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Le ski est-il une horreur écologique ?

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S’intéresser au ski et à son impact écologique dépasse très largement la simple question des gaz à effet de serre. S’il est bien question de CO2, il est aussi question de biodiversité, d’artificialisation des sols, de gestion de l’eau, et surtout de choix de société. Quels sont les risques de la transition ? Quels imaginaires devons-nous construire pour les décennies à venir ?

L’heure des choix est arrivée pour une majorité des 250 stations du territoire. Si seulement 10% des Français partent à la montagne l’hiver chaque année, 120 000 emplois sont concernés et des milliers sont en risque à cause du changement climatique. Comment les stations de ski peuvent réduire leurs émissions et s’adapter à un climat qui change très rapidement ? Quelles sont les bonnes pratiques que les amoureux et amoureuses du ski doivent adopter pour réduire leur impact écologique ?

Quelle est l’empreinte carbone du ski ?

Les vacances au ski sont souvent pointées du doigt pour être très émettrices de gaz à effet de serre. Un sport “de riches”, qui serait une catastrophe pour l’environnement. Vérifions cela avec quelques ordres de grandeur.

Tout d’abord, il est extrêmement difficile d’obtenir un chiffre ‘moyen’ lorsque l’on parle d’un séjour au ski. En effet, le chiffre sera très différent si vous allez dans le Massif Central, dans le Jura, les Pyrénées ou les Alpes. Le résultat diffère également entre ski alpin et ski de fond, même si comme nous allons le voir, les remontées mécaniques ne représentent que 2 à 3% des émissions.

Nous avions vu lors d’une interview avec Loïc Giaccone que “le transport, c’est 57% du bilan carbone des stations de ski (d’après une étude de l’ANMSM faite par l’ADEME en 2010, sur 10 stations représentatives). Le gros poste suivant, c’est le logement. Puis la voirie, le fret, les déchets et enfin le domaine skiable, à 2% des émissions.” Nous retrouvons les mêmes ordres de grandeur dans une étude réalisée par le cabinet Utopies en collaboration avec les stations de la Clusaz, du Grand Bornand et de Tignes.

Ils estiment une journée de ski à 48,9kg CO2eq, en “moyenne”. Comment faire pour réduire son empreinte carbone au ski ? C’est finalement plutôt simple. Il faut éviter l’avion et la voiture et s’y rendre en train/transports en commun, se chauffer à 19°C maximum en journée et 17°C la nuit, végétaliser son alimentation et louer son matériel.

Une station de ski neutre en carbone est-elle possible ?

Certaines stations de ski ont annoncé le souhait de devenir neutre en carbone à horizon 2025, 2030, 2037 etc. C’est tout simplement du greenwashing, et aussi stupide que de prétendre qu’un aéroport peut être neutre en carbone.

Premièrement, une entreprise, une activité ou même une ville ne peut pas être “neutre en carbone”. Cela n’a aucun sens sur le plan physique. Elle peut au mieux “contribuer à la neutralité carbone”.

Deuxièmement, pour prétendre qu’elles sont neutres en carbone, les stations ont recours à la compensation carbone via la plantation d’arbres. La neutralité carbone ne consiste pas à continuer ses activités polluantes et à planter des arbres de l’autre côté pour compenser. Ce serait trop facile. L’efficacité de la compensation carbone en plantant des arbres a déjà été démystifiée dans plusieurs articles (ici, ici et ici).

Troisièmement, et c’est probablement l’élément le plus déterminant, les stations de ski n’existeraient pas sans touristes. Ces touristes ne venant pas à pied ni en pirogue, les stations de ski sont également responsables des émissions de transport des touristes. 10 millions de personnes fréquentent les stations de ski françaises, dont près d’un tiers d’étrangers. Tant que la téléportation est impossible, les stations de ski s’affichant neutre en carbone feront du greenwashing.

Quels sont les autres problèmes écologiques posés par le ski ?

Il serait dangereux de limiter l’activité du ski au simple sujet du CO2. Les problèmes causés vont bien au-delà. Voici une liste des principaux problèmes et risques à prendre en compte.

Résidences secondaires et artificialisation des sols

La France compte 3.6 millions de résidences secondaires. C’est un record mondial qui pourrait faire sourire certains, mais qui ne fait certainement pas sourire les personnes qui se battent contre l’artificialisation des sols. Dans certaines communes, le taux de résidences secondaires dépasse 70%. C’est le cas de plusieurs villes sur la carte ci-dessous (Savoie Mont Blanc), où l’on continue de bétonner là où nous devrions limiter au maximum l’artificialisation des sols.

Figure 1 – La montagne, vivier de résidences secondaires
Nombre de résidences secondaires et part dans l’ensemble du parc des logements en Savoie Mont Blanc, par commune
Figure 1 – La montagne, vivier de résidences secondaires
Nombre de résidences secondaires et part dans l’ensemble du parc des logements en Savoie Mont Blanc, par commune

Cette bétonisation à outrance est, au-delà d’une catastrophe environnementale, un problème social puisqu’elle participe à la gentrification. L’arrivée de nouveaux habitants dotés d’un fort capital économique ou culturel a des effets importants sur les prix du foncier, l’offre commerciale et la transformation des paysages, ce qui peut déboucher sur un accroissement des inégalités sociales et des processus d’exclusion.

