Pourquoi j’ai (enfin) quitté mon travail

quitter mon travail

En plein Covid, c’est vraiment pas le moment de quitter ton boulot

Cette phrase, je l’ai entendue une cinquantaine de fois cette année. Pandémie oblige, ce n’était certainement pas en 2020 qu’il fallait prendre des risques. Ce n’est d’ailleurs jamais vraiment le moment. Il y a toujours une bonne excuse pour ne pas quitter son petit confort :

‘Il faut construire ta carrière, attends encore quelques années et tu verras’
‘Tu sais l’avenir est incertain, il vaut mieux faire le dos rond et attendre’
‘Ta retraite, c’est maintenant qu’elle se prépare !!’

Effectivement. Et c’est bien parce que je prépare ma retraite que je quitte mon travail. Cette retraite, j’ai bien peur de ne pas pouvoir la prendre tranquillement. Non pas parce que l’Etat n’aura plus d’argent dans les caisses (quand ils veulent, ils en trouvent), mais bien parce que le monde aura été très largement transformé par la catastrophe écologique que nous vivons.

Cet article sera plus personnel que ce que j’écris habituellement. C’est volontaire. Je souhaite que mes amis, ma famille, mes ancien.nes et futur.es collègues ainsi que les personnes qui me lisent depuis deux ans comprennent ce qui motive ce choix et ce qui me motive au quotidien.

2020, la goutte d’eau

Je crois que c’est bien la première fois dans ma carrière que mon travail cochait toutes les cases : un travail intellectuellement stimulant, un salaire confortable, des collègues sympas et des horaires me permettant d’avoir une vie à côté. Au-delà d’être très rare, c’est un privilège. J’en parlais déjà il y a un an dans un texte quelque peu autobiographique (et plein d’auto-dérision), où je me présentais comme un branleur parisien : ‘capable d’animer une conférence sur le trading haute fréquence, incapable de faire la différence entre deux arbres‘. Une façon singulière d’exprimer ce que je ressens depuis des années : il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre société.

Toujours dans le même texte, voici ce que j’écrivais, plus d’un mois avant le confinement : ‘qu’est-ce que mon travail apporte concrètement à la société ? Mon travail apporte-t-il plus qu’un.e infirmièr.e par exemple ?’. Je peux aujourd’hui vous répondre avec certitude : non. S’il y a bien une année où les bullshit jobs de Graeber n’ont pas plus apporté à la société que nos infirmièr.es, c’est bien en 2020. Pourtant, devinez qui est sous-payé, travaille dans des conditions déplorables et est en plus méprisé par le gouvernement ?

Crédit : Mackay

Refus de parvenir

Cette recherche de sens dans mon travail ne date pas d’hier. Cela fait déjà plusieurs années que j’essaye d’aligner mes convictions et mon travail et le moins que l’on puisse dire, c’est que le monde financier dans lequel j’évolue ne me permet pas de le faire. Comment continuer à fermer les yeux quand nous vivons la pire crise économique depuis celle de 1929 et que tous les indices boursiers sont à un niveau supérieur à l’avant Covid ? Comment rester calme quand des milliers de français.es voient leur entreprise devenir des entreprises fantômes, quand elles n’ont pas déjà tout simplement fait faillite ? Enfin, comment rester calme quand les banques s’autoproclament vertes alors qu’elles prêtent des milliards aux pétroliers et gaziers ?

Réussir‘ dans ces conditions ne m’intéresse pas. Ce n’est rien d’autre qu’un refus de parvenir, sublimement mis en lumière par Corinne Morel Darleux dans Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce : ‘cesser de nuire, arrêter de coopérer avec un système qui détruit les conditions d’habitabilité de la planète‘. Il ne s’agit pas de manquer d’ambition (j’y reviendrai) ou de bouder la réussite, mais de réaliser à quel point ces deux notions gagneraient à davantage de singularité.

Finalement, la Covid n’aura été qu’un déclic pour me donner le courage de franchir le pas. Franchir le pas pour aller chercher ce qui me manquait le plus : du sens.

Bon Pote

Dans un précédent article, je concluais en posant deux questions : ‘qu’est ce que je fais pour le climat et l’environnement, et que pourrais-je faire de plus ?

La réponse à la première question est plutôt simple. Ces deux dernières années, l’immense majorité de mon temps libre a été consacrée à l’écriture d’articles sur Bon Pote, site que j’ai créé il y a 2 ans maintenant. Pour la seule année 2020, j’ai publié 81 articles (chaque article me prenant 20-30h de travail en moyenne) et plus de 100 articles sont en cours de rédaction. J’ai également grandement réduit mon empreinte carbone depuis deux ans. Ce qui nous amène à la deuxième question ‘que pourrais-je faire de plus ?‘. La réponse est à nouveau très simple : y consacrer 100% de mon temps en quittant mon travail. C’est peut-être le choix le plus idiot d’un point de vue carriériste, mais je crois (et j’espère) que personne ne m’en voudra d’avoir consacré 100% de mon énergie à la sauvegarde de l’environnement. Je tiens à préciser que je ne suis ni le premier ni le dernier à être dans cette situation. Bien d’autres personnes ont fait ce choix avant moi et j’espère surtout inspirer d’autres personnes à faire ce qu’ils aiment et non pas ce qu’on leur a dit d’aimer.

