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Autoroute A69 : doit-on risquer sa vie pour se faire entendre ?

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Alors que le sujet de l’autoroute A69 manquait de visibilité ces derniers mois et dernières semaines, tout s’est accéléré depuis le 1er septembre et le début de la grève de la faim de Thomas Brail, fondateur du Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA), soutenu et accompagné par d’autres “écureuils”, eux aussi en grève de la faim.

Pour une fois, le sujet a très bien été relayé par les médias mainstream, et a bénéficié d’une excellente couverture du Monde, de Reporterre, de FranceInfo, etc. Des mois de combat contre ce projet d’un autre siècle, dont le chantier a démarré en arrachant des arbres de nuit, en dégageant de force les militant(e)s sur place qui tentaient autant que possible de ralentir le désastre.

Si presque tout a été dit sur les conséquences environnementales de l’autoroute A69, il semble qu’une fois encore, le problème n’est pas un déficit d’information. Les tenants du business as usual ont encore une fois répondu présent. Mensonges politiques, presse conservatrice qui multiplie les attaques ad hominem sur les militant(e)s, et un gouvernement qui ignore totalement les scientifiques. La question est simple : doit-on aujourd’hui risquer sa vie pour que le gouvernement respecte les scientifiques et notre avenir ?

Les conséquences néfastes du projet d’autoroute A69

Les conséquences environnementales du projet d’autoroute A69 sont multiples. Premièrement, la coupe d’arbres par centaines, dont certains sont centenaires. Les promoteurs de l’A69 ont beau répéter que le projet sera “compensé”, nous verrons qu’il est en réalité faux de dire que couper un arbre pour en planter 5 autres permet de compenser cette coupe.

L’artificialisation des sols, avec des terres agricoles détruites, va accélérer un peu plus l’effondrement de la biodiversité. Face aux objectifs que la France s’est fixée (SNBC2 et Zéro Artificialisation Nette), aucun(e) scientifique ne justifiera ou validera ce projet qui mènera à la disparition de nombreux hectares de terres arables et de zones humides.

Enfin, que ce soit bien clair : construire une autoroute augmente les émissions de CO2. Les études scientifiques le démontrent, l’autorité environnementale critique le projet, c’est un consensus et aucune étude sérieuse ne réfute ce fait. Un article complet a déjà été écrit sur Bon Pote sur le sujet.

Manifestation Autoroute A69; Avril 2023. Crédit C Cassou
Manifestation Autoroute A69; Avril 2023. Crédit C Cassou

Alors que la France doit réduire ses émissions de GES au moins 2,5 fois plus vite et que les émissions des transports en France ont augmenté de 2% en 2022, ce projet est à l’encontre des objectifs, une erreur au service de la voiture individuelle qui nous verrouille directement ou indirectement dans les énergies fossiles et ne nous permet pas de repenser notre mobilité.

Tout cela bien sûr, pour gagner environ 30 minutes de trajet et des bénéfices économiques plus que discutables. Gagner du temps, et accélérer le réchauffement climatique et participer à l’effondrement de la biodiversité.

Thomas Brail et les écureuils en grève de la faim

L’opposition au projet a depuis le début eu plusieurs formes. Au-delà des milliers de personnes mobilisées, c’est probablement la grève de la faim de Thomas Brail et les autres écureuils qui a accéléré l’attrait médiatique autour de l’autoroute A69. Leur revendication ? La suspension des travaux de l’A69 jusqu’à ce que les recours soient purgés.

Les soutiens se sont multipliés depuis dix jours, de l’actrice Mélanie Laurent, à l’ancien député Cédric Villani, jusqu’à la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Toutes et tous soutiennent le combat de Thomas et la suspension des travaux, Valérie Masson-Delmotte appelant à “trouver une sortie par le haut de cette situation”.

Valerie Masson Delmotte et Thomas Brail, suspendus à plus de 15m devant le ministère de la transition écologique Crédit  : Twitter Valérie Masson Delmotte
Valerie Masson Delmotte et Thomas Brail, suspendus à plus de 15m devant le ministère de la transition écologique Crédit : Twitter Valérie Masson Delmotte

Très affaibli et après plus de trois semaines en grève de la faim, Thomas Brail a été délogé par la police à l’aube dimanche 24 septembre et transporté à l’hôpital où il est encore au moment où j’écris ces lignes. S’il bénéficie de la plus importante couverture médiatique, il ne faut pas oublier les autres personnes en grève de la faim, qui risquent également leur vie pour arrêter ce projet d’un autre siècle.

De 21 à 68 ans, ces activistes démontrent encore une fois que lutter n’est pas une question d’âge et que nous n’atteindrons jamais nos objectifs climatiques et environnementaux sans l’aide de toutes les générations.

