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Pourquoi la baisse des émissions de 2,5 % en 2022 en France est très insuffisante

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La France a observé une baisse de ses émissions territoriales de 2.5% en 2022. Est-ce une bonne nouvelle ? Oui, car dans la lutte contre le réchauffement climatique, la baisse des émissions est toujours une bonne nouvelle. Chaque tonne de CO2 accumulée dans l’atmosphère participe au réchauffement climatique, et comme le GIEC l’a rappelé à maintes reprises, chaque dixième de degré compte.

Il n’aura cependant pas fallu attendre longtemps pour que Renaissance, le parti politique d’Emmanuel Macron, se targue d’un tweet culotté :

A la manière d’un élève qui n’a que des mauvaises notes et qui pour une fois a la moyenne, il faut un sacré culot pour fanfaronner quand vous ne faites que respecter l’objectif que vous vous étiez fixé… après l’avoir revu à la baisse, tout en étant toujours très insuffisant.

En regardant les titres des articles (ici 20 minutes, France Bleu, Les Echos, mais aussi le Monde), vous pourriez d’ailleurs penser que tout va bien. Mais comme d’habitude, le diable se cache dans les détails, et le contenu des articles est beaucoup moins flatteur que le titre. Cet article revient sur les détails de cette baisse, et explique pourquoi elle est très insuffisante.

Que signifie cette baisse de 2.5% des émissions en France ?

Sur les neufs premiers mois de l’année, les émissions avaient seulement baissé de -0,3%. Il a fallu une baisse exceptionnelle au 4e trimestre pour finalement avoir une baisse annuelle de 2.5% des gaz à effet de serre en France en 2022 (pré-estimations Citepa/Baromètre format Secten -2022). Cela représente 408 millions de tonnes de CO2eq, en baisse de 6.2% par rapport à 2019.

Le dernier trimestre a en effet été exceptionnel. Les émissions mensuelles sont en forte baisse par rapport à celles de 2021 (-9% en octobre, -11% en novembre, -5% en décembre). Cette baisse exceptionnelle a permis à la France de tout juste respecter son budget carbone pour la période, fait sur lequel communique le gouvernement, à juste titre (nous y reviendrons).

Source : Citepa 2022

Dans son rapport annuel 2022, le Haut Conseil pour le Climat rappelait grâce à une infographie efficace la répartition des émissions de gaz à effet de serre en France. De très loin, le secteur des transports est le plus gros émetteur avec 30%, suivi par l’agriculture (19%), l’industrie (19%) et le bâtiment (18%).

Comme souligné en introduction, quand on baisse les objectifs, il est plus facile de les respecter. En rentrant dans le détail, nous pouvons nous rendre compte que cette baisse n’est pas si reluisante qu’annoncée.

Pourquoi cette baisse est très insuffisante

Bien que cette baisse soit basée sur des chiffres provisoires, elle mérite un regard critique et d’être analysée, notamment pour savoir si elle est le résultat de changements structurels.

1/ Une baisse conjoncturelle

Premièrement, cette baisse exceptionnelle est la conjoncture de plusieurs facteurs qui ne sont pas le résultat de changements structurels. Le Citepa précise que la baisse s’explique notamment par une forte réduction de la consommation d’énergies fossiles « dans le contexte de crise énergétique, avec une hausse des prix du gaz et des produits pétroliers, des appels à la sobriété énergétique auprès des ménages et des entreprises, un recours accru au bois et un hiver très doux ».

Cette fameuse “sobriété” énergétique des ménages, que les médias pourraient dans certains cas appeler “pauvreté”. Rappelons qu’il y a douze millions de Français en situation de précarité énergétique et que quand les factures pour vous nourrir et vous chauffer explosent, il faut faire des choix. Une question de survie. Ainsi, il faudra surveiller si cette baisse s’inscrit dans la durée, avec un possible effet rebond de post-crise énergétique.

