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Pourquoi le gouvernement a raison de préparer la France à + 4 degrés

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France +4 degrés vignette 2
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Dans une interview accordée à Franceinfo en février 2023, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu avait affirmé « qu’il faut préparer une France à + 4 degrés de réchauffement ». L’annonce avait fait beaucoup de bruit, et quelques mois après, ce chiffre de + 4 degrés est toujours source d’incompréhensions.

Dans la continuité de la première annonce, le gouvernement a déclaré le 21 mai lancer une consultation pour définir une nouvelle stratégie pour adapter la France aux enjeux du réchauffement climatique. Il serait temps, puisque le dernier Plan National d’Adaptation au Changement climatique (PNACC2) est arrivé à échéance en 2022.

Assez rare pour le noter, le gouvernement a raison de préparer le pays à un possible + 4°C de réchauffement. Mais c’est malheureusement à cause de l’inaction climatique des différents gouvernements du monde, y compris du gouvernement Macron, que nous devons le faire. Revenons plus en détails dans cet article sur ce que cela signifie.

Que signifie un réchauffement de + 4 degrés ?

Depuis février, un comité de pilotage ministériel est chargé de préparer le 3e Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC3), afin qu’il soit prêt pour fin 2023-début 2024. Dans ce plan, il y aura plusieurs scénarios, dont un correspondant « à la tendance probable en l’absence de mesures additionnelles, dans lequel le réchauffement mondial serait de 3 °C, et donc de 4 °C en France métropolitaine ». Plusieurs points à retenir ici :

  • Il s’agit du réchauffement climatique en France métropolitaine, et non d’un réchauffement mondial.
  • +4°C par rapport à quoi ? Par rapport au début de l’ère industrielle, donc la période 1850-1900 comme définie par le GIEC ? Ou 1900-1930 comme l’étude de Ribes & al. ?
  • A quelle échéance doit-on se préparer à +4°C ? Ce n’est pas clair. 2050 ? 2100 ? Etre précis sur l’échéance est primordial, afin de connaître notamment la vitesse à laquelle le plan d’adaptation doit être exécuté.
  • Est-ce que le +4°C correspond à une année précise, ou à une moyenne sur N années, comme le GIEC le présente avec une moyenne de 20 ans ? Ce point est très important, notamment pour la prise en compte ou non de la variabilité naturelle du climat. C’est pour cela que nous pouvons atteindre un réchauffement de +1.5°C sur une année et non le fameux seuil des +1.5°C (le traitement médiatique de ce point est particulièrement mauvais, même si les gros titres font vendre !)
Extrait du résumé pour les décideurs du 6e rapport du GIEC indiquant quand nous allons atteindre un réchauffement climatique de +1.5°C
Extrait du résumé pour les décideurs du 6e rapport du GIEC indiquant quand nous allons atteindre un réchauffement climatique de +1.5°C
  • Ce +4 degrés prend-il en compte la saisonnalité ? Nous pouvons voir avec l’extrait ci-dessous de la Stratégie Nationale d’Adaptation en 2006 que s’adapter signifie prendre en compte les températures selon les saisons. Dans le même extrait, il est également intéressant de constater que le +4°C était déjà connu et “possible” en 2006 et que cela n’a malheureusement rien de nouveau.

Nous voyons donc qu’annoncer +4°C sans préciser le périmètre, la géographie, la date, voire la méthodologie peut très vite mener à la confusion. Ajoutons enfin une excellente remarque de Christophe Cassou : “est-ce que ce +4 degrés sera le seuil choisi pour fixer le niveau d’approvisionnement du fonds international sur les Pertes et Préjudices pour aider les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique” ?

En effet, si le scénario retenu est +4°C en France (donc plus de +2 au niveau mondial), cela veut dire que nous admettons sortir de l’Accord de Paris, qu’il y aura des milliards de dégâts, des morts, et qu’il faudra bien que certains payent pour cela. C’est tout l’enjeu des Pertes et Préjudices, vous pouvez retrouver un article dédié sur Bon Pote.

+4 degrés, c’est capituler ?

