Enquête exclusive
Total au Yemen : le seigneur toxique des vallées
Enquête exclusive
Total au Yemen : le seigneur toxique des vallées

On dérange. Aidez-nous à continuer

1000 donateurs mensuels en plus d’ici le 31 Mai

0

1000

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Comment agir en entreprise pour tendre vers une société postcapitaliste

Publication :
changer le systeme de l interieur vignette
©Crédit Photographie : “Edward Norton dans Fight Club (1999)”
Sommaire
Dépliez le sommaire de l’article
Getting your Trinity Audio player ready...

Dans un précédent article, nous avons expliqué en quoi il est impossible pour les grandes entreprises de bifurquer vers des pratiques de sobriété au sein du capitalisme. Et par conséquent pourquoi il est essentiel de travailler à leur démantèlement pour enrayer la destruction du vivant dans un processus de transformation de la société vers le postcapitalisme. À savoir une organisation sociale où la production et la consommation sont démarchandisées afin de répondre à des besoins authentiques de la population tout en respectant les écosystèmes.

Mais cela veut-il dire que toutes les entreprises doivent fermer maintenant ? Une entreprise est une unité organisationnelle de production de biens et services. On aurait tort de les réduire aux seules sociétés commerciales à but lucratif cherchant la maximisation de leurs profits. Si le projet de démarchandisation de la production et de la consommation qui est cœur des aspirations postcapitalistes appelle à un changement fondamental dans la société, il existe néanmoins un large éventail d’actions que l’on peut déployer ici et maintenant depuis les entreprises. En particulier, les Petites et Moyennes Entreprises (PME), qui constituent l’essentiel du tissu entrepreneurial en France, offrent des terrains propices pour d’une part adopter des pratiques alternatives et d’autre part participer activement à la transformation de la société vers le postcapitalisme.

Transformer les pratiques de l’entreprise

Dans le monde actuel, cela semble bien compliqué pour une entreprise de dévier de la course au profit et à la croissance tout en assurant sa viabilité économique. Les pressions concurrentielles du marché, les lois favorisants l’exploitation des corps et du monde vivant, l’aliénation des populations faisant naître toujours plus de désirs, les systèmes sociotechniques imposant l’usage de hautes technologies mortifères comme monopôle radical, la culture du travail, et la relative abondance des énergies fossiles rendent tout projet radical difficilement pérenne.

Néanmoins, les entreprises peuvent essayer de tendre vers certaines pratiques alternatives sans chercher la perfection et en acceptant les compromis. Dans une perspective postcapitaliste, trois pratiques cardinales offrent une boussole pertinente pour les entreprises : la sobriété dans la production, la production pour l’intérêt général et la démocratie territoriale.

Adopter des modes de production sobres

Pour beaucoup, la sobriété est une affaire de consommation. Cette vision est aujourd’hui largement dépassée dans les travaux académiques qui identifient à la fois la sobriété du point de vue de l’offre et du point de vue de la demande. Lorsque l’on s’intéresse à la sobriété au niveau des entreprises, l’analyse comme mode de consommation est limitée. En effet, il s’agit surtout d’étudier la communication, le marketing et l’influence de l’entreprise sur ses consommateurs sans pouvoir réellement mesurer et contrôler les flux de matière et d’énergie liés à l’activité. Une telle approche est déresponsabilisante pour l’entreprise puisque le poids de la sobriété repose uniquement sur les épaules des consommateurs.

Fréquence des stratégies de sobriété dans l’échantillon étudié par Niessen et Bocken (2021)

En revanche, l’analyse depuis la production offre une approche autrement plus pertinente pour répondre au défi du dépassement des limites planétaires. En effet, la sobriété dans la production réduit le métabolisme social de l’activité productive à un niveau suffisant pour répondre à la raison d’être de l’entreprise tout en visant à ne pas dégrader d’avantage les écosystèmes. Concrètement, cela signifie que l’entreprise limite ses usages en énergie et matière, qu’elle réduit aux maximum ses déchets et sa pollution, qu’elle utilise des ressources et des énergies renouvelables, que les produits issus de son activité sont durables et réparables, et qu’elle localise sa production pour réduire au maximum sa chaine de valeur.

