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On se fout de savoir ce que vous avez fait dans le passé

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Parmi les attaques les plus ridicules que peuvent subir les personnes engagées dans la lutte climatique, celles sur les métiers exercés dans le passé sont probablement sur le podium. Après avoir ciblé les vacances ou pointé du doigt un écolo parce qu’il ou elle a un Iphone, la nouvelle mode consiste à s’en prendre à une personne à travers ses métiers passés, voire ses études. Des accusations ad-hominem qui prolifèrent et qui sont malheureusement quasi systématiques.

Prenons un exemple concret. J’ai récemment été attaqué sur le fait d’avoir été trader, ce qui invaliderait tout ce que j’écris sur le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Pour remettre les choses au clair, je n’ai jamais été trader. C’est plutôt problématique d’affirmer cela parce que c’est comme si vous confondiez un contrôleur fiscal et Patrick Balkany. Mais, imaginons que ce soit le cas. Quel serait le problème d’avoir été trader et d’avoir des convictions si fortes qu’elles vous mènent à quitter votre métier et à vous engager dans la lutte climatique ?

Que souhaitent les personnes qui critiquent ces changements de carrière ? Faudrait-il que tout le monde reste à sa place ? Ne change rien ? Que l’exclusivité de la “vraie écologie” soit limitée aux personnes déjà engagées depuis de nombreuses années, et que les autres n’aient pas le droit d’intervenir, parce qu’il faut respecter une certaine pureté militante, passé compris ?

Cette attitude est extrêmement dangereuse, puisque qu’elle mène à l’inaction climatique. Fort heureusement, le GIEC rappelle qu’un changement de système économique est indispensable pour avoir un monde soutenable. Qui dit changement de système dit changement de métier pour des millions de personnes. Alors clarifions quelques points.

On se fout de savoir depuis quand vous êtes engagé(e) pour le climat et la biodiversité. 20 ans, 2 ans, 2 mois ou 2 jours. Il n’est jamais trop tard pour se rendre compte de la catastrophe en cours et rectifier le tir. Jamais trop tard pour rejoindre les personnes qui ont montré la voie, porté leur voix et facilité le chemin. Cela fait 50 ans que des personnes alertent et la bonne nouvelle, c’est qu’il est beaucoup plus facile d’agir aujourd’hui qu’en 1970 ou 2020, les preuves étant aujourd’hui plus évidentes que jamais. Le réchauffement climatique anthropique est aujourd’hui incontestable, tout comme l’effondrement de la biodiversité. Même des entreprises comme Total, Gazprom ou encore Exxon le reconnaissent. Par conséquent…

On se fout de savoir si votre rêve était de travailler pour une licorne et de ressembler à Jeff Bezos. Faire partie d’une entreprise valorisée un milliard n’a aucun intérêt si cette entreprise n’a aucune utilité sociale et qu’en plus de cela, elle accélère le réchauffement climatique. C’est encore le discours dominant dans les écoles de commerce, la start-up nation et l’immense majorité du réseau social Linkedin où les digital nomads croisent les entrepreneurs web3 à succès. Penser de la sorte est totalement anachronique et est au mieux une pensée du 20e siècle. Lorsqu’ Emmanuel Macron et Bruno Le Maire s’extasient devant une start-up valorisée plus d’un milliard qui utilise la blockchain pour échanger des cartes Panini, le seul réflexe sain serait de se demander comment on a pu en arriver là et tout faire pour combattre ce système.

On se fout de savoir si vous travaillez ou avez travaillé pour Total, Thalès, Air France ou BNP. Aucune de ces entreprises n’est compatible avec l’Accord de Paris et n’a de plan pour l’être. Aucune, comme tous les groupes du CAC40. L’urgence, c’est de tout faire pour que ces entreprises changent de modèle. Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul(e) à le souhaiter. Des milliers d’employé(e)s de ces grands groupes ont conscience de l’urgence climatique et l’ont déjà fait savoir. Si vous pensez qu’elles n’ont aucune intention de le faire, que vous n’avez aucun pouvoir en interne et que vous avez les moyens de faire mieux ailleurs : quittez votre travail. Votre carrière est moins importante que la survie d’une partie de l’humanité.