Est-ce capituler que de prévoir +4 degrés ? Est-ce un aveu d’impuissance comme beaucoup de commentateurs ont pu le dire. Non, pas vraiment. C’est acter l’inaction des (au moins) trente dernières années des gouvernements et entreprises, et se préparer. S’adapter. Nous ne sommes plus en 1980-1990. L’adaptation n’est plus un choix mais une obligation. “Eviter l’ingérable et gérer l’inévitable“, voilà l’objectif que devraient partager tous les gouvernements.

Rappelons deux choses.

Premièrement, l’objectif de l’Accord de Paris est de limiter le réchauffement mondial bien en dessous de 2°C. Dans la figure SPM.5 du rapport de synthèse du GIEC paru en mars 2023, nous pouvons voir qu’avec les promesses actuelles de baisse d’émissions de gaz à effet de serre des Etats, nous sommes très, très loin du compte :

Figure SPM.5 : Trajectoires d’émissions globales cohérentes avec les politiques et les stratégies d’atténuation mises en œuvre
Figure SPM.5 : Trajectoires d’émissions globales cohérentes avec les politiques et les stratégies d’atténuation mises en œuvre

La mauvaise nouvelle, c’est que les engagements climatiques des gouvernements n’ont pas vraiment évolué depuis la COP26 et nous emmènent vers un monde qui dépasse très largement l’objectif des +1.5°C, avec une cible de +2.4°C si les engagements pour 2030 sont tenus (fourchette entre +2.9°C et +1.9°C selon Climate Action Tracker). Non seulement tous les Etats n’ont pas mis leurs engagements à jour, mais il n’existe toujours pas de sanction si un Etat ne tient pas ses promesses.

Un réchauffement entre +2 et +3 degrés au niveau mondial correspond au scénario SSP2-4,5 retenu par le GIEC, comme le montre la figure ci-dessous. Un scénario où nous aurions +2°C d’influence humaine environ autour de 2050 selon les trajectoires d’émissions actuelles, soit… environ +3 en France en annuel, et plus en été (rappelez-vous du caractère saisonnier à prendre en compte).

Box SPM.1, Figure 1, 3e volet du 6e rapport du GIEC
Box SPM.1, Figure 1, 3e volet du 6e rapport du GIEC

La France se réchauffe plus vite que le reste du monde

C’est le deuxième point à retenir. Alors que le monde est déjà réchauffé de +1.1 /1.2°C depuis le début de l’ère industrielle, la France elle se réchauffe plus vite que le reste du monde. Rien d’anormal ici. La hausse globale des températures prend en compte les océans qui se réchauffent moins vite que les continents », explique Aurélien Ribes. “La hausse moyenne des températures continentales dans le monde étant de 1,6 °C, la France ne fait donc pas figure d’exception”.

En effet, nous sommes en France déjà à +1.7°C depuis le début de l’ère industrielle. Et d’après Ribes & al, “la France de 2100 pourrait être 3,8 °C plus chaude que celle du début du XXe siècle”. En adaptant à la France la méthode utilisée par le GIEC pour estimer le réchauffement planétaire, l’équipe constate que d’ici 2100, “cette augmentation serait de 3,8 °C par rapport au début du XXᵉ siècle, et ce dans un scénario d’émissions modérées de gaz à effet de serre“.

+3.8°C est la meilleure estimation de l’étude à horizon 2100 et par rapport à la période 1900-1930, avec une enveloppe allant de +2.9°C à +4.8°C.

+3.8°C est la meilleure estimation de l'étude à horizon 2100 et par rapport à la période 1900-1930, avec une enveloppe allant de +2.9°C à +4.8°C. La prise en compte des observations permet de passer de l’estimation rose (donc 4°C est très plausible).
+3.8°C est la meilleure estimation de l’étude à horizon 2100 et par rapport à la période 1900-1930, avec une enveloppe allant de +2.9°C à +4.8°C. La prise en compte des observations permet de passer de l’estimation rose (modèles sans contrainte) à l’estimation rouge (modèle avec contrainte).
Aurélien Ribes et al. 2022, « Earth Syst. Dynam. », 13, 1397-1415 (CC BY-4.0)

La France va donc subir un réchauffement climatique particulièrement important, et cela peu importe les scénarios. Des conséquences lourdes sont à prévoir pour le 8e émetteur historique de CO2, nous y reviendrons.