Fin de l’anonymat ?

J’ai longuement hésité sur la forme de cet article. Que dire exactement ? Annoncer seulement avoir quitté mon travail par conviction et continuer d’écrire en étant anonyme, ou faire d’une pierre deux coups ? J’avais expliqué mon choix d’anonymat dans un article en soulignant que c’était un choix propre à chacun.e et qu’il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse. J’ai adoré ces deux années où seul le message comptait. C’est un vrai plaisir de pouvoir concentrer le débat sur les idées et non sur la personne, et j’espère que cela continuera à être le cas.

J’ai bien conscience que sortir de l’anonymat n’aura pas que des bons côtés. Certains de mes articles, à l’instar de celui sur l’avion, le sport ou la part de l’homme dans le réchauffement climatique ont déjà provoqué des réactions quelque peu… épidermiques. J’ai tour à tour été comparé à Staline, un khmer vert, un dictateur nazillon en puissance, un réchauffiste opportuniste… On m’a également déjà accusé d’être payé par le lobby du nucléaire, d’être raciste, misogyne… J’ai même eu droit à une menace de mort ! Et tout cela bien sûr, avant d’aborder en 2021 des sujets absolument pas polémiques sur lesquels tout le monde s’accorde :

– Le nucléaire
– Les énergies renouvelables
– Le capitalisme
– L’écoféminisme
– Le tourisme
– La finance
– La viande
– La religion
– La collapsologie
– Les animaux domestiques
– Le sexe
– La démocratie
– La désobéissance civile

Ça devrait bien se passer, non ?

J’espère également que les personnes qui ont refusé de débattre jusqu’à présent parce que j’étais anonyme accepteront désormais de le faire… je ne voudrais surtout pas rater votre explication sur la croissance verte ou sur l’avion zéro-carbone ! Moi aussi j’ai envie de rêver !

Et après ?

Je n’ai pas quitté mon travail pour prendre une année sabbatique et faire le tour du monde. Premièrement parce que ce n’est pas possible… Et surtout parce qu’il y a beaucoup de travail à accomplir ! Vous m’imaginez franchement sur une plage à Miami en train de lire un livre et de boire un mojito ? L’horreur ! Désolé, mais ça ne m’intéresse pas. J’ai des articles à écrire.

Pour en revenir au refus de parvenir, je confirme que cela ne traduit en rien un manque d’ambition ou de réussite (et même si c’était le cas, cela ne serait pas un problème…encore deux notions à déconstruire). Je travaillerai sans relâche jusqu’à ce que tous les français aient les ordres de grandeur en tête et que le point de bascule soit atteint. Compte tenu de la teneur de mes échanges et débats depuis deux ans, je pense que j’ai facilement quelques années de travail devant moi !

Ordre de grandeur Bon Pote
Source : https://twitter.com/bonpoteofficiel/status/1346047793702588416?s=20

Je vais donc continuer à développer Bon Pote en 2021. C’est l’objectif principal. Aux articles et aux podcasts viendront bien sûr s’ajouter d’autres projets dont je vous parlerai au premier trimestre. Entre la sortie du prochain rapport du GIEC, les régionales 2021 et la présidentielle 2022, nous ne devrions pas nous ennuyer !

Enfin, une question revient systématiquement quand je dis que j’ai quitté mon travail : ‘et pour l’argent, tu vas faire comment ?’. L’objectif est de vivre de Bon Pote et je travaillerai en conséquence. J’en profite pour remercier à nouveau toutes les personnes qui me soutiennent sur Tipeee. Votre soutien est précieux et je ferai de mon mieux pour vous rendre votre confiance au quotidien.

Le mot de la fin

Helen Lewis dit que le changement demande de faire des sacrifices. Je franchis donc une étape de plus et quitte mon travail sans aucun regret.

La société était malade avant que la Covid ne pointe le bout de son nez et cette pandémie n’a fait que mettre en lumière des maux déjà bien présents. Nous avons besoin d’un changement systémique et je ne souhaite pas me réveiller à 60 ans en ayant le sentiment de n’avoir rien fait. Ce qui nous attend demande des modifications profondes de nos sociétés et chacun.e d’entre nous doit faire sa part : citoyens, entreprises, ONG, collectivités et politiques. Nous aurons besoin de tout le monde.