L'autoroute A69 et les personnes en grève de la faim pour demander l'arrêt du projet
Crédit photo : La voie est libre

L’autoroute A69 divise la classe politique

Le projet d’autoroute A69 a été un vrai révélateur des engagements des différents partis politiques. La NUPES a dans son ensemble défendu les activistes et demandé que le projet soit suspendu. Le gouvernement, la droite et l’extrême droite soutiennent le projet ou n’en parlent pas, ce qui ne surprendra personne puisque ces deux derniers ont encore des climatosceptiques dans leurs rangs.

En revanche, et c’est bien plus “surprenant”, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, et le parti socialiste ont, eux, gardé le silence. Le parti socialiste, si prompt habituellement à expliquer que leur parti a la meilleure offre écologique, fait preuve ici d’un silence assourdissant. Probablement car Carole Delga (Présidente du conseil régional d’Occitanie) est aux premières loges du projet d’autoroute A69 et que les convictions écologiques de certain(e)s s’arrêtent là où les intérêts politiques commencent.

Si l’efficacité des méthodes des activistes climat est toujours questionnable, les interpellations de Thomas Brail ont fonctionné et les différents politiques interpelés, à l’exception d’Emmanuel Macron, ont toutes et tous répondu. La réponse est sensiblement toujours la même, de Carole Delga à Clément Beaune, et nous pourrions la résumer comme ceci : “j’entends ce que vous dites, oui ok la science, mais nous allons continuer quand même.”

Mensonge et greenwashing du ministre des transports Clément Beaune

Personne ne sera surpris d’entendre ou de lire qu’une fois encore, le débat a été entaché de mensonges politiques et d’une presse conservatrice toujours prête à défendre l’indéfendable.

Rappelez-vous, c’était en septembre 2019. Emmanuel Macron avait alors déclaré “on ne peut pas prétendre lutter contre le réchauffement climatique et continuer à financer des infrastructures, en France ou à l’étranger, qui augmentent les émissions de CO2”.

A nouveau, une promesse non tenue d’Emmanuel Macron. Le projet d’autoroute A69 est évalué à 530 millions d’euros, dont 23 millions d’euros de subventions publiques. Qui aurait pu prédire que le président de la République allait encore mentir ? Cela n’a en tout cas pas échappé au Haut Conseil pour le Climat, qui rappelle que le gouvernement Macron a subventionné des dizaines de milliards d’euros d’énergies fossiles depuis 2021, dont plusieurs infrastructures nous enfermant dans les énergies fossiles.

Clément Beaune, menteur compulsif

A l’instar de Carole Delga, le ministre des transports Clément Beaune a également reçu Thomas Brail le 19 septembre. «Cet homme est sincère, je respecte son combat pour l’écologie et la protection de la biodiversité», précise Clément Beaune à Libération, malgré «les divergences sur le fond».

Mais le plus scandaleux, c’est que le ministre a évoqué la compensation de chaque arbre abattu par 5 arbres plantés. Sauf si le ministre est stupide ou mal informé, il sait pertinemment qu’il est impossible de compenser comme cela, et que jamais un arbre centenaire ne sera “compensable”.

L’écologue Sophie Leguil résume parfaitement pourquoi les propos du ministre sont trompeurs : “la compensation écologique sur les grands projets d’infrastructure n’est qu’un outil mathématique qui permet de se donner bonne conscience et de faire taire les opposants. Cela fait des années qu’on la pratique, en France et ailleurs, sans réduction du déclin de la biodiversité”. Cette compensation écologique est également critiquée par les 200 scientifiques de l’Atécopol, qui demandent l’arrêt immédiat des travaux de l’A69.

Quel choix reste-t-il ?

Résumons la situation. Le projet d’autoroute A69 est un désastre environnemental et présente des avantages économiques plus que discutables. Il est à rebours des objectifs climatiques de la France et enfermerait le pays un peu plus dans une dépendance aux énergies fossiles dont nous devons sortir le plus rapidement possible, et bien plus rapidement qu’actuellement.

Les scientifiques ont été plusieurs à s’exprimer publiquement, à venir soutenir physiquement Thomas Brail et les autres personnes en grève de la faim. Plusieurs autrices et auteurs du GIEC soutiennent la suspension des travaux, voire l’arrêt définitif des travaux.

Pour quel résultat ? Que les promoteurs du projet et le gouvernement ignorent totalement les scientifiques. “Tout ça pour au final être trop souvent magistralement ignoré ou pire, prétendre tenir compte de la science alors que ce n’est pas le cas, faire semblant de faire, ou bien encore instiller le doute dans les résultats de manière sournoise et indirecte“, a déclaré Christophe Cassou, auteur principal du dernier rapport du GIEC.

Dos au mur

Jusqu’à aujourd’hui, tous les moyens légaux et non violents ont été tentés. Quelle réponse le gouvernement a donné ? Le mépris des citoyens et des scientifiques, en ignorant leurs appels et en laissant le projet de l’autoroute A69 se poursuivre. Le constat est bien souvent le même. Les marches et appels pacifistes sont ignorés. Les grèves de la faim sont efficaces pour interpeler, comme l’ont prouvé Guillermo Fernandez et Thomas Brail, mais le résultat est le même : le statu quo.