A Courchevel, des pans entiers de montagne sont ravagés pour y construire des hôtels. Des ultra riches rachètent des villas quasi neuves à plusieurs millions d’euros et les rasent pour en reconstruire une nouvelle avec une piscine et un héliport. On imagine que pour ces personnes, le forfait journée à 72€ n’est pas vraiment un sujet, tout comme la sauvegarde de la biodiversité.

Impacts sur la biodiversité et les écosystèmes

L’impact des pistes de ski va bien au-delà de son impact sur les sols. La biodiversité est à nouveau la grande oubliée des enjeux écologiques et les impacts sur les différents écosystèmes sont rarement pris en compte par les stations de ski. Loïc Giaccone rappelait à juste titre que le changement climatique “est la septième cause de disparition des espèces. D’abord il y a la « surexploitation », puis l’agriculture, puis l’urbanisation, puis les espèces invasives, puis la pollution, puis les modifications d’usage des sols, et enfin le changement climatique

Les espèces animales et végétales doivent à la fois conjuguer avec l’artificialisation des sols et le changement climatique. Quand elles ont le choix, elles migrent et/ou s’adaptent. Mais l’adaptation a des limites et nous savons que la part du changement climatique dans l’impact sur la biodiversité va augmenter au fil du siècle.

Enfin, la pollution lumineuse et la pollution sonore sont deux éléments également rarement évoqués. Les stations de ski se diversifient et proposent désormais pour certaines de skier de nuit. “A la faveur des projecteurs et d’un ciel étoilé le ski prend une dimension nouvelle, forte et originale. Un moment à vivre intensément !” nous dit France-Montagnes.

Cette pollution lumineuse participe à la fuite de la faune sauvage, mais quel intérêt quand on peut rentabiliser un peu plus les installations sportives ?

Station de ski Le Collet d'ALLEVARD de nuit : crédit : © Pierre Borasci 
Station de ski Le Collet d’ALLEVARD : crédit : © Pierre Borasci 

Quel est l’impact environnemental de la neige artificielle ?

La neige de culture (ou neige artificielle) est au cœur de plusieurs polémiques et mérite qu’on s’y attarde. “Pour produire de la neige, il faut des billes de glace d’un diamètre de quelques dixièmes de millimètres, en pulvérisant des micro-goutelettes d’eau qui se solidifient avant d’atteindre le sol. La consistance de cette neige s’approche de celle de la neige damée“, rappelle Lucas Berard-Chenu, Docteur en Géographie.

Elle permet aux exploitants de réduire les risques d’enneigement insuffisant et d’exploiter au mieux les chutes de neige ultérieures. Des investissements indispensables selon certains, une maladaptation selon d’autres personnes. 39 % des pistes en France y ont désormais recours, alors qu’elles sont 70 % en Autriche, 48 % en Suisse et 90 % dans le nord de l’Italie. Parfois même 100% pour les JO d’hiver 2022 à Pékin

Autrefois utilisée avec parcimonie, c’est aujourd’hui un impératif pour de nombreuses stations qui survivent uniquement grâce à la neige artificielle. Mais cette neige artificielle ne peut pour l’instant s’affranchir des contraintes telles que le besoin de températures négatives et la nécessité de disposer de ressources en eau.

Lorsque les sécheresses se multiplieront et que des choix devront être faits quant à l’utilisation de l’eau, il est fort probable que l’usage de ces canons à neige soit remis en question.

Adapter les stations de ski est une question de survie

“Pourra-t-on skier en 2050 ?” s’avère ne pas être une bonne question. La question devrait plutôt être “dans quelle condition pourra-t-on skier en 2050, et à quel prix ?”

Il s’avère finalement que le maintien en vie des stations de ski est plus une question politique qu’une question de disponibilité de la neige. Si une Région décidait de subventionner des canons à neige et de maintenir des stations de ski toute la saison, le changement climatique n’aurait qu’un impact relatif sur les risques de baisse d’enneigement, même à -40% dans certaines stations.

A contre-courant de certaines stations qui continuent de fermer les yeux sur la réalité du changement climatique, Métabief, située dans les montagnes du Jura, a elle pris l’initiative de ne pas attendre. En cohérence avec les projections climatiques, la station a fait le choix d’envisager la fin du ski alpin à l’horizon 2030-2035 et d’investir dans la diversification des activités (VTT, trail, etc.).

Coucher de soleil sur la station de ski Métabief. Crédit : Thomas Wagner
Coucher de soleil sur la station de Métabief. Crédit : Thomas Wagner

Même si la diversification des activités rapportera moins que le ski alpin, notamment à cause de la chute/disparition de la vente des forfaits, elle est indispensable pour une majorité des stations françaises pour éviter un désastre écologique et une casse sociale qui est encore évitable.

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27 Responses

  1. Quand on a une vie de merde toute l’année, on a besoin de la quitter plus vite, plus loin et plus fort pendant un court temps de vacances super accélérées.
    Même notre corps n’a pas le temps de s’adapter à l’altitude et l’on doit déjà retourner au boulot. Sans même parler des accidents en piste ou hors piste, des nuits courtes et arrosées, des tartiflettes bien grasses, il n’est pas sûr qu’une semaine de glisse à toute allure soit bonne pour la santé.
    Sans en faire une règle absolue, il est fréquent que ce qui est écologiquement moisi soit aussi mauvais pour soi ( même si c’est agréable).