Je ne pouvais conclure cet article sans remercier les dizaines de personnes grâce à qui j’ai tant appris ces deux dernières années et qui m’ont soutenu dans ma démarche.
Paul, Jérémie et Loïc, merci de me supporter plusieurs heures chaque jour et de m’avoir fait éviter le JAITOUTCOMPRISME. Votre entrée au paradis est assurée.
Aux personnes rencontrées avec qui j’ai partagé un café, un verre ou un peu de trop de pizzas via zoom, j’espère que cela continuera en 2021.
A ma famille : je vous aime et non je ne suis pas fou, j’ai juste lu un rapport du GIEC.

quitter mon travail : Paris, 11 jan
Bonjour, enchanté. Quelle est votre définition de la décroissance svp ?
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Commentaires

47 Comments

  1. Bruno Scalabre 14 avril 2021

    Bonjour, moi aussi j’ai tout quitté pour vivre un peu à l’écart de cette consommation. J’habite dans une tiny que j’ai construite et posée dans un écohameau. Bon, d’accord, pour moi ça été facile, je suis retraité, mais ça ne change rien à mes intentions. J’admire et aide comme je le peux les autres membres plus jeunes du écohameau qui se sont lancés, souvent avec enfants et sans certitudes sur leurs ressources.
    Bravo pour ce site et la qualité technique de son contenu, vous allez bien plus loin que le copier/collé habituel de dépêches. Et chapeau pour avoir décroché une collaboration avec le CNRS !
    Et enfin : Ancien informaticien j’ai été un des premiers utilisateurs du Net (on se branchait par modem sur AOL …) et j’ai toujours été fasciné par Internet et ce qu’on peut y trouver en cherchant bien dans les coins. Là j’ai du temps libre et si vous avez l’utilité d’un documentariste-crawler pour vous faire une recherche sur un sujet je suis à votre service. Surtout sur les sujets concernant l’écologie. Ce serait ma petite pierre apportée à votre site. Evidemment bénévole et, comme vous, anonyme. N’hésitez pas à me contacter.

    Répondre
  2. LTP 9 février 2021

    Bravo pour ce choix. Que penserais-tu de parler des stratégies proposées par des mouvements tels que Deep Green Resistance (si tu les connais) ? Tu fais partie des personnes qui m’ont permis de comprendre pas mal de choses avec d’autres (Jancovici, Thinkerview etc…), et je trouverai très intéressant que tu élargisses ces réflexions à une remise en question plus profonde de nos modèles économiques, sociaux, mais aussi de la réponse actuellement portée par une majorité des acteurs de la lutte contre le changement climatique. Bon courage pour la suite.

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    1. Bon Pote 9 février 2021

      Merci pour le message. Je vais parler de désobéissance cette année, de la plus soft à la plus radicale. Je connais dans les grandes lignes DGR mais n’ai pas lu les 2 livres de Jensen, ce que je compte faire avant de m’exprimer dessus.

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  3. thomas 29 janvier 2021

    salut salut !
    je vais lire cet article avec attention, faut bien l’avouer ça me gratte pas mal aussi de sortir de mon activité actuelle pour me mettre au travail… du coup tu m’intéresses !:) et un des désavantage d’avoir entamé ma “décroissance” en quittant les réseaux sociaux c’est que je ne te “rencontre” que maintenant.

    Bon, après avoir regardé longtemps ces projections sortir de la caverne me prends plus de temps que je le souhaiterais d’façon, bon démarrage dans cette aventure !

    Virttom007

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  4. Sylvain 28 janvier 2021

    Ce qui compte, c’est d’être en paix avec soi-même. Hystérique, tétanisé, sidéré, tragique, désinvolte, optimiste, etc. chacun son truc. Il n’y a pas de posture moralement supérieure aux autres dans l’absolu, surtout si on est dans l’erreur, mais ça seul l’avenir nous le dira. On fait tous un pari dans un sens ou dans un autre, finalement. Faut juste être un minimum cohérent, pour pas regretter.

    C’est bien de chercher à diffuser la vérité (quelle qu’elle soit) à travers des faits, mais c’est malhonnête de les sélectionner pour alimenter son idéologie. La question de l’avenir est affreusement complexe et il y a toujours un revers à toute médaille.

    Se choisir un totem utopique (par exemple, la décroissance serait la seule solution) ne doit pas être un moyen facile de se sentir non-responsable, tout en profitant du “système” en douce (ce site a une allure très “bobo”, on est en plein dans l’univers des “urbains aisés” ici).

    Celui qui veut vraiment fuir le système sans tricher, a devant lui une tâche extrêmement ardue. C’est pas juste une question de déménagement en province ou un changement de job !

    Moi, le truc qui me donne le plus le sentiment d’agir sur le monde par son avenir, le truc le plus noble à mes yeux, c’est l’éducation que je donne à mes enfants. C’est pas faire pipi sous la douche.

