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Les 100 plagiats d’Étienne Klein

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©Crédit Photographie : Montage Bon Pote
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C’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France. Conférencier très courtisé, y compris dans certaines sphères écologistes, Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-sellers. Pourtant, depuis bientôt dix ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités et ses copier-coller manifestes.

Quels sont ces plagiats exactement ? Comment le philosophe des sciences les justifie-t-il ? Quelles sont les réactions des autorités et leurs conséquences ? On fait le point. 

Qui est Étienne Klein ? 

Philosophe des sciences, Étienne Klein a soutenu en 1999 une thèse de doctorat à l’université Paris-Diderot et a mené sa carrière au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) où il est directeur de recherche et a cofondé le Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière (LARSIM).  

Il a aussi été président de l’Institut des hautes études par la science et la technologie (IHEST), un organisme de réflexion sur la recherche dont il a été révoqué à la suite de ses plagiats. Il est encore membre du conseil scientifique de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques), organisme public à l’interface entre le monde politique et le monde de la recherche, qui a pour mission d’éclairer les parlementaires sur des sujets scientifiques.

Mais le grand public le connaît surtout pour son émission « Science en question » (ex-« La Conversation scientifique ») sur France Culture, et ses nombreuses chroniques dans la presse écrite. Auteur de plusieurs dizaines de livres, son dernier ouvrage est une « Éloge du dépassement », fruit d’entretiens avec l’astronaute Thomas Pesquet (2025). 


Que lui est-il reproché ?

Ses premiers plagiats ont été dévoilés par l’Express, en 2016. En 2024, les journalistes Jean Abbiateci et Loris Guémart publient deux enquêtes dans Arrêt sur image, qui dévoilent combien ces méthodes sont récurrentes chez Étienne Klein.

La première montre que le physicien a tendance à « recycler » ses propres productions, mais aussi celles des autres, en réutilisant mot pour mot des passages entiers de chroniques ou de livres déjà parus.  Et il le fait sans mentionner qu’il s’agit de contenus déjà publiés ou d’emprunts. La seconde montre que sa thèse elle-même est nourrie de plagiats : 20% du texte est composé de paragraphes et de pages entières copiés sans guillemets chez plus d’une vingtaine d’auteurs, dont des prix Nobel, et même chez des membres de son propre jury de thèse.

Pour repérer ces emprunts, les deux journalistes ont d’abord mené un laborieux travail de fourmis, en collant des kilomètres de textes dans le moteur de recherche Google Books mais aussi en effectuant des vérifications en bibliothèques.

Le journaliste Jean Abbiateci a continué ce travail par la suite, en automatisant cette recherche grâce à un outil de détection des plagiats qu’il  a conçu, le « Recopilleur ». Ce logiciel a permis de révéler un peu plus combien la pratique du plagiat est systématique chez Étienne Klein. Les emprunts non cités s’étendent au moins de 1991 à 2025 (les plagiats ont continué après les premières révélations). Au total, le journaliste a lui-même identifié 69 cas de plagiat dans l’œuvre d’Étienne Klein, et listé plus d’une centaine de « victimes » en ajoutant les cas recensés par d’autres enquêtes. 

Seulement 100 plagiats ?

Si ce nombre est déjà éloquent, la nature des plagiats montre en prime à quel point ceux-ci sont désormais une partie intégrante des productions du philosophe des sciences. Ainsi, on peut voir dans des conférences Étienne Klein sembler faire des remarques personnelles… alors qu’il récite des mots empruntés. Un exemple : dans une vidéo issue d’une conférence d’Étienne Klein en 2017 à la BNF, (ici à 1’10), le conférencier explique par exemple à son public : « Vous voyez que j’essaye d’employer des thèmes assez neutres  ». Une phrase qu’on retrouve mot pour mot, comme les paragraphes suivants et précédents, dans un livre de l’astrophysicien Marc Lachièze-Rey (dans son livre Les avatars du vide).  

Capture d’écran : Youtube / Montage Jean Abbiateci.

