|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?
Le constat est clair. Nous devons drastiquement réduire le nombre de voitures individuelles en circulation et leur usage au quotidien. C’est un impératif pour respecter nos engagements climatiques, et la voiture électrique émet en moyenne 2 à 5 fois moins d’émissions de CO2 qu’une voiture thermique sur l’ensemble de son cycle de vie. Cet article est à lire absolument pour tout savoir (ou presque) sur la voiture électrique et le climat, et celui ci sur les batteries des voitures électriques.
Mais si vous n’avez pas vraiment d’autre choix que d’avoir une voiture, autant que cela vous coûte le moins cher possible, et que conduire soit le plus agréable possible, non ?
Sommaire
Le boom (retardé) de la voiture électrique
Dans un article de la BCC paru en juin 2025, nous pouvons lire ceci : « je conduis un véhicule électrique parce que je suis pauvre ». Lu Yunfeng est chauffeur privé et se trouve à une station de recharge dans la banlieue de Guangzhou, dans le sud de la Chine. Les Chinois n’ont pas du tout le même rapport aux voitures électriques qu’en France.
La chine construit plus des deux tiers des voitures électriques dans le monde (2025), mais ne fait pas qu’exporter. En 2025, plus de la moitié des voitures vendues en Chine étaient électriques. C’est très banal de rouler en électrique, comme dans d’autres pays, comme la Norvège ou proche de la totalité des nouvelles voitures vendues sont électriques.
C’est une tendance mondiale qui se dessine, avec un signal clair en décembre 2025 en Union Européenne, ou pour la première fois, les ventes de voitures électriques avaient dépassé les ventes de voitures thermiques. En France, c’est 20% des ventures de véhicules neufs en 2025. Mieux encore, le Danemark est passé de 1% d’électrique à près de 99% en seulement… 8 ans. C’est moins d’une génération de voiture d’environ 11,5 ans en France !
En 2026, et alors que le marché automobile global recule depuis janvier, les ventes de voitures électriques explosent en France et en Europe, notamment depuis le blocage du détroit d’Ormuz et le prix de l’essence qui atteint parfois 2,50€ le litre.
La désinformation sur la voiture électrique toujours aussi forte
En France, les idées reçues sur la voiture électrique ont la peau dure. Plusieurs raisons à cela, et la principale est sans surprise la désinformation. A l’instar des éoliennes, c’est le sujet qui subit le plus de désinformation climatique, sujet déjà clairement identifié sur Bon Pote en 2023 où nous avions rédigé un article sur le sujet.
La désinformation sur la voiture électrique est depuis toujours aussi forte. Une désinformation immense sur les réseaux sociaux qui ont viré leur équipe de modération, mais aussi à la télé, où les reportages et éditos s’enchainent avec leur lot de mensonges et d’exagérations, créant ainsi un sentiment de crainte quant au passage au véhicule électrique.

Vous verrez aussi beaucoup de titres d’articles avec “le marché des voitures électriques stagne”, “fin du boom”, etc. En 2024 et 2025, des dizaines de titres en France et ailleurs dans le monde, comme le rappelle ci-dessous Ketan Joshi. La réalité, c’est que le marché mondial est toujours en plein boom (ventes de VE dans le monde, graphique de droite), et ce n’est pas prêt de s’arrêter :

En majorité, vous n’entendrez parler que des défauts de la voiture électrique, parfois avec une belle dose de mensonges. C’est “hors de prix” (on va y revenir), c’est “que pour les bobos parisiens”, ça n’a “pas d’autonomie”, “ça pollue plus que la voiture thermique”, les “gens” ne sont pas satisfaits et quand ils veulent revendre il n’y a aucun marché de l’occasion…
La réalité, c’est que selon les sondages, les conducteurs de voiture électrique sont satisfaits de 85 à 98%. Faites le test sur n’importe quel moteur de recherche. Mieux, des scores de satisfaction supérieurs à la voiture thermique. Rappelons également qu’un véhicule électrique sur trois vendu en France est produit en France, contre environ 2% pour les véhicules thermiques. L’écart entre le traitement médiatique et la réalité est immense.
