Bonne fin du capitalisme (et Joyeux Noël !)

Publication :
Mis à jour :
Photo par QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
©Crédit Photographie : Photo par QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Sommaire
Dépliez le sommaire de l’article
Getting your Trinity Audio player ready...

Chaque année, au mois de décembre, notre économie se turbocharge comme un Mario sous champignon. C’est un moment de frénésie acheteuse, une orgie matérialo-énergivore où l’on se chasse-croise pour s’offrir des trucs autour d’un arbre coupé et d’un buffet d’animaux morts.

Curieux au premier abord, c’est un rituel que nous avons complètement normalisé. Seul le grinch n’achète rien pour Noël et toute tentative de remise en cause de tout ce qui touche aux fêtes de fin d’année est immédiatement censurée comme un écologisme insupportable. Comme si nos habitudes de consommation étaient innées et immuables. Or, c’est loin d’être le cas – nos pulsions d’achats ne sont pas une cause mais plutôt une conséquence. Oubliez le striatum, la nature humaine, et autres pseudo-théories qui nous enferment dans un consumérisme génétique. Le problème est ailleurs.

Le consumérisme est une stratégie capitaliste

« L’approche consumériste, c’est considérer que, face à la surproduction, il faut provoquer de la surconsommation – et non diminuer ou ralentir la production », explique la philosophe Jeanne Guien dans Le désir de nouveautés. C’était une grande problématique au début du 20ème siècle dans les pays industrialisés : comment parvenir à écouler une production en constante augmentation ? La solution : inciter à consommer davantage. Les stratégies pour y parvenir son nombreuses ; on peut créer des désirs avec la publicité, accélérer les achats via l’obsolescence organisée, ou imposer des dépenses contraintes en marchandisant les besoins essentiels.

Premier élément de la triade consumériste : la publicité. Chaque année, les entreprises dépensent plusieurs dizaines de milliards pour faire de la publicité en France (34 milliards d’euros en 2019). C’est beaucoup d’argent mais, en réalité, très peu d’acteurs. Seulement 1,6 % des entreprises en France font de la pub et les 500 plus gros annonceurs concentrent deux tiers des dépenses. Le résultat, nous le connaissons tous tant il est présent dans notre quotidien : un matraquage commercial débilitant qui nous incite à acheter des bagnoles, manger des nuggets, boire du sucre, et voyager à l’autre bout du monde.

Certains publicitaires diront que la pub ne créé pas de besoins car elle ne fait que rediriger des décisions d’achats préexistantes. C’est faux. Une étude macroéconomique révèle que les dépenses publicitaires en France sont responsables d’un surcroit de consommation de 5,3 % et d’une augmentation du temps de travail de 6,6 %. Nous travaillons 2 heures et demie en plus par semaine à cause de la publicité, sans compter le temps gâché à la produire et à la regarder. 

Qui a véritablement besoin d’un 4×4 pour traverser Paris ? Personne, et pourtant, les SUVs représentent aujourd’hui 52 % des ventes de voitures neuves, notamment grâce à des campagnes publicitaires d’une efficacité redoutable. C’est une triple peine. Les frais publicitaires sont répercutés sur les prix (2 300 € pour chaque SUV acheté), l’exposition permanente aux messages publicitaires génère un FOMO phénoménal pour la grande majorité de la population qui ne peut pas s’offrir ces produits, et les écosystèmes craquent sous le rythme effréné de cette croissance exponentielle. Déplaisant et intraitable, la publicité est l’herpès de notre économie contemporaine.     

La deuxième stratégie consumériste consiste à accélérer la fréquence des achats. On parle d’obsolescence organisée ou planifiée, un ensemble de pratiques qui visent à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. Une batterie collée pour la rendre inchangeable, un grille-pain dont la pièce de rechange coûte plus cher que l’appareil lui-même, des mises à jour système qui rendent inopérant les vieux téléphones, des collections dans la mode qui s’enchaînent de plus en plus vite, des programmes de reprise de produits encore fonctionnel – les marques redoublent de créativité pour inciter à la surconsommation.

D’un point de vue économique, c’est absurde. Nous gaspillons notre temps de travail et nos ressources naturelles pour des choses dont nous n’avons pas vraiment besoin. Pire, nous dilapidons les budgets écologiques globaux pour des besoins non-essentiels dans un monde où une grande partie de la population mondiale n’a pas encore accès au minimum vital. C’est un « mode de vie impérial » socialement futile et écologiquement insoutenable, l’équivalent de se faire vomir pour pouvoir remanger alors que d’autres meurent de faim.  

