|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Une dévastation inédite. Pour les forêts, pour les centaines de milliers de personnes évacuées, pour les animaux carbonisés. Avec 115 000 hectares partis en fumée depuis le début de l’année (selon le ministère de l’Intérieur), les incendies pulvérisent tous les records. Mais comme à chaque fois, au lieu d’amener à une prise de conscience généralisée sur l’urgence d’agir en faveur de l’atténuation et de l’adaptation climatique, des doigts accusateurs se tournent vers les écologistes.
Comme les canicules, les feux de forêt sont politiques. L’inaction climatique, mais aussi l’impréparation en matière de gestion des crises et de mesures d’adaptation structurelles, voilà ce qui explique l’ampleur des incendies. Si l’élément déclencheur des feux accapare bien souvent l’attention médiatique au détriment des conditions qui expliquent leur ampleur (à l’image des sécheresses exacerbées par le changement climatique), il est grand temps de se demander qui sont les vrais pyromanes.
Chez Bon Pote, nous avons déjà passé en revue la totalité des votes à l’Assemblée nationale sur le sujet dans le cadre d’un article décryptant la position du Rassemblement national sur l’adaptation climatique. Nous vous présentons ici le détail de ces votes sur la lutte contre les feux de forêt afin de sonder la position de chaque groupe politique.

Des macronistes au RN, un budget anti-incendie au rabais
Cette infographie le montre sans ambiguïté : sur les mesures clés de la lutte contre les incendies, deux blocs se distinguent très nettement à l’Assemblée. Avec d’un côté, le camp progressiste (communistes, insoumis, écologistes et socialistes) qui vote pour renforcer les moyens des services d’incendie et de secours et muscler la prévention ; et en face, les groupes allant du parti présidentiel au Rassemblement national, qui votent l’inverse.
Concernant le bloc présidentiel, ce n’est pas une surprise : l’ex-Premier ministre et désormais candidat à l’élection présidentielle Gabriel Attal a déjà été épinglé pour avoir signé un décret en 2024 annulant des crédits à hauteur de 50 millions d’euros pour la sécurité civile, menant à l’annulation de la commande de deux Canadairs supplémentaires.
À l’Assemblée, c’est la même ligne qui a prévalu, avec une opposition marquée à l’augmentation des moyens pour la lutte anti-incendies, notamment dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) où ses élus se sont opposés à rehausser la taxe de séjour pour financer les services départementaux d’incendie et de secours SDIS en 2024 (législature 17, vote 302) et en 2025 (législature 17, vote 4074), ainsi qu’à l’instauration d’une contribution financière des sociétés d’assurance dans le même but (législature 17, vote 4076). Sur ces votes, les députés macronistes ont à chaque fois voté comme la droite et l’extrême droite.
En outre, seuls les partis de gauche et LIOT ont approuvé la création d’un nouveau programme de recrutement de pompiers professionnels (législature 16, vote 133). Les autres s’y sont opposés, et le RN s’est abstenu.
Une exception dans ce tableau toutefois : dans le cadre du PLF de 2023, l’ensemble des groupes politiques a voté en faveur d’une augmentation des crédits du dispositif de Défense des Forêts contre les Incendies à hauteur de 3 millions d’euros (législature 16, vote 2888). Un montant très nettement inférieur à d’autres mesures qui ont été rejetées, à l’image de la taxe sur les sociétés d’assurance qui aurait permis selon l’autrice de l’amendement, la députée écologiste Sandra Regol, de récolter « au moins 800 millions d’euros ».
L’ensemble des groupes politiques (sauf LFI) ont aussi voté en faveur d’une proposition de loi qui crée une nouvelle stratégie nationale de défense des forêts et, dans les départements à risque, l’obligation d’un plan de protection contre les incendies. Ce texte durcit aussi les sanctions pour non-respect du débroussaillement et interdiction de fumer en forêt. LFI s’y est opposée, estimant que le texte n’allait pas assez loin. Selon la députée Catherine Couturier, il faisait l’impasse sur les mesures « préventives en matière de gestion forestière pour faire face au dérèglement climatique ». Plus largement, l’ensemble de la gauche a regretté l’absence de mesures sur la préservation durable des forêts, comme par exemple la diversification des essences, considérée comme un élément clé de la prévention des incendies.