+4°C, hypothèse pessimiste ou conservatrice ?

Les interprétations de ce +4°C varient énormément selon la connaissance du sujet et les biais, susceptibles d’altérer notre avis. Selon Christophe Béchu, “ce n’est pas du défaitisme climatique, c’est de la lucidité. Nous devons à nos concitoyens de ne pas être dans une forme de déni climatique !”

C’est très culotté de parler de déni climatique, de la part d’un ministre incapable de réguler les jets privés et qui n’a pas le courage politique ne serait-ce que de baisser la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute. Mais le ministre a raison : +4°C en France est probable, et ne pas s’y préparer serait une faute professionnelle, voire criminelle.

D’après Christophe Cassou, ce chiffre correspond au «scénario tendanciel». Autrement dit, « c’est ce vers quoi on se dirige à la fin du siècle pour la France, si on prend en compte les politiques publiques mises en place en ce moment». En effet, en regardant dans le détail de l’étude de Ribes & al. , on voit bien que +4 est une valeur d’émissions modérées, et que nous pourrions avoir un réchauffement bien plus important que +4°C !

Hausse des températures possibles (C°) en France selon les scénarios SSP, comparée à la période de référence 1900-1930.  4 degrés est vraiment un scénario avec des émissions modérées, et non impossible.
Hausse des températures possibles (C°) en France selon les scénarios SSP, comparée à la période de référence 1900-1930.

Même dans une trajectoire à +4°C, les étés pourraient être en moyenne 5 °C plus chauds par rapport aux décennies 1900-1930. D’après Christophe Cassou, ce +4 degrés ne serait pas pessimiste, mais “même un peu conservateur“. A nouveau, il est responsable de prévoir “le pire” et d’ajuster sa politique d’adaptation en fonction des projections. A l’instar du Royaume-Uni, de la Suisse, du Japon, du Quebec, etc., d’autres pays et régions ont pris en compte des scénarios avec +4 voire +5°C dans leur pays.

Rappel : un monde réchauffé à +1.5°C n’est plus du tout le même. Un monde réchauffé à +2°C serait une catastrophe pour des dizaines de millions de personnes, et les personnes qui répètent dans les médias que l’objectif est de limiter le réchauffement à +2°C sont irresponsables. Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des contextes très vulnérables au changement climatique et baisser rapidement et drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre doit être une priorité absolue.

A quoi ressemble une France à +4°C ?

Faire la liste des conséquences d’une hausse de la température en France métropolitaine à +4°C mériterait un article (un livre) à part entière. C’est aussi à cela que servira le nouveau plan national d’adaptation : faire la synthèse des vulnérabilités de notre territoire afin de préparer l’adaptation transformationnelle nécessaire.

Ce qui est certain, c’est qu’un réchauffement de +4 degrés aurait des impacts très forts sur les écosystèmes et les cultures. On aura des pics de chaleur beaucoup plus fréquents et chauds, et des sécheresses plus intenses et prolongées. Dans ces conditions, l’un des points clés sera comment maintenir les ressources en eau et comment les utiliser », annonce Julien Boé. À 3,8 °C de hausse de températures moyennes, des écosystèmes entiers pourraient disparaître, et le paysage agricole en sera drastiquement modifié.

Un pays qui ne serait plus la même à +4 degrés

Dans un article co-écrit avec Magali Reghezza, membre du Haut Conseil pour le Climat, nous rappelions qu’un tel réchauffement allait au-delà de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules (des étés à 50°C possibles en France), des sécheresses, des mégafeux et des inondations :

En effet, les modélisations réalisées par les assureurs convergent vers une augmentation d’au moins 50% de la sinistralité à horizon 2050. Outre les morts et les blessés, les risques climatiques menacent les biens et infrastructures (bâtiments, réseaux). Une étude récente du ministère de la transition écologique montre par exemple que 10,4 millions de maisons individuelles sont exposées au risque de retrait-gonflement des argiles, qui augmente avec la sécheresse.

L’industrie est également exposée : les activités qui dépendent de l’eau sont menacées par les bas débits (production d’énergie, chimie, etc.), les équipements et les stocks sont soumis aux inondations et aux risques d’orages violents. Le tourisme est exposé à la baisse de l’enneigement, mais aussi le recul du trait de côte. Enfin, le changement climatique menace certains actifs financiers, avec des risques induits pour l’économie.