Le troisième stratagème est le plus redoutable : supprimer l’accès à quelque chose de gratuit pour créer une dépendance à la consommation marchande. C’est ce que le géographe David Harvey appelle « l’accumulation par la dépossession ». La destruction organisée des services publics et des communs est une stratégie classique d’enrichissement capitaliste. Crèches, EPHAD, journaux académiques, maisons d’édition, assurances, mutuelles, médias, réseaux sociaux, logiciels, infrastructures sportives, tout ce qui est potentiellement monopolisable attire le capitalisme cannibale. À grands coups de « politiques de croissance », les patients deviennent des clients, les lecteurs deviennent des acheteurs, et progressivement le penser profit s’impose dans notre quotidien. 

Il en faut peu pour être heureux, sauf dans une économie consumériste. Plus nos besoins se marchandisent, plus la course au pouvoir d’achat s’intensifie (on parle de « dépendance à la croissance »). C’est un cercle vicieux. Plus on consomme, plus on enrichit une minorité qui peut ensuite investir son surplus pour marchandiser quelque chose d’autre. Chercher à maintenir le pouvoir d’achat, c’est comme combattre une inondation en allant chercher une serpillère – futile si on ne retrouve pas la source de la fuite. Au lieu de soutenir le pouvoir d’achat, limitons plutôt le pouvoir de vente en encadrant les prix du foncier et de l’immobilier, en limitant la multipropriété immobilière, en protégeant l’indépendance des médias, et en imposant des critères de non-lucrativité aux entreprises des secteurs de « l’économie fondamentale » (foundational economy) comme la santé, l’éducation, et la défense.

La critique la plus redoutable que l’on puisse faire au capitalisme contemporain est que c’est un système inefficace en matière de qualité de vie. Ces trois stratégies sont des sources directes de mal-être. La plupart des gens déteste la publicité. Personne n’éclate de joie quand sa chaudière tombe en panne. Qui jubile à l’idée de débourser un (ou plusieurs) SMIC pour assurer des conditions de vie déplorables à ses grands-parents dans un EHPAD privé ? Les seules personnes qui profitent sont les capitalistes, c’est-à-dire cette minorité possédante qui capte la plus-value des activités marchandes (en France, les 20 % les plus riches possèdent 65 % de la richesse nationale, ce qui leur permet de capter 38 % de tous les revenus ; le décile supérieur possède 99 % du patrimoine professionnel).

NEWSLETTER

Chaque vendredi, recevez un condensé de la semaine, des infographies, nos recos culturelles et des exclusivités.

ALERTE

Une alerte dans votre boite mail, pour être mis au courant dès qu’un nouvel article est en ligne sur Bon Pote

Minimalisme, décroissance, et post-capitalisme

Et si au lieu de surconsommer ce que l’on surproduit, nous venions simplifier nos besoins pour pouvoir produire moins ? Simplicité volontaire et partage (commoning) du côté de la consommation, low-tech et coopératives du côté de la production, et planification socio-écologique du côté de la régulation. Voilà à quoi ressemble le progrès au 21ème siècle : une économie débarrassée de ses pulsions de croissance qui pourrait ralentir sans périr

Interdisons la publicité qui vise les enfants (comme c’est déjà le cas en Suède), la publicité pour les produits les plus polluants (comme à La Haye), les panneaux publicitaires dans les rues (comme à Grenoble), mais aussi la collecte industrielle des données personnelles. Au lieu d’un Black Friday, un buy-nothing day (journée sans achats) ; au lieu des médias sac à pub qui n’existent que pour vendre de l’attention, des médias indépendants financés collectivement ; au lieu de sacrifier nos esprits les plus créatifs pour donner envie d’acheter du parfum et de parier sur des matchs de foot, musclons notre imaginaire collectif, qu’il soit artistique, scientifique, ou politique, sur des projets plus ambitieux.

Contre l’obsolescence, privilégions la permanence. Généralisons l’usage de « l’indice de durabilité » à tous les produits pour permettre d’interdire progressivement à la vente les produits les moins durables. Imaginons une économie où les décisions de production sont gérées par les artisans et les utilisateurs plutôt que par les comptables et les investisseurs. Au lieu de chercher à tout prix à créer ces licornes que seuls les capitalistes trouvent magique, renforçons un tissu productif social et solidaire dont la raison d’être n’est pas de faire de l’argent mais de défaire du mal-être.   

Subventionnons massivement la seconde main en développant les repair cafés, les laboratoires de fabrication (fablab), et autres ateliers coopératifs (garages associatifs, ateliers vélo, cantines solidaires, etc.). Donnons-nous les moyens de fabriquer, bricoler, recoudre, et prendre soin de toutes les choses que nous avons déjà. Passons d’une économie linéaire de croissance centrée sur la quantité, la possession, et le profit à une économie circulaire de maintenance centrée sur la qualité, le partage, et le bien-être.