Il ne reste alors qu’une seule solution, qu’un seul choix possible : la désobéissance civile. C’est très exactement ce que fait le gouvernement ici en mentant aux Français mais en ignorant les travaux scientifiques qui expliquent que l’autoroute A69 est un désastre environnemental. Là encore, celles et ceux qui défendront légitimement l’arrêt des travaux de l’A69 seront criminalisé(e)s et comparé(e)s à des éco-terroristes, quand les gentils “écologistes pragmatiques” défendant le projet seront eux du bon côté de la barrière.

Le droit actuel protège et permet des activités mortifères et ne permet pas par conséquent de rester dans l’Accord de Paris. Le droit actuel condamne à mort une partie de l’humanité. Doit-on considérer le droit actuel comme juste, ou la désobéissance civile devient-elle une légitime défense ? Le débat sur l’activisme “contre-productif” est à nouveau ouvert :

Il ne faut se faire aucune illusion. Que vous soyez pour ou contre, les actions dites radicales ne s’arrêteront pas tant qu’aucun changement de système ne sera enclenché. Le système changera, ou se défendra comme il peut, en augmentant la répression sur les activistes et scientifiques qui participent à des actions non-violentes. Il est également certain que les formes d’activisme évolueront et doivent évoluer, si leurs actions souhaitent éviter un effet de lassitude. Jeter de la soupe sur un tableau a eu un écho international la première fois, il est probable que la même action n’ait plus jamais la même couverture médiatique.

Bonus : comment agir pour lutter contre l’autoroute A69 ?

Les moyens d’agir pour lutter contre l’autoroute A69 sont multiples et à la portée de tout le monde. Pour un débat public de meilleure qualité, comme suggéré par Arnaud Gossement, avocat et spécialiste du droit environnemental, il faut tout d’abord qu’une information juste et sourcée soit connue du plus grand nombre. Le présent article devrait répondre aux principales questions et ordres de grandeur, à partager autant que possible.

Vous pouvez également contacter et soutenir sur les réseaux sociaux les collectifs GNSA, La voie est libre et XR Toulouse. De nombreuses personnes soutiennent l’arrêt des travaux de l’A69 depuis de nombreux mois, n’hésitez pas à demander comment les soutenir au mieux. Il existe également un projet positif et régénérateur face au désastre écologique du projet A69 qui mériterait plus de visibilité.

Les enjeux sont de taille. Des centaines de millions d’euros, un risque de ZAD et de perte de crédibilité politique, de Carole Delga au gouvernement Macron.

Bravo aux personnes qui luttent sur place et partout en France. L’histoire jugera durement ces politiques qui utilisent la force sur celles et ceux qui défendent le vivant. Cette autoroute ne doit pas voir le jour, et si le gouvernement ignore la science, il est probable que certaines personnes ignorent la loi. C’est une question de survie.

POUR ALLER PLUS LOIN

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23 Responses

  1. Vous dites que le gouvernement ignore les scientifiques.
    Mais vous avez défendu les émeutes alors que le Giec dit que chaque tonne de CO2 compte.
    Donc, on écoute les scientifiques quand ca nous arrange.

  2. Bonjour a tous,
    Il y a aussi un projet similaire de 4 voies ou 6 voies dans le Val d’Oise. Il s’agit du projet d’avenue du Parisis/BIP.
    Les riverains et communes qui doivent être traversées ne veulent pas de ce projet car il n’est pas nécessaire.
    Il serait plus logique de créer des voies douces pour les vélos entre ces communes.

    1. Je viens de l’apprendre grâce à vous. C’est effarant. Après, le culte de la voiture domine largement dans le Val d’Oise, donc ca n’a rien d’étonnant.

  3. Témoignage d’ami.e.s qui sont de ce territoire : la route actuelle est très bien.Il n’y a jamais eu d’impérieuse nécessité de l’agrandir !

  4. Toujours plus vite, plus grand, plus gros, plus loin. Voilà la raison pour laquelle la lutte contre le changement climatique ne se fera jamais, sauf à la marge. Dans l’article, il est brièvement soulevé la question de changer de système. C’est bien la seule issue possible ; mais peu de gens veulent entendre raison. Pendant qu’un banquet indécent à Versailles est glorifié, des gens « ordinaires » refusent de manger pour sauver quelques platanes, dans l’indifférence presque générale. Cette société ressemble à un junkie.