Encore une anecdote montrant le caractère massif des emprunts d’Etienne Klein : même son canular très polémique, qui a consisté à publier une photo d’une tranche chorizo avec un commentaire laissant croire qu’il s’agissait d’une photo d’étoile, était en réalité une reprise d’un autre astrophysicien.

Capture d’écran : Big Bang Science / Facebook 

Étienne Klein a-t-il reconnu ses plagiats ?

Étienne Klein a décliné par écrit notre demande d’interview :  « Je vous remercie pour cette proposition. Je vais toutefois la décliner et vous laisse donc parfaitement libre d’écrire ce que bon vous semblera (j’aurais bien trop de choses à vous dire pour qu’elles puissent tenir dans le volume de votre article). Je m’exprimerai par mes propres moyens sur cette affaire le jour où cela me semblera utile..»

Mais notons qu’après avoir nié les faits, le philosophe des sciences avait reconnu au Monde en 2021 : « Oui, c’est vrai, je suis coupable de plagiats littéraires, mais en aucun cas de plagiats scientifiques ». Il a fait amende honorable de sa propre « désinvolture », expliquant : « Je faisais trop de choses à la fois. Cela a été ma grande faute. Conséquence, j’ai régulièrement oublié de mettre des guillemets à des citations. » Il  a assuré s’être emmêlé les pinceaux  : « J’ai commis des erreurs de fichiers informatiques et j’ai confondu mes notes personnelles avec des citations de grands auteurs. » puis a justifié ses emprunts par problèmes de santé :  : « Il y a une trentaine d’années, j’ai été victime d’une maladie qui m’a privé de voix pendant de longs mois. Pour la rééduquer, j’ai lu tout haut du Bachelard, du Valéry, du Stefan Zweig. Leurs phrases se sont alors fixées dans mon cerveau, et mon inconscient les a restituées dans mes livres sans que je m’en rende compte. » 


En 2024, il avait aussi répondu aux enquêtes d’Arrêt sur images via son compte X : « Sans doute pour me donner confiance, j’ai parfois commis l’erreur de m’appuyer sur des éléments écrits par d’autres, que j’ai ensuite faits miens.» et assure « Les personnes qui me lisent aujourd’hui savent que je suis devenu un auteur qui cite abondamment («trop», me reproche-t-on parfois) et de façon rigoureuse.»

Capture d’écran de la réponse d’Etienne Klein / Arrêt sur images

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Quelles réactions et sanctions face aux plagiats d’Étienne Klein ?

Contrairement à d’autres cas célèbres, les révélations sur les plagiats d’Étienne Klein ont eu peu d’impact. Seul fait notable lors des premières révélations de l’Express en 2016 : une commission d’enquête a jugé que les manquements du philosophe des sciences étaient incompatibles avec son maintien à la tête du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie. L’intéressé a toutefois refusé de démissionner, racontait le Monde en 2021, et il a fallu un décret ministériel, contresigné en dernière minute par le président de la République François Hollande, pour acter sa révocation. La liste des conséquences s’arrête là. Le philosophe a pu poursuivre la plupart de ses missions, et même être récompensé par un prix de l’Académie des sciences morales et politiques.

La seconde série de révélations sur les plagiats d’Étienne Klein, par Arrêt sur images en 2024, n’a pas conduit à plus de conséquences immédiates. France Culture a maintenu sa collaboration, son éditeur Flammarion également, tandis que de nombreuses structures continuent de faire appel à lui pour des conférences. L’Université Paris-Cité a tout de même ouvert une instruction sur sa thèse, soupçonnée de plagiats. Cette instruction est aujourd’hui terminée, ses conclusions étaient attendues pour la fin 2025. Contactée pour savoir quand ce rapport sera finalement publié, l’Université ne nous a pas répondu. 

L’employeur d’Étienne Klein, le CEA, nous a confirmé que ce dernier est toujours salarié du CEA et nous a indiqué : « Ce dossier étant encore en cours d’instruction par l’Université Paris-Cité, nous ne pouvons, à ce stade, donner suite à votre demande ». Les conséquences pourraient être déterminantes : si la thèse d’Étienne Klein était invalidée pour manquement à l’éthique, alors le philosophe perdrait son habilitation à diriger des recherches, et donc probablement son titre de directeur de recherches au CEA.  