  2. Il est curieux de citer un Docteur en Geographie pour expliquer le processus de fabrication de la neige de culture. Explication qui s’avère inexacte techniquement. Vous pourriez demander au Président des Nivoculteurs par exemple, son association publie une plaquette qui explique les secrets de la fabriction de la neige de manière simplifiée et exacte.
    Ceci dit, le ski est un sport magnifique. Bon ski.

  3. Petite anecdote concernant l’impact sur la biodiversité:
    En 2020/2021, je suis allé faire du ski de rando, comme beaucoup de monde, pour skier malgré la fermeture des stations. En discutant avec notre guide, il nous a dit avoir remarqué que cette année là la faune lui semblait bien plus dérangé qu’à l’habitude. Les domaines skiables semblent être une grande artificialisation, mais en fait ils permettent surtout de contenir tout ce tourisme dans des zones assez restreintes. Avec 100 fois moins de tourisme, mais sans domaine skiable, l’impact à semblé beaucoup plus grand.
    Bien sur c’était une (1) observation empirique et il aurait fallu faire une vraie étude pour vérifier, mais la logique ne me semble pas déconnante.
    Aller à la montagne, ça coute écologiquement c’est sur. Mais dans l’optique de ce tourisme là, je ne pense pas que l’empreinte au sol soit le vrai problème. En tout cas je serais curieux de savoir ce que disent les études là dessus.

  4. Et oui, le ski est une activité touristique et n’est donc pas neutre en carbone !
    Mais cela s’applique à toute forme de tourisme…
    Moins de 10% des Français skient mais combien vont au bord de la mer ?
    Les campings-cars de hollandais, belges et allemands qui envahissent nos côtes ou traversent notre pays pour se rendre en Espagne et Portugal, quel impact ? + /- que le ski ?
    Le ski me semble décrié plus que le reste, peut-être parce que nous sommes une minorité silencieuse…

  5. Le problème est encore okus vaste que le ski ou le tourisme comme le fait remarquer un commentaire…la question est : l’homme est il une horreur écologique ? Chaque paragraphe de cet article mériterait des heures de débat. Personne n’ayant la solution unique et juste à toutes les questions posées.

  6. Il est possible de remplacer le mot “ski” par “VTT” (par exemple) et la quasi totalité de l’article sera toujours d’actualité.
    Le problème, ce n’est pas le ski à la montagne: le domaine skiable correspond à 3% du bilan carbone de la station, donc si je vais à la montagne l’hiver juste pour le grand air, j’ai quand même 97% du bilan carbone d’un skieur.
    Le problème, ce n’est pas même pas l’hiver à la montagne VS l’été à la montagne. Que je fasse du VTT plutôt que du ski n’aura probablement aucun impact, ou négligeable. La conversion des stations de ski en station estivale permettra de sauver des emplois (vital socialement et économiquement) mais ne répond pas aux enjeux écologiques.
    Le problème, c’est d’aller à la montagne quelle que soit la saison et quelle que soit l’activité sur place, en maintenant les modalités du tourisme d’aujourd’hui. Tant que je peux aller en station avec mon SUV (voire en ayant pris l’avion avant), dans un logement bétonné mal isolé en mangeant de la viande à tous les repas, le bilan écologique des stations restera sensiblement le même, que je fasse du ski ou de la randonnée. Il n’y aura aucun changement fondamental concernant le bilan carbone, l’artificialisation des sols, l’impact sur la biodiversité…
    De manière plus globale, le problème c’est tout le tourisme dans sa version actuelle. Que ce soit à la montagne, à la mer, à l’étranger, c’est toute la vision du tourisme qui est à repenser et à réimaginer. Alors “Le ski est-il une horreur écologique?”, je pense personnellement que c’est un faux débat.

  7. Puisque le principal impact écologique d’une station de ski c’est le transport des personnes qui s’y rendent et que le domaine skiable ne représente que 2% —> le sujet c’est pas les stations sont elles une aberration écologique, mais bien le tourisme puisque si demain ils ne viennent plus à la montagne profiter de la nature et se rappeler pourquoi il faut la préserver : ils prendront juste l’avion pour aller ailleurs.

    Je trouve dommage que l’article ne cite pas plus les initiatives récentes, carburant des dameuses qui est passé au végétal : HVO. Remontées mécaniques qui tournent à l’électrique et achètent de l’énergie renouvelable pour faire augmenter la part du renouvelable chez les fournisseurs. Inovation sur les canons à neige pour utiliser le moins d’eau possible et les faire tourner de façon optimisé pour les secteurs les plus cruciaux.

    Pour la diversification je pense qu’on a vu pendant le Covid ce que ça donnait une station sans remontées mécaniques, malheureusement aujourd’hui il n’y a pas de business modèle qui permet de faire vivre les locaux sans ski alpin. Et pourtant on essaye de faire découvrir d’autres sports aux gens qui viennent.