Contre la marchandisation de l’essentiel, défendons la gratuité, le partage, et l’entraide. Bibliothèques municipales et boîtes à livres, outilthèques, banque de temps, monnaies alternatives, ressourceries, logiciels libres, bar à jeux, terrains de sport ouverts, casiers à objets, brocantes et gratiférias, et services publics de qualité. Au lieu de construire des centres commerciaux, autoroutes, et autres « grands projets inutiles et imposés », et si on laissait respirer la nature ? Et si on mettait à disposition des citoyen·ennes des locaux pour pouvoir accueillir, prêter, apprendre, et échanger ? Et si on accompagnait celles et ceux qui, en dehors de la sphère marchande, sont à l’avant-garde de l’innovation sociale et du convivialisme ?

Au lieu d’imprimer des livres en masse, publions moins mais mieux (des trêves de nouveautés chez les éditeurs et des pratiques de slow science à l’université). Partageons nos connaissances en formant des clubs de lecture, des arpentages, des bases de données collaboratives, des publications scientifiques en libre accès, et des bibliothèques communes. « Private sobriety, public luxury », dirait George Monbiot, la sobriété individuelle rendue possible par l’abondance collective. Au lieu de laisser mourir nos services publics, asséchés par le grand capital, « reprenons le contrôle de notre économie » avec l’avènement d’une démocratie qui ne serait pas que politique mais aussi économique. 

Rêvolutionner l’économie

Cette année, ma liste de Noël sera courte. Je ne demanderais qu’une chose : la fin du capitalisme. Je n’imagine pas un sabotage à l’explosif comme dans Fight Club ou bien un effondrement sanglant comme dans Children of Men mais plutôt une sécession, un abandon de poste, une rupture non-conventionnelle. « La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer » (John Holloway). Cessons à travers nos activités de consommation, de production, et de régulation de reproduire un schéma consumériste, productiviste, et croissanciste – ou en un mot, capitaliste.

En cette fin d’année, posons-nous de vraies questions. À qui donnez-vous vos heures de vie ? À qui confiez-vous votre épargne ? Quelles sont les conséquences des choses que vous produisez et des choses que vous consommez, des ordres que vous donnez et des ordres que vous recevez ? Plus que jamais, nous avons besoin d’un sursaut d’esprit critique économique. Ne laissons pas une poignée de publicitaires dicter nos rêves. Ne laissons pas la « liberté d’entreprendre » saccager nos écosystèmes. Refusons ces politiques économiques qui placent le PIB avant la santé.  

Rêvolutionnons l’économie. Au lieu d’une obsession écocidaire pour la croissance, faisons l’éloge de l’inactivité (Byung-Chul Han) en accordant plus d’importance à la contemplation qu’à la production. Au lieu d’accumuler des choses et des désirs qui nous encombrent, faisons de la place (Karine Sahler). Au lieu d’un consumérisme niais qui consiste à hocher la carte bleue à la vue du moindre gadget, inventons un hédonisme alternatif (Kate Soper) centré sur l’être plutôt que sur l’avoir. Au lieu de démoniser la paresse en travaillant pour travailler, mettons nos efforts collectifs au service de l’otium (Jean-Miguel Pire), l’usage gratuit, désintéressé, non mercantile, de notre temps.

PLUS QUE 3 JOURS

0

5000

objectif 5000 soutiens mensuels

Municipales 2026, Présidentielle 2027 : Nous entrons dans 18 mois de propagande médiatique, de banalisation de l’extrême droite et de diabolisation de tout ce qui est à gauche. Chez Bon Pote, nous ne laisserons rien passer.

Si 2% de nos lectrices et lecteurs nous soutenaient chaque mois de seulement quelques euros, Bon Pote pourrait recruter, multiplier son impact, et surtout imposer l’écologie dans les débats.

POUR ALLER PLUS LOIN

Envie de creuser le sujet ? Cet article pourrait vous intéresser !

29 Responses

  1. Un pavé de yakafokon, ça me fait davantage mal au bide que les repas des fêtes.
    La non lucrativité des activités essentielles… L’éducation et la santé c’est moyennement délocalisable donc ok, mais ça s’appelle déjà “école publique” et “hôpital public”. Quant à la défense ? L’Etat va imposer à ses fournisseurs de ne pas faire de marge ? Préparez vos cailloux contre les chars russes ! Il va imposer aux industries françaises de ne pas faire de marge ? Même à l’export ? Préparez vos branches contre contre les drones chinois !
    Les livres ? “Publions moins mais mieux” et qui décide de la qualité d’un livre en fait ?
    Défendre l’indépendance des médias. Un média c’est une machine à perdre de l’argent (demandez à BonPote). Donc sans un patron avec une piscine d’or, soit ça disparaît, soit c’est public. Tiens, là aussi on appelle ça “audiovisuel public”. Après si l’idée c’est d’avoir 20 journaux, 15 chaînes TV et 10 radios toutes publiques ça a aussi un nom : la Russie.