  5. quel solution demande l’article ?
    – mieux choisir sa cible : sauvons les arbres est contre-productif (n’importe qui a déjà vu un arbre mort naturellement et beaucoup ne voit pas le problème de couper-replanter, donc n’arriveront pas à soutenir la cause)
    – mieux communiquer, perso si je dois transmette une url expliquant le problème à quelqu’un, je ne vois pas laquelle lui donner. le post twitter résume les 4 arguments pro et parle de détailler le 4ieme mais pour mr tout le monde, c’est pas 160 caractères qui permettent de rejoindre une cause.
    Une Autre Voie est très bien fait mais il est axé solution alternative, il n’est pas axé “démontage des arguments pour l’autoroute”. à la limite certaines personne pourraient même être pro-autoroute et pro-project alternatif (rien n’empêche de faire une vélo route, des champs bio, etc à coté de l’autoroute, le choix n’est pas l’un ou l’autre)
    – encourager les politiciens à faire des solutions plus crédibles au lieu de solution populiste (par ex la solution aux gilets jaunes est inaudible, la majorité des programmes irréalistes) et s’indigner à chaque fake-news, promesse bidon, … encourager les journalistes à être plus professionnel dans le traitement de tel infos (perso un débat ou un interview ne devrait pas être publié sans une vérification des affirmations à propos des faits, il y a trop de mensonges dans la presse)
    – mieux voter voir voter tout court
    – évidement je comprend que certains sont en route vers Extinction Rébellion ou assimilé, je m’étonne même qu’il n’y ai pas plus d’impact physique contre l’écocide

  6. Vous écrivez “Face aux objectifs que la France s’est fixée…”. L’accord correct du participe passé serait “Face aux objectifs que la France s’est fixés”.

    1. Plus exactement “face aux objectifs que la France s’est fixée”. C’est la France qui SE fixE des objectifs, pas les objectifs qui se fixENT

  7. Le gros problème de base de cette autoroute, c’est que la France est une démocratie.
    Et que la majorité est pour cette autoroute.
    Que ce soit bien ou pas bien n’est pas le problème. L’important, c’est l’avis de la majorité.

    Ou alors, on n’est plus en démocratie.

    1. qu’est-ce qui vous fait dire que la majorité est pour cette autoroute ?
      j’aurais plutot dit : la majorité des parlementaires élus par la minorité votante sont dans des (un) parti dont le chef est pour cette autoroute
      cette démocratie (comme beaucoup d’autres) ressemble beaucoup plus à une particratie voir à un présidentcratie. la différence avec une dictature est qu’effectivement il a été élu (comme d’autres dictateur) et qu’il devrait y avoir une élection à la fin de son mandat (ce qui n’est pas le cas pour les autres dictateur).
      l’autre problème est l’irresponsabilité politique dans le sens judiciaire : un candidat peux se faire élire en promettant A et faire l’inverse une fois élu
      le dernier problème est que depuis des années, les élections sont une partie de poker menteur : on ne dit plus la réalité, on dit ce qu’on pense nécessaire pour se faire élire (par ex un programme économique irréaliste) ces fake-news ou fausses promesses (qui ne sont pas systématiquement jetté par les journalisent) nuisent gravement à la démocratie parce que le peuple n’a aucun moyen d’être expert en tout pour réaliser sur quoi de réel porte leur vote: votez pour moi, je diminuerai vos impots, le plein emploi pour tous avec hause de salaire, ultra-vert, diminution de la dette et en plus je sort vos poubelles… c’est une mascarade même s’il reste des règles démocratiques sous-jacente

  8. Bonjour, plus une question qu’un commentaire : vous indiquez que planter 5 arbres par arbre coupé ne fait pas compensation, pouvez vous expliquer plus précisément la raison ? Merci

    1. je partage cette interrogation, d’autant que la citation dans l’article ne parle de compenser mais dit “on va réduire encore l’emprise (empreinte ?) environnementale, il y aura 5x + d’arbres replantés qu’abattus” et ne parle pas de compensation

      il y a plusieurs niveaux :
      niveau carbone, si on coupe un arbre, qu’on utilise son bois pour la construction, qu’on replante derrière, au final, peu importe l’échéance retenue, si on néglige le fossile du transport, on est toujours à 0 ou en positif niveaau stockage carbone

      si on coupe l’arbre, on le brûle, on en replante 5, pendant les 50 ans à venir, il y a plus de co2 dans l’atmosphère qu’avant, d’ici moins de 50 ans les 5 arbre aura été coupé-brulé (et on relarge donc le carbone pour un nouveau cycle) ou feu de foret (ce qui réduit à la compensation voulue). aux échéances courtes et moyennes, on a un rejet net de carbone, même en plantant 5 arbres. il faut atteindre une 50ainne d’année (variable selon les espèces) pour que le rejet initial soie réaborbé et qu’un stockage supplémentaire soie fait. comme il est aussi possible de planter 5 arbres sans couper le premier, c’est pas l’abbatage du premier qui est responsable du gain dans 100 ans.
      si on coupe l’arbre pour artificialiser la zone (c’est le but ici) et qu’on en plante 5 dans une zone qui était déjà non artificialisé (c’est sûrement le but ici, personne ne parle de détruire la nationale pour compenser), on a augmenté la surface artificialisée. planter 5 arbres ou 1 ne change rien au problème, c’est comme dit “tel élève a un problème en français alors on va faire x5 pour les heures d’enseignement de l’anglais”