C’est ce que mettent en place les acteurs du Pôle Territorial de Coopération Économique (PTCE) TERA depuis une dizaine d’années. Lancé comme un écovillage en 2014, cette communauté d’une centaine de personnes située dans le Lot et Garonne a déployé des activités de maraîchage, de compostage, de formation à l’éco-construction, de distribution alimentaire, de boulange, de brasserie et d’accueil tout en contrôlant et en ajustant au maximum les processus de production pour répondre aux exigences de la sobriété. Par exemple, l’épicerie l’Alvéole située dans le bourg de Tournon d’Agenais ne propose que des produits locaux venant d’un rayon maximum de 30km. Un tel choix s’explique à la fois pour des raisons visant à proposer à la consommation des produits locaux mais aussi pour limiter les déplacements inhérents à l’activité de distribution. Ainsi, les a consommation de carburant nécessaire pour aller chercher les produits dans les fermes et les ramener à l’épicerie est scrutée avec soin.

Produire pour l’intérêt général

Aujourd’hui, les entreprises répondent à l’intérêt de leurs actionnaires (sociétés par actions), de leurs sociétaires (coopératives) ou de leurs membres (associations). Dans une perspective de dépassement du capitalisme, les entreprises ne peuvent plus se limiter à servir l’intérêt collectif mais doivent s’orienter vers l’intérêt général. C’est à dire orienter la production vers la réponse à des besoins authentiques de la population.

S’il paraît compliqué de définir normativement l’ensemble des activités relevant de l’intérêt général, des chercheurs du champ de la décroissance ont proposé une liste non-exhaustive des activités que l’on voudrait voir éclore, pérenniser et faire croître dans une perspective postcapitaliste. On y retrouve par exemple : l’agriculture biologique, les AMAPs, l’habitat participatif, les énergies renouvelables communautaires, les low-tech, les transports actifs, la finance éthique, les jardins partagés, le compostage, les licences libres, etc. De la même manière, des activités « insoutenables » à cause de leurs impacts sociaux et écologiques délétères ont été clairement identifiées : le luxe, la publicité, les énergies fossiles, la pétrochimie, l’industrie de l’armement, le nucléaire, l’aviation, etc. Il est sain de s’interroger sur le caractère non-démocratique d’un tel procédé. Néanmoins, ce travail s’appuie sur des connaissances solides. En effet, les moteurs du dépassement des limites planétaires sont bien établies par les travaux scientifiques. Et à partir de ces travaux, il paraît raisonnable d’identifier au moins les activités et les processus de production à exclure et d’ouvrir le reste au débat démocratique.

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) incarnent aujourd’hui – en partie – ce que signifie produire pour l’intérêt général en poursuivant une activité d’utilité sociale. Même si l’on pourrait débattre longtemps sur la manière dont cette utilité sociale est définie et par qui, l’ESS offre pléthore d’exemples d’entreprises qui viennent répondre à des besoins authentiques de la population. Par exemple, la coopérative Villages Vivants achète, rénove et loue des locaux en milieu rural à des collectifs qui lancent un café, une épicerie, une boulangerie ou encore une ressourcerie afin de recréer de l’activité et de la vie au cœur des villages. De son côté, l’association Hameaux Légers accompagne des collectifs souhaitant s’installer en habitat participatif réversible. Une forme d’habitat écologique qui ne laisse pas d’empreinte irréversible sur les sols ; et solidaire puisque l’installation en collectif permet de mutualiser des espaces de vie, de partager du temps en commun et de réduire les coûts d’accès à la propriété de l’habitat. Enfin, la société commerciale d’utilité sociale (agrément ESUS) La Charrette propose un service de mutualisation d’entreposage, de transport ou de distribution en circuit court à destination des producteurs agricoles.

Ancrer la gouvernance démocratique à l’échelle territoriale

Les entreprises du monde capitaliste obéissent à des logiques autoritaires et hiérarchiques en matière de gouvernance. Le postcapitalisme propose à l’inverse de réorganiser la société du « bas vers le haut » en s’appuyant sur l’ancrage territorial. Le pouvoir de décision est donc toujours donné en priorité à l’échelle la plus réduite du territoire. Les entreprises à visée postcapitaliste reflètent cet ancrage territorial dans leur gouvernance en incluant à la fois tous les acteurs de l’entreprise mais aussi ceux du territoire – et en priorité les habitants – dans leurs processus décisionnels.