Pourquoi les Français passent à la voiture électrique ?
Avant d’examiner les blocages pour passer massivement à la voiture électrique, regardons d’abord pourquoi les Français franchissent le pas.
Nous avions contacté à l’été 2025 La Chaine EV qui avait réalisé une étude parmi ses abonnés et divers groupes Facebook. Leur panel n’est pas parfaitement représentatif (c’est rarement le cas), mais c’est particulièrement instructif sur les raisons de milliers de Français qui sont passés de la voiture thermique à la voiture électrique.
De très loin, l’argent reste le premier facteur pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique. “La lutte contre le rechauffement climatique est un facteur de transition vers le VE pour 49% des répondants, mais ca reste derriere les économies, le confort et le plaisir de conduire. 30% ont fait ce choix pour ne plus donner d’argent aux petroliers”.
+30 000 SONT DÉJÀ INSCRITS
newsletter
Une alerte pour chaque article mis en ligne, et une lettre hebdo chaque vendredi, avec un condensé de la semaine, des infographies, nos recos culturelles et des exclusivités.
Témoignages : ils sont passés à la voiture électrique
Les retours d’expérience sont particulièrement utiles pour répondre aux propriétaires d’une voiture qui hésite encore à passer à l’électrique. Un post Linkedin de Maxence Cordiez avait eu un écho important, notamment sur le coût d’une borne de recharge à domicile :

Le gain économique est clair, et la conclusion sans appel : “Dans mon cas (qui n’est pas nécessairement généralisable), le passage à une voiture électrique a été sans regret, à la fois du point de vue environnemental, économique et du confort de conduite”.
Nous avions demandé sur Instagram à des conductrices et conducteurs passés à l’électrique de nous faire un retour d’expérience. Voici une sélection parmi plusieurs centaines de retours, où le profil “bobo parisien” est bel et bien minoritaire. Des Français qui vivent à la campagne et n’ont aucun autre choix que de prendre leur voiture, des personnes au SMIC ou un peu plus, des Français plus aisés (consultants, médecins, etc.). Florilège :
Lire la suite
J’ai fait mon prêt étudiant de 10000€ à 0% et un crédit à la consommation de 14000€ à 2,3% Aujourd’hui je rembourse mes 2 crédits sur 7 ans. Avec du recul était-ce le bon choix ? 1. Je paie environ 60€ de recharge par mois (contre 200€ en essence) donc niveau économie et consommation je suis plutôt content. 2. Je regrette amèrement d’avoir acheté du Chinois, je n’avais à l’époque pas pris assez de recul sur l’impact que ça avait et en 2023 les modèles français étaient plus limités sur la même catégorie. 3. Les frais d’entretien sont très bas par rapport à un véhicule thermique. Aujourd’hui à 48000 km j’ai du changer 1 fois une paire de pneus (200€) et fait 2 entretien annuels (~200€). L’état de mes batteries est de 93%. 4. Je n’ai aucun soucis d’autonomie (~250km par recharge) faisant très rarement de longs trajets mais par contre beaucoup de route de campagne (dans le Gers) l’électrique est l’idéal pour moi !”Comment passer la voiture électrique à l’échelle ?
Pour que le boom récent des ventes de voitures électriques soit structurel, il est indispensable que les pouvoirs publics et constructeurs mettent en place des leviers pour que le choix par défaut soit celui de la voiture électrique.