    Je terminerai sur le chiffre de l’emploi direct lié au station de ski. Vous pouvez le multiplier par 3 minimum et compter les emplois indirects.
    Je travaille à l’année en station de ski et je fais travailler des personnes en France bien au delà de la Savoie même si je privilégie toujours les fournisseurs locaux.

    On a mené des études avec les chiffres du rapport du GIEC et toutes les stations ne sont pas confrontées aux mêmes défis dans le futur du fait de leur situation géographique, altitude, exposition et particularités (phénomènes climatiques retours d’est). Donc attention aux généralités c’est dommage

    1. « à la montagne profiter de la nature » dites-vous ? Fort bien. Dans ce cas il faut aller jusqu’au bout du concept : dorénavant, les stations ne seront accessibles depuis la vallée que par des gens venus en train. Ils monteront à Courchevel à pied, en vélo, à cheval ou en raquettes si possible. Les ensembles en béton seront rasés pour laisser placer à quelques chalets en bois local et des yourtes avec toilettes sèches. Pour se chauffer, un merlin sera fourni afin que les vacanciers puissent fendre le bois du poêle (limité à 1/4 de steres par semaine) en buches de 30 cm.

      Enfin, remonter en haut des pistes devra se faire en raquettes. Ou en baskets. Car c’est bien beau de dire que les canons à neige utilisent « le moins d’eau possible », mais c’est comme le « 30% de sel en moins ». Ca me dit toujours pas s’il y a encore trop de sel.

  8. Sur la partie GES, on note que l’énorme majorité vient du tourisme en tant que tel et non spécifiquement du ski : déplacements responsables à plus de 50%, nourriture, logement, etc. Si on veut être cohérent ne faudrait-il pas combattre le tourisme (le déplacement touristique même) au lieu d’encourager la diversification des activités comme à la fin de l’article ?
    Pour la gentrification, pas forcément sûr de voir le rapport avec l’écologie. Et pour l’illustration de Courchevel, je pense qu’on a déjà largement dépassé le stade de la gentrification dans cette station… Et c’est plus sur le comportement des riches qu’il faut agir (taxer ?) car l’impact doit être le même quand on détruit / construit une villa à Courchevel ou à St Tropez.
    Le problème majeur spécifique au ski se situe plus sur la biodiversité et les écosystèmes même si je pense que malheureusement le mal a déjà été beaucoup fait dans les années 70 avec des logements moches, énergivores et sans considération sur l’environnement et l’écologie…

  9. Bref, c’est plus rapide et moins cher d’aller aux Maldives (tant qu’elles ne sont pas sous l’eau) l’hivers… Pas sûr que le climat y gagne…

    1. Et pourquoi diable voulez-vous toujours aller quelque part ? Les vacances sont heureusement un droit. Partir en vacances n’en est pas un.

  10. Les dameuses font elles parties de la prise en en compte “remontées mécaniques”) ?
    AUtre choses, en moyenne altitude (je pense en Vercors que je connais et affectionne particulièrement) ce sont des petites exploitations agricoles l’été qui profitent du tourisme l’hiver (agriculture, + moniteurs/pisteurs + vente directe ETC) … sans tourismes, cette petite agriculture est je pense morte…
    Louer son matériel => j’entretien mes skis dans mon garage => depuis 12 ans la même paire… à l’inverse un loueur les change tous les deux trois ans…
    Les canons à neige : on parle souvent de l’eau. C’est un vrai problème que je n’arrive pas à quantifier (pas expert) en revanche j’ai vu les câbles électriques et vue la section et le nombre de canons je pense que a consommation électrique est énorme et pas forcement nécessaire (on enneige le Pioupiou et les grands si pas de neige on fait autre choses ?)
    Enfin exaspération autour des VAE qui poussent partt… si ca remplace une voiture en ville c’est parfait mais si ca remplace un VTT mécanique pour permettre à des gros arrivés en SUV de faire du vélo à grand coup de batterie li-ion je ne comprends pas qu’on applaudisse.
    Bref je suis un peu OK avec le poste du dessus, toute activité humaine est une connerie écologique (gros concert, festival, rencontre sportive…) faut faire au moins pire et réfléchir à tous !

    1. Je me pose aussi la question location VS achat. Globalement avec des skis de location on fait moins attention il y a donc plus de risque de casse. En plus personne ne voudrait louer des skis en mauvais états. Mes skis on subit bcp de réparations et auront en fin de vie bien plus de jour de ski qu’un ski de loc.
      L’enneigement uniquement des Pioupiou tu fais référence aux Semnoz ?
      Logement, c’est la construction ou le chauffage et autres élec qui jouent sur le bilan ?
      Pour le transport c’est ultra variable. une semaine de skis en famille c’est 3-4g/jour/personne pour le transport en voiture thermique. Un journée skirando plutôt 20g/jour/personne.