Sa présence au conseil scientifique de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques) est également contestée par plusieurs de ses membres, dont le sociologue des science et député (LFI) Arnaud Saint Martin. Ce dernier assure à Bon Pote avoir écrit à la présidence de l’OPECST pour lui signifier qu’il lui paraît « inconcevable » de « maintenir Mr Klein au sein du conseil scientifique de l’OPECST ».

Est-ce vraiment grave de plagier, quand on est un vulgarisateur scientifique ? 

Premièrement, plagier est illégal. Depuis 2020, l’intégrité scientifique est inscrite dans le code de la recherche et dans celui de l’éducation. Les organismes publics ont pour obligation de lutter activement pour la défendre, entre autres en mettant en place des chartes et protocoles contre le plagiat

Deuxièmement, il faut savoir que la mansuétude dont a bénéficié Etienne Klein n’est pas du tout la norme dans le domaine scientifique. Les doctorants sont par exemple tenus de prêter serment et s’engagent à respecter l’intégrité scientifique, ce qui implique de ne pas plagier. « Ce qui me heurte », commente Arnaud Saint-Martin, « c’est que d’un côté on exige une rigueur absolue de la part des étudiants. A juste titre, on leur explique que le plagiat est un vol doublé d’un recel d’idées. Mais d’un autre côté, on laisse faire une personnalité qui est habilitée à diriger les recherches de ces mêmes étudiants. »

Troisièmement, le plagiat a de fait un intérêt financier. Emprunter les textes des autres permet de publier davantage et d’animer plus de conférences. Notons que certaines conférences d’Étienne Klein sont très coûteuses, à l’image de celles qu’il va donner lors d’une croisière facturée entre 13 000 et 22 700 euros par personne en mars prochain (voir capture ci-dessous). Ce que l’intéressé nomme « désinvolture » permet donc des opérations commerciales lucratives dont ne profitent pas les auteurs et autrices non crédités.

Capture d’écran : Intermèdes

Enfin, plagier est totalement contraire à l’esprit de la recherche scientifique. Étienne Klein et ses défenseurs s’abritent bien souvent derrière l’argument suivant : certaines connaissances scientifiques seraient si décisives et/ou si partagées qu’elles passeraient à la postérité et appartiendraient au domaine public de la connaissance, rendant possible de les utiliser telles quelles et sans citation : « Quand on écrit que la Terre tourne autour du Soleil, on ne met pas de guillemets », lit-on dans un texte de défense d’Etienne Klein. 

Si cet argument semble séduisant, il est pourtant contredit par l’Histoire des sciences. La plupart des découvertes et connaissances scientifiques sont le fruit d’étapes graduelles et progressives, nécessitant le travail successif de plusieurs personnes ou institutions. La science n’est donc pas qu’un résultat qu’on peut s’approprier, c’est un processus en mouvement à retracer. 

De ce fait, la citation est fondamentale, par respect de ses prédécesseurs, par souci d’exactitude mais aussi pour permettre à toute personne de prendre connaissance de la façon dont a été bâtie l’accumulation des savoirs. Arnaud Saint Martin précise à Bon Pote : « Bien citer et bien référencer est un art, et c’est aussi un travail. Ne pas citer, c’est non seulement une faute majeure en termes d’intégrité, mais c’est aussi un travail qui n’est pas fait. Personnellement, j’adore les notes de bas de page et je les utilise abondamment dans les textes »

Le député et sociologue des sciences nous renvoie à ce sujet vers un ouvrage du philosophe des sciences Robert Merton consacré au célèbre aphorisme « Sur les épaules des géants », souvent mentionné pour rappeler pourquoi et comment tout travail intellectuel ou scientifique a une généalogie, c’est-à-dire s’appuie nécessairement sur les travaux de celles et ceux qui l’ont précédé. Sa lecture rappelle que les connaissances doivent certes être partagées, mais que ce partage implique la citation et la loyauté. C’est un contrat tacite, que le plagiat vient rompre.