Un climat qui change, c’est enfin un quotidien qui est bouleversé. Les épisodes de forte chaleur conduisent à l’arrêt des activités, les individus ne pouvant travailler en toute sécurité. C’est aussi des jours d’école en moins, des activités sportives impossibles, des examens ou des concours repoussés. Les conséquences sur la santé sont importantes, surtout avec des vagues de chaleur plus régulières.

Se préparer à +4°C, c’est s’adapter, rendre notre pays plus résilient, et ainsi réduire les pertes et dommages. Les efforts d’adaptation ne seront pas les mêmes pour un monde à +2°C ou +4°C. La réussite de l’adaptation dépend donc très directement de celle de l’atténuation. Pourquoi?

L’atténuation va permettre de contenir la fréquence et l’intensité des aléas. L’adaptation doit permettre de réduire l’exposition et de diminuer la vulnérabilité, sachant qu’un certain nombre de paramètres nous échappent : vieillissement de la population, changement des valeurs sociales, crise économique, etc. Aléas, vulnérabilité et exposition évoluent en permanence. Raison de plus pour agir sur ce que nous pouvons contrôler.

Une communication désastreuse depuis des mois sur ce 4°C de réchauffement

Depuis l’annonce des +4 degrés en février en 2023, nous avons pu lire et entendre des centaines de messages d’incompréhension, de peur et d’anxiété. C’est normal, puisque la communication autour de ce +4°C était mauvaise. Des dizaines de journalistes avaient alors demandé des clarifications, tout comme des scientifiques, à l’instar de Christophe Cassou, auteur du groupe 1 du GIEC. Quand même des climatologues demandent au ministre d’être plus clair, c’est que la communication est mauvaise, pas de discussion possible là-dessus.

Cette annonce a suscité et suscite encore des réactions très fortes, et le gouvernement est responsable à 100% de cela. Rappelons qu’un jeune sur 5 présente des troubles dépressifs, et des témoignages que Bon Pote reçoit quotidiennement, c’est avant tout l’irresponsabilité des gouvernements et des entreprises vis-à-vis du changement climatique qui est le plus difficile à accepter. C’est avant tout l’inaction climatique qui crée une terrible angoisse chez les Français.

Conclusion : on ne s’adapte pas à +4°C

Penser que “le changement climatique, c’est pour les autres” est une erreur grossière. Nous ne serons pas épargnés, et nous n’y sommes pas préparés. Ou en tous cas, très mal.

Le gouvernement a raison de vouloir préparer le pays à un possible réchauffement de +4°C. Une partie de la classe politique et certains activistes climat ont tort de vouloir le reprocher au gouvernement. Ils sont suffisamment mauvais pour pouvoir les critiquer sans devoir en rajouter, et risquer de créer un sentiment de “on est foutus, pas la peine d’agir ça changera rien”.

En revanche, il est totalement légitime (et même recommandé !) de rappeler que l’inaction climatique du gouvernement est aujourd’hui criminelle. Criminelle est bien le mot à employer, lorsqu’il y a déjà des milliers de morts du changement climatique dans le pays comme en 2022 et que rien ou presque n’a été fait pour éviter que la situation ne se reproduise. Ce n’est surtout pas le moment de faire une “pause réglementaire”, mais d’accélérer les réformes pour enfin avoir une chance de respecter nos engagements climatique.

Soyons clairs : l’adaptation est une nécessité, et il est impensable d’en faire l’impasse. La France a d’ailleurs pris en compte le sujet depuis bientôt 20 ans. En revanche, pour réussir l’adaptation, il faut que toutes les parties prenantes, au premier rang desquelles l’État et les pouvoirs publics, mais aussi les acteurs économiques, s’en donnent les moyens.