  11. Ski de piste? Ski de fond? Ski de randonnée? Ski de…? De quel type de ski parle t on dans cet article?
    Metabief: diversification des activité hors ski de PISTE? Oui, mais, le logement des VTTistes, des trailers, etc? Leur transport vers la station ? Je vois pas la différence dans ce domaine avec le ski de piste…
    Si tout le monde arrête le ski de PISTE pour faire du VTT, etc… de combien va baisser l’empreinte carbone?
    Metabief, dans le Jura, a commencé à se recycler à cause de sa faible altitude, de même que les stations du Vercors, non pas pour des raisons idéologiques mais pour des raisons pragmatiques, de même qu’on ne fait pas de ski à la Bastille à Grenoble, vous voyez? (Pourtant il y a un téléphérique…lol)

    1. L’idée en diversifiant les activités, ou tout simplement en faisant la transition du ski vers autre chose, est d’éviter un poids écologique futur. Pour survivre, les stations devront pas mal augmenter leur impact en utilisant plus souvent leurs canons à neige, en éclairant la nuit, etc.
      Une fois de plus, on retrouve bcp de mauvaise foi dans les commentaires… Bcp de gens se posent réellement la question légitime de l’impact du ski, et bien l’article donne la réponse. Chaque article ne prétend pas présenter un gros sujet de manière exhaustive avec 25 min de lecture.

  12. Je ne vois pas bien, finalement, en quoi la diversification des stations de ski serait une solution. Cela risque au contraire de massifier encore plus le tourisme de montagne, et par là de renforcer les principaux problèmes pointés dans l’article (impact Co2 des transports, bétonisation, impact sur la biodiversité des activités humaines, etc).

    1. Vous avez tout à fait raison, c’est un des risques de maladaptation. Eric Piolle avait par ailleurs fait une tribune dans le Monde pour avertir sur ces risques.

  13. Bonjour, au final, quel est l’ordre de grandeur de l’empreinte carbone du ski ? Sauf erreur de ma part, c’est pas précisé dans l’article. Faut-il extrapoler que ça fait à peu près 2 fois l’empreinte carbone de l’aller retour à la montagne en voiture ?

    1. Bonjour, j’ai mis à jour avec la valeur moyenne de l’étude : 48,9kg CO2eq / jour. Cette valeur étant une moyenne, à vous de savoir si vous êtes au-dessus ou en-dessous (notamment via les transports, le logement, etc.)

  14. Excellente mise au point.
    BonPote titre : Le ski est-il une horreur écologique ?
    C’est évidemment une provocation que l’article s’emploie à résoudre.
    Faudrait-il poser toutes les questions qui remettent en cause l’emploi du temps de nos loisirs ?
    L’opéra est-il une horreur écologique ? Les méga concerts ? Le cinéma ? Le théâtre ? Le foot ? Les repas partagés ? Etc. ?
    La vie pour soi et tous ensemble n’aurait plus de sens.
    Mais la réponse donnée en fin d’article ne me satisfait pas. Ce n’est pas l’aménagement des stations de ski qu’il faut imaginer. C’est le retour à des pratiques du ski plus vertueuses à la mesure des enjeux climatiques qui s’imposent à nous. Et aussi à une manière de vivre les loisirs qui privilégie la qualité de ceux-ci plutôt que leur quantité.
    Quand j’étais jeune (et sans doute riche puisque j’ai eu la très grande chance de pouvoir partir au ski !), le ski c’était : une remontée des pentes à pied ski sur le dos (la matinée y suffisait à peine), un casse-croûte pris en commun avec un plaisir partagé intense, une descente enivrante qui satisfaisait à toutes nos attentes.
    Le dîner pris au chalet avec toutes les autres équipes nous confortait dans l’idée que le monde était merveilleux, et la fatigue nous entraînait vite vers un sommeil réparateur pour une nouvelle journée de plaisirs partagés. En moins d’une semaine, nous étions rassasiés de ski.
    Je laisse aux jeunes générations le soin de se créer des manières de vivre qui s’affranchissent des ukases économiques marchands qui ne fonctionnent que pour eux-mêmes aux dépens des bipèdes que nous sommes.

    1. Très bon: est ce que le fait d’aller sur le pot de temps en temps est une horreur écologique ? Combien de méthane dégage un homme en 1 vie? Une femme ? Un enfant??

    2. « Faudrait-il poser toutes les questions qui remettent en cause l’emploi du temps de nos loisirs ? »

      Et pourquoi pas ? C’est ce que vous faites fort bien dans la seconde partie de votre commentaire qui nous donne une piste. Sans jeux de mot.

    3. Je souhaitais réagir sur votre “La vie pour soi et tous ensemble n’aurait plus de sens.”
      On sait que la vie n’a pas de sens. Seul les humains cherchent à lui donner un sens, et si ce sens se réduit à la recherche du plaisir (gravir la montagne en peau de phoque ou en télécabine importe peu) sans se soucier des conséquences, alors on est mal barré !
      Même si les pratiques actuelles changent un peu l’échelle des effets négatifs, nos parents ou grands-parents ne se posaient pas plus la question de limiter son impact sur la biodiversité ou le climat. Imaginer que tout ceux qui font du ski le fasse comme vous le décrivez : une bonne montée en peau de phoque et une bonne descente dans la poudreuse : de combien cela réduirait-il l’empreinte carbone d’un séjour d’une semaine ? l’article nous dit “fort peu” !
      Alors oui questionnons nos loisirs en y intégrant les impacts sur le vivant.