    Sinon, l’écriture “inclusive”, je confirme, c’est vraiment pénible à lire et ça n’apporte rien à la compréhension du texte 😉

    Répondre
    1. ddu 25 mars 2021

      Il y a des personnes qui n’ont pas d’enfants et qui n’ont donc pas la possibilité de faire ce qui est à vos yeux, le plus noble: c’est-à-dire éduquer ses propres enfants. Après, il faudrait définir ce que l’on met derrière le mot “éduquer”. Des enfants, j’en ai quatre et je les ai éduqués de la manière qui semblait à mes yeux la meilleure. En général, si l’on a soit même reçu une éducation qui nous a plu, on essaie souvent de reproduire le même modèle. C’est ce que j’ai fait, en étant convaincu que c’était la bonne chose. Mais depuis 3 ans, ma vision du monde a changé. Et je me rends compte que l’éducation que j’ai pu donner ne correspond pas du tout aux nouvelles valeurs auxquelles j’adhère., comme par exemple, la préservation de l’environnement et tous ses corollaires. On est tous prisonniers du système dans lequel on évolue. Il est impossible d’être cohérent à 100% avec le fait qu’on veuille préserver la planète. Le fait de produire des données à travers le réseau internet, ce que je fais en ce moment, en est un exemple. Doit-on pour autant se résigner à ne rien faire parce que l’on est et que l’on sera toujours en dissonance cognitive? Je ne crois pas. J’applaudis des deux mains ceux qui ont le courage de s’y atteler.

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  5. Luis 26 janvier 2021

    J’allais lire et j’ai vu l’utilisation de l’écriture « inclusive ». Je n’irai pas plus loin.

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    1. Simon 7 février 2021

      Je n’ai même pas remarqué l’écriture inclusive c’est vous qui me le signalez. Il suffit d’un peu d’entraînement, ça m’est encore pénible à l’écriture mais totalement intégré à la lecture. À un moment il faut accepter de sortir de sa zone de confort par respect pour toutes et tous. J’ai une fille, j’ai envie qu’elle ait strictement autant sa place et soit Autan représentée dans notre société que mes fils.

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    2. Ddu 25 mars 2021

      Moi non plus je ne suis pas fan d’écriture inclusive. Je dois dire que ca m’horripile au plus haut point. Mais ce n’est pas pour cela que je vais perdre l’occasion de lire un article potentiellement intéressant. Je pense qu’il faut faire preuve d’un minimum d’ouverture d’esprit. C’est comme les fautes d’orthographe: j’ai du mal à supporter celles des autres.

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  6. Deux Milles 18 janvier 2021

    Bonjour BonPote,

    Félicitations pour votre engagement, vous faisiez déjà oeuvre très utile (et parfois désopilante) à temps partiel. Vivement qu’on vous voit à l’oeuvre à temps plein.

    En ce qui me concerne j’ai beaucoup de chance. Je n’ai pas un travail “de merde”. Je suis climatologue, à la fois théoricien (qu’est ce que le climat, ne devrait t’on pas en changer de définition pour mieux saisir ce qu’il se passe réellement?) et aussi praticien dans le domaine de l’adaptation de l’agriculture au Changement Climatique. En plus, c’est un travail correctement payé et je vis dans un environnement préservé. Je peux même y aller en vélo, si le temps n’est pas trop humide ou trop froid. Ceci dit, c’est un peu à cause de ces conditions météo “pas top” que l’endroit est préservé…

    Bon alors qu’est qu’on a en commun et qu’est ce que ça peut bien me faire un ex-trader qui devient exclusivement communicant en environnement? Ben justement qu’il communique… parce qu’avec ma “toge” de scientifique, je peux faire des communications scientifiques (qui restent entre scientifiques). Je peux aussi m’investir dans la vulgarisation, ce que je fais volontiers, mais ça concerne des assemblées de quelques dizaines de personnes pour la plupart déjà convaincues.

    Pourtant, parmi mes sujets de compétences professionnelles spécifiques, certains mériteraient une diffusion bien plus large.

    Vous disposez de plus de temps qu’avant ? Que diriez-vous de fouiller, avec votre regard, le sujet des divergences sévères (en terme de trajectoires) entre les projections climatiques qui sont utilisées dans la quasi-totalité des décisions publiques et le Changement Climatique tel qu’il se produit réellement dans notre pays. Sujet trop technique? Certes, on peut y rester dans la technique et c’est ardu pour un novice mais les conséquences sont très concrètes et potentiellement tragiques : vous pensez avoir pris des décisions pour vous adapter sur le long terme à des conditions climatiques qui vont advenir vers 2050 ou 2070 ? En fait certaines des caractéristiques sont déjà dépassées en climat de maintenant! Bref, au lieu de tenter (honnêtement?!) de vous adapter au futur du climat, vous faites ce qu’il faut pour vous adapter à son passé… Imaginez des plantations d’arbres par exemple, que ce soit en terme d’adaptation ou d’atténuation.

    Si ça vous intéresse et si vous ne savez pas par où commencer, je suggère les deux documents suivants : https://www.sidam-massifcentral.fr/wp-content/uploads/2016/09/METHODE-CLIMATIQUE-2.pdf et
    https://www.sidam-massifcentral.fr/wp-content/uploads/2016/09/Compl%C3%A9ments-m%C3%A9thodologie-climatique-AP3C-septembre-2018.pdf

    C’est ma manière à moi de sortir un peu (aussi) de l’anonymat.