  2. Ça tombe bien le sapin a été planté pour ça, ça s’appelle de la sylviculture et les animaux morts ont été mis au monde et élevés pour ça, ça s’appelle de l’élevage. Même les végans bouffent des légumes plantées pour ça, ça s’appelle de la culture maraichère… A part ça un gros ramassis de clichés et d’utopies à 2 balles, comme aiment nous en dispenser les bobo-baba écolos devenus inaudibles dans leur radicalité simpliste.

  3. >Poursuivre une croissance perpétuelle dans un univers fini aboutira nécessairement à la fin du capitalisme, quand tout aura été mis en vente et que les taux de profits ne seront plus au rendez vous.
    >Quand le capitalisme sera mort, l’économie l’aura suivie dans la tombe car l’argent n’aura plus cours à ce moment là.
    >Nous sommes globalement et collectivement autant incapables d’imaginer cet “après” que des esclaves craintifs pouvaient penser un monde sans esclavage et qui hésiteraient à vouloir lutter pour l’abolition.

  4. Le capitalisme est basé sur la prédation, le vol, l’accumulation. Les démocraties lui ont donné un aspect policé avec la publicité pour le rendre désirable. Mais il s’adapte, évolue, mute et tel le phénix, renait et revient sous une nouvelle forme. Ne pas oublier : la nouveauté et au commerce ce que l’eau est au poisson et un autre précepte que les grandes surfaces appliquent tout le temps : un ilot de perte dans un océan de profit.

  5. Sauf que si on ne vend rien, si on ne consomme rien, on meurt cher Timothée.
    Tu peux vendre du pain, des poteries, des légumes, du lait, des centrales nucléaires, des serveurs d’IA, des articles de journaux, tes compétences d’économiste, des lave-linges, des préservatifs, ta belle gueule, on n’a jamais trouvé d’autre solution que produire/vendre/consommer pour vivre socialement, dans un ordre un tant soit peu régulé qui nous permette d’échapper au chaos et à la violence. C’était vrai il y a dix mille ans, il y a deux mille ans, au moyen-âge. Alors aujourd’hui avec 8 milliards de personnes sur cette planète, toutes ces utopies sur la décroissance ne peuvent qu’être réservées à quelques personnes comme vous, qui peut-être peuvent se les offrir, disons leurs promesses et leurs rêves a minima. L’histoire vous ignorera royalement, et ça vous ne pouvez pas l’ignorer. Mais vous voulez faire croire à vos lecteurs que vous avez la solution.

  6. “Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur. On leur dirait qu’on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l’homme avait allumés et qu’il était incapable d’arrêter. Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortes d’incendies qu’on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne.”
    Marguerite DURAS, Le Matin, 4 juin 1986

  7. Bonjour Timothée et Thomas

    Notre civilisation doit opérer un virage à 180° ; c’est indéniable. Nous allons dans le mur. La finitude de nos ressources est une vérité absolue. La destruction systématique que nous infligeons au Système Terre est un péril pour notre espèce.

    Pour cela nous devons adopter un mode de comportement complètement différent qui aboutira à la fin de la société de consommation. Ce changement se fera au moyen d’une descente énergétique sans précédent ; et mécaniquement au moyen d’une descente de la richesse matérielle sans précédent. Moins 5% par an d’énergies fossiles jusqu’en 2050, c’est réduire de près de 75% le PIB, donc de réduire de 75% les ressources financières de l’Etat.

    Ce sera un appauvrissement général énorme.

    Et ne pensons pas qu’en prenant plus aux riches sera à la hauteur pour compenser en partie cet appauvrissement général. Les actions de Saint Gobain, d’Air Liquide ou de LVMH ne vaudront plus rien dans une économie à moins 75% !

    Oui nous devons vraiment sortir de cette civilisation destructrice à tout point de vue.

    Mais la question à laquelle vous ne répondez jamais est comment ! Comment on fait passer notre civilisation avec une richesse globale de moins 75% SANS provoquer une violence totale ? Sans provoquer le CHAOS ?

    Cordialement.

  8. On est contre le capitalisme, mais on demande un soutien financier ???
    Vive Noël et, Pâques et tant pis si cela ne plaît pas aux gauchistes qui ont honte de leurs parents…

    1. Nous aurions dû mettre un abonnement payant pour lire l’article, comme ça Bernard n’aurait pas pu le lire et aurait pleuré seul dans son coin.

    2. Pas de généralisation abusives : mes parents ne sont peut-être pas des génies, mais ils savent encore faire la différence entre une vente et un don.

  9. Merci à tous de ne pas continuer à tomber dans le piège du faux ami REGULATION.
    La traduction correcte en français de ce mot anglais est RÈGLEMENTATION.

    REGULATION, en français cette fois ci, devrait être traduit en anglais par CONTROL.

    L’imprécision est accentuée quand on parle d’auto-régulation.
    Alors on ne sait plus de quoi on veut parler car on ne sait pas si auto se réfère à la personne qui parle ou écrit, ou bien à un système indépendant qui assure la régulation.
    Bonnes fêtes, bonne fin d’année.