Quid de la « LOPMI », utilisée comme étendard pour pointer du doigt l’incohérence de LFI, dont les députés avaient voté (avec communistes et écologistes) contre le texte ? L’argument est trompeur. Si cette loi d’orientation du ministère de l’intérieur comportait bien un volet sur la sécurité civile (notamment le renouvellement de la flotte d’hélicoptères), celui-ci restait marginal. L’essentiel du texte portait sur le renforcement des moyens de la police et de la gendarmerie, la cybersécurité, ou encore la réponse pénale, avec l’extension de l’amende forfaitaire délictuelle. Assimiler le vote de la gauche à un refus d’augmenter les moyens de la sécurité civile est donc fallacieux : leur position reflétait une opposition vis-à-vis d’un texte jugé sécuritaire. D’ailleurs, ni la majorité Renaissance ni les autres groupes favorables au texte n’ont présenté cette loi comme une réforme de la sécurité civile. Pour preuve, la seule référence explicite à ce sujet lors des explications de vote est venue d’une députée écologiste Sandra Regol, qui regrettait que « cette loi ne laisse que des miettes pour la sécurité civile ». Par ailleurs, plusieurs amendements de la gauche visant à renforcer les moyens de la sécurité civile dans ce texte (ici, ici et ici) ont été rejetés au cours des débats.
Bassines et techno-solutionnisme : les fausses bonnes solutions du RN pour contrer les flammes
Le parti d’extrême droite peut se targuer d’avoir proposé un certain nombre de mesures favorables à la lutte anti-incendies… en apparence seulement. Comme nous vous l’expliquions déjà dans un précédent article détaillant sa position, il s’agit souvent de fausses solutions :
- Le RN a appelé à renforcer les moyens aériens de lutte contre les incendies en « [augmentant] quantitativement et qualitativement sa flotte de Canadairs » (législature 16, vote 1573). Mais le rapporteur a jugé que l’amendement n’avait « pas de portée juridique », s’agissant d’une simple « pétition de principe ».
- Il a aussi proposé d’autoriser l’installation de générateurs d’eau atmosphérique dans les départements à risque d’incendie (législature 16, vote 1521), une solution high-tech qui est encore loin d’avoir fait ses preuves. La start-up française Water ECOSystem, qui crée ce type d’appareils, indique en effet qu’une unité permet de générer jusqu’à un litre d’eau par jour et coûte 2000 euros. Un exemple type du technosolutionnisme, dont les résultats demeurent incertains.
- Quant au stockage de l’eau (bassines) que le RN souhaiterait mettre en place pour renforcer la lutte anti-incendie (législature 16, votes 1522 et 1523), elle fait fausse route : « Le stockage de l’eau est indispensable, mais le problème actuellement, c’est la difficultés à remplir les réservoirs dans certains territoires. Stocker oui, mais pas n’importe comment », souligne la géographe Magali Reghezza-Zitt auprès de Bon Pote.
+30 000 SONT DÉJÀ INSCRITS
newsletter
Une alerte pour chaque article mis en ligne, et une lettre hebdo chaque vendredi, avec un condensé de la semaine, des infographies, nos recos culturelles et des exclusivités.
Des mesures préventives largement rejetées par la droite et l’extrême droite
Il faut aussi rappeler que la lutte contre les incendies ne saurait se résumer aux Canadairs. « Le débat public devrait se détacher du nombre d’avions ou du nombre de pompiers. D’une part, ce n’est pas ça qui va nous permettre de limiter le risque d’incendie et d’autre part, ça ne suffira pas face à certains incendies. Les pompiers eux-même nous disent qu’en cas de conditions extrêmes, ils n’arrivent pas à lutter », nous expliquait récemment le spécialiste des feux de forêt Julien Ruffault.
Pour limiter la propagation des flammes, certaines pratiques forestières doivent être repensées. C’est tout l’objet, notamment, du plan d’adaptation de la forêt que seuls les groupes classés à gauche ont validé à l’Assemblée nationale (législature 16, vote 1509) (les macronistes et la droite l’ont rejeté, LIOT n’a pas voté, et le RN s’est abstenu). Proposé par la députée socialiste Chantal Jourdan, cet amendement visait à répondre aux recommandations du Haut Conseil pour le Climat. Dans son rapport de 2022, celui-ci appelle notamment à « privilégier les méthodes d’intervention favorisant la résilience des écosystèmes forestiers aux aléas climatiques et au risque incendie. Lorsqu’un reboisement intégral d’une parcelle est nécessaire, les aides publiques doivent encourager la plantation d’essences mélangées et adaptées aux évolutions climatiques. »
De la même façon, le centre, la droite et l’extrême droite (à l’exception de LIOT qui s’est rangé avec les groupes à gauche) ont rejeté un amendement visant à inscrire la lutte contre la perte de chemins forestiers, nécessaire à la lutte contre les incendies, dans le schéma régional de gestion sylvicole des bois et forêts des particuliers (législature 16, vote 1545). Même tendance sur la mise en place de « pare-feux » d’arbres feuillus entre les parcelles d’arbres résineux – hautement inflammables – afin de ralentir les incendies (législature 16, vote 1556), approuvée seulement par les insoumis, les socialistes et les écologistes.