Une question d’égalité devant la loi 

En attendant les conclusions de l’Université Paris-Cité, l’affaire Étienne Klein interroge sur l’impunité de certaines personnalités médiatiques. Le pouvoir, qu’il soit lié à un poste, à de l’entregent ou à un capital sympathie, ne doit jamais permettre d’échapper au devoir d’exemplarité. Au contraire. C’est l’une des conditions de la confiance dans la parole scientifique mais aussi dans les institutions démocratiques en général. 

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  1. Plagier, piller, utiliser parce que l’on pisse de la copie et que la recherche de l’exposition médiatique est première est en effet une caractéristique du personnage. Et il y a plus : l’absence d’intérêt de nombre de ses conférences, amorcées en posant des questions sur les paradoxes ou antinomies d’un sujet (par exemple le temps), en laissant croire que ces énoncés souvent triviaux (et d’une grande banalité) sont le fruit d’une élaboration de l’auteur puis parler non pour faire partager mais pour écraser et éblouir. Tactique que Klein le séducteur pratique à merveille puisque cela marche mais qui ne confère à ses propos aucune élévation : ils relèvent d’une dissert de terminale d’un niveau correct.

  2. Je ne suis pas allé regardé la liste des 100 plagiats. Mais soit ils sont minimes, soit les 2 extraits de cet article ne sont pas très bien choisis…

    Le premier exemple, je n’ai pas vu le “mot pout mot”, l’article est d’ailleurs plutôt trompeur sur ce point… Mais surtout : ce n’est ni un concept ou une idée originale de Marc Lachièze-Rey, c’est simplement l’explication d’une méthodologie argumentative, dans tout ce qu’il y a de plus courant, que ce soit rhétoriquement ou quant à l’utilisation de la langue française…
    Le second exemple, il aurait été sympa de faire un clin d’oeil au tweet original, au moins en réponse… Mais celui de Klein apporte néanmoins une nouveauté, que ce soit dans le texte ou les couleurs de la photo… Mais surtout : on est sur X et on parle d’une blague de 1er avril ! On ne peut pas y exiger la même rigueur dans la citation que dans des travaux scientifiques ou littéraires…

    Pour sa thèse, c’est en effet plus problématique et Klein s’est expliqué. On accepte ou pas ses arguments, c’est personnel ; pour ce qui est des sanctions officielles, il y a un seul organe capable de trancher, c’est l’Université Paris-Cité, donc à suivre, je ne vois pas bien ce qu’il y a de nouveau dans cette affaire.

    Bref, pas bien convaincu. Le personnage profite certainement d’une notoriété trop importante et publie beaucoup de livres pour y dire la même chose. Mais bon : personne n’est obligé de payer sa croisière ou d’acheter ses essais…

  3. On peut tout à fait regretter certaines indélicatesses, et reconnaître que le succès de Klein ne tient absolument pas à ces plagiats, mais à son talents pour assembler et conter des histoires scientifiques. S’il s’agissait d’un prix Nobel qui avait piqué les résultats d’un collègue pour faire toute sa carrière, ce serait autre chose, mais ce n’est pas le cas.

    Sur le fond, il est simplement faux d’écrire que “le partage [de connaissance] implique la citation et la loyauté”. C’est historiquement est épistémologiquement faux. Epistémologiquement : le fait de citer ou non qqun ne change rien à la production et la diffusion de la connaissance. Historiquement : cette préoccupation pour le plagiat est historiquement située, et semble bien correspondre au moment de la marchandisation de la science. Si le plagiat est devenu un vrai “problème” (avec les guillemets), c’est parce que les articles scientifiques sont devenus des produits commerciaux, propriétés de grands groupes qui protègent avidement leurs intérêts.

    1. Euh, non, le fait de citer ses source permet quand même de retracer l’origine de l’information et donc de pouvoir estimer sa validité et son niveau de certitude. C’est quand même la base de l’épistémologie.

      Rien à voir avec le problème des revues prédatrices. De toute manière, tout le monde est passé à Sci-hub. Ça permets de ne payer que deux fois au lieu de trois.