Dans un monde où le réchauffement climatique devrait être la priorité numéro une (puisqu’il va affecter tous les domaines et exacerber les inégalités), l’I4CE a publié une étude plus qu’inquiétante où nous apprenons une baisse d’effectif chez les employés contribuant à l’adaptation :

Graphique représentant la chute des effectifs dédiés à l'adaptation en France. Dans un pays réchauffé à +4 degrés, il est impératif d'y mettre les moyens humains et financiers
Source : https://www.i4ce.org/wp-core/wp-content/uploads/2020/11/Ladaptation-dans-le-budget-de-lEtat.pdf

Non seulement l’Etat ne fait pas le nécessaire pour baisser les émissions, mais il ne met pas les moyens dans l’adaptation. Sans changement structurel, cela conduira à d’importantes pertes et dommages, et des millions de Français en souffriront.

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8 Responses

  1. Il faut se préparer au pire bien évidemment vu la direction que cela prend 🙁 Cependant pour moi cette consultation publique est encore un coup de com’ (peut-être pour faire oublier la dernière sortie de route de notre président avec ses “pauses réglementaires” ?).
    Assez de blablas. Il me semble que presque tout est dit dans les rapports du GIEC. Les états financent cet énorme travail de fourmis et s’essuient avec le résultat. C’est juste hallucinant. Quand à la bonne volonté de notre gouvernement il n’y a qu’à regarder ce qu’il s’est passé avec la convention citoyenne !!!

  2. Bonjour Bon pote,
    Vous avez écrit :”Criminelle est bien le mot à employer, lorsqu’il y a déjà des milliers de morts du changement climatique dans le pays comme en 2022″. […] “Conséquence directe de ces vagues de chaleur intense : le nombre de décès a augmenté.”
    Vous semblez être sûr que ces morts supplémentaires en 2022 sont dûes qu’à la chaleur. Pourtant l’INSEEE a écrit “VRAISEMBLABLEMENT”. Donc pas sûr à 100%. Vous reprenez même son communiqué. Est-ce que cela ne peut être AUSSI DÛ à la démographie (plus de personnes âgées : effet papy-mamy boom), changement de résidence vers région plus chaud en France pour des retraités (non habitude possible de chaleur), aux conséquences du covid-19 (confinement, moins de contrôle chez le médecin etc) et d’autres paramètres ?

  3. Ce n’est surtout pas le moment de faire une “pause réglementaire”, mais d’accélérer les réformes pour enfin avoir une chance de respecter nos engagements climatique.

    Si on n’arrête pas de faire des réformes, on ne fait RIEN en attendant la suivante car si on a commencé trop tôt tout est à refaire (c’est du gâchis donc, et le gâchis, c’est mal) … donc on passe son temps à attendre et à ne rien faire… et n eRIEN faire n’est pas la bonne solution….

  4. +4 en 2100 par rapport a quelle reference ?

    Moyenne température France en 2022 : 14.5°C
    Normale climatique de référence (1991-2020) : 13°C
    Ecart +1.5°C

    Moyenne température France en 2022 : 14.5°C
    Moyenne Pre industrielle (1850 1900) : 11,3
    Ecart + 3,2

    Sur une référence des accords de paris, Le +4 en france sera atteint avant 2030

    Source expliqué ici :
    https://www.linkedin.com/posts/herv%C3%A9-lomin%C3%A9-a5699771_4c-en-france-en-2100-et-si-c%C3%A9tait-activity-7066093381331951616-WYBr?utm_source=share&utm_medium=member_ios

  5. ”Est-ce capituler que de prévoir +4 degrés ? … Non, pas vraiment.”
    Toujours pas convaincu par ton argumentation et ceux des communicants de Bechu and Co.
    Les membres de l’exécutif ne nous préparent actuellement à rien sauf à gérer la tendance et arbitrer en faveur de lobbies irresponsables qui leur pavent un chemin vers le four.
    Tout ça c’est marketing politique, mais dans les actes il n’y a rien, sinon des demi et quart de mesures !
    Je m’étonne que tu perdes ton temps et ton énergie à assurer à cette bande de criminels le service après vente.
    Il y a tant à dire et à faire !
    Bonne continuation.

  6. “Un scénario où nous aurions +2°C d’influence humaine environ autour de 2050 selon les trajectoires d’émissions actuelles, soit… environ +3 en France en annuel, et plus en été” : oui mais on peut aussi tenir compte des différence en métropole car près de la façade Atlantique ça se réchauffe moins qu’à l’Est, où on est plutôt au double du réchauffement planétaire.