  10. J’ai oublié une part importante dans mon commentaire précédent :

    Pour ne plus être sujet à la publicité, il existe des moyens de ne pas la recevoir dans la boîte aux lettres et de l’éviter sur le net. Il est possible de se sevrer de radio et de télé et de trouver tout aussi intéressant et utile ailleurs mais sans pub. La seule publicité reste alors celle de la rue et dans les transports un commun. Savez-vous comment éviter d’en être victime? Si vous avez bien nettoyé toutes les autres publicités : prenez l’engagement personnel de ne jamais acheter ce qui a fait l’objet des publicités qui sont imposées à votre vue (c’est possible dans 99% des cas si vous êtes un consommateur alternatif, en fait c’est même assez facile).

    Si une part importante de la population s’engageait sur cette voie, les publicitaires et entreprises seraient amenés à de sérieuses remises en question.

  11. “Voilà à quoi ressemble le progrès au 21ème siècle : une économie débarrassée de ses pulsions de croissance qui pourrait ralentir sans périr. ”
    Si elle l’économie ralentit c’est qu’elle continue d’avancer. Et si l’économie continue d’avancer, les émissions de gaz à effet de serre également. Et il est illogique de penser que la prolongation de l’avancée des émissions de gaz à effet de serre est ce à quoi ressemble le progrès du 21èmes siècle.
    Pour l’environnement il faut moins de richesse. La grande majorité de la population humain refuse cela.
    C’est aussi simple que cela.
    Les humains qui ont volontairement réduit leur empreinte carbone à 2t eqCo2 par an ou moins sont une proportion infinitésimale parmi les 8 milliards d’humains.
    Sic transit gloria mundi.

  12. Magistral !

    Merci !

    Connaissez-vous la “théorie de la classe des loisirs” de Veblen en 1899? Elle est encore tout à fait valable. Il y parle de “consommation ostentatoire”. Les plus riches et plus puissants entraînent les classes juste en-dessous d’eux à vouloir faire pareil. Et ainsi chacun essaie toujours de ressembler à celui/celle qui a un peu plus que lui, ce qui mène forcément à toujours consommer plus. C’est donc un cercle vicieux. Et plus les inégalités sont grandes, plus ce phénomène est prégnant.
    Rendez les pauvres plus pauvres, et les riches plus riches, et la recette fait miracle : tout le monde consomme à gogo (les plus riches battant bien sûr tous les records de l’absurdité dans ces domaines). C’est bien notre scénario.

    J’ai beaucoup apprécié le renvoi vers des liens à chaque sujet évoqué. Je ne sais pas si je lirai tout, mais j’ai pris note pour les sujets qui m’intéressent.

    J’ignore si j’ai ici – dans les commentaires – le droit de “faire de la publicité” 😉 pour un livre que j’ai écrit. Je ne donnerai donc pas le lien ni le titre du livre. Mais ce livre évoque pas mal des sujets qui sont évoqués dans cet article. Il est gratuit et uniquement digital.
    Si vous m’en donnez la permission, je viendrai donner le lien.
    Il n’y a pas d’éditeur, de distributeur, de papier, de pilon, et je l’ai écrit et publié toute seule. Donc, rien de commercial. Avec comme effet secondaire qu’il n’est pas bien diffusé, car les journalistes ne prennent pas en considération ce qui ne vient pas du circuit de l’édition, du copyright et donc du monde capitaliste. En refusant de passer par un éditeur je me suis tiré une balle dans le pied, mais pas forcément à long terme. Mon livre ne quittera pas les gondoles du net de sitôt. Sorry pour le paragraphe apparemment égocentrique, mais ce livre a une vocation 100% altruiste.

  13. Il y a un lien en local vers le drive de Timothée sur le texte hédonisme alternatif si une personne de l’équipe me lit.
    J’adhère : s’offrir du temps avec ceux qu’on aime plutôt que des cadeaux. Bonnes fêtes de fin d’année !

  14. Très intéressante analyse. Il est essentiel cependant d’ajouter un bémol aux potentialités des démarches de régulation, d’auto-régulation, de décroissance, et de toutes les formes en général d’alter-capitalisme.

    Certes, l’auto-régulation ou notre propre responsabilité est quelque chose d’indispensable; ne serait ce que pour notre hygiène mentale personnelle, et même si jusqu’à présent tout cela reste bien insuffisant pour infléchir une tendance qui, au contraire, s’aggrave.

    Tout ça pour dire que tant qu’on a pas choisi entre “économie” et “écologie”, ce sera cautère sur jambe de bois. Le choix de l’écologie exige l’abolition des catégories qui sont au fondement du capitalisme et largement ignorées : le travail (au sens capitaliste), la marchandise qui en est le représentant physique, l’argent en tant que représentant de la “valeur”, qui est la seule vraie source de richesse de ce système qui fonctionne “dans le dos” de TOUS ses acteurs.