Le chercheur Aurélien Bigo cite 3 leviers majeurs indispensables et à combiner pour rendre les véhicules électriques plus abordables :
- Le premier d’entre eux est de se tourner vers des véhicules plus légers, plus sobres et avec une autonomie raisonnable : ainsi, augmenter l’autonomie des voitures de l’ordre de 100 km augmente en moyenne son coût à l’achat de 10 000 € ; et par ailleurs, augmenter le poids du véhicule électrique neuf de 100 kg entraîne une hausse de son prix d’environ 3000 € ;
- Par ailleurs, un des principaux moyens d’accélérer le développement des véhicules électriques sur le marché de l’occasion est d’accélérer l’électrification des flottes de véhicules, sachant que les personnes morales représentent un peu plus de la moitié des achats de voitures neuves en France, et que ces véhicules se retrouvent souvent au bout de 3 ou 4 ans sur le marché de l’occasion ;
- Enfin, le développement des véhicules électriques et en particulier leur accès pour les ménages peu fortunés dépend encore fortement des aides publiques à l’achat ou encore du leasing social. Ces politiques publiques doivent permettre autant que possible de favoriser des véhicules parmi les plus sobres (ce qui n’est pas toujours le cas, cf ci-dessous), cibler les ménages qui en ont le plus besoin (dépendance à la voiture, faibles revenus, etc.) et favoriser la réindustrialisation de la production des véhicules en France.
En d’autres termes : une innovation financière de la part du gouvernement et des constructeurs. C’est grâce à cela que la voiture électrique s’est imposée dans plusieurs pays (Chine, Norvège, etc.) et il n’y a aucun retour en arrière observé. L’électrique est la norme, le thermique s’inscrit chaque année un peu plus dans le passé.
En France, si les arguments écologiques ne suffisaient pas à franchir le pas, le prix actuel de l’essence est en train de mettre tout le monde d’accord. Payer 2,5€ au 100km en électrique vs payer 2,5€ le litre d’essence, toute la désinformation du monde ne suffira pas pour empêcher les Français de pencher vers les voitures électriques.
17 Responses
Convaincue par la nécessité écologique, j’ai acheté en 2015 une Kangoo électrique familiale d’occasion, à 9000€. Je l’ai cherchée, à l’époque, patiemment, et j’ai dû la faire venir de Bretagne, ce qui m’a coûté 800€. Je la rechargeais chez moi chaque nuit, et je n’avais pas de garage donc elle couchait dehors, à 1000 m d’altitude. Puis nous avons déménagé en ville, et je la rechargeais sur la borne en face de mon appartement. Ce n’était vraiment pas cher. C’était une voiture électrique de première génération, dont elle affichait sur le papier 120 Km d’autonomie, en réalité 80 à 100 Km selon la saison (l’hiver avec le froid, la consommation est supérieure). Mais qui fait + de 80 Km par jour ? Peu de gens. Il y a aussi la question des vacances. Nous ne partions pas loin, ou alors nous faisions de l’itinérance en rechargeant dans des campings. Nous avons ainsi découvert de nombreux petits coins de paradis, avec des vacances très reposantes. Sinon, nous prenions le train. J’ai revendu ma voiture l’année dernière pour 3000 €, sans connaître vraiment son prix. Elle avait 118 000 Km, et était très bien entretenue (Renault s’y entend pour proposer des forfaits d’entretien et je les ai suivis). Sa batterie (en location) avait été changée récemment (pour 0 € de ma poche). Durant les 11 ans où ‘en ai été propriétaire, ma Kangoo ne m’a fait aucun souci, et ne m’a pas coûté grand chose en électricité. Elle a toujours démarré nickel, et chauffée, qui plus est, en hiver (chauffage programmé 30 minutes avant mon départ). Je n’ai jamais compris qu’il n’y ait pas davantage de gens intéressés. Je ne comprends pas celles et ceux qui ont les moyens de l’investissement initial, et qui hésitent encore. Pour moi, c’est de la résistance au changement. Tant pis pour eux.