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Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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  1. Quand on a une vie de merde toute l’année, on a besoin de la quitter plus vite, plus loin et plus fort pendant un court temps de vacances super accélérées.
    Même notre corps n’a pas le temps de s’adapter à l’altitude et l’on doit déjà retourner au boulot. Sans même parler des accidents en piste ou hors piste, des nuits courtes et arrosées, des tartiflettes bien grasses, il n’est pas sûr qu’une semaine de glisse à toute allure soit bonne pour la santé.
    Sans en faire une règle absolue, il est fréquent que ce qui est écologiquement moisi soit aussi mauvais pour soi ( même si c’est agréable).

  2. Il est curieux de citer un Docteur en Geographie pour expliquer le processus de fabrication de la neige de culture. Explication qui s’avère inexacte techniquement. Vous pourriez demander au Président des Nivoculteurs par exemple, son association publie une plaquette qui explique les secrets de la fabriction de la neige de manière simplifiée et exacte.
    Ceci dit, le ski est un sport magnifique. Bon ski.

  3. Petite anecdote concernant l’impact sur la biodiversité:
    En 2020/2021, je suis allé faire du ski de rando, comme beaucoup de monde, pour skier malgré la fermeture des stations. En discutant avec notre guide, il nous a dit avoir remarqué que cette année là la faune lui semblait bien plus dérangé qu’à l’habitude. Les domaines skiables semblent être une grande artificialisation, mais en fait ils permettent surtout de contenir tout ce tourisme dans des zones assez restreintes. Avec 100 fois moins de tourisme, mais sans domaine skiable, l’impact à semblé beaucoup plus grand.
    Bien sur c’était une (1) observation empirique et il aurait fallu faire une vraie étude pour vérifier, mais la logique ne me semble pas déconnante.
    Aller à la montagne, ça coute écologiquement c’est sur. Mais dans l’optique de ce tourisme là, je ne pense pas que l’empreinte au sol soit le vrai problème. En tout cas je serais curieux de savoir ce que disent les études là dessus.

  4. Et oui, le ski est une activité touristique et n’est donc pas neutre en carbone !
    Mais cela s’applique à toute forme de tourisme…
    Moins de 10% des Français skient mais combien vont au bord de la mer ?
    Les campings-cars de hollandais, belges et allemands qui envahissent nos côtes ou traversent notre pays pour se rendre en Espagne et Portugal, quel impact ? + /- que le ski ?
    Le ski me semble décrié plus que le reste, peut-être parce que nous sommes une minorité silencieuse…

  5. Le problème est encore okus vaste que le ski ou le tourisme comme le fait remarquer un commentaire…la question est : l’homme est il une horreur écologique ? Chaque paragraphe de cet article mériterait des heures de débat. Personne n’ayant la solution unique et juste à toutes les questions posées.

  6. Il est possible de remplacer le mot “ski” par “VTT” (par exemple) et la quasi totalité de l’article sera toujours d’actualité.
    Le problème, ce n’est pas le ski à la montagne: le domaine skiable correspond à 3% du bilan carbone de la station, donc si je vais à la montagne l’hiver juste pour le grand air, j’ai quand même 97% du bilan carbone d’un skieur.
    Le problème, ce n’est pas même pas l’hiver à la montagne VS l’été à la montagne. Que je fasse du VTT plutôt que du ski n’aura probablement aucun impact, ou négligeable. La conversion des stations de ski en station estivale permettra de sauver des emplois (vital socialement et économiquement) mais ne répond pas aux enjeux écologiques.
    Le problème, c’est d’aller à la montagne quelle que soit la saison et quelle que soit l’activité sur place, en maintenant les modalités du tourisme d’aujourd’hui. Tant que je peux aller en station avec mon SUV (voire en ayant pris l’avion avant), dans un logement bétonné mal isolé en mangeant de la viande à tous les repas, le bilan écologique des stations restera sensiblement le même, que je fasse du ski ou de la randonnée. Il n’y aura aucun changement fondamental concernant le bilan carbone, l’artificialisation des sols, l’impact sur la biodiversité…
    De manière plus globale, le problème c’est tout le tourisme dans sa version actuelle. Que ce soit à la montagne, à la mer, à l’étranger, c’est toute la vision du tourisme qui est à repenser et à réimaginer. Alors “Le ski est-il une horreur écologique?”, je pense personnellement que c’est un faux débat.

  7. Puisque le principal impact écologique d’une station de ski c’est le transport des personnes qui s’y rendent et que le domaine skiable ne représente que 2% —> le sujet c’est pas les stations sont elles une aberration écologique, mais bien le tourisme puisque si demain ils ne viennent plus à la montagne profiter de la nature et se rappeler pourquoi il faut la préserver : ils prendront juste l’avion pour aller ailleurs.

    Je trouve dommage que l’article ne cite pas plus les initiatives récentes, carburant des dameuses qui est passé au végétal : HVO. Remontées mécaniques qui tournent à l’électrique et achètent de l’énergie renouvelable pour faire augmenter la part du renouvelable chez les fournisseurs. Inovation sur les canons à neige pour utiliser le moins d’eau possible et les faire tourner de façon optimisé pour les secteurs les plus cruciaux.

    Pour la diversification je pense qu’on a vu pendant le Covid ce que ça donnait une station sans remontées mécaniques, malheureusement aujourd’hui il n’y a pas de business modèle qui permet de faire vivre les locaux sans ski alpin. Et pourtant on essaye de faire découvrir d’autres sports aux gens qui viennent.