      c’est pour cela que malgré ma sympathie pour la cause, je trouve que le choix “défendons les arbres” est une choix malheureux, voir très mauvaise, voir contreproductif : dans la nature aussi, il y a des arbres qui meurent naturellement, y compris des arbres centenaires, ce n’est pas cela le vrai problème.
      les vrais problèmes est l’artificialisation supplémentaire, la qualité (au sens biodiversité) médiocre de 5 jeunes arbres comparé à la zone d’origine, la promotion du tout fossile, le fait que la solution n’est que temporaire alors que les dégâts sont permanent, la dépense d’énergie (tant humaine que kWh et baril de pétrole) pour une raison contre-productive alors qu’on a urgemment besoin de concentrer les efforts sur les vrais solutions (par ex l’isolation massive du parc immobilier avec des isolants biosourcé)

      1. Ces arbres, ce n’est pas seulement du carbone, c’est aussi une captation de carbone (que nous avons besoin aujourd’hui et de sa grande quantité de captation dû à son GRAND FEUILLAGE et non cinq arbres dans plusieurs décénnies) et aussi permettent :
        – de faire de l’ombre sur le sol (sol moins sec pour des plantes en-dessous qui fleurissent et des abeilles peuvent vivre),
        – de l’évaporation d’eau par ses feuillages ainsi rafraîchir l’air
        – aux oiseaux de nidifier (qui sont susceptibles de manger des insectes évitant leur prolifération au lieu d’utiliser un produit chimique.
        etc

        1. pour la biodiversité (ombre, évaporation, oiseau) vous avez raison, c’est bien pour cela qu’il faut aussi en finir avec les coupes rases au profit de coupe très dispersée

          mais pour la captation du carbone, elle a lieu dans la phase de croissance, un arbre mature ne stocke quasi pas de carbone supplémentaire, donc sur ce point, le couper pour la construction ou l’ameublement et en planter un autre à la place, permet de stocker du carbone supplémentaire dans le nouvel arbre.
          d’autant que si vous ne le faite pas, l’alternative est la construction béton et l’ameublement plastique, émetteur indiscutable. l’éviter avec le bois noble est donc doublement gagnant.

          1. Comment sait-on qu’un arbre est mature ? Les arbres sont interconnectés par un réseau de champignons avec leur “progétures” et leur semblables ainsi que certains autres arbres. Même s’il ne stocke pas lui-même, il semblerait d’après cet article de Forestopic (https://www.forestopic.com/fr/foret/sciences-et-recherche/328-les-arbres-s-echangent-du-carbone-entre-eux) qu’il en distribue aux autres arbres, les aidant alors dans leur croissance. Alors dans ce cas, ne serait-il pas mieux de planter de jeunes arbres près de celui-ci ?

            De plus, devrions-nous pas uniquement nous focaliser sur le Co2 ? Le dérèglement climatique est dû aussi à plusieurs facteurs.

            Je suis d’accord que l’utilisation de bois est préférable qu’aux constructions béton tout azimut. Il y a un équilibre à essayer d’avoir ainsi que de ne pas construire tout azimut aussi, ou de fabrication d’objets non nécessaire en bois.

    2. Parce que les arbres centenaires coupés n’ont probablement pas été « conduits » pour faire du bois de charpente et seront par conséquent utilisés comme bois de chauffage, relâchant ainsi une quantité de CO2 que cinq petits jeunes arbres ne pourront jamais absorber… avant 100 ans.

      1. il n’y a pas que la charpente qui permet de stocker du bois 🙂 la menuiserie par ex. même le biochar me semble préférable à l’arbre “intouchable par l’homme jusqu’à sa mort naturelle”

    3. Parce que Francis Hallé , immense spécialiste des arbres , nous le dit , extraits : C’est à partir de ce qui était déjà sa conviction depuis le Radeau des cimes que Francis Hallé réitère en 2011 son Plaidoyer pour l’arbre, en explicitant à l’intention des élus et de tous les décideurs en matière d’aménagement du territoire :
      « Dix jeunes arbres ne remplacent pas un vieux : un quart de siècle au moins sera nécessaire avant que la dépollution atmosphérique ne retrouve son niveau initial ; en attendant, toute une génération de jeunes urbains va devoir vivre sous un “ciel de pétrole“. » Marie-Paule Nougaret, La Cité des plantes : en ville au temps des pollutions, Actes-Sud, 2010, citée par Francis Hallé, Du bon usage des arbres – Un plaidoyer à l’intention des élus et des énarques, Actes-Sud, 2011 « L’abattage d’un Ramin, d’une Angélique ou d’un Moabi réduit les surfaces d’échanges biologiques de la planète de 200 hectares ; rien d’étonnant que le climat s’en ressente, surtout si le chantier abat quatre-vingts arbres dans sa journée. Bien entendu, aucun être vivant n’approche, même de très loin, les surfaces d’échange d’un grand arbre ” Francis Hallé

