des milliers d’enfants, soutenu par l’éducation nationale et … abandonné comme l’enseignement des sciences à partir du gouvernement Sarkozy. Tout y était dit, c’était en 2008 …
    L”académie des sciences qui soutenait ce projet était-elle aussi une instance d’écolos irresponsables ? Combattre les narratifs réactionnaires qui s’impose à nous ? Nous l’avons fait, mais sans doute dans le désert.

  2. voici ce que j’ai écrit au scientifique Cassou : Bonjour,
    En ces temps de canicule, due essentiellement à nos émissions de GES A TRAVERS LE MONDE, la politique aurait quelque chose à voir avec la canicule alors que le principale coupable c’est l’usage immodéré de la thermodynamique.
    La lutte contre le changement climatique est mondiale et d’ordre scientifique. Mais les scientifiques du CNRS sont les premiers responsables de la censure omniprésente en France.
    J’ai demandé à 37 chercheurs en mécanique d’IJC Lab, le plus grand laboratoire de physique en France, de me dire si une expérience dans le domaine de la mécanique que je voulais leur soumettre était réalisable. Aucun (aucune) n’a voulu me répondre. Pourquoi ? parce qu’un de leur supérieur, un maître de recherche leur a dit qu’il ne fallait pas me répondre.
    La censure (tant médias, politiques, scientifiques) est présente dans toute l’Europe de l’Ouest et au USA. Heureusement d’autres pays restent ouverts.

    Cordialement

    Sauve Béranger

  3. Tout ce qui est ecrit ici est vrai mais les ecolos devraient se demander pourquoi ils font 5% aux election alors qu on vient d avoir 3 canicules. Ils devraient etre en pole position a la place de MLP et non pas se preparer a rallier Melanchon
    Comment voulez vous voter pour le parti de sandrine rousseau ?
    Les ecolos viennent de sortir leur programme presidentiel. C est affligeant. Seul point positif, la sortie du capitalisme. Ca m a rappelle mon enfance. Mitterrand le preconisait avant 81 (et l a evidemment abandonne une fois elu)

    1. Beaucoup de raccourcis ici, et erreur. Notamment une très importante : les “écolos” ne proposent pas la sortie du capitalisme. Ca se saurait.

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7 Responses

  1. guzbba@proton.me

    En 2008, “La Main à la Pâte” (fondation à l’initiative de Georges Charpak (prix Nobel de physique 1992) publie une brochure et initie un enseignement des sciences à l’école fondé sur l’investigation et la compréhension des modifications climatiques. Ce programme : Le climat, ma planète et moi a été réalisé par des milliers d’enfants, soutenu par l’éducation nationale et … abandonné comme l’enseignement des sciences à partir du gouvernement Sarkozy. Tout y était dit, c’était en 2008 …
    L”académie des sciences qui soutenait ce projet était-elle aussi une instance d’écolos irresponsables ? Combattre les narratifs réactionnaires qui s’impose à nous ? Nous l’avons fait, mais sans doute dans le désert.

  2. voici ce que j’ai écrit au scientifique Cassou : Bonjour,
    En ces temps de canicule, due essentiellement à nos émissions de GES A TRAVERS LE MONDE, la politique aurait quelque chose à voir avec la canicule alors que le principale coupable c’est l’usage immodéré de la thermodynamique.
    La lutte contre le changement climatique est mondiale et d’ordre scientifique. Mais les scientifiques du CNRS sont les premiers responsables de la censure omniprésente en France.
    J’ai demandé à 37 chercheurs en mécanique d’IJC Lab, le plus grand laboratoire de physique en France, de me dire si une expérience dans le domaine de la mécanique que je voulais leur soumettre était réalisable. Aucun (aucune) n’a voulu me répondre. Pourquoi ? parce qu’un de leur supérieur, un maître de recherche leur a dit qu’il ne fallait pas me répondre.
    La censure (tant médias, politiques, scientifiques) est présente dans toute l’Europe de l’Ouest et au USA. Heureusement d’autres pays restent ouverts.

    Cordialement

    Sauve Béranger

  3. Tout ce qui est ecrit ici est vrai mais les ecolos devraient se demander pourquoi ils font 5% aux election alors qu on vient d avoir 3 canicules. Ils devraient etre en pole position a la place de MLP et non pas se preparer a rallier Melanchon
    Comment voulez vous voter pour le parti de sandrine rousseau ?
    Les ecolos viennent de sortir leur programme presidentiel. C est affligeant. Seul point positif, la sortie du capitalisme. Ca m a rappelle mon enfance. Mitterrand le preconisait avant 81 (et l a evidemment abandonne une fois elu)

    1. Beaucoup de raccourcis ici, et erreur. Notamment une très importante : les “écolos” ne proposent pas la sortie du capitalisme. Ca se saurait.

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