    On peut y ajouter l’Etat, qui au fond est une sorte de lubrifiant-régulateur de cette économie, que son principe d’accumulation fondamental de la valeur conduit à l’auto-destruction (sans parler du barrage de plus en plus infranchissable que constitue son volet techno-industriel.)

    Plus le temps passe, et plus la dure réalisation de ces impératifs se fait nécessaire. Au moins pour se dire qu’on a compris ce qui n’allait pas.

  15. Pauvre striatum incriminé alors que c’est manifestement le cortex cingulaire qui a besoin d’être rassuré grâce aux comportements absurdes des gens qui nous entourent qui se plient à la norme. Si je suis 100% d’accord sur le fait que Noël est un délire consumériste, je trouve qu’ici on a un peu trop vite évacué la nature humaine pour incriminer un modèle économique qui ne fait qu’y répondre, pour notre plus grand malheur. C’est bien pour cela qu’on n’est jamais sorti du capitalisme : ça convient à trop de monde, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

    1. Ce que vous appelez la nature humaine n’est que le résultat d’un endoctrinement culturel qui favorise UN aspect de la nature humaine au détriment de ceux qui privilégient la solidarité, la coopération et le respect de l’homme et de la nature. Mais comme la prédation tend à éliminer les peuples attentionnés (il en existe encore), il est tentant de réduire l’homme à ses caractéristiques les plus agressives.

  16. Merci de faire entrevoir un futur désirable ! Malheureusement j’ai l’impression que la pression de l’hyper-capitalisme est tellement forte et s’accroit, je ne sais pas comment faire advenir ce futur…

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Un média sans IA générative

Bon Pote fait le choix de n'utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.

Sommaire
Auteur
Timothée Parrique
Timothée Parrique est chercheur en économie écologique à l’Université de Lausanne en Suisse

Article 100% financé par ses lecteurs​

Bon Pote est 100% gratuit et sans pub. Nous soutenir, c’est aider à garder cet espace d’information libre pour tous.

29 Responses

  1. Un pavé de yakafokon, ça me fait davantage mal au bide que les repas des fêtes.
    La non lucrativité des activités essentielles… L’éducation et la santé c’est moyennement délocalisable donc ok, mais ça s’appelle déjà “école publique” et “hôpital public”. Quant à la défense ? L’Etat va imposer à ses fournisseurs de ne pas faire de marge ? Préparez vos cailloux contre les chars russes ! Il va imposer aux industries françaises de ne pas faire de marge ? Même à l’export ? Préparez vos branches contre contre les drones chinois !
    Les livres ? “Publions moins mais mieux” et qui décide de la qualité d’un livre en fait ?
    Défendre l’indépendance des médias. Un média c’est une machine à perdre de l’argent (demandez à BonPote). Donc sans un patron avec une piscine d’or, soit ça disparaît, soit c’est public. Tiens, là aussi on appelle ça “audiovisuel public”. Après si l’idée c’est d’avoir 20 journaux, 15 chaînes TV et 10 radios toutes publiques ça a aussi un nom : la Russie.

  2. Ça tombe bien le sapin a été planté pour ça, ça s’appelle de la sylviculture et les animaux morts ont été mis au monde et élevés pour ça, ça s’appelle de l’élevage. Même les végans bouffent des légumes plantées pour ça, ça s’appelle de la culture maraichère… A part ça un gros ramassis de clichés et d’utopies à 2 balles, comme aiment nous en dispenser les bobo-baba écolos devenus inaudibles dans leur radicalité simpliste.

  3. >Poursuivre une croissance perpétuelle dans un univers fini aboutira nécessairement à la fin du capitalisme, quand tout aura été mis en vente et que les taux de profits ne seront plus au rendez vous.
    >Quand le capitalisme sera mort, l’économie l’aura suivie dans la tombe car l’argent n’aura plus cours à ce moment là.
    >Nous sommes globalement et collectivement autant incapables d’imaginer cet “après” que des esclaves craintifs pouvaient penser un monde sans esclavage et qui hésiteraient à vouloir lutter pour l’abolition.

  4. Le capitalisme est basé sur la prédation, le vol, l’accumulation. Les démocraties lui ont donné un aspect policé avec la publicité pour le rendre désirable. Mais il s’adapte, évolue, mute et tel le phénix, renait et revient sous une nouvelle forme. Ne pas oublier : la nouveauté et au commerce ce que l’eau est au poisson et un autre précepte que les grandes surfaces appliquent tout le temps : un ilot de perte dans un océan de profit.