Les vrais pyromanes ne sont pas ceux que l’on croit
Les plus gros pyromanes ne sont pas forcément ceux qui déclenchent les feux. Ce sont aussi, et surtout, ceux qui ont voté contre la lutte anti-incendie et la prévention des feux de forêts. Sans oublier ceux qui, comme le RN, défendent à l’Assemblée nationale le maintien de notre dépendance aux énergies fossiles, alors même que cette dépendance accélère le réchauffement climatique et favorise des feux de forêt plus fréquents et plus intenses.
Ces votes irresponsables devraient être systématiquement rappelés en cette période historique d’incendies, mais aussi lorsqu’ils se seront éteints et qu’il sera temps d’élire nos futurs représentants. Car il est temps de penser l’après, non pas repartant à l’identique mais en pensant une réelle adaptation. « Il n’y a pas de conscience écologique qui se réveille au cœur des flammes »,explique l’anthropologue Elise Boutié, qui a enquêté sur la mémoire d’une communauté touchée par « Camp Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Espérons que les événements de cet été en France fassent démentir cette affirmation.
Mise à jour le 27 juillet à 21h45 : Des précisions ont été apportées au sujet de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie et de la LOPMI.
16 Responses
Bonjour,
En premier merci Bon Pote pour la qualité de vos articles et analyses. En ces temps graves, la justesse de l’information n’a jamais été aussi capitale.
Cependant, votre article m’interroge beaucoup. Comme d’autres réactions que j’ai pu lire ici ou là, cette infographie fait beaucoup parler. En effet, j’ai bien l’impression que la vérité est beaucoup plus nuancée que cette image peut paraître trop caricaturale. En faisant mes recherches, je suis tombé sur cette analyse (https://nosparlementaires.fr/actualites/rn-pompiers-sdis-pour-ou-contre )qui ne me semble pas être issue de la bollosphère médiatique et qui renforce mon interrogation.
J’en comprend que :
– le FN vote systématiquement contre des amendements portés par la gauche quand bien même ils peuvent améliorer la gestion des SDIS
– la “gauche” vote systématiquement contre des lois gouvernementales quand bien même certains articles en leur sein peuvent améliorer la gestion des SDIS
je suis preneur de votre retour !
Merci pour votre réponse qui reprend autrement ce que j’ai écrit dans la mienne un peu plus bas. A la lecture d’autres sources, ce graphique me paraît simpliste et biaisé, et la réalité des votes politiques plus complexe que ça. Je regrette que BonPote, que j’ai interpellé ici mais également sur Facebook (j’ai déjà échangé en MP avec lui à ses débuts) ne me réponde pas, et cela vient ternir ou brouiller l’image que je me fais de lui…
Par cette infographie, on a l’impression que la gauche/ecolo est pour la lutte contre les incendie et la droite non. Pour autant, lors du vote à l’assemblée du texte de prévention et de lutte anti incendie de juin 2023, tous les parties sauf lfi ont voté pour. Y a-t-il une explication entre le positionnement de lfi pour la lutte anti incendie dans cette infographie mais qui vote contre le texte? Positionnement de principe politique? Autre?
y’a 1 image dans cette slop et elle n’est pas à la bonne resolution.
Oui, les partis de droite et l’extrême droite s’opposent en règle générale au développement de mesures préventives et à la mis en place de meilleurs moyens de lutte contre le feu. Aucun doute. Mais force est de constater qu’au-delà des déplorations quand arrive la catastrophe, nos concitoyens agissent comme si les risques n’existaient pas. Deux exemples.