      1. c’est vrai qu’un arbre adulte rempli des fonctions de dépollution que 5 jeunes arbres ne rempliront pas avant très longtemps.
        c’est encore plus vrai en ville.
        alors c’est quoi l’alternative au bois construction ?
        ma chaise centenaire été endommagé, je répare avec du plastique ? mon enfant aura bientôt besoin d’un lit plus grand, avec quoi faut-il le fabriquer dans cette vision de l’arbre intouchable ?
        je suis pas sur qu’on pollue moins en ayant un arbre et une chaise plastique comparé à avoir avoir une chaise bois nécessitant une coupe de 1% des arbres d’une parcelle par an
        idem si on compare un logement “maison passive” dont lisolation est faite de laine de bois comparé à un logement passoire énergétique ou à un logement isolation pétrochimique.
        pour moi, il y a bien mieux que l’arbre qui dépollue : moins polluer en amont !

        1. Ma réponse, où je cite Francis Hallé , est une réponse à ce commentaire/question , et seulement à ce commentaire : ” Joel PELCE 25 September 2023

          Bonjour, plus une question qu’un commentaire : vous indiquez que planter 5 arbres par arbre coupé ne fait pas compensation, pouvez vous expliquer plus précisément la raison ? Merci ” .

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Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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23 Responses

  1. Vous dites que le gouvernement ignore les scientifiques.
    Mais vous avez défendu les émeutes alors que le Giec dit que chaque tonne de CO2 compte.
    Donc, on écoute les scientifiques quand ca nous arrange.

  2. Bonjour a tous,
    Il y a aussi un projet similaire de 4 voies ou 6 voies dans le Val d’Oise. Il s’agit du projet d’avenue du Parisis/BIP.
    Les riverains et communes qui doivent être traversées ne veulent pas de ce projet car il n’est pas nécessaire.
    Il serait plus logique de créer des voies douces pour les vélos entre ces communes.

    1. Je viens de l’apprendre grâce à vous. C’est effarant. Après, le culte de la voiture domine largement dans le Val d’Oise, donc ca n’a rien d’étonnant.

  3. Témoignage d’ami.e.s qui sont de ce territoire : la route actuelle est très bien.Il n’y a jamais eu d’impérieuse nécessité de l’agrandir !

  4. Toujours plus vite, plus grand, plus gros, plus loin. Voilà la raison pour laquelle la lutte contre le changement climatique ne se fera jamais, sauf à la marge. Dans l’article, il est brièvement soulevé la question de changer de système. C’est bien la seule issue possible ; mais peu de gens veulent entendre raison. Pendant qu’un banquet indécent à Versailles est glorifié, des gens « ordinaires » refusent de manger pour sauver quelques platanes, dans l’indifférence presque générale. Cette société ressemble à un junkie.

  5. quel solution demande l’article ?
    – mieux choisir sa cible : sauvons les arbres est contre-productif (n’importe qui a déjà vu un arbre mort naturellement et beaucoup ne voit pas le problème de couper-replanter, donc n’arriveront pas à soutenir la cause)
    – mieux communiquer, perso si je dois transmette une url expliquant le problème à quelqu’un, je ne vois pas laquelle lui donner. le post twitter résume les 4 arguments pro et parle de détailler le 4ieme mais pour mr tout le monde, c’est pas 160 caractères qui permettent de rejoindre une cause.
    Une Autre Voie est très bien fait mais il est axé solution alternative, il n’est pas axé “démontage des arguments pour l’autoroute”. à la limite certaines personne pourraient même être pro-autoroute et pro-project alternatif (rien n’empêche de faire une vélo route, des champs bio, etc à coté de l’autoroute, le choix n’est pas l’un ou l’autre)
    – encourager les politiciens à faire des solutions plus crédibles au lieu de solution populiste (par ex la solution aux gilets jaunes est inaudible, la majorité des programmes irréalistes) et s’indigner à chaque fake-news, promesse bidon, … encourager les journalistes à être plus professionnel dans le traitement de tel infos (perso un débat ou un interview ne devrait pas être publié sans une vérification des affirmations à propos des faits, il y a trop de mensonges dans la presse)
    – mieux voter voir voter tout court
    – évidement je comprend que certains sont en route vers Extinction Rébellion ou assimilé, je m’étonne même qu’il n’y ai pas plus d’impact physique contre l’écocide

  6. Vous écrivez “Face aux objectifs que la France s’est fixée…”. L’accord correct du participe passé serait “Face aux objectifs que la France s’est fixés”.