  7. Plus le chiffre est élevé et moins il est important de définir quoi que ce soit, parce que c’est le scénario du dérapage. +4 peut être +8, cela dépendra des limites rencontrées et les effets sont non-linéaires.

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Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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8 Responses

  1. Il faut se préparer au pire bien évidemment vu la direction que cela prend 🙁 Cependant pour moi cette consultation publique est encore un coup de com’ (peut-être pour faire oublier la dernière sortie de route de notre président avec ses “pauses réglementaires” ?).
    Assez de blablas. Il me semble que presque tout est dit dans les rapports du GIEC. Les états financent cet énorme travail de fourmis et s’essuient avec le résultat. C’est juste hallucinant. Quand à la bonne volonté de notre gouvernement il n’y a qu’à regarder ce qu’il s’est passé avec la convention citoyenne !!!

  2. Bonjour Bon pote,
    Vous avez écrit :”Criminelle est bien le mot à employer, lorsqu’il y a déjà des milliers de morts du changement climatique dans le pays comme en 2022″. […] “Conséquence directe de ces vagues de chaleur intense : le nombre de décès a augmenté.”
    Vous semblez être sûr que ces morts supplémentaires en 2022 sont dûes qu’à la chaleur. Pourtant l’INSEEE a écrit “VRAISEMBLABLEMENT”. Donc pas sûr à 100%. Vous reprenez même son communiqué. Est-ce que cela ne peut être AUSSI DÛ à la démographie (plus de personnes âgées : effet papy-mamy boom), changement de résidence vers région plus chaud en France pour des retraités (non habitude possible de chaleur), aux conséquences du covid-19 (confinement, moins de contrôle chez le médecin etc) et d’autres paramètres ?

  3. Ce n’est surtout pas le moment de faire une “pause réglementaire”, mais d’accélérer les réformes pour enfin avoir une chance de respecter nos engagements climatique.

    Si on n’arrête pas de faire des réformes, on ne fait RIEN en attendant la suivante car si on a commencé trop tôt tout est à refaire (c’est du gâchis donc, et le gâchis, c’est mal) … donc on passe son temps à attendre et à ne rien faire… et n eRIEN faire n’est pas la bonne solution….

  4. +4 en 2100 par rapport a quelle reference ?

    Moyenne température France en 2022 : 14.5°C
    Normale climatique de référence (1991-2020) : 13°C
    Ecart +1.5°C

    Moyenne température France en 2022 : 14.5°C
    Moyenne Pre industrielle (1850 1900) : 11,3
    Ecart + 3,2

    Sur une référence des accords de paris, Le +4 en france sera atteint avant 2030

    Source expliqué ici :
    https://www.linkedin.com/posts/herv%C3%A9-lomin%C3%A9-a5699771_4c-en-france-en-2100-et-si-c%C3%A9tait-activity-7066093381331951616-WYBr?utm_source=share&utm_medium=member_ios

  5. ”Est-ce capituler que de prévoir +4 degrés ? … Non, pas vraiment.”
    Toujours pas convaincu par ton argumentation et ceux des communicants de Bechu and Co.
    Les membres de l’exécutif ne nous préparent actuellement à rien sauf à gérer la tendance et arbitrer en faveur de lobbies irresponsables qui leur pavent un chemin vers le four.
    Tout ça c’est marketing politique, mais dans les actes il n’y a rien, sinon des demi et quart de mesures !
    Je m’étonne que tu perdes ton temps et ton énergie à assurer à cette bande de criminels le service après vente.
    Il y a tant à dire et à faire !
    Bonne continuation.

  6. “Un scénario où nous aurions +2°C d’influence humaine environ autour de 2050 selon les trajectoires d’émissions actuelles, soit… environ +3 en France en annuel, et plus en été” : oui mais on peut aussi tenir compte des différence en métropole car près de la façade Atlantique ça se réchauffe moins qu’à l’Est, où on est plutôt au double du réchauffement planétaire.

  7. Plus le chiffre est élevé et moins il est important de définir quoi que ce soit, parce que c’est le scénario du dérapage. +4 peut être +8, cela dépendra des limites rencontrées et les effets sont non-linéaires.

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