      1. Il y a deux façons de donner au lecteur les moyens d’estimer la validité et le niveau de certitude d’une affirmation dont on est pas l’auteur : en en livrant soit la source, soit directement la démonstration. Si je soutiens par exemple qu’une croyance vraie et justifiée n’est pas un connaissance, je peux simplement refaire la démonstration de Gettier, et me dispenser de le citer. Donc il est faux de dire que “le partage [de connaissance] implique la citation et la loyauté”.

        Concernant le second point, je ne parlais pas du tout de revues prédatrices.

  4. Il y a quand même un petit flou dans ce qu’on cite ou ne cite pas. Par exemple, si l’on écrit “en utilisant le principe fondamental de la dynamique…” dans un article scientifique il me semble qu’on ne cite habituellement pas les Principia de Newton dans la liste des références.

    Le fait qu’il y ait un flou n’exclut pas l’existence de plagiat caractérisé, ni que des mesures doivent être prises contre ce phénomène pas si isolé que ça.

  5. Je ne vois pas ou il est répréhensible de se plier soi-même, ce que j’ai fait sciemment entre deux de mes ouvrages. Le plus ancien traitait du Soleil lui meme a travers ce qu’il a représenté pour l’homme a travers l’évolution de ce dernier, de l’objet de culte divin à l’objet producteur d’energie aujourd’hui en passant par l’objet d’etude depuis plusieurs siècles et encore aujourd’hui. Dans le second ouvrage dédié à l’histoire de l’energie je fais bien sûr état de l’energie dégagée par le Soleil que l’on transforme sous d’autres formes par différents moyens, et bien sûr je reprend des paragraphes entiers du précédent ouvrage dans lequel j’avais fait les calculs de rendement et de diffusion de l’energie solaire, que je ́’avais d’ailleurs pas moi-meme inventé puisque connus a travers des formules de calculs depuis des décennies. Dans le premier j’en citait les auteurs , et la reprise des paragraphes emportait ces précisions avec elle. Mais je ne me citait pas moi-meme comme l’auteur de la façon de les présenter dans un précédent ouvrage . Il aurait fallu que je récrire toutes ces démonstrations d’une autre façon, en prenant garde de na pas reprendre une rédaction identique pour chaque phrase rapportant la meme exication…. dite autrement ?
    Serge Rochain

  6. Maître Capello : celui qui regarde le doigt plutôt que regarder la la Lune !

    PS : le i de Maître prend un accent circonflexe (ce n’est absolument pas important mais pour quelqu’un qui “œuvre” à relever les fautes d’autrui, on ne peut s’empêcher d’en rire…).

  7. “Bon Pote fait le choix de n’utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.”

    N’empêche qu’un correcteur automatique ne vous feraient pas de mal, car ça pique au long de la lecture. Deux exemples pour la forme (je cite !) : “où il est directeur de recherche a cofondé” (sic) ; “d’une croisière facturée entre de” (sic).

    C’est clair qu’une IA ne ferait pas ce genre de bêtise proprement humaine !

    1. Maitre Capello : celui qui regarde le doigt au lieu de regarder la Lune…

      PS : Le i de Maître prend un accent circonflexe (ce n’est pas absolument pas important mais pour quelqu’un qui relève les fautes d’autrui, on ne peut s’empêcher d’en rire…)

    2. Tout comme Maître Capello aime à le faire, je cite : “… un correcteur automatique ne vous feraient pas de mal…” ; waou : UN correcteur vous feraiENT… c’est du lourd ! Et on ne parle même pas de l’accent circonflexe absent sur le i de Maître.
      Personnellement, je ne relève jamais les fautes d’orthographe d’autrui, c’est humiliant et moi-même je ne suis pas exempt de faire des fautes. Mais quand on veut donner des leçons sur ce genre de sujet il vaut mieux être irréprochable.

  8. Etienne Klein a été l’un de nos enseignants de philosophie des sciences à l’école d’ingénieur CentraleSupélec. Pour avoir suivi et lu ses cours ainsi que 2 de ses livres, je peux confirmer que des paragraphes entiers étaient identiques ou très similaires. Ces similitudes m’avaient déjà marquées à l’époque et je m’étais déjà interrogée sur le fait qu’une même idée/réflexion ait pu être exploitée pour en faire plusieurs livres et cours/conférences, tous rémunérés de façon distinctes bien-sur.