Convaincue par la nécessité écologique, j’ai acheté une Kangoo électrique familiale d’occasion en 2015. Elle m’a coûté 9000€. J’avais dû chercher durant un moment et je l’ai fait venir de Bretagne, pour un coût de 800€. Elle avait 45000 Km. Je l’ai chargée tous les soirs de chez moi, été comme hiver dehors, à 1000 m d’altitude. Puis, ayant déménagé en ville, dans un appartement, je l’ai chargée de nuit sur la borne d’en face, presque jamais occupée. J’ai revendu récemment ma Kangoo car j’ai décidé que j’allais désormais me passer de voiture. J’ai trouvé acquéreur sans aucun problème, je l’ai revendue 3000€ sans connaître vraiment sa valeur. Elle avait alors 118000 Km, en parfait état, bien entretenue (Renault sait argumenter pour des forfaits bisannuels d’entretien, même pour les voitures électriques, et je les ai suivis). Durant tout le temps où j’ai eu cette voiture, je me suis demandée pourquoi elle ne séduisait pas davantage. Elle avait 120 Km d’autonomie (1ère génération), donc, dans ma région montagneuse, plutôt de 80 à 100 Km, en fonction de la saison (l’hiver avec le froid, elle consommait davantage). Mais qui fait + de 80 Km par jour ? Peu de gens. Elle a toujours démarré nickel et ne m’a jamais fait défaut. Mieux, en charge, elle m’attendait tranquillement avec le chauffage programmé 30 minutes avant mon départ. Que demander de mieux ? Bien sûr, il y a les vacances. Avec cette voiture, nous ne partions pas très loin. Il nous est arrivé de faire de l’itinérance, en rechargeant dans les campings. Nous avons découvert des coins de paradis, avec ces vacances lentes. Sinon, nous prenions le train. J’ai fait d’immenses économies durant ces 10 années avec ma Kangoo électrique. Quand je vois ceux qui se posent encore la question, alors qu’ils auraient les moyens de l’investissement initial, franchement : je ne comprends pas. C’est de la résistance au changement. Tant pis pour eux.
Un peu comme les autres commentaires : lorsqu’il a fallu remplacer l’unique voiture familiale il y a 2 ans, j’aurai vraiment aimé pouvoir passer à l’électrique, notamment parce que pour les trajets maison-travail de mon époux (une trentaine de km par jour) ça faisait totalement sens. D’autant plus qu’on aurait pu (partiellement) la recharger via des panneaux solaires (nous avons encore de la place en toiture pour en rajouter).
Sauf que la voiture doit aussi servir à aller voir la famille à l’autre bout de la France (train non pertinent), à partir en vacances (camping, donc bien chargés), parfois transporter des choses encombrantes…
Dans ce genre de situation, lorsqu’on ne roule pas sur l’or, l’électrique est compliqué.
– Soit il faut acheter 2 véhicules : une familiale (probablement mazout, mais soyons folle, pourquoi pas électrique) pour les longs trajets + une petite électrique pour le quotidien, ce qui veut dire double coût d’achat, double assurance, double contrôle technique, double entretien (les pneus ça vieillit même sans rouler), double endroit pour les garer… C’est une solution que nous aurions éventuellement envisagé plus en profondeur si notre ancienne (grande) voiture (diesel) roulait encore…
– Soit acheter une grosse berline électrique (pas facile de trouver un grand break d’occasion par exemple), accepter de déplacer un fer à repasser de plus de 2 tonnes pour un simple trajet maison-travail, une usure plus importante des pneus… et au passage un tarif totalement inaccessible. En neuf le prix d’entrée c’est de l’ordre de 40 000€, avant toute option, genre Peaugeot 308SW de base.
– soit acheter une petite voiture électrique et compter louer une voiture pour les grands trajets. C’est beau sur le papier, mais en pratique c’est peu réaliste quand on habite à la campagne, à des dizaines de km du moindre loueur, qu’on dépend des vacances scolaires (tarifs de location très élevés, besoin de réserver longtemps à l’avance alors qu’on n’a pas forcément de visibilité sur son planning personnel). Complexité pour les imprévus. Ex : achat d’un meuble sur leboncoin… aller louer une grande voiture pour le transporter est un non sens : aller en petite voiture électrique chez le loueur, louer la voiture pour aller chercher le meuble (disponibilité improbable à court terme, tarif délirant par rapport au meuble), le ramener chez soi, retourner la voiture louée, rentrer chez soi avec la petite voiture électrique). Autant acheter un meuble neuf et se le faire livrer, ce qui ne me semble pas plus vertueux !