On se fout également de savoir si vous avez pu enseigner des notions ou des idées qui n’étaient pas compatibles avec un monde soutenable. Il n’est jamais trop tard pour revenir sur ses propos et dire que la société de consommation effrénée est incompatible avec l’écologie. Il n’est jamais trop tard pour avouer s’être trompé, avouer que la croissance verte est un pari trop risqué et que notre avenir mérite mieux que la roulette russe. Sans aucune hésitation, il vaut mieux une personne qui se trompe et le reconnaisse qu’une personne qui participe à faire perdurer le système économique dans lequel nous sommes.

Enfin, influenceurs, youtubeurs, artistes, comiques, actrices et acteurs, sportives et sportifs : on se fout de savoir ce que vous avez fait dans le passé. Entre les Jeux Olympiques d’hiver sur une neige 100% artificielle, la Coupe du monde de football dans des stades climatisés et les tournées en jet privé, le moment est venu de mettre un terme à ces folies et de refuser de parvenir. Nous avons besoin de vous pour nous faire vibrer, mais cela ne sera pas possible s’il fait 50°C ou si le stade est inondé.

Citoyen(ne)s, politiques, trader, agricultrice, coiffeur, écrivaine, influenceur, chanteuse ou scientifique… peu importe votre passé. Peu importe votre métier actuel et peu importe que vous soyez expert(e) sur le climat et la biodiversité et que vous connaissiez par cœur tous les chiffres. Nous avons besoin d’un milliard d’actrices et d’acteurs de la transition et il existe plus de mille façons d’agir, selon vos moyens. L’action climatique ne se définit pas uniquement à travers l’activisme. C’est aussi et surtout du civisme, de la solidarité et de l’éthique.

Le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité ne sont pas des sujets “à part”, une “cause qui ne concerne que quelques personnes” mais bel et bien tout le monde. Vos vies à tous seront impactées, sans exception, et cela sera de plus en plus le cas sans changement radical de notre économie. Nous avons notre avenir climatique entre nos mains et il n’y a aucune raison d’accepter de subir le futur promis par le système actuel si nous ne changeons pas de trajectoire. Il existe de multiples moyens de se former sur ces sujets et il n’y a aucune raison valable de ne pas le faire.

N’ayez aucun doute que se former et s’engager pour ralentir le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité soit un bon choix. Si des scientifiques en sont à s’allonger sur des routes pour alerter l’opinion publique sur la gravité de la situation, ce n’est pas par plaisir. C’est tout simplement que l’urgence est telle que les marges de manœuvre se réduisent chaque jour et que nous manquons de personnes engagées pour ralentir ce qui arrive.

Soyez certain(e) que les personnes qui pourraient vous attaquer sur votre prise de conscience et changement de carrière le feront toujours pour de mauvaises raisons. On se fout de savoir ce que vous avez fait dans le passé. Ce qui compte c’est ce que vous faites maintenant.

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9 Responses

  1. Petit commentaire linguistique : on n’avoue pas, on admet. Avouer signifierai qu’il y a une pression violente ou une torture.

    Sur le sujet, absolument d’accord. On pourrait aussi arrêter de culpabiliser quelqu’un de conscient qui travail chez “X boite du Cac40”. Chacun fait ce qu’il peut avec les armes qu’il a, l’éducation, l’expérience de vie qu’il traine avec lui. Le plus fort engagement que l’on peut faire c’est de dédier sa vie de travail à la cause. On peut le faire chez Total, et même, il faut le faire chez Total, car on ne peut pas se passer de l’existence de cette boite, des gens qui y travaillent ; comme d’autres.

    On peut critiquer celui qui donne des leçons, qui fait semblant d’être conscient, mais pratique le cynisme et ne fait rien.