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  1. Plagier, piller, utiliser parce que l’on pisse de la copie et que la recherche de l’exposition médiatique est première est en effet une caractéristique du personnage. Et il y a plus : l’absence d’intérêt de nombre de ses conférences, amorcées en posant des questions sur les paradoxes ou antinomies d’un sujet (par exemple le temps), en laissant croire que ces énoncés souvent triviaux (et d’une grande banalité) sont le fruit d’une élaboration de l’auteur puis parler non pour faire partager mais pour écraser et éblouir. Tactique que Klein le séducteur pratique à merveille puisque cela marche mais qui ne confère à ses propos aucune élévation : ils relèvent d’une dissert de terminale d’un niveau correct.

  2. Je ne suis pas allé regardé la liste des 100 plagiats. Mais soit ils sont minimes, soit les 2 extraits de cet article ne sont pas très bien choisis…

    Le premier exemple, je n’ai pas vu le “mot pout mot”, l’article est d’ailleurs plutôt trompeur sur ce point… Mais surtout : ce n’est ni un concept ou une idée originale de Marc Lachièze-Rey, c’est simplement l’explication d’une méthodologie argumentative, dans tout ce qu’il y a de plus courant, que ce soit rhétoriquement ou quant à l’utilisation de la langue française…
    Le second exemple, il aurait été sympa de faire un clin d’oeil au tweet original, au moins en réponse… Mais celui de Klein apporte néanmoins une nouveauté, que ce soit dans le texte ou les couleurs de la photo… Mais surtout : on est sur X et on parle d’une blague de 1er avril ! On ne peut pas y exiger la même rigueur dans la citation que dans des travaux scientifiques ou littéraires…

    Pour sa thèse, c’est en effet plus problématique et Klein s’est expliqué. On accepte ou pas ses arguments, c’est personnel ; pour ce qui est des sanctions officielles, il y a un seul organe capable de trancher, c’est l’Université Paris-Cité, donc à suivre, je ne vois pas bien ce qu’il y a de nouveau dans cette affaire.

    Bref, pas bien convaincu. Le personnage profite certainement d’une notoriété trop importante et publie beaucoup de livres pour y dire la même chose. Mais bon : personne n’est obligé de payer sa croisière ou d’acheter ses essais…

  3. On peut tout à fait regretter certaines indélicatesses, et reconnaître que le succès de Klein ne tient absolument pas à ces plagiats, mais à son talents pour assembler et conter des histoires scientifiques. S’il s’agissait d’un prix Nobel qui avait piqué les résultats d’un collègue pour faire toute sa carrière, ce serait autre chose, mais ce n’est pas le cas.

    Sur le fond, il est simplement faux d’écrire que “le partage [de connaissance] implique la citation et la loyauté”. C’est historiquement est épistémologiquement faux. Epistémologiquement : le fait de citer ou non qqun ne change rien à la production et la diffusion de la connaissance. Historiquement : cette préoccupation pour le plagiat est historiquement située, et semble bien correspondre au moment de la marchandisation de la science. Si le plagiat est devenu un vrai “problème” (avec les guillemets), c’est parce que les articles scientifiques sont devenus des produits commerciaux, propriétés de grands groupes qui protègent avidement leurs intérêts.

    1. Euh, non, le fait de citer ses source permet quand même de retracer l’origine de l’information et donc de pouvoir estimer sa validité et son niveau de certitude. C’est quand même la base de l’épistémologie.

      Rien à voir avec le problème des revues prédatrices. De toute manière, tout le monde est passé à Sci-hub. Ça permets de ne payer que deux fois au lieu de trois.

      1. Il y a deux façons de donner au lecteur les moyens d’estimer la validité et le niveau de certitude d’une affirmation dont on est pas l’auteur : en en livrant soit la source, soit directement la démonstration. Si je soutiens par exemple qu’une croyance vraie et justifiée n’est pas un connaissance, je peux simplement refaire la démonstration de Gettier, et me dispenser de le citer. Donc il est faux de dire que “le partage [de connaissance] implique la citation et la loyauté”.