J’habite en bordure de forêts. L’une gérée par l’ONF pour le compte de la commune, l’autre privée est exploitée par le plus gros industriel de la région. La seconde forêt a fait l’objet d’une coupe rase dans laquelle sont replantés, devinez quoi ? des épicéas en rangs serrés. Les chemins forestiers sont défoncés ou encombrés de branchages. Jusqu’à l’avènement de l’ère industrielle, les chênes et les hêtres dominaient. Mais ils ne poussent pas assez vite. Remplacés depuis la moitié du 19ème siècle par les épicéas qui acidifient le sol et sont régulièrement attaqués par les ravageurs, de petits chênes continuent vaillamment à pousser sur les talus, dans les haies…
De l’autre côté de la maison, des prés qui sont régulièrement fauchés par un éleveur. En raison de la canicule, l’herbe est ultra sèche. Lors de nos ballades, nous trouvons régulièrement en bordure de ces prés, des mégots laissés là par des promeneurs imprudents… Jusqu’au moment où l’un d’entre eux, mal éteint, mettra le feu, un feu attisé par les rafales de vent qui se lèvent périodiquement depuis le début de l’été.
Certes, l’incivisme et le déni systématique ne sont pas les seuls éléments à prendre compte. Mais ils contribuent puissamment à encourager les politiques à mettre la tête dans le sable, en espérant que la mauvaise passe va se terminer.
J’ai partagé cet article et son infographie à un “ami” macroniste, qui l’a trouvé partial et partiel.
Il m’a appris/rappelé que c’est sous la présidence de Macron que :
– le budget en matière de sécurité civile a quasi doublé entre 2017 et 2026, passant de 450 millions à 800 millions d’euros (nonobstant le décret d’Attal en 2024 en retirant 52,8 millions)
– Les pactes capacitaires des services d’incendie et de secours (SDIS) ont été lancés dès 2023 (faisant suite à une annonce présidentielle d’octobre 2022) pour renforcer la flotte de véhicules et faire face aux feux de forêt et aux risques complexes. Objectifs et Chiffres Clés à l’horizon 2027 : plus de 1 000 engins et matériels livrés au total, dont 700 camions-citernes feux de forêt (CCF). Financement : un budget global cofinancé à 60 % en moyenne par l’État (soit 150 millions d’euros) et 100 millions d’euros par les collectivités territoriales. Achats groupés : une démarche de massification et de standardisation menée en lien avec l’UGAP pour soutenir la filière industrielle française.
Je ne sais pas dans quelle mesure ces budgets ont été votés à l’Assemblée Nationale.
Mais le cas échéant, je trouve regrettable, pour ne pas dire de mauvaise foi, que ces initiatives gouvernementales n’apparaissent pas dans la liste du tableau, car leur absence laisse croire que Macron, ses ministres et les député•es EPR & cie n’ont pas agi ni été force de proposition en matière de prévention et de lutte contre les incendies, et rend de fait l’article biaisé et incomplet.
Et pourtant Dieu si je suis un antimacroniste viscéral et primaire !
C’est la première fois que je ressors déçu et dubitatif à la lecture de Bon Pote… mais peut-être me donnera-t-on des explications à même de m’éclairer et de me rassurer ?
Merci d’avance !
Ah oui, on voit que ce sont les nouveaux éléments de langage macroniste. Moi aussi je suis très intéressé à avoir la contre-contre-argumentation !
Et dans quelle mesure contextualiser par rapport à ces baisses de moyen : https://web-cdn.bsky.app/profile/maximecombes.bsky.social/post/3mrmvsseji22h
Car c’est relooooouuu de voir des chiffres balancés de ci de là dont on se rend compte in fine qu’ils sont manipulatoires ou ne donnent pas la recul nécessaire. (je parle du débat public en général, pas de BP !)
Sources :
https://www.securite-civile.interieur.gouv.fr/actualites/actualites/pactes-capacitaires-letat-en-appui-des-services-dincendie-et-de-secours-pour-se-preparer-aux
https://www.interieur.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/pactes-capacitaires-feux-de-forets-operation-dachat-inedite
@Xavier : effectivement, ces éléments de langage tournent en boucle chez les macronistes ! Or, ils mentent comme des arracheurs de dents…
J’ai donc posé la question sur les réseaux, j’ai eu diverses explications, dont une intéressante, qui m’indique que cette augmentation (de 450 à 800) était un simple réajustement du fait d’un transfert de compétences : l’achat de véhicules et matériels non aériens était la prérogative des départements jusqu’en 2014.
Je n’ai pas vérifié, mais cela est tellement classique que je n’en suis pas étonné.
@Mahenou : merci pour ces retours de ta part.
J’ai vérifié et, en effet, le rachat de véhicules non aériens des pompiers par les départements était une prérogative jusqu’en 2014, date à laquelle la gestion a été recentralisée vers l’État pour uniformiser les normes et optimiser les coûts. Pour autant, je n’ai pas réussi à trouver les preuves chiffrées que l’augmentation du budget en matière de sécurité civile est directement en lien avec ce transfert de compétences.