    Quoi qu’il en soit, je continuerai avec plaisir à vous lire, sur les sujets environnementaux, et sur les autres.

    Répondre
  7. Prof de décroissance 17 janvier 2021

    Merci de t’être confié et dévoilé ainsi.
    Vas-tu rester à Paris ?
    Tu penses pouvoir vivre de ton tipee ou as-tu prévu d’autres sources de revenus ?
    Pardon si ces questions dépassent le cadre de ce que tu souhaites dévoiler.

    En lisant ton texte et jusqu’à maintenant, j’ai une expression qui raisonne dans ma tête : « chantage à l’emploi »

    Il est grand temps de prendre la main sur l’organisation du travail, pour que l’ensemble de la population puisse y retrouver du sens, et ne soit plus contrainte au chantage à l’emploi par les capitalistes, dont le mode de production est insoutenable environnementalement et socialement horrible.
    Ainsi que d’encadrer la création de ce qui est désirable ou ne l’est pas via la publicité entre autre, et pousse aujourd’hui les individus à dépasser les limites d’une existence soutenable en terme d’empreinte environnementale et nous contraint à adhérer à ces emplois à la con pour financer de telles débauches de moyens.
    « On nous inflige des désirs qui nous affligent »

    Tant que ce ne sera pas le cas, seuls quelques privilégiés par leur patrimoine, leur bagage intellectuel, leur situation singulière, auront la possibilité de ne plus être des acteurs de la société de surconsommation destructrice de l’environnement, les autres n’ont aucune possibilité d’en sortir.
    C’est le système qui doit changer dans son ensemble.

    Quand on te lit on voit à quel point c’est une évidence d’en sortir, mais on se rappelle aussi que le système ne le permet pas. Ceux qui ne se soumettent pas sont généralement maltraités, exclus du groupe social et n’ont parfois plus les moyens d’assurer leur subsistance et celle de leurs enfants.

    Je ne crois pas à l’hypothèse de Damasio selon laquelle la plaque de fer capitaliste tombera à coup de petits points de rouille, parce qu’en tant que système hégémonique , pour un individu qui en sort, combien de nouveaux arrivants encore plus aliénés ne viennent le renforcer ?

    Enfin bref c’était pas tout à fait le sujet, mais je voulais évoquer ça, félicitations d’avoir sauté le pas, je te souhaite le meilleur dans tes beaux projets, ça fait du bien de voir des personnes comme toi,.
    partager des convictions et d’en lire les preuves scientifiques permet de tenir bon.

    Répondre
  8. Nick 15 janvier 2021

    Merci pour cet article!

    Cela fait quelques mois que je cherche a fermer mon business (fermer et non vendre, meme si je pourrais en tirer un peu plus de150k€) pour me lancer dans l’agriculture et l’ouverture d’un site a l’echelle locale.

    Ton choix m’a réconforté, les profits n’ont aucun sens s’ils ne sont pas en accord avec nos valeurs profondes.

    Tous mes meilleurs pour cette année 2021, impatient de voir l’évolution de Bon Pote dans les mois a venir.

    Répondre
    1. Bon Pote 15 janvier 2021

      Merci ton message, ravi de constater que personne ne regrette ce choix !

      Répondre
  9. BOIS 15 janvier 2021

    Bonjour, je suis ingénieur, et j’ai eu une démarche similaire en 2020, voici un lien vers mon expérience (article en 2 parties) :

    https://permaingenieur.wordpress.com/2020/12/26/temoignage-dun-changement-de-vie-familial-ecologique-partie-1/

    il est vrai que l’on se sent plus libre après cette décision…pas de regret pour moi et ma famille.

    bon courage à toit !

    Répondre
    1. BOIS 15 janvier 2021

      bon courage à TOI, plutôt

      Répondre
  10. Lucky 14 janvier 2021

    Top, très courageux! Maintenant que je sais que cela fait vivre quelqu’un je “tiperai” avec plaisir. Bravo pour votre travail sinon, toujours un plaisir à lire, même quand on est déjà convaincu.

    Répondre
    1. Bon Pote 15 janvier 2021

      Merci² 😉

      Répondre
  11. Leafar Izen 14 janvier 2021

    Bravo,
    Pour avoir tout plaqué il y a 13 ans, je sais le courage qu’il faut pour mettre ses principes en action. au mépris drs oiseaux de mauvaise augure. Ceux qui vous désapprouvent aujourd’hui reviendront vers vous plus tard.

    Répondre
  12. Sarah 14 janvier 2021

    Merci pour cet article qui m’a parlé tout particulièrement car comme toi j’ai quitté mon job très confortable durant le premier lockdown. De working girl dans une grande agence de publicité anversoise (Belgique), je suis redevenue étudiante pour me consacrer à l’économie circulaire pendant un an et tenter de faire quelque chose qui a vraiment de la valeur pour la société.
    Les projets sont encore flous mais je suis plus que jamais convaincue que c’était le seul et unique choix.

    Bonne continuation et merci pour tes articles très pertinents !