Selon le rapport RTE, dans une économie française décarbonée, nous aurons besoin de plus d’électricité. Nicolas Goldberg rappelle également que “d’ici 2035, il y aura moins de production nucléaire qu’en 2019“. Nous devons absolument développer à un rythme beaucoup plus soutenu qu’aujourd’hui les énergies renouvelables pour répondre à la demande. De quoi réfuter les propos des anti-éoliens et anti-photovoltaïques qui ne jurent que par le nucléaire. Nous aurons besoin de plus d’ENR et s’y opposer pourrait avoir de graves conséquences.

2/ Une hausse dans plusieurs secteurs clefs

Malgré une baisse générale des émissions, certains secteurs n’en ont pas enregistré, et ont parfois même vu leurs émissions augmenter.

C’est le cas des transports, où les émissions ont augmenté de 2% en 2022. C’est assez catastrophique, le secteur comptant pour 30% des émissions du territoire. Comme le rappelle le CITEPA dans la méthodologie, ce chiffre ne compte pas les vols internationaux en lien avec la France, ni le trafic maritime qui approvisionne notre pays. C’est pourtant une demande du HCC depuis deux ans !

En comptant ces émissions, la hausse serait plutôt de 5%. En effet, le trafic aérien international en lien avec la France a explosé de 2021 à 2022, avec des émissions de +36%.

Notons également que les émissions des transports ont augmenté de 2% malgré la hausse du prix de l’essence. Ces prix ont été réduits grâce aux différents soutiens de l’Etat aux énergies fossiles, dont le chèque carburant 2022 fait partie. Au lieu de développer des transports en commun bas carbone et de lancer des changements structurels, le gouvernement Macron pratique le pansement sur une jambe de bois depuis bientôt 6 ans, ayant pour seule conséquence de rendre les Français toujours aussi dépendants de leur voiture, avec des émissions de GES qui ne baissent pas.

Lorsque l’on sait que le gouvernement refuse de réguler les jets privés et n’est pas capable de prendre une décision aussi simple que baisser la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h, on ne voit malheureusement pas comment la décarbonation des transports va franchir un palier dans les prochaines années.

L’agriculture n’a (chiffres provisoires) également pas enregistré de baisse avec des émissions stables. Un sujet qui devrait alerter tout le gouvernement, notamment Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, pour qui la décarbonation et la soutenabilité de l’agriculture ne semblent pas du tout être un sujet.

3/ Des objectifs pas à la hauteur

Même si ce n’est jamais précisé par le gouvernement lors de ses annonces pleines de succès, ce dernier avait rehaussé ses budgets carbone pour la période 2019-2023. En d’autres termes, ils avaient donné la possibilité d’émettre plus d’émissions de gaz à effet de serre en rendant les objectifs plus faciles. De plus, l’atteinte tout juste de ce nouvel objectif annuel ne fait pas oublier le retard pris pour la période précédente :

Source : Citepa, d’après les données Secten éd. 2022

Rappelons également que la baisse de 2.5% est très inférieure à ce qu’il faudrait faire pour que la France respecte ses objectifs climatiques. Dans son rapport annuel 2022, le Haut Conseil pour le Climat rappelle qu’il faut un “doublement du rythme annuel de baisse des émissions pour atteindre environ -16MT CO2eq (-4;7%) en moyenne sur la période 2022-2030”. Nous en sommes très loin.

Un objectif et un nouveau budget carbone qu’il faudra réajuster pour s’aligner sur l’objectif fit for 55 (-55% des émissions) de l’Union Européenne, voire -62% si la France souhaite vraiment avoir une trajectoire d’émissions nationales compatible avec un réchauffement mondial de +1.5°C. Nous l’avions expliqué dans cet article sur l’objectif “2 tonnes“.

Au-delà, de ses émissions territoriales, la France doit faire sa part de l’Accord de Paris qui prend en compte sa responsabilité et ses capacités“, déclare Yann Robiou du Pont – chercheur à l’Université d’Utrecht pour Bon Pote. L’engagement de la France est seulement aligné avec un réchauffement à 2.4°C et l’UE à 2.5°C, bien loin de l’objectif de 1.5°C. La France doit donc revoir son objectif territorial à la hausse et accroître son aide internationale pour réduire les émissions dans le monde. Une action en justice appelle à un rehaussement des objectifs de la France et des pays européens devant la cour européenne des droits de l’homme.