Il n’empêche : à la lecture de deux autres articles dont je mets les liens en copie ci-dessous, la question des votes et du positionnement des groupes parlementaires me semble plus complexe à analyser (on a l’impression d’être dans un rapport de forces permanent) et moins manichéenne que ne le laisse supposer l’infographie de BonPote… lequel n’a toujours pas réagi, ni ici, ni sur Facebook.
Je reste sceptique et déçu, j’ai été habitué à lire des articles davantage exhaustifs, le sujet mériterait un traitement plus approfondi et complet, sans omissions qui tendent la perche à des accusations de parti-pris. En tout cas, merci encore pour cet échange… à suivre ?
https://nosparlementaires.fr/actualites/canadair-securite-civile-ce-que-le-parlement-a-vote
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/28/que-valent-les-accusations-des-differents-partis-sur-le-manque-de-moyens-dans-la-lutte-contre-les-incendies_6735435_4355770.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default
@Xavier : visiblement, BonPote alterne dossiers de fond plus exhaustifs et articles plus concis, comme celui-ci… J’imagine qu’ils font pour le mieux avec la petite taille de leur équipe.
La personne qui m’a donné l’info sur le transfert de compétences m’a donné qques éléments complémentaires, mais j’avoue ne pas avoir le temps, l’énergie (psychique notamment) de recouper tout cela. Quand j’ai mentionné le second argument de ton “ami macroniste”, les pactes capacitaires, il/elle m’a indiqué que les SDIS étaient notamment financés dans les départements par la CVAE qui a été réduite (et que les macronistes voulaient supprimer) – et qu’il s’agirait d’une perte de 3/4 milliards pour les départements.
M’est avis que l’essentiel de l’affaire c’est quand même l’ordre de grandeur de ce qui devrait être fait vu l’ampleur de ce qui nous attend.
Pour ce qui est des votes, il est clair qu’il y a toujours un travail d’éditorialisation puisqu’un vote a priori négatif peut avoir des justifications de bonne ou mauvaise foi — à nous de voir si on fait confiance à BP pour bien filtrer cela.
Bref bref bref, on a bien raison d’attendre le max de rigueur pour ne pas se prendre des croche-pieds… À titre personnel j’ai besoin d’être davantage dans l’action et de ne pas douter constamment non plus par excès de prudence 😉
Peut-on savoir comment tu agis ? Dans quelle asso éventuellement ? Si ça te dit on continue cet échange ailleurs (Telegram, Signal)
Bonjour. Il me semble avoir lu dans un autre article la description de la méthodologie que vous employez pour comptabiliser les votes. Pourriez-vous repréciser svp ?
Merci beaucoup !
Ne pourrait-on pas imprimer cette infographie et la distribuer dans toutes les boîtes aux lettres de France ? Si j’étais milliardaire, j’éditerais une version papier de Bon Pote et j’abonnerais le pays entier.
Malheureusement, je ne pense effectivement pas que ces terribles incendies suffiront à faire réagir les gens en 2027 lors des présidentielles, parce que pour la plupart d’entre elleux, la vie est une survie quotidienne, doublée d’un abêtissement de leurs esprits critiques via les médias mainstream, qui ne leur laisse ni le temps ni l’espace de réfléchir en systèmes d’intrications complexes liant incendies et inaction (voire criminalité) politique.
Mais bon, je garde espoir, il le faut.
Après tout, on a bien déjà décapité la royauté une fois…
Comme de nombreux articles de BP je trouve celui-ci en pleine cohérence avec la position globale de BP ; oui c’est politique : la canicule et plus généralement les changements climatiques, oui c’est politique l’absence de moyens réels dans la lutte contre les incendies d’autant plus que nous avions eu une répétition en 2022 en gironde ou 30000 hectares de foret ont brûlé ; cela a-t-il servit d’alerte ? bien sur que non : ni aux sylviculteurs qui ont été sensibilisés a la nécessite de diversifier la foret, et se sont empressés de replanter … du pin, ni les pouvoirs publics comme vous le démontrer Aller bon courage a vous qui êtes sur le pont !
Merci Bon Pote pour cette nouvelle démonstration : il y a la gauche qui est pour la lutte contre les incendies, pour les droits des minorités et pour l’écologie et la droite ainsi que l’extrême droite qui est contre. C’est à se demander pourquoi ces partis et leurs électeurs existent encore…