Une belle illustration actuelle de cette gouvernance démocratique inclusive du territoire se retrouve dans le mode de fonctionnement des Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC). Il s’agit d’une forme de coopératives associant obligatoirement les salariés, les bénéficiaires et un troisième type d’associés. Quand les SCIC intègrent des associations d’habitants et/ou les collectivités locales dans leur gouvernance, on peut dire qu’elles incarnent à merveille les principes de la gouvernance démocratique territoriale. Par exemple, le quartier rural en transition de Lustrac est une SCIC qui opère un centre d’éco-construction en association avec la mairie de Trentels qui a mis à disposition le terrain sur lequel se déroule l’activité et participe à son fonctionnement. Plus encore, la SCIC Autonomie Énergétique du Plateau, créée à l’initiative des citoyens des environs des villages de Lacapelle-Cabanac et de Mauroux dans le Lot et Garonne, propose une auto-consommation énergétique collective à partir d’une production d’énergie solaire locale grâce à des panneaux photovoltaïques. Le projet est portée en collaboration et en gouvernance partagée entre les habitants et les institutions locales. Enfin, la SCIC Citiz, réseau d’autopartage présent dans 270 communes françaises, associe les utilisateurs, les salariés, les collectivités et partenaires locaux dans la gouvernance. La collaboration étroite avec les collectivités locales leur permet notamment de bénéficier de places de parking fixes pour leurs véhicules.

+30 000 SONT DÉJÀ INSCRITS

Rejoignez notre
newsletter

Une alerte pour chaque article mis en ligne, et une lettre hebdo chaque vendredi, avec un condensé de la semaine, des infographies, nos recos culturelles et des exclusivités.

Transformer la société à tous les étages

En plus de transformer leurs propres pratiques, les entreprises peuvent prendre part à la transformation sociale postcapitaliste de cinq autres manières.

Faire du lobbying d’intérêt général

Une première manière de transformer la société à l’échelle nationale ou Européenne passe par le lobbying (ou plaidoyer). Il s’agit d’influencer les décideurs politiques dans la fabrique de la loi en y défendant ses propres revendications. Les grandes entreprises sont connues pour leurs activités de lobbying organisées pour défendre leurs intérêts particuliers. Mais à l’inverse, certaines entreprises proposent d’utiliser le lobbying au service de l’intérêt général. Par exemple, l’association En Mode Climat, qui regroupe plus de 500 marques du textile en France, pratique une activité de plaidoyer pour que la mode réduise ses émissions de CO2. Très concrètement, l’association propose de réduire le volume de vêtements neufs vendus chaque année, de relocaliser l’industrie textile et de renforcer la réparation et le réemploi. Ces propositions ne sortent pas du chapeau de ses membres mais s’appuient sur des données scientifiques. Ce qui est marquant dans le cas du lobbying d’intérêt général, c’est que les revendications poussées peuvent venir brider les intérêts économiques particuliers de ses partisans. En effet, en limitant le volume de vêtements neufs vendus chaque année, les marques membres d’En Mode Climat vont à l’encontre de l’intérêt économique classique supposé d’une société commerciale, à savoir la maximisation de son profit. Même si ce positionnement peut s’entendre comme un argument marketing et que ces marques obéissent toujours à la logique du marché, elles font le choix de porter l’intérêt général avant leur intérêt économique propre.

Soutenir les mouvements sociaux

Une autre manière de transformer la société consiste à soutenir les mouvements sociaux qui sont engagés dans des luttes contre les projets écocidaires et/ou pour l’essor de projets « désirables » sous une diversité de formes. Premièrement, en affichant son soutien publiquement. Par exemple, l’entreprise de textile Missègle, installée dans le Tarn, a affiché son soutien aux collectifs en lutte contre le projet d’autoroute A69 et au projet alternatif porté par La voie est libre. Deuxièmement, en facilitant la participation de ses salariés aux rassemblements citoyens comme les manifestations. Par exemple, une entreprise peut fermer volontairement ses locaux lors d’une manifestation afin de permettre à ses salariés d’y participer librement, sans crainte d’être stigmatiser. Troisièmement, en venant financer directement les luttes.