    Répondre
    1. Bon Pote 14 janvier 2021

      Merci beaucoup Sarah pour ce message et bon courage pour la suite 😉

      Répondre
  13. Aloïs Le Noan 14 janvier 2021

    Encore un très bon article et très courageux, bravo ! j’anime des sessions de la fresque du climat depuis quelques mois maintenant et j’oriente souvent les participants vers votre site. Il est excellent pour tous ceux qui veulent aller plus en profondeur sur ces questions et dépasser le jaitoutcomprisme !

    Répondre
    1. Bon Pote 14 janvier 2021

      Merci Aloïs ! je prépare quelque chose pour aider les fresqueurs, je vous partagerai cela très bientôt 😉

      Répondre
  14. Laetitia 14 janvier 2021

    Je pourrais vous dire que vous êtres courageux. Mais à mon sens, c’était de continuer votre ancien boulot qui aurait été courageux. J’ai fait un boulot bien payé au regard de ce que je pouvais apporter, avec du temps (mais pas très stimulant). Mais le prestige du bon boulot avec un bon salaire ne remplace pas le sentiment d’inutilité. Et puis, la vie serait si triste si on ne faisait que la même chose, parole de fille qui change de boulot tous les 2 à 3 ans. Qui dit petit revenu dit petit budget, mais il me semble que l’important, comme cité auparavant, est de faire du tri entre ce qui compte vraiment et le reste. Au final, avec de faibles besoins, il n’est pas si important de gagner plein d’argent (ou pour le redistribuer – cf “altruisme efficace” de Peter Singer).
    Et merci pour l’article sur les livres. J’en ai 4 au pied de mon lit et j’ai beaucoup aimé le livre de Ramstein (voyage à travers les climats de la Terre).

    Répondre
  15. Adrien 14 janvier 2021

    Bravo pour ce choix ! Je suis passé d’ingénieur à ouvrier agricole en 2020 pour des raisons similaires 😉

    Répondre
  16. Geoffroy 14 janvier 2021

    Bravo pour cette décision éclairée et courageuse !
    -Un lecteur de Bonpote.

    Répondre
  17. Thomas 13 janvier 2021

    Apparemment je ne suis pas le seul en qui cela résonne. Pour ma part le saut se fera cet été. Je ne sais pas encore où mettre mon énergie pour aller dans le bon sens. Ce sera donc des recherches, discussions et rencontres que j’espère nombreuses.

    Répondre
  18. Etienne 13 janvier 2021

    C’est une très bonne nouvelle, nous allons pouvoir profiter encore plus de la qualité de tes articles 🙂 Encore merci pour ton éclairage sur notre monde et je te souhaite de trouver la cohérence que tu cherches.
    A bientôt Bon Pote!

    Répondre
  19. Jérôme 13 janvier 2021

    J’ai quitté mon job d’ingénieur aussi. Pour devenir paysan, indépendant et un peu plus autonome tous les ans. Aujourd’hui, je ne suis pas 100% autonome (et ce n’est pas l’objectif) mais bien plus heureux qu’avant 🙂
    Et mon bilan carbone (non-mesuré réellement) est probablement bien plus faible qu’auparavant. A l’inverse de mon implication locale, bien plus forte maintenant.
    Adishatz

    Répondre
  20. Sylvain 13 janvier 2021

    Je ne suis à priori pas du même milieu social que toi (agent territorial ultra-rural) mais je me reconnais dans ton expérience. J’ai quitté mon poste de fonctionnaire en 2020 après plusieurs mois (années plutôt…) de réflexion. Le 1er déconfinement a été la goutte d’eau… quand tous mes responsables nous disaient de tout faire pour que ça reparte comme avant. Ce fut la chute pour moi qui avait cru apercevoir tout un tas de lumières d’espoir les semaines précédentes. En tant que représentant syndical je me suis battu quelques semaines mais en vain. Résultat : burn out, inapte au travail. La médecine du travail me donnait un an minimum pour reprendre. Au bout de deux mois j’ai démissionné. Je ne savais pas ce que j’allais faire et je n’ai aucun droit. Mais il fallait que je me libère. Repartir à 0. En 6 mois, malgré la situation sanitaire j’ai pû tester des métiers qui m’inspiraient (ouvrier agricole surtout) et un projet de création d’entreprise d’eco tourisme est en cours. Je dois avouer que la lecture de tes articles, des threads de laydgeur, après l’effondrement et cie et les conférences de Janco n’y sont pas pour rien… Merci !

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    1. Karolina 14 janvier 2021

      Félicitations et bon courage pour votre nouveau projet de vie ! Je voulais vous demander svp comment vous avez fait pour tester des métiers différents en espace de quelques mois ? Via des bénévolats peut être ? Moi je travaillais avant dans le marketing dans l’IT et je suis au chômage depuis 1 an suite à une expérience toxique et frustrante dans mon ancien travail. J’ai eu besoin de souffler et au bout de quelques mois de réflexion je me suis rendue compte que j’aimerais m’engager dans la transition écologique (consommation responsable, gaspillage alimentaire etc) mais je ne sais pas trop comment m’y prendre, comment trouver ma place et quel métier exercer. Je vous serais reconnaissante pour votre retour, merci !