Donc – la mort dans l’âme – le remplacement a été un break diesel d’occasion, qui consomme autour de 5L au 100km, et avant d’amortir l’écart de prix en essence il va s’écouler un paquet d’années. D’ici là j’espère que le marché sera plus mur, notamment avec plus de véhicules électriques sur le marché de l’occasion.
Bref, rouler électrique quand on est une famille pauvre, ça me semble encore un peu illusoire pour le moment… à moins de considérer l’achat d’un vélo à assistance électrique, ce que mon mari a fait pour remplacer une partie des trajets maison-travail. Ca n’est pas toujours possible (passage faire les [grosses] courses sur le trajet par ex), météo vraiment pourrie, … mais ça permet d’alléger un peu le bilan carbone et le coût du carburant.
Je pense que ça vaut le coup quand on est en maison et qu’on fait beaucoup de km par semaine/mois.
Je suis une petite rouleuse, je fais environ 100€ de plein d’essence par mois mais j’habite en immeuble collectif, je suis locataire auprès d’un bailleur qui détient l’immeuble. Je ne sais pas si mon bailleur accepterait que je pose une borne et à mon avis le prix serait très élevé. Si on rajoute le coût d’achat du véhicule, pour moi, ce n’est toujours pas rentable. Et pourtant, j’adorerais avoir une électrique
PS: c’est en Norvège qu’on atteint les 99% de VE, pas au Danemark (qui en est à 68,5% quand même en 2025):
https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9hicule_%C3%A9lectrique_au_Danemark#Immatriculations
Je rajouterais à votre article qu’on peut avoir une borne a domicile en LOA dès 25,90€/mois avec Louermaborne d’ALMB. Cela fait 3 ans que j’ai loué une bonne chez eux et j’en suis a 300€/mois d’economie sans avoir payé la borne a l’avance. Dans 1 ans je la rachète pour 1€ et si elle a un probleme ils la changent.
Les bornes de recharges sont tout de même un problème. Nous avons une Renault électrique depuis 5 ans. Nous avons fait poser une borne à domicile (partiellement financée par Renault). Mais, outre qu’elle a été d’abord posée par un employé manifestement mal formé, Renault ne nous pas averti que la Megan-e ne tolère pas le triphasé. Embrouilles à répétition.
En 5 ans, les bornes publiques se sont heureusement multipliées. Mais, dans un passé pas si lointain, faire un voyage long avait tout de l’expédition en terre inconnue. Il a eu aussi les cartes de paiement particulières, le refus des cartes bleues et maintenant leur pénalisation au niveau du coût… J’ajoute pour faire bonne mesure, la conception des stations de recharge qui fait virer l’attente à la foire d’empoigne dès qu’il y a beaucoup de monde et leur situation dans des lieux perdus au fin fond des aires d’autoroute…
A part çà, un véhicule électrique, certes cher à l’achat, est un rêve : silencieux, facile à conduire, économique même en cas de recharge à l’extérieur, entretien minimum… Les batteries correctement utilisées peuvent vivre longtemps. Au dernier contrôle, après 5 ans, nos batteries chargent à 96 %. Que demande le peuple ? peut-être une autonomie améliorée. Mais cela semble réalisé sur les nouveaux modèles.
J’étais pauvre dans les années 1960…
Concernant le prix d’acquisition de la voiture électrique, on peut regarder l’historique de l’essor des voitures populaires Citroën 2CV et Renault 4L dans les années 1960 dont le prix était 5 500 francs en 1966.
https://2cv-legende.com/decouvertes-sur-la-deuche/prix-des-2cv-en-francs
5 500 francs de 1966 correspondent à un pouvoir d’achat de 8 700 € en 2025.
https://www.insee.fr/fr/information/2417794
Pour être conforme au pouvoir d’achat, une voiture simple à tout faire devrait être vendue un peu moins de 9 000 €.