    1. Plus exactement “face aux objectifs que la France s’est fixée”. C’est la France qui SE fixE des objectifs, pas les objectifs qui se fixENT

  7. Le gros problème de base de cette autoroute, c’est que la France est une démocratie.
    Et que la majorité est pour cette autoroute.
    Que ce soit bien ou pas bien n’est pas le problème. L’important, c’est l’avis de la majorité.

    Ou alors, on n’est plus en démocratie.

    1. qu’est-ce qui vous fait dire que la majorité est pour cette autoroute ?
      j’aurais plutot dit : la majorité des parlementaires élus par la minorité votante sont dans des (un) parti dont le chef est pour cette autoroute
      cette démocratie (comme beaucoup d’autres) ressemble beaucoup plus à une particratie voir à un présidentcratie. la différence avec une dictature est qu’effectivement il a été élu (comme d’autres dictateur) et qu’il devrait y avoir une élection à la fin de son mandat (ce qui n’est pas le cas pour les autres dictateur).
      l’autre problème est l’irresponsabilité politique dans le sens judiciaire : un candidat peux se faire élire en promettant A et faire l’inverse une fois élu
      le dernier problème est que depuis des années, les élections sont une partie de poker menteur : on ne dit plus la réalité, on dit ce qu’on pense nécessaire pour se faire élire (par ex un programme économique irréaliste) ces fake-news ou fausses promesses (qui ne sont pas systématiquement jetté par les journalisent) nuisent gravement à la démocratie parce que le peuple n’a aucun moyen d’être expert en tout pour réaliser sur quoi de réel porte leur vote: votez pour moi, je diminuerai vos impots, le plein emploi pour tous avec hause de salaire, ultra-vert, diminution de la dette et en plus je sort vos poubelles… c’est une mascarade même s’il reste des règles démocratiques sous-jacente

  8. Bonjour, plus une question qu’un commentaire : vous indiquez que planter 5 arbres par arbre coupé ne fait pas compensation, pouvez vous expliquer plus précisément la raison ? Merci

    1. je partage cette interrogation, d’autant que la citation dans l’article ne parle de compenser mais dit “on va réduire encore l’emprise (empreinte ?) environnementale, il y aura 5x + d’arbres replantés qu’abattus” et ne parle pas de compensation

      il y a plusieurs niveaux :
      niveau carbone, si on coupe un arbre, qu’on utilise son bois pour la construction, qu’on replante derrière, au final, peu importe l’échéance retenue, si on néglige le fossile du transport, on est toujours à 0 ou en positif niveaau stockage carbone

      si on coupe l’arbre, on le brûle, on en replante 5, pendant les 50 ans à venir, il y a plus de co2 dans l’atmosphère qu’avant, d’ici moins de 50 ans les 5 arbre aura été coupé-brulé (et on relarge donc le carbone pour un nouveau cycle) ou feu de foret (ce qui réduit à la compensation voulue). aux échéances courtes et moyennes, on a un rejet net de carbone, même en plantant 5 arbres. il faut atteindre une 50ainne d’année (variable selon les espèces) pour que le rejet initial soie réaborbé et qu’un stockage supplémentaire soie fait. comme il est aussi possible de planter 5 arbres sans couper le premier, c’est pas l’abbatage du premier qui est responsable du gain dans 100 ans.
      si on coupe l’arbre pour artificialiser la zone (c’est le but ici) et qu’on en plante 5 dans une zone qui était déjà non artificialisé (c’est sûrement le but ici, personne ne parle de détruire la nationale pour compenser), on a augmenté la surface artificialisée. planter 5 arbres ou 1 ne change rien au problème, c’est comme dit “tel élève a un problème en français alors on va faire x5 pour les heures d’enseignement de l’anglais”

      c’est pour cela que malgré ma sympathie pour la cause, je trouve que le choix “défendons les arbres” est une choix malheureux, voir très mauvaise, voir contreproductif : dans la nature aussi, il y a des arbres qui meurent naturellement, y compris des arbres centenaires, ce n’est pas cela le vrai problème.
      les vrais problèmes est l’artificialisation supplémentaire, la qualité (au sens biodiversité) médiocre de 5 jeunes arbres comparé à la zone d’origine, la promotion du tout fossile, le fait que la solution n’est que temporaire alors que les dégâts sont permanent, la dépense d’énergie (tant humaine que kWh et baril de pétrole) pour une raison contre-productive alors qu’on a urgemment besoin de concentrer les efforts sur les vrais solutions (par ex l’isolation massive du parc immobilier avec des isolants biosourcé)

      1. Ces arbres, ce n’est pas seulement du carbone, c’est aussi une captation de carbone (que nous avons besoin aujourd’hui et de sa grande quantité de captation dû à son GRAND FEUILLAGE et non cinq arbres dans plusieurs décénnies) et aussi permettent :
        – de faire de l’ombre sur le sol (sol moins sec pour des plantes en-dessous qui fleurissent et des abeilles peuvent vivre),
        – de l’évaporation d’eau par ses feuillages ainsi rafraîchir l’air
        – aux oiseaux de nidifier (qui sont susceptibles de manger des insectes évitant leur prolifération au lieu d’utiliser un produit chimique.
        etc