Par exemple en contribuant financièrement à une caisse de grève. Quatrièmement, en alimentant matériellement des collectifs en désobéissance civile. Par exemple, en fournissant des produits alimentaires et de premières nécessités sur des zad ou à des ouvriers qui occupent leur usine. Enfin, il est également possible de faire pression sur des décideurs politiques locaux pour montrer que les acteurs du mouvement social ne sont pas seuls mais que le tissu économique local appuie leur démarche.

Proposer une offre accessible aux plus précaires

Une troisième manière de participer à la transformation sociale peut se faire par l’inclusion des personnes les plus précaires à l’offre proposée par l’entreprise. En effet, une entreprise – si elle souhaite avoir un compte de résultat équilibré – doit nécessairement adresser une demande solvable, c’est-à-dire des clients qui peuvent payer en échange de ses produits et services. Bien sûr, certaines entreprises peuvent proposer des biens et des services à un prix non rentable mais seulement à court-terme. À un moment donné, l’entreprise devra forcément générer plus de revenus que ses coûts si elle souhaite éviter la liquidation. Dès lors, une entreprise exclut nécessairement de son offre les populations les plus précaires, celles qui n’ont pas les moyens financiers de payer.

Néanmoins, certaines entreprises proposent une offre inclusive de ces populations. Par exemple, La maison du vélo propose à ses adhérents des ateliers de réparation gratuits assurés par des bénévoles de l’association. Mais aussi, des tarifs très réduits pour les populations éloignées de l’emploi. Par ailleurs, certaines entreprises, à l’instar de La buvette du climat, proposent une offre « suspendue ». Il s’agit de permettre à des clients qui en ont les moyens de payer un bien ou un service de l’entreprise en avance pour le bénéfice de personnes en situation de précarité.

Agir sur sa chaine de valeur pour en changer les pratiques

Une autre façon de participer à la transformation sociale depuis son entreprise consiste à agir directement sur les acteurs de sa chaine de valeur, c’est-à-dire ses clients, fournisseurs, investisseurs, concurrents, et partenaires pour faire évoluer leurs pratiques.

Une première tactique expérimentée par certaines entreprises consiste en l’intégration de certaines parties prenantes dans la gouvernance de l’entreprise. Par exemple, l’entreprise Laines Paysannes, qui produit des pièces textiles en laine (vêtements, chaussures, décorations, etc.) en Ariège à partir de laines achetées directement aux éleveurs locaux à un prix supérieur à celui du marché, a fait évoluer son statut associatif en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Ce nouveau statut leur permet de fédérer trois catégories de sociétaires dans la gouvernance de l’entreprise : les salariés, les producteurs de laine et les volontaires. Une seconde tactique expérimentée repose sur l’influence exercée sur les fournisseurs de l’entreprise pour faire évoluer leurs pratiques de production. Par exemple, en exigeant un certain nombre de règles exigeantes.

L’entreprise Cerf Vert, qui achète des terres forestières pour y assurer une gestion forestière durable et/ou une sanctuarisation de certaines parcelles pour préserver les sols et la biodiversité, agit de la sorte avec les acteurs locaux de la filière bois. Pour réaliser les récoltes de bois sans coupes rases, ils font appel à des bucherons locaux qui n’ont pas forcément cette culture. Néanmoins, en les intégrant dans leur chaine de valeur et en leur imposant des pratiques plus durables, ils espèrent influencer leurs pratiques à moyen terme.