On peut également rappeler que le Conseil d’Etat a déjà reconnu l’insuffisance des réduction de la France et l’a enjointe à prendre des mesures supplémentaires pour tenir ses objectifs pourtant insuffisants pour s’aligner avec l’Accord de Paris

Neutralité carbone atteignable ?

Pour atteindre la neutralité carbone, il faut que les puits “compensent” les émissions. C’est très simple à comprendre, mais lorsque vous regardez en détails, vous vous rendez compte que cet objectif que la France s’est fixé pour 2050 (et qui doit être mondial) semble quasi irréaliste.

Non seulement nous ne respectons pas la baisse des émissions nécessaire pour atteindre la neutralité carbone; mais le niveau des puits de carbone, qui devraient absorber 80 millions de tonnes de CO2 à terme, semble inatteignable.

En effet, dans le rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat 2022, il est précisé que le changement climatique a d’ores et déjà des conséquences importantes, en particulier “sur les infrastructures, la production agricole, les écosystèmes (dépérissement des forêts)“. Il est aussi indiqué que “l’absorption de CO2 par les puits de carbone forestiers s’est fortement dégradée entre 2013 et 2019, pour ensuite augmenter légèrement entre 2019 et 2020“.

Mauvaise nouvelle, nous apprenons par l’intermédiaire de Philippe Ciais, chercheur au LSCE, que les forêts françaises absorbent deux fois moins de carbone qu’il y a dix ans.

Si les puits n’absorbent in fine pas autant que prévu, il faudra forcément baisser nos émissions pour atteindre la neutralité carbone. Si l’article a été suffisamment clair jusqu’ici, vous devriez normalement conclure que le gouvernement ne devrait pas se satisfaire de la baisse des émissions, ne surtout pas s’en vanter, et redoubler d’efforts et de courage politique.

Gare au greenwashing

Si nous pouvons nous féliciter de la baisse des émissions en 2022, elle reste très insuffisante pour respecter nos objectifs climatiques et nous sommes très loin, en France comme des dizaines d’autres pays, de faire le nécessaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le rapport de synthèse du GIEC rappelle qu'”une baisse radicale, rapide et soutenue des émissions et une mise en œuvre accélérée des mesures d’adaptation au cours de cette décennie permettraient de réduire les pertes et les dommages prévus pour les humains et les écosystèmes“. Ce n’est pas du tout ce qu’en a retenu le gouvernement Macron, qui a préféré parler d’industrie verte et faire du greenwashing sur les réseaux sociaux. Comme expliqué dans une interview pour Blast, cette récupération des rapports scientifiques est particulièrement préoccupante et un vrai sujet d’inquiétude pour notre démocratie.

Les citoyennes et citoyens français méritent toutes et tous de savoir que sans changements radicaux, nous n’y arriverons jamais.

La politique des petits gestes, comme mettre un col roulé ou arrêter d’envoyer des emails rigolos trouvera vite ses limites et respecter nos objectifs climatiques sera bientôt chose impossible si le gouvernement français n’engage pas des changements structurels, notamment pour faciliter les comportements vertueux des Français. Ce n’est pas une lubie d’écolos souhaitant la fin des libertés, c’est un fait scientifique validé par l’ensemble des gouvernements dans le dernier rapport du GIEC.

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10 Responses

  1. Est-ce que la baisse sur le dernier trimestre peut être lié à des températures beaucoup plus chaude en 2022 qu’en 2021 ?
    Sinon très intéressant! comme toujours.