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      1. Sylvain 15 janvier 2021

        Merci pour vos encouragements 🙂 Comme dit dans le premier commentaire, la prise de conscience est ancienne et les démarches personnelles ont toujours eu lieu avec une accélération ces dernières années. Pour tester des métiers (4 en 4 mois), ça a fonctionné via les sites d’emploi spécialisés (vitijob pour la viticulture par exemple) et via le bouche à oreille (amis, voisins, mon facteur m’a donné une piste concluante). J’explique à mes interlocuteurs ma démarche sans rien leur cacher. Ils sont en général plus à l’écoute et compréhensif, voire prêt à aider, que simplement dire “je cherche du boulot”. J’épluche tous les matins les offres pôle emploi et interim du secteur mais pour l’instant ça ne m’a pas aidé…

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  21. bdd13 13 janvier 2021

    Une décision probablement intelligente d’un homme intelligent (je veux dire qui a su se plonger dans la compréhension de notre environnement).
    Merci de nous faire partager cette quête. Même le partage n’est pas donné à tout le monde.

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  22. xxx 13 janvier 2021

    Bravo pour cette décision.
    Je te conseille cette formation pour ta reconversion professionnelle.
    https://www.strate.design/galerie/temoignage/alexandre-monnin-msc-strategy-design-anthropocene

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  23. Yoan De Macedo 13 janvier 2021

    Mon commentaire sera relativement court : BRAVO.
    J’espère que tu trouveras un équilibre financier rapidement pour pouvoir poursuivre cette aventure.
    C’est une très belle mission que tu t’es donnée, utile à tous. Encore bravo.

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  24. Marc 13 janvier 2021

    Salut ! Ton annonce de départ résonne. J’ai annoncé le mien la semaine dernière. Je ne travaillais pas dans le domaine de la finance mais dans un domaine où le sens est évident, celui de la formation professionnelle aux métiers qui ont de la valeur (cuisinier, pâtissier, boulanger et bientôt d’autres NO-BS Jobs). Pour autant, j’ai fait aussi un choix. Un choix de ne plus participer à l’urbain, à la consommation, à la quête du toujours plus, à la carrière et à la pression de la société. Ce chemin je l’ai entrepris aussi en 2020 grâce à la pandémie, en me rendant bien compte que si demain tout s’effondrait, mon quotidien ne me plaisait pas. Pour ce qui est des revenus, j’ai justement aussi décidé de me retirer de cette quête absolue de pouvoir vivre selon les mêmes critères qu’autrefois. En réfléchissant vraiment à ce qui compte pour moi (bien me nourrir, cultiver un jardin, pouvoir voir ma fille), je me rends compte que je n’ai besoin de rien. Le logement que j’habite est trop grand. En campagne, 3 pièces me suffisent. Un jardin pas immense et la possibilité de squatter celui des autres en me faisant rémunérer me semble la meilleure des options. Je vivrai de peu et avec peu. Je ne sais pas si ça peut t’inspirer pour justement t’éviter de te poser la question de “comment faire pour gagner ta vie”… Bonne journée.

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  25. Alexandre TROPPI 13 janvier 2021

    Oh je vous lis “Et c’est bien parce que je prépare ma retraite que je quitte mon travail” . Je suppose que c’est une expression décalée au sens preparer la retraite des gens et vous même apres 2040. Effectivement là c’est tres chaud quand on sait qu’on sera a 2 degres en 2040 quoi qu’on fasse, mais que c’est ce qui sera fait entre 2020 et 2040 qui peut , si massif, eviter d’etre à 4 degres en 2060-70.

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  26. Permacultopia 13 janvier 2021

    Salut, salut, et bravo pour ton courage et ton engagement! Un petit conseil en passant, si je peux me permettre, dans tes supports de communication ça serait cool de ne pas oublier les réseaux sociaux du LIBRE, beaucoup de réfractaires aux GAFAM et autres Firmes Transnationales au fascisme globalisé et sans frontières, dont je fais parti sont passés sur MASTODON (mamot.fr ou autre), Diaspora, Framasphère, Mobilizon, PeerTube, WeTube, Lilo… Encore merci pour ton encagement pour déconstruire cette ‘idéologie dominante si destructrice!

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    1. Bon Pote 13 janvier 2021

      Merci pour le message, et concernant les autres réseaux, c’est une très bonne remarque ! J’aimerais bien qu’on m’explique mastodon par exemple.. Je vais tâcher de m’y mettre avant la fin du mois !

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      1. Permacultopia 13 janvier 2021

        Une fois inscrit cela fonctionne quasiment comme l’oiseau (avec un nombre de caractères supérieur) il faut juste bien choisir sa communauté à l’inscription en fonction de son statut, de ses besoins et objectifs… (en tant que particulier j’ai choisi mamot.fr car cette communauté est géré par la Quadrature du Net dans laquelle j’ai confiance). Sinon c’est super simple et je pense que t’y trouvera un public qui relaiera tes articles. Bonne continuation dans ta lutte pour la vie ! Encore merci !