    Je terminerai sur le chiffre de l’emploi direct lié au station de ski. Vous pouvez le multiplier par 3 minimum et compter les emplois indirects.
    Je travaille à l’année en station de ski et je fais travailler des personnes en France bien au delà de la Savoie même si je privilégie toujours les fournisseurs locaux.

    On a mené des études avec les chiffres du rapport du GIEC et toutes les stations ne sont pas confrontées aux mêmes défis dans le futur du fait de leur situation géographique, altitude, exposition et particularités (phénomènes climatiques retours d’est). Donc attention aux généralités c’est dommage

    1. « à la montagne profiter de la nature » dites-vous ? Fort bien. Dans ce cas il faut aller jusqu’au bout du concept : dorénavant, les stations ne seront accessibles depuis la vallée que par des gens venus en train. Ils monteront à Courchevel à pied, en vélo, à cheval ou en raquettes si possible. Les ensembles en béton seront rasés pour laisser placer à quelques chalets en bois local et des yourtes avec toilettes sèches. Pour se chauffer, un merlin sera fourni afin que les vacanciers puissent fendre le bois du poêle (limité à 1/4 de steres par semaine) en buches de 30 cm.

      Enfin, remonter en haut des pistes devra se faire en raquettes. Ou en baskets. Car c’est bien beau de dire que les canons à neige utilisent « le moins d’eau possible », mais c’est comme le « 30% de sel en moins ». Ca me dit toujours pas s’il y a encore trop de sel.

  8. Sur la partie GES, on note que l’énorme majorité vient du tourisme en tant que tel et non spécifiquement du ski : déplacements responsables à plus de 50%, nourriture, logement, etc. Si on veut être cohérent ne faudrait-il pas combattre le tourisme (le déplacement touristique même) au lieu d’encourager la diversification des activités comme à la fin de l’article ?
    Pour la gentrification, pas forcément sûr de voir le rapport avec l’écologie. Et pour l’illustration de Courchevel, je pense qu’on a déjà largement dépassé le stade de la gentrification dans cette station… Et c’est plus sur le comportement des riches qu’il faut agir (taxer ?) car l’impact doit être le même quand on détruit / construit une villa à Courchevel ou à St Tropez.
    Le problème majeur spécifique au ski se situe plus sur la biodiversité et les écosystèmes même si je pense que malheureusement le mal a déjà été beaucoup fait dans les années 70 avec des logements moches, énergivores et sans considération sur l’environnement et l’écologie…

  9. Bref, c’est plus rapide et moins cher d’aller aux Maldives (tant qu’elles ne sont pas sous l’eau) l’hivers… Pas sûr que le climat y gagne…

    1. Et pourquoi diable voulez-vous toujours aller quelque part ? Les vacances sont heureusement un droit. Partir en vacances n’en est pas un.

  10. Les dameuses font elles parties de la prise en en compte “remontées mécaniques”) ?
    AUtre choses, en moyenne altitude (je pense en Vercors que je connais et affectionne particulièrement) ce sont des petites exploitations agricoles l’été qui profitent du tourisme l’hiver (agriculture, + moniteurs/pisteurs + vente directe ETC) … sans tourismes, cette petite agriculture est je pense morte…
    Louer son matériel => j’entretien mes skis dans mon garage => depuis 12 ans la même paire… à l’inverse un loueur les change tous les deux trois ans…
    Les canons à neige : on parle souvent de l’eau. C’est un vrai problème que je n’arrive pas à quantifier (pas expert) en revanche j’ai vu les câbles électriques et vue la section et le nombre de canons je pense que a consommation électrique est énorme et pas forcement nécessaire (on enneige le Pioupiou et les grands si pas de neige on fait autre choses ?)
    Enfin exaspération autour des VAE qui poussent partt… si ca remplace une voiture en ville c’est parfait mais si ca remplace un VTT mécanique pour permettre à des gros arrivés en SUV de faire du vélo à grand coup de batterie li-ion je ne comprends pas qu’on applaudisse.
    Bref je suis un peu OK avec le poste du dessus, toute activité humaine est une connerie écologique (gros concert, festival, rencontre sportive…) faut faire au moins pire et réfléchir à tous !

    1. Je me pose aussi la question location VS achat. Globalement avec des skis de location on fait moins attention il y a donc plus de risque de casse. En plus personne ne voudrait louer des skis en mauvais états. Mes skis on subit bcp de réparations et auront en fin de vie bien plus de jour de ski qu’un ski de loc.
      L’enneigement uniquement des Pioupiou tu fais référence aux Semnoz ?
      Logement, c’est la construction ou le chauffage et autres élec qui jouent sur le bilan ?
      Pour le transport c’est ultra variable. une semaine de skis en famille c’est 3-4g/jour/personne pour le transport en voiture thermique. Un journée skirando plutôt 20g/jour/personne.