Dans les années 1960 ces voitures populaires (comprenant Simca 1000, VW Coccinelle etc.) ont représenté 40 % des ventes et 45 % des voitures en circulation en Europe.
Pour booster l’adoption de la voiture électrique, 9 000 € est donc le prix cible d’une voiture populaire à tout faire, citadine/campagnarde neuve, au lieu de 20 000 € qui est le prix de la nouvelle Twingo. Ce prix cible permettra de trouver des voitures d’occasion à 4 000 € voire moins, ce qui serait accessible aux plus modestes.
Il s’agit d’un choc à créer sur le prix par simplification et allègement de la voiture en supprimant toutes les fonctionnalités non indispensables, notamment des logiciels et écrans tactiles.
Pour la diminution du poids on peut se faire une idée en adoptant la taille des pneus de la Renault 4L, plus petits et moins larges.
En simplification et réduction de prix on peut envisager une batterie fixe de faible capacité donc moins chère pour les trajets du quotidien et un emplacement standard pour une batterie supplémentaire en location pour les longs trajets échangeable en station-service.
Concernant la facilité ou non de la recharge à domicile, notamment dans les immeubles en copropriété et sur n’importe quelle place de stationnement extérieure, il me semble que l’incrustation de cellules photovoltaïques sur la carrosserie pour environ 4 m2 pourrait être une solution de recharge au soleil très pratique et gratuite.
Le concept est en cours de développement ; jusqu’à 500 W et 80 km/jour ; divisons par 2 s’il y a peu de soleil : 40 km par jour ! Gratuit ! Pas besoin d’une borne de recharge tout près ! J’achète !
https://speedme.ru/fr/posts/id24101-hyundai-devoile-sa-carrosserie-solaire-integree-pour-ve
Généralisons à tous les modèles de voitures, pour viser 100 % de voiture électriques en 10 ans, il nous faut, selon ces principes :
· voiture populaire citadine/campagnarde : 9 000 €
· berline compacte : 15 000 €
· berline familiale : 20 000 €
· grande familiale 7 places : 25 000 €
Gagner sur le prix pourrait se faire par une simplification, un allègement, la suppression des complexités inutiles, permettant de réduire le prix de – 25 % à -35 %.
Exemples de simplifications :
– Taille des pneus réduite, moins larges.
– Une batterie fixe de faible capacité (environ 15 kWh pour la voiture populaire citadine/campagnarde) pour les trajets du quotidien donc moins chère et un emplacement standard pour une batterie supplémentaire en location pour les longs trajets, échangeable en station-service.
– On peut faire d’autres propositions de simplification, notamment en ne gardant que les fonctions indispensables de la voiture et de la conduite
En plus il faudrait une alliance industrielle (type Airbus) des constructeurs automobiles européens mettant en commun les modèles, les composants, les logiciels, les pièces et process de fabrication, et la maintenance (usines…) ; – 25 % à -35 % de plus de réduction du prix.
Bien sûr le mot « équivalent » est à prendre avec des pincettes : ces nouveaux modèles de voitures sembleraient moins « modernes » que les modèles actuels, ce serait vu comme un sentiment de régression, sans doute une limitation des vitesses maxi selon les modèles, mais cela permettrait quand même à tout le monde de rouler.
Il s’agit aussi respecter nos engagements de neutralité carbone en 2050 avec l’objectif rapide de 100 % de voitures électriques en circulation.
J’ai toujours acheté mes voitures d’occasion (moins de 13000 euros). Aujourd’hui je roule en Clio 5 achetée 10000 il y a 1an 1/2 (oui j’ai du monde à transporter dans ma voiture notamment de grands gaillards d’1m80)
Pour le même prix, j’ai au mieux une boîte de sardine en électrique, que je ne pourrais même pas recharger ne disposant pas de prise électrique (et impossible d’en installer une)
Je suis une petite rouleuse avec 1 plein d’essence toutes les 4/6 semaines, ce n’est financièrement pas rentable de passer à l’électrique
Le leasing ça coute très cher et ça emprisonne (renouvellement obligatoire).