Une troisième tactique vise à cibler directement les pratiques de consommation des clients finaux. Par exemple, le supermarché participatif Chouette Coop à Toulouse propose à ses coopérateurs une offre de produits alimentaires locaux, respectueux de l’environnement et acheminés en circuits courts à un prix juste pour les producteurs. Afin d’engager les coopérateurs dans une démarche qui dépasse le statut de consommateur, les coopérateurs participent à la gouvernance de l’entreprise selon des règles démocratiques et réalisent mensuellement trois heures de travail bénévole pour faire fonctionner le supermarché. Enfin, une autre tactique vient défier le pouvoir des investisseurs en attirant une partie des capitaux investis vers des projets « désirables » et peu rentables financièrement. Par exemple, l’entreprise Fermes en vie, qui achète des terres agricoles pour y installer des paysans en agroécologie, attire l’épargne de particuliers et d’institutionnels grâce à la réduction fiscale permise par son agrément ESUS et malgré la rentabilité plus faible promise par rapport aux moyennes du marché. Ainsi, grâce à sa collecte de fonds, l’entreprise détourne une partie de l’épargne disponible des marchés financiers vers la création de fermes agroécologiques.

Essaimer sur le territoire

Enfin, une ultime manière de participer à la transformation sociale en tant qu’entreprise repose sur l’essaimage de son activité. C’est-à-dire en favorisant l’essor et la pérennité d’activités similaires sur d’autres territoires. Si l’essaimage dans le capitalisme consiste surtout à établir des filiales et à multiplier les activités de la même entreprise partout sur le territoire via le système des franchises à l’instar d’entreprises comme Mc Donald dont l’histoire et le développement est bien mis en scène dans le film Le fondateur, l’essaimage postcapitaliste obéit à un objectif d’intérêt général. Il s’inscrit en soutien de groupes, collectifs, organisations qui souhaitent par eux-mêmes développer une activité similaire sur leur territoire. Par exemple, c’est ce que fait le réseau AMAP Midi-Pyrénées en aidant à la constitution de nouvelles AMAPs sur le territoire occitan. D’une part, en facilitant la rencontre entre des mangeurs et un paysan, puis d’autre part en outillant l’organisation des collectifs formés.

Conclusion

Ainsi, il existe une multitude de manières de participer à la transformation sociale postcapitaliste depuis les entreprises. Néanmoins, pour sérieusement participer à la construction d’un monde plus juste et plus sain, il est urgent que les entreprises interrogent leurs activités productives au regard de la sobriété, de l’intérêt général et de la gouvernance démocratique. Et le cas échéant, si la transformation ou la redirection n’est pas possible, accepter la nécessaire fermeture de l’entreprise.

PLUS QUE 3 JOURS

0

5000

objectif 5000 soutiens mensuels

Municipales 2026, Présidentielle 2027 : Nous entrons dans 18 mois de propagande médiatique, de banalisation de l’extrême droite et de diabolisation de tout ce qui est à gauche. Chez Bon Pote, nous ne laisserons rien passer.

Si 2% de nos lectrices et lecteurs nous soutenaient chaque mois de seulement quelques euros, Bon Pote pourrait recruter, multiplier son impact, et surtout imposer l’écologie dans les débats.

POUR ALLER PLUS LOIN

Envie de creuser le sujet ? Cet article pourrait vous intéresser !

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Un média sans IA générative

Bon Pote fait le choix de n'utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.

Sommaire
Auteur
Jean-Philippe Decka
Jean-philippe Decka est docteur en sciences de gestion et chercheur associé au Centre de Recherche en Gestion de l’Ecole polytechnique. Il travaille sur les stratégies de transformation sociale postcapitaliste depuis les entreprises.

Article 100% financé par ses lecteurs​

Bon Pote est 100% gratuit et sans pub. Nous soutenir, c’est aider à garder cet espace d’information libre pour tous.

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

PARCOURS THÉMATIQUE

soutenez-nous pour de l’information à la hauteur des enjeux climatiques

Bonpote est un média 100% indépendant, en accès libre et repose entièrement sur le soutien de ses lecteurs.

À lire également

Menu

ARTICLES

Les plus récents

Infographies

Les dons sont déductibles d'impôts

Soutenez notre indépendance !

Bonpote est 100% financé par ses lecteurs, rejoignez nos bons potes.

OUTILS

BONPOTE

Nous soutenir

Nous contacter

À propos

reçevez notre
lettre hebdomadaire

Un rendez-vous hebdomadaire avec un article phare, une infographie, les temps forts de la semaine et nos suggestions culture