        Concernant le second point, je ne parlais pas du tout de revues prédatrices.

  4. Il y a quand même un petit flou dans ce qu’on cite ou ne cite pas. Par exemple, si l’on écrit “en utilisant le principe fondamental de la dynamique…” dans un article scientifique il me semble qu’on ne cite habituellement pas les Principia de Newton dans la liste des références.

    Le fait qu’il y ait un flou n’exclut pas l’existence de plagiat caractérisé, ni que des mesures doivent être prises contre ce phénomène pas si isolé que ça.

  5. Je ne vois pas ou il est répréhensible de se plier soi-même, ce que j’ai fait sciemment entre deux de mes ouvrages. Le plus ancien traitait du Soleil lui meme a travers ce qu’il a représenté pour l’homme a travers l’évolution de ce dernier, de l’objet de culte divin à l’objet producteur d’energie aujourd’hui en passant par l’objet d’etude depuis plusieurs siècles et encore aujourd’hui. Dans le second ouvrage dédié à l’histoire de l’energie je fais bien sûr état de l’energie dégagée par le Soleil que l’on transforme sous d’autres formes par différents moyens, et bien sûr je reprend des paragraphes entiers du précédent ouvrage dans lequel j’avais fait les calculs de rendement et de diffusion de l’energie solaire, que je ́’avais d’ailleurs pas moi-meme inventé puisque connus a travers des formules de calculs depuis des décennies. Dans le premier j’en citait les auteurs , et la reprise des paragraphes emportait ces précisions avec elle. Mais je ne me citait pas moi-meme comme l’auteur de la façon de les présenter dans un précédent ouvrage . Il aurait fallu que je récrire toutes ces démonstrations d’une autre façon, en prenant garde de na pas reprendre une rédaction identique pour chaque phrase rapportant la meme exication…. dite autrement ?
    Serge Rochain

  6. Maître Capello : celui qui regarde le doigt plutôt que regarder la la Lune !

    PS : le i de Maître prend un accent circonflexe (ce n’est absolument pas important mais pour quelqu’un qui “œuvre” à relever les fautes d’autrui, on ne peut s’empêcher d’en rire…).

  7. “Bon Pote fait le choix de n’utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.”

    N’empêche qu’un correcteur automatique ne vous feraient pas de mal, car ça pique au long de la lecture. Deux exemples pour la forme (je cite !) : “où il est directeur de recherche a cofondé” (sic) ; “d’une croisière facturée entre de” (sic).

    C’est clair qu’une IA ne ferait pas ce genre de bêtise proprement humaine !

    1. Maitre Capello : celui qui regarde le doigt au lieu de regarder la Lune…

      PS : Le i de Maître prend un accent circonflexe (ce n’est pas absolument pas important mais pour quelqu’un qui relève les fautes d’autrui, on ne peut s’empêcher d’en rire…)

    2. Tout comme Maître Capello aime à le faire, je cite : “… un correcteur automatique ne vous feraient pas de mal…” ; waou : UN correcteur vous feraiENT… c’est du lourd ! Et on ne parle même pas de l’accent circonflexe absent sur le i de Maître.
      Personnellement, je ne relève jamais les fautes d’orthographe d’autrui, c’est humiliant et moi-même je ne suis pas exempt de faire des fautes. Mais quand on veut donner des leçons sur ce genre de sujet il vaut mieux être irréprochable.

  8. Etienne Klein a été l’un de nos enseignants de philosophie des sciences à l’école d’ingénieur CentraleSupélec. Pour avoir suivi et lu ses cours ainsi que 2 de ses livres, je peux confirmer que des paragraphes entiers étaient identiques ou très similaires. Ces similitudes m’avaient déjà marquées à l’époque et je m’étais déjà interrogée sur le fait qu’une même idée/réflexion ait pu être exploitée pour en faire plusieurs livres et cours/conférences, tous rémunérés de façon distinctes bien-sur.

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