  5. Sauf que si on ne vend rien, si on ne consomme rien, on meurt cher Timothée.
    Tu peux vendre du pain, des poteries, des légumes, du lait, des centrales nucléaires, des serveurs d’IA, des articles de journaux, tes compétences d’économiste, des lave-linges, des préservatifs, ta belle gueule, on n’a jamais trouvé d’autre solution que produire/vendre/consommer pour vivre socialement, dans un ordre un tant soit peu régulé qui nous permette d’échapper au chaos et à la violence. C’était vrai il y a dix mille ans, il y a deux mille ans, au moyen-âge. Alors aujourd’hui avec 8 milliards de personnes sur cette planète, toutes ces utopies sur la décroissance ne peuvent qu’être réservées à quelques personnes comme vous, qui peut-être peuvent se les offrir, disons leurs promesses et leurs rêves a minima. L’histoire vous ignorera royalement, et ça vous ne pouvez pas l’ignorer. Mais vous voulez faire croire à vos lecteurs que vous avez la solution.

  6. “Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur. On leur dirait qu’on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l’homme avait allumés et qu’il était incapable d’arrêter. Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortes d’incendies qu’on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne.”
    Marguerite DURAS, Le Matin, 4 juin 1986

  7. Bonjour Timothée et Thomas

    Notre civilisation doit opérer un virage à 180° ; c’est indéniable. Nous allons dans le mur. La finitude de nos ressources est une vérité absolue. La destruction systématique que nous infligeons au Système Terre est un péril pour notre espèce.

    Pour cela nous devons adopter un mode de comportement complètement différent qui aboutira à la fin de la société de consommation. Ce changement se fera au moyen d’une descente énergétique sans précédent ; et mécaniquement au moyen d’une descente de la richesse matérielle sans précédent. Moins 5% par an d’énergies fossiles jusqu’en 2050, c’est réduire de près de 75% le PIB, donc de réduire de 75% les ressources financières de l’Etat.

    Ce sera un appauvrissement général énorme.

    Et ne pensons pas qu’en prenant plus aux riches sera à la hauteur pour compenser en partie cet appauvrissement général. Les actions de Saint Gobain, d’Air Liquide ou de LVMH ne vaudront plus rien dans une économie à moins 75% !

    Oui nous devons vraiment sortir de cette civilisation destructrice à tout point de vue.

    Mais la question à laquelle vous ne répondez jamais est comment ! Comment on fait passer notre civilisation avec une richesse globale de moins 75% SANS provoquer une violence totale ? Sans provoquer le CHAOS ?

    Cordialement.

  8. On est contre le capitalisme, mais on demande un soutien financier ???
    Vive Noël et, Pâques et tant pis si cela ne plaît pas aux gauchistes qui ont honte de leurs parents…

    1. Nous aurions dû mettre un abonnement payant pour lire l’article, comme ça Bernard n’aurait pas pu le lire et aurait pleuré seul dans son coin.

    2. Pas de généralisation abusives : mes parents ne sont peut-être pas des génies, mais ils savent encore faire la différence entre une vente et un don.

  9. Merci à tous de ne pas continuer à tomber dans le piège du faux ami REGULATION.
    La traduction correcte en français de ce mot anglais est RÈGLEMENTATION.

    REGULATION, en français cette fois ci, devrait être traduit en anglais par CONTROL.

    L’imprécision est accentuée quand on parle d’auto-régulation.
    Alors on ne sait plus de quoi on veut parler car on ne sait pas si auto se réfère à la personne qui parle ou écrit, ou bien à un système indépendant qui assure la régulation.
    Bonnes fêtes, bonne fin d’année.

  10. J’ai oublié une part importante dans mon commentaire précédent :

    Pour ne plus être sujet à la publicité, il existe des moyens de ne pas la recevoir dans la boîte aux lettres et de l’éviter sur le net. Il est possible de se sevrer de radio et de télé et de trouver tout aussi intéressant et utile ailleurs mais sans pub. La seule publicité reste alors celle de la rue et dans les transports un commun. Savez-vous comment éviter d’en être victime? Si vous avez bien nettoyé toutes les autres publicités : prenez l’engagement personnel de ne jamais acheter ce qui a fait l’objet des publicités qui sont imposées à votre vue (c’est possible dans 99% des cas si vous êtes un consommateur alternatif, en fait c’est même assez facile).

    Si une part importante de la population s’engageait sur cette voie, les publicitaires et entreprises seraient amenés à de sérieuses remises en question.

  11. “Voilà à quoi ressemble le progrès au 21ème siècle : une économie débarrassée de ses pulsions de croissance qui pourrait ralentir sans périr. ”
    Si elle l’économie ralentit c’est qu’elle continue d’avancer. Et si l’économie continue d’avancer, les émissions de gaz à effet de serre également. Et il est illogique de penser que la prolongation de l’avancée des émissions de gaz à effet de serre est ce à quoi ressemble le progrès du 21èmes siècle.
    Pour l’environnement il faut moins de richesse. La grande majorité de la population humain refuse cela.
    C’est aussi simple que cela.
    Les humains qui ont volontairement réduit leur empreinte carbone à 2t eqCo2 par an ou moins sont une proportion infinitésimale parmi les 8 milliards d’humains.
    Sic transit gloria mundi.