        1. pour la biodiversité (ombre, évaporation, oiseau) vous avez raison, c’est bien pour cela qu’il faut aussi en finir avec les coupes rases au profit de coupe très dispersée

          mais pour la captation du carbone, elle a lieu dans la phase de croissance, un arbre mature ne stocke quasi pas de carbone supplémentaire, donc sur ce point, le couper pour la construction ou l’ameublement et en planter un autre à la place, permet de stocker du carbone supplémentaire dans le nouvel arbre.
          d’autant que si vous ne le faite pas, l’alternative est la construction béton et l’ameublement plastique, émetteur indiscutable. l’éviter avec le bois noble est donc doublement gagnant.

          1. Comment sait-on qu’un arbre est mature ? Les arbres sont interconnectés par un réseau de champignons avec leur “progétures” et leur semblables ainsi que certains autres arbres. Même s’il ne stocke pas lui-même, il semblerait d’après cet article de Forestopic (https://www.forestopic.com/fr/foret/sciences-et-recherche/328-les-arbres-s-echangent-du-carbone-entre-eux) qu’il en distribue aux autres arbres, les aidant alors dans leur croissance. Alors dans ce cas, ne serait-il pas mieux de planter de jeunes arbres près de celui-ci ?

            De plus, devrions-nous pas uniquement nous focaliser sur le Co2 ? Le dérèglement climatique est dû aussi à plusieurs facteurs.

            Je suis d’accord que l’utilisation de bois est préférable qu’aux constructions béton tout azimut. Il y a un équilibre à essayer d’avoir ainsi que de ne pas construire tout azimut aussi, ou de fabrication d’objets non nécessaire en bois.

    2. Parce que les arbres centenaires coupés n’ont probablement pas été « conduits » pour faire du bois de charpente et seront par conséquent utilisés comme bois de chauffage, relâchant ainsi une quantité de CO2 que cinq petits jeunes arbres ne pourront jamais absorber… avant 100 ans.

      1. il n’y a pas que la charpente qui permet de stocker du bois 🙂 la menuiserie par ex. même le biochar me semble préférable à l’arbre “intouchable par l’homme jusqu’à sa mort naturelle”

    3. Parce que Francis Hallé , immense spécialiste des arbres , nous le dit , extraits : C’est à partir de ce qui était déjà sa conviction depuis le Radeau des cimes que Francis Hallé réitère en 2011 son Plaidoyer pour l’arbre, en explicitant à l’intention des élus et de tous les décideurs en matière d’aménagement du territoire :
      « Dix jeunes arbres ne remplacent pas un vieux : un quart de siècle au moins sera nécessaire avant que la dépollution atmosphérique ne retrouve son niveau initial ; en attendant, toute une génération de jeunes urbains va devoir vivre sous un “ciel de pétrole“. » Marie-Paule Nougaret, La Cité des plantes : en ville au temps des pollutions, Actes-Sud, 2010, citée par Francis Hallé, Du bon usage des arbres – Un plaidoyer à l’intention des élus et des énarques, Actes-Sud, 2011 « L’abattage d’un Ramin, d’une Angélique ou d’un Moabi réduit les surfaces d’échanges biologiques de la planète de 200 hectares ; rien d’étonnant que le climat s’en ressente, surtout si le chantier abat quatre-vingts arbres dans sa journée. Bien entendu, aucun être vivant n’approche, même de très loin, les surfaces d’échange d’un grand arbre ” Francis Hallé

      1. c’est vrai qu’un arbre adulte rempli des fonctions de dépollution que 5 jeunes arbres ne rempliront pas avant très longtemps.
        c’est encore plus vrai en ville.
        alors c’est quoi l’alternative au bois construction ?
        ma chaise centenaire été endommagé, je répare avec du plastique ? mon enfant aura bientôt besoin d’un lit plus grand, avec quoi faut-il le fabriquer dans cette vision de l’arbre intouchable ?
        je suis pas sur qu’on pollue moins en ayant un arbre et une chaise plastique comparé à avoir avoir une chaise bois nécessitant une coupe de 1% des arbres d’une parcelle par an
        idem si on compare un logement “maison passive” dont lisolation est faite de laine de bois comparé à un logement passoire énergétique ou à un logement isolation pétrochimique.
        pour moi, il y a bien mieux que l’arbre qui dépollue : moins polluer en amont !

        1. Ma réponse, où je cite Francis Hallé , est une réponse à ce commentaire/question , et seulement à ce commentaire : ” Joel PELCE 25 September 2023

          Bonjour, plus une question qu’un commentaire : vous indiquez que planter 5 arbres par arbre coupé ne fait pas compensation, pouvez vous expliquer plus précisément la raison ? Merci ” .

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