  11. Ski de piste? Ski de fond? Ski de randonnée? Ski de…? De quel type de ski parle t on dans cet article?
    Metabief: diversification des activité hors ski de PISTE? Oui, mais, le logement des VTTistes, des trailers, etc? Leur transport vers la station ? Je vois pas la différence dans ce domaine avec le ski de piste…
    Si tout le monde arrête le ski de PISTE pour faire du VTT, etc… de combien va baisser l’empreinte carbone?
    Metabief, dans le Jura, a commencé à se recycler à cause de sa faible altitude, de même que les stations du Vercors, non pas pour des raisons idéologiques mais pour des raisons pragmatiques, de même qu’on ne fait pas de ski à la Bastille à Grenoble, vous voyez? (Pourtant il y a un téléphérique…lol)

    1. L’idée en diversifiant les activités, ou tout simplement en faisant la transition du ski vers autre chose, est d’éviter un poids écologique futur. Pour survivre, les stations devront pas mal augmenter leur impact en utilisant plus souvent leurs canons à neige, en éclairant la nuit, etc.
      Une fois de plus, on retrouve bcp de mauvaise foi dans les commentaires… Bcp de gens se posent réellement la question légitime de l’impact du ski, et bien l’article donne la réponse. Chaque article ne prétend pas présenter un gros sujet de manière exhaustive avec 25 min de lecture.

  12. Je ne vois pas bien, finalement, en quoi la diversification des stations de ski serait une solution. Cela risque au contraire de massifier encore plus le tourisme de montagne, et par là de renforcer les principaux problèmes pointés dans l’article (impact Co2 des transports, bétonisation, impact sur la biodiversité des activités humaines, etc).

    1. Vous avez tout à fait raison, c’est un des risques de maladaptation. Eric Piolle avait par ailleurs fait une tribune dans le Monde pour avertir sur ces risques.

  13. Bonjour, au final, quel est l’ordre de grandeur de l’empreinte carbone du ski ? Sauf erreur de ma part, c’est pas précisé dans l’article. Faut-il extrapoler que ça fait à peu près 2 fois l’empreinte carbone de l’aller retour à la montagne en voiture ?

    1. Bonjour, j’ai mis à jour avec la valeur moyenne de l’étude : 48,9kg CO2eq / jour. Cette valeur étant une moyenne, à vous de savoir si vous êtes au-dessus ou en-dessous (notamment via les transports, le logement, etc.)

  14. Excellente mise au point.
    BonPote titre : Le ski est-il une horreur écologique ?
    C’est évidemment une provocation que l’article s’emploie à résoudre.
    Faudrait-il poser toutes les questions qui remettent en cause l’emploi du temps de nos loisirs ?
    L’opéra est-il une horreur écologique ? Les méga concerts ? Le cinéma ? Le théâtre ? Le foot ? Les repas partagés ? Etc. ?
    La vie pour soi et tous ensemble n’aurait plus de sens.
    Mais la réponse donnée en fin d’article ne me satisfait pas. Ce n’est pas l’aménagement des stations de ski qu’il faut imaginer. C’est le retour à des pratiques du ski plus vertueuses à la mesure des enjeux climatiques qui s’imposent à nous. Et aussi à une manière de vivre les loisirs qui privilégie la qualité de ceux-ci plutôt que leur quantité.
    Quand j’étais jeune (et sans doute riche puisque j’ai eu la très grande chance de pouvoir partir au ski !), le ski c’était : une remontée des pentes à pied ski sur le dos (la matinée y suffisait à peine), un casse-croûte pris en commun avec un plaisir partagé intense, une descente enivrante qui satisfaisait à toutes nos attentes.
    Le dîner pris au chalet avec toutes les autres équipes nous confortait dans l’idée que le monde était merveilleux, et la fatigue nous entraînait vite vers un sommeil réparateur pour une nouvelle journée de plaisirs partagés. En moins d’une semaine, nous étions rassasiés de ski.
    Je laisse aux jeunes générations le soin de se créer des manières de vivre qui s’affranchissent des ukases économiques marchands qui ne fonctionnent que pour eux-mêmes aux dépens des bipèdes que nous sommes.

    1. Très bon: est ce que le fait d’aller sur le pot de temps en temps est une horreur écologique ? Combien de méthane dégage un homme en 1 vie? Une femme ? Un enfant??

    2. « Faudrait-il poser toutes les questions qui remettent en cause l’emploi du temps de nos loisirs ? »

      Et pourquoi pas ? C’est ce que vous faites fort bien dans la seconde partie de votre commentaire qui nous donne une piste. Sans jeux de mot.

    3. Je souhaitais réagir sur votre “La vie pour soi et tous ensemble n’aurait plus de sens.”
      On sait que la vie n’a pas de sens. Seul les humains cherchent à lui donner un sens, et si ce sens se réduit à la recherche du plaisir (gravir la montagne en peau de phoque ou en télécabine importe peu) sans se soucier des conséquences, alors on est mal barré !
      Même si les pratiques actuelles changent un peu l’échelle des effets négatifs, nos parents ou grands-parents ne se posaient pas plus la question de limiter son impact sur la biodiversité ou le climat. Imaginer que tout ceux qui font du ski le fasse comme vous le décrivez : une bonne montée en peau de phoque et une bonne descente dans la poudreuse : de combien cela réduirait-il l’empreinte carbone d’un séjour d’une semaine ? l’article nous dit “fort peu” !
      Alors oui questionnons nos loisirs en y intégrant les impacts sur le vivant.

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