  2. Avec tout le respect que je dois à votre travail, il me semble que votre ton polémique dessert inutilement une analyse factuelle qui a pourtant toute sa place dans le paysage informationnel actuel. Je crains qu’il ne limite votre lectorat à des écolos convaincus (et j’en fait partie) ou des anti-Macron. N’est ce pas dommage ?
    Je crains aussi que ce ton (et donc cette vision), vous aveugle sur les faits. En effet, en laissant entendre que la baisse de la consommation (de chauffage ?) en France viendrait plutôt d’arbitrages effectués par les précaires énergétiques, alors que vous savez très bien que ceux-ci ont été en majeure partie protégés, comme le reste des français par le bouclier tarifaire… les bras m’en tombent. S’il y a une chose qu’il faut saluer (et c’est peut-être effectivement la seule), c’est l’effort de sobriété des français, des administrations et des entreprises, en matière de chauffage. Il y a beaucoup de leçons positives à retenir. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Quand à laisser entendre que l’abaissement de 130 à 110 km/h (à laquelle je suis tout à fait favorable), est une décision facile, c’est oublier un peu vite les gilets jaunes, et le climat inflammable dans lequel nous sommes.

    1. l’abaissement de 130 à 110 km/h est une proposition de la Convention citoyenne pour le climat, Convention qui n’existerait probablement pas sans l’épisode gilets jaunes. C’est une mesure facile surtout si elle est accompagnée d’une baisse du tarif au péage et les gens ne vont pas bruler des poubelles pour une banale limitation de vitesse. Rappelons également aux Français, qu’une limite de vitesse n’est pas une limite à atteindre. Ca semble compliqué à comprendre dans ce pays, et on devrait aujourd’hui pouvoir rouler à 100 ou 110 km/h, mais avec des Fangios qui arrivent derrière à 150, c’est risqué.

      1. Convention citoyenne pour le climat:
        Réduire les émissions des gaz à effet de serre sur les autoroutes et les voies rapides
        Thématique:

        Se déplacer
        Famille d’objectif :

        Modifier l’utilisation de la voiture individuelle en sortant de l’usage de la voiture en solo et en proposant des solutions alternatives

        Les émissions de gaz à effet de serre sur les routes représentent une part importante des émissions totales et la grande vitesse accroît les émissions.

        C’est pourquoi nous souhaitons mettre en place une réduction de la vitesse sur autoroute en passant de 130 km/h à 110km/h.

        Les avantages pour le climat sont réels puisqu’ils permettent une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en moyenne sur ces transports.

        Ils permettent également d’économiser du carburant, de faire baisser la mortalité et les dommages corporels sur les routes et peuvent contribuer à réduire les bouchons.

        Pour ce faire, nous proposons de : Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/h maximum

        Résultat du vote
        Nombre d’inscrits : 150
        Nombre de votants : 149
        Nombre d’abstentions : 1
        Nombre de suffrages exprimés : 139
        OUI : 59,7%
        NON : 40,3%
        Pourcentage de votes blancs sur le nombre de votants : 6,7%

        —-

        Bref même des citoyens informés sont près très chaud pour les 110km/h…

  3. Bravo Bon Pote pour souligner que la reduction des émissions de gaz à effet de serre passe par engager des changements pour faciliter les comportements vertueux des Français, et de citer l’interdiction des jets privés ou la reduction à 110 de la vitesse sur autoroute.

  4. La mesure la plus efficace, tout le monde le sait y compris nos politiques, serait l’interdiction du transports particuliers dans les villes, toutes les villes…mis c’est tellement infaisable, impopulaire, anti-économique, etc…que personne ne veut ne serait-ce qu’en parler…Même nos amis écolos qui dirigent quelques métropoles n’ont que de timides mesures à proposer face à ce problème d’envahissement de l’espace public par cette gangrène fumante…c’est dire…

    1. Cela est compliqué de simplement interdire le transport particulier dans toutes les villes. Cela demande d’avoir un réseau de transport en commun et de pistes cyclables décent. Mais il est temps pour toutes les villes d’investir aujourd’hui pour que demain, le transport particulier puisse être interdit.

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Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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  1. Est-ce que la baisse sur le dernier trimestre peut être lié à des températures beaucoup plus chaude en 2022 qu’en 2021 ?
    Sinon très intéressant! comme toujours.