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      2. Pandark 14 janvier 2021

        Peut-être que les suggestions suivantes concernant des outils de financement te tenteront aussi :
        Liberapay (https://liberapay.com/), qui repose sur un logiciel libre et est géré par une association française, permet d’accepter les dons récurrents.
        Comradery (https://comradery.co/), une coopérative de travailleurs américaine en train de se lancer.
        Je ne parlerai pas d’Open Collective ou Helloasso puisqu’à priori ce n’est pas un projet à plusieurs.
        Tu pourrais aussi regarder si la monnaie alternative Ğ1 t’intéresse en complément.

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        1. Bon Pote 14 janvier 2021

          Merci pour les liens. J’ai plein de choses à regarder sur le plan technique et dons, c’est prévu avant la fin du mois !

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  27. xavier 13 janvier 2021

    Bravo et tous mes voeux de réussite dans ton projet !
    J’ai quitté la finance il y a cinq ans et je peux t’affirmer qu’il y a une vie bien meilleure après.
    Je suis encore loin d’être aussi vertueux que toi et tant d’autres quant à mon empreinte carbone mais je suis sur le bon chemin, et j’essaie tant bien que mal de faire comprendre mes choix à mon entourage (c’est un combat de longue haleine).
    Encore bravo et j’attends avec impatience tes futurs articles.

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  28. MCL 13 janvier 2021

    Bravo et merci !
    As tu prévu de déménager dans un endroit plus calme et moins cher que cette ville de ‘branleurs’ ?
    Ou préfères tu rester proche des 2-3 amis tolérants que tu as gardé 🙂
    Un petit article sur ton ancien job va suivre ?

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    1. Bon Pote 13 janvier 2021

      Un article et un peu plus oui 😉

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  29. Céline 13 janvier 2021

    Moi je dis bravo 🙂 anonyme si tu veux, engagé de toute façon, et oui, quitter son job quand ça ne fait plus sens, compréhensible, j’ai vécu cela. Je ne peux que dire une chose : tout ce qui se passera après, covid ou pas covid, c’est BIEN.

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  30. Mathieu Rabec 13 janvier 2021

    Merci pour cet article et pour tous les autres !
    Cette situation me parle car fait écho à la mienne. J’ai quitté mon travail au début du premier confinement pour diverse raison, le manque de sens étant le principal.
    C’est aussi a cette époque que j’ai commencé à plus me renseigner sur les questions climatiques, notamment en premier par le Podcast Sismique.
    Plus je me renseigne et plus ma décision prend du sens mais la question principal maintenant pour moi et que faire pour avoir une position active dans la lutte pour le changement de société nécessaire.
    La question n’est pas encore tranchée mais essayer de vivre en accord avec ses convictions est déjà une première victoire.
    Je continuerai à vous suivre avec plaisir en 2021 et vous souhaitent toute la réussite possible dans vos nouveaux projets.

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  31. Christophe JOURNET 13 janvier 2021

    Merci Bon Pote pour ces explications sur votre choix professionnel qui m’apparaît clair, incluant la prise de risque qui en fait partie et qu’il est nécessaire d’expliquer autour de soi lorsqu’on amorce un virage de ce type.
    J’y retrouve mon vécu de 2006, lorsque j’ai choisi de quitter un job de journaliste en presse régionale dans lequel je ne me sentais plus bien du tout face à des gens qui tiraient leurs lecteurs vers le bas au lieu de tenter des éclairages sur les faits avec l’intelligence du réel qui convient dans ce métier.
    Cela m’a conduit à faire des choses très différentes et à créer un média spécialisé en ligne et sous Pdf six ans plus tard, à propos des matières premières et de l’énergie, dont le modèle économique reste compliqué mais qui trouve petit à petit son public (surtout des professionnels) mais peine à décrocher des adhérents payants.
    Peu de gens essayent de comprendre la transition médiatique en cours faite d’une exigence d’utilité des contenus, qui demande beaucoup de travail et de connaissances à acquérir tous les jours dans de nombreux domaines connexes dont la finance globale fait partie aussi bien que la sécurité au travail dans l’industrie et les mines.
    Une partie croissante de cette activité, l’organisation de cercles ou d’événements thématiques, est actuellement très altérée par la pandémie : Les visioconférences ne remplaçerons jamais les vraies rencontres car l’objectif des participants est souvent de faire connaissance avec d’autres professionnels pour parler ensuite projets et contrats.
    Bon vent à vous, écoutez bien les rares retours constructifs que vous recevrez car ils vous ouvriront souvent des chemins insoupçonnés : sous les pavés la plage disaient hier les soixante-huitards, sous l’urgence climatique un monde neuf à inventer de toutes pièces ou presque avec les fruits de milliers d’années de civilisations plurielles aujourd’hui convergentes.

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