  2. Ou plus simplement, les attaques sur le passé ou les convictions passées des militants (ou simplement sur une certaine “nouvelle” conscience écologique) d’un individu sont une grosse faute logique.
    Si on considère qu’un individu n’est légitime pour défendre une position B que s’il n’a jamais défendu la position A par le passé, cela implique :
    – Que personne ne peut changer d’avis (et le communiquer) et qu’ainsi, les idées ou positions n’évoluent qu’avec le renouvellement des générations (en supposant que les idées soient “transmissibles” par l’éducation), d’autres influences (type consensus scientifique, et on peut mesurer à quel point cela fonctionne pour les questions climatiques avec 50 ans de consensus qui n’ont pratiquement pas fait bouger les lignes), ou encore spontanément par la capacité individuelle à distinguer le vrai du faux dans l’information (assez idéologique comme idée et mise à mal par pas mal de constats).
    – Que communiquer sur une idée qui ne fait pas consensus dans la société n’a aucun sens (ou a minima serait très inefficace) puisque les cibles de la communication réalisée ne peuvent (ou ne devraient) pas changer d’avis (et de le faire savoir).
    Ça ressemble bien plus à mon sens à un moyen facile pour délégitimer un très grand nombre de personnes à parler d’écologie puisque l’on dépend (pratiquement) tous d’un système dont la croissance (le progrès ?) est très largement construit sur les externalités négatives qu’il produit et dont il dépend. Faisant partie de ce système, nous en sommes donc tous complices (à plus ou moins large échelle). Autrement dit, ça revient à dire que les seuls qui seraient légitimes à défendre une position contraire au système actuel seraient ceux qui en sont exclus ou extraits, donc virtuellement personne.
    Ça pose aussi la question de l’exemplarité. On est dans la même logique de cohérence entre la raison (et le discours associé) et les actions (passées ou présentes). Mais ça vaut aussi dans le « camp » d’en face… Dont-on invalider ou critiquer un discours sous prétexte qu’il n’est pas en adéquation avec les actes ?! Peut-on déduire des actions de nos élites qu’ils n’ont rien compris au problème ou sont-ils soumis (en discours et en actes) à la volonté des lobbies, ou plus simplement de celle de leurs électeurs (et la volonté qu’ils leur prêtent), autrement dit à des impératif électoralistes dont ils dépendent ?

  3. Tout le monde aura compris que vous vous cherchez une légitimité, que vous n’aurez jamais. Eh oui un banquier repentit qui vous donne des leçons ça ne pourra jamais passer.

  4. Je suis bien d’accord.
    Le problème de l’écologie et des écolos (dont je fais parti…) est que ça part dans tout les sens (Merci Meluche et Mme Rousseau), il n’y a même pas de base prioritaire…
    Personne ne défends des projets basiques, pourtant assez consensuels qui, à mes yeux, devraient être traité de façon urgente eu égard de l’urgence que nous traversons
    1/ L’isolation complète des bâtiments réponds à l’urgence écologique et à l’urgence social… c’est un énorme enjeux pas assez médiatisé et encore moins débattu…
    2/ Aucune alternative à la voiture individuelle (pour les zones urbaines et péri-urbaines dans un premier temps) n’apparait clairement…. (budget des transports publics constamment en baisse, les pistes cyclables insuffisamment développé à e jour, le transport collectif d’entreprise (dans les bassins industriels le permettant) n’est même pas un sujet… Pourtant , les gains seraient énormes…

    Comme tu le dis, Bon pote, on distribue les bons ou les mauvais points sur le passé, on scrute qui vote les lois avec qui et dans quel but caché… On critique volontiers le voisin au lieu de regarder juste devant son nez…. Personne ne sera jamais parfait… Les débats et désaccords doivent être traité, mais certains sont quand même plus bénéfique que d’autre..