  2. Avec tout le respect que je dois à votre travail, il me semble que votre ton polémique dessert inutilement une analyse factuelle qui a pourtant toute sa place dans le paysage informationnel actuel. Je crains qu’il ne limite votre lectorat à des écolos convaincus (et j’en fait partie) ou des anti-Macron. N’est ce pas dommage ?
    Je crains aussi que ce ton (et donc cette vision), vous aveugle sur les faits. En effet, en laissant entendre que la baisse de la consommation (de chauffage ?) en France viendrait plutôt d’arbitrages effectués par les précaires énergétiques, alors que vous savez très bien que ceux-ci ont été en majeure partie protégés, comme le reste des français par le bouclier tarifaire… les bras m’en tombent. S’il y a une chose qu’il faut saluer (et c’est peut-être effectivement la seule), c’est l’effort de sobriété des français, des administrations et des entreprises, en matière de chauffage. Il y a beaucoup de leçons positives à retenir. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Quand à laisser entendre que l’abaissement de 130 à 110 km/h (à laquelle je suis tout à fait favorable), est une décision facile, c’est oublier un peu vite les gilets jaunes, et le climat inflammable dans lequel nous sommes.

    1. l’abaissement de 130 à 110 km/h est une proposition de la Convention citoyenne pour le climat, Convention qui n’existerait probablement pas sans l’épisode gilets jaunes. C’est une mesure facile surtout si elle est accompagnée d’une baisse du tarif au péage et les gens ne vont pas bruler des poubelles pour une banale limitation de vitesse. Rappelons également aux Français, qu’une limite de vitesse n’est pas une limite à atteindre. Ca semble compliqué à comprendre dans ce pays, et on devrait aujourd’hui pouvoir rouler à 100 ou 110 km/h, mais avec des Fangios qui arrivent derrière à 150, c’est risqué.

      1. Convention citoyenne pour le climat:
        Réduire les émissions des gaz à effet de serre sur les autoroutes et les voies rapides
        Thématique:

        Se déplacer
        Famille d’objectif :

        Modifier l’utilisation de la voiture individuelle en sortant de l’usage de la voiture en solo et en proposant des solutions alternatives

        Les émissions de gaz à effet de serre sur les routes représentent une part importante des émissions totales et la grande vitesse accroît les émissions.

        C’est pourquoi nous souhaitons mettre en place une réduction de la vitesse sur autoroute en passant de 130 km/h à 110km/h.

        Les avantages pour le climat sont réels puisqu’ils permettent une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en moyenne sur ces transports.

        Ils permettent également d’économiser du carburant, de faire baisser la mortalité et les dommages corporels sur les routes et peuvent contribuer à réduire les bouchons.

        Pour ce faire, nous proposons de : Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/h maximum

        Résultat du vote
        Nombre d’inscrits : 150
        Nombre de votants : 149
        Nombre d’abstentions : 1
        Nombre de suffrages exprimés : 139
        OUI : 59,7%
        NON : 40,3%
        Pourcentage de votes blancs sur le nombre de votants : 6,7%

        —-

        Bref même des citoyens informés sont près très chaud pour les 110km/h…

  3. Bravo Bon Pote pour souligner que la reduction des émissions de gaz à effet de serre passe par engager des changements pour faciliter les comportements vertueux des Français, et de citer l’interdiction des jets privés ou la reduction à 110 de la vitesse sur autoroute.

  4. La mesure la plus efficace, tout le monde le sait y compris nos politiques, serait l’interdiction du transports particuliers dans les villes, toutes les villes…mis c’est tellement infaisable, impopulaire, anti-économique, etc…que personne ne veut ne serait-ce qu’en parler…Même nos amis écolos qui dirigent quelques métropoles n’ont que de timides mesures à proposer face à ce problème d’envahissement de l’espace public par cette gangrène fumante…c’est dire…

    1. Cela est compliqué de simplement interdire le transport particulier dans toutes les villes. Cela demande d’avoir un réseau de transport en commun et de pistes cyclables décent. Mais il est temps pour toutes les villes d’investir aujourd’hui pour que demain, le transport particulier puisse être interdit.

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