Or les gens pauvres remplacent des voitures thermiques en propriété par des électriques en leasing.
Dans 5 ans on verra l’apauvrissement que tout ceci aura causé.
Il faut faire baisser les prix et pour ça il faut baisser l’autonomie
A mon sens une transition par “100% des déplacements courte distance en électrique / vélo et le reste avec une thermique” me semble une hybridation qui aura un impact très lourd et rapide.
Vous êtes très optimiste, c’est votre droit, mais dire que la voiture électrique engendre 2 à 5 fois moins de CO2 sur son cycle de vie est tout simplement exagéré, une étude certes pas d’hier parle de 30 %. Deux fois avec uniquement de l’électricité nucléaire pourquoi pas, mais avec des batteries chinoises au charbon, sûrement pas. Enfin dans la rentabilité vous oubliez les taxes, infiniment moins élevées sur l’électricité que sur les carburants fossiles. Qui payera le manque à gagner fiscal de l’état ; le contribuable. Cerise sur le gâteau les aides à l’achat profitent majoritairement aux plus riches, et indirectement aux chinois.
Me suis renseigné pour acheter une c-zero ou peugeot ion d’occasion autour des 3500€, il faut prévoir 13 à 17000€ de batterie autour des 150000km…. non merci! Je garde ma bonne vieille 306xrd de 1994.
occasion essence qui est évidemment gratuite…
#doublestandard
Pour ma part je n’y pense même pas, étant locataire je ne pourrais rechercher le véhicule et je ne compte juste me reposer sur les quelques bornes qui gissent ici ou là et attendre je ne sais combien de temps pour la recharge.
Aussi je ne compte pas sur le propriétaire pour en installer une !
Quand on est vraiment pauvre, on n’a pas un kopeck d’avance, donc on NE peut PAS s’acheter un nouveau véhicule, encore moins un électrique. Même avec un prêt ou leasing, il faut une mise de départ. Pire, si on habite en zone rurale, il faut davantage d’autonomie et donc un VE plus cher.
Vous avez beau argumenter et tourner les paramètres de rentabilité dans tous les sens, c’est mathématique : 0€ à la Caisse d’Epargne + salaire tout juste suffisant pour boucler le mois = pas possible d’acheter un VE.
Dans ce cas, si on a besoin de renouveler son vieux tacot parce qu’il est HS, on se rabat vers une occasion essence.
Idem que certains commentaires : j’ai acheté une Dacia Spring d’occasion 10500 euros, 15000 km, elle avait 2 ans (avec la vente de l’Opel Corsa à 5500 euros, ça ne fait plus si cher l’achat de l’électrique).
Résultat : 70 euros d’essence économisés tous les mois (ancien tarif du gazoil). Pas d’entretien et surtout (ce qui va à contre courant de cette société de consommation qui demande à toujours acheter + sans réfléchir), ça nous demande de bien réfléchir avant d’utiliser la voiture : il a fallu se poser pour faire le bon choix :
– a t’on vraiment besoin d’une voiture : oui
– pour quel usage : uniquement 20 km par jours (pour conduire les enfants à l’école au village d’à côté, aller faire les courses et même faire la sortie du week-end en forêt) : 240 km d’autonomie suffisent amplement
C’est la clé : permettre aux gens de réfléchir sur leurs usages et de leur faire prendre conscience que cette démarche permet de faire des économies : donner le temps aux gens de faire un pas de côté pour réfléchir sur eux-mêmes. C’est là le problème : on court tout le temps après le temps : boulot, chercher les enfants, dodo, boulot, etc… Donner du temps pour permettre de se poser. C’est l’essentiel pour changer les pratiques
Vous ne parlez pas de l’extraction du lithium et de l’énorme pollution engendrée…
La voiture électrique favorise et justifie l’électricité d’origine nucléaire civile qui permet de camoufler le nucléaire MILITAIRE…alors que le combustible nucléaire doit être importé et ses déchets polluront pendant des millions d’année !!!
Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt…
À bon entendeur, salut!