  5. Je suis d’accord avec tout cela. Et je travaille quotidiennement dans une association qui s’active pour le décarcbonation. Mais, ce faisant je ne suis pas certain de travailler pour mon intérêt ni même celui de mes descendants. Mon intérêt immédiat est de ne rien changer à mes habitudes qui sont plutôt frugales. Peu importe les conséquences car j’ai 87 ans et je ne pense pas vivre les changements les plus douloureux.
    Pour mes descendants, leur intérêt est que je meure le plus vite possible : je leur coûte cher (pris collectivement) car ils me paient une retraite, me soignent, me permettant de consommer et donc de participer à la grande gabegie capitaliste, etc.
    Et quand je regarde autour de moi, la position que j’affiche là, me semble bien partagée avec un cynisme arrogant.
    Tout ça pour dire qu’il faut aussi s’entendre sur ce que nous voulons vivre , ou ne pas vivre, et à quel prix. Au prix de sa vie, comme les Ukrainiens, par exemple ?

  6. le probleme c’est que en france ,en allemagne, l’écologie , l’idéologie devrais je dire , a menée au réchauffement climatique! militer avec des gens butés, intégriste, incapable de reconnaitre leurs erreurs et d’évoluer…… NON MERCI à noter que je fait de l’écologie au quotidien, 7 jours sur 7, je vous laisse deviner mon boulot, si vous avez 2 neuronnes! pas bonne continuation dans votre recrutement de faible d’esprit!

  7. Tout à fait d’accord ! Il faut embarquer tout le monde. Je milite pour des bâtiments plus respectueux de l’environnement et moins consommateurs en énergie depuis 30 ans et il ne me viendrait pas à l’idée de refuser une alliance au prétexte que la conscience environnementale de cette personne ou de cette société est tardive.

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Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

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  1. Petit commentaire linguistique : on n’avoue pas, on admet. Avouer signifierai qu’il y a une pression violente ou une torture.

    Sur le sujet, absolument d’accord. On pourrait aussi arrêter de culpabiliser quelqu’un de conscient qui travail chez “X boite du Cac40”. Chacun fait ce qu’il peut avec les armes qu’il a, l’éducation, l’expérience de vie qu’il traine avec lui. Le plus fort engagement que l’on peut faire c’est de dédier sa vie de travail à la cause. On peut le faire chez Total, et même, il faut le faire chez Total, car on ne peut pas se passer de l’existence de cette boite, des gens qui y travaillent ; comme d’autres.

    On peut critiquer celui qui donne des leçons, qui fait semblant d’être conscient, mais pratique le cynisme et ne fait rien.

  2. Ou plus simplement, les attaques sur le passé ou les convictions passées des militants (ou simplement sur une certaine “nouvelle” conscience écologique) d’un individu sont une grosse faute logique.
    Si on considère qu’un individu n’est légitime pour défendre une position B que s’il n’a jamais défendu la position A par le passé, cela implique :
    – Que personne ne peut changer d’avis (et le communiquer) et qu’ainsi, les idées ou positions n’évoluent qu’avec le renouvellement des générations (en supposant que les idées soient “transmissibles” par l’éducation), d’autres influences (type consensus scientifique, et on peut mesurer à quel point cela fonctionne pour les questions climatiques avec 50 ans de consensus qui n’ont pratiquement pas fait bouger les lignes), ou encore spontanément par la capacité individuelle à distinguer le vrai du faux dans l’information (assez idéologique comme idée et mise à mal par pas mal de constats).
    – Que communiquer sur une idée qui ne fait pas consensus dans la société n’a aucun sens (ou a minima serait très inefficace) puisque les cibles de la communication réalisée ne peuvent (ou ne devraient) pas changer d’avis (et de le faire savoir).
    Ça ressemble bien plus à mon sens à un moyen facile pour délégitimer un très grand nombre de personnes à parler d’écologie puisque l’on dépend (pratiquement) tous d’un système dont la croissance (le progrès ?) est très largement construit sur les externalités négatives qu’il produit et dont il dépend. Faisant partie de ce système, nous en sommes donc tous complices (à plus ou moins large échelle). Autrement dit, ça revient à dire que les seuls qui seraient légitimes à défendre une position contraire au système actuel seraient ceux qui en sont exclus ou extraits, donc virtuellement personne.
    Ça pose aussi la question de l’exemplarité. On est dans la même logique de cohérence entre la raison (et le discours associé) et les actions (passées ou présentes). Mais ça vaut aussi dans le « camp » d’en face… Dont-on invalider ou critiquer un discours sous prétexte qu’il n’est pas en adéquation avec les actes ?! Peut-on déduire des actions de nos élites qu’ils n’ont rien compris au problème ou sont-ils soumis (en discours et en actes) à la volonté des lobbies, ou plus simplement de celle de leurs électeurs (et la volonté qu’ils leur prêtent), autrement dit à des impératif électoralistes dont ils dépendent ?

  3. Tout le monde aura compris que vous vous cherchez une légitimité, que vous n’aurez jamais. Eh oui un banquier repentit qui vous donne des leçons ça ne pourra jamais passer.

  4. Je suis bien d’accord.
    Le problème de l’écologie et des écolos (dont je fais parti…) est que ça part dans tout les sens (Merci Meluche et Mme Rousseau), il n’y a même pas de base prioritaire…
    Personne ne défends des projets basiques, pourtant assez consensuels qui, à mes yeux, devraient être traité de façon urgente eu égard de l’urgence que nous traversons
    1/ L’isolation complète des bâtiments réponds à l’urgence écologique et à l’urgence social… c’est un énorme enjeux pas assez médiatisé et encore moins débattu…
    2/ Aucune alternative à la voiture individuelle (pour les zones urbaines et péri-urbaines dans un premier temps) n’apparait clairement…. (budget des transports publics constamment en baisse, les pistes cyclables insuffisamment développé à e jour, le transport collectif d’entreprise (dans les bassins industriels le permettant) n’est même pas un sujet… Pourtant , les gains seraient énormes…

    Comme tu le dis, Bon pote, on distribue les bons ou les mauvais points sur le passé, on scrute qui vote les lois avec qui et dans quel but caché… On critique volontiers le voisin au lieu de regarder juste devant son nez…. Personne ne sera jamais parfait… Les débats et désaccords doivent être traité, mais certains sont quand même plus bénéfique que d’autre..

  5. Je suis d’accord avec tout cela. Et je travaille quotidiennement dans une association qui s’active pour le décarcbonation. Mais, ce faisant je ne suis pas certain de travailler pour mon intérêt ni même celui de mes descendants. Mon intérêt immédiat est de ne rien changer à mes habitudes qui sont plutôt frugales. Peu importe les conséquences car j’ai 87 ans et je ne pense pas vivre les changements les plus douloureux.
    Pour mes descendants, leur intérêt est que je meure le plus vite possible : je leur coûte cher (pris collectivement) car ils me paient une retraite, me soignent, me permettant de consommer et donc de participer à la grande gabegie capitaliste, etc.
    Et quand je regarde autour de moi, la position que j’affiche là, me semble bien partagée avec un cynisme arrogant.
    Tout ça pour dire qu’il faut aussi s’entendre sur ce que nous voulons vivre , ou ne pas vivre, et à quel prix. Au prix de sa vie, comme les Ukrainiens, par exemple ?

  6. le probleme c’est que en france ,en allemagne, l’écologie , l’idéologie devrais je dire , a menée au réchauffement climatique! militer avec des gens butés, intégriste, incapable de reconnaitre leurs erreurs et d’évoluer…… NON MERCI à noter que je fait de l’écologie au quotidien, 7 jours sur 7, je vous laisse deviner mon boulot, si vous avez 2 neuronnes! pas bonne continuation dans votre recrutement de faible d’esprit!

  7. Tout à fait d’accord ! Il faut embarquer tout le monde. Je milite pour des bâtiments plus respectueux de l’environnement et moins consommateurs en énergie depuis 30 ans et il ne me viendrait pas à l’idée de refuser une alliance au prétexte que la conscience environnementale de cette personne ou de cette société est tardive.

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