  12. Magistral !

    Merci !

    Connaissez-vous la “théorie de la classe des loisirs” de Veblen en 1899? Elle est encore tout à fait valable. Il y parle de “consommation ostentatoire”. Les plus riches et plus puissants entraînent les classes juste en-dessous d’eux à vouloir faire pareil. Et ainsi chacun essaie toujours de ressembler à celui/celle qui a un peu plus que lui, ce qui mène forcément à toujours consommer plus. C’est donc un cercle vicieux. Et plus les inégalités sont grandes, plus ce phénomène est prégnant.
    Rendez les pauvres plus pauvres, et les riches plus riches, et la recette fait miracle : tout le monde consomme à gogo (les plus riches battant bien sûr tous les records de l’absurdité dans ces domaines). C’est bien notre scénario.

    J’ai beaucoup apprécié le renvoi vers des liens à chaque sujet évoqué. Je ne sais pas si je lirai tout, mais j’ai pris note pour les sujets qui m’intéressent.

    J’ignore si j’ai ici – dans les commentaires – le droit de “faire de la publicité” 😉 pour un livre que j’ai écrit. Je ne donnerai donc pas le lien ni le titre du livre. Mais ce livre évoque pas mal des sujets qui sont évoqués dans cet article. Il est gratuit et uniquement digital.
    Si vous m’en donnez la permission, je viendrai donner le lien.
    Il n’y a pas d’éditeur, de distributeur, de papier, de pilon, et je l’ai écrit et publié toute seule. Donc, rien de commercial. Avec comme effet secondaire qu’il n’est pas bien diffusé, car les journalistes ne prennent pas en considération ce qui ne vient pas du circuit de l’édition, du copyright et donc du monde capitaliste. En refusant de passer par un éditeur je me suis tiré une balle dans le pied, mais pas forcément à long terme. Mon livre ne quittera pas les gondoles du net de sitôt. Sorry pour le paragraphe apparemment égocentrique, mais ce livre a une vocation 100% altruiste.

  13. Il y a un lien en local vers le drive de Timothée sur le texte hédonisme alternatif si une personne de l’équipe me lit.
    J’adhère : s’offrir du temps avec ceux qu’on aime plutôt que des cadeaux. Bonnes fêtes de fin d’année !

  14. Très intéressante analyse. Il est essentiel cependant d’ajouter un bémol aux potentialités des démarches de régulation, d’auto-régulation, de décroissance, et de toutes les formes en général d’alter-capitalisme.

    Certes, l’auto-régulation ou notre propre responsabilité est quelque chose d’indispensable; ne serait ce que pour notre hygiène mentale personnelle, et même si jusqu’à présent tout cela reste bien insuffisant pour infléchir une tendance qui, au contraire, s’aggrave.

    Tout ça pour dire que tant qu’on a pas choisi entre “économie” et “écologie”, ce sera cautère sur jambe de bois. Le choix de l’écologie exige l’abolition des catégories qui sont au fondement du capitalisme et largement ignorées : le travail (au sens capitaliste), la marchandise qui en est le représentant physique, l’argent en tant que représentant de la “valeur”, qui est la seule vraie source de richesse de ce système qui fonctionne “dans le dos” de TOUS ses acteurs.

    On peut y ajouter l’Etat, qui au fond est une sorte de lubrifiant-régulateur de cette économie, que son principe d’accumulation fondamental de la valeur conduit à l’auto-destruction (sans parler du barrage de plus en plus infranchissable que constitue son volet techno-industriel.)

    Plus le temps passe, et plus la dure réalisation de ces impératifs se fait nécessaire. Au moins pour se dire qu’on a compris ce qui n’allait pas.

  15. Pauvre striatum incriminé alors que c’est manifestement le cortex cingulaire qui a besoin d’être rassuré grâce aux comportements absurdes des gens qui nous entourent qui se plient à la norme. Si je suis 100% d’accord sur le fait que Noël est un délire consumériste, je trouve qu’ici on a un peu trop vite évacué la nature humaine pour incriminer un modèle économique qui ne fait qu’y répondre, pour notre plus grand malheur. C’est bien pour cela qu’on n’est jamais sorti du capitalisme : ça convient à trop de monde, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

    1. Ce que vous appelez la nature humaine n’est que le résultat d’un endoctrinement culturel qui favorise UN aspect de la nature humaine au détriment de ceux qui privilégient la solidarité, la coopération et le respect de l’homme et de la nature. Mais comme la prédation tend à éliminer les peuples attentionnés (il en existe encore), il est tentant de réduire l’homme à ses caractéristiques les plus agressives.

  16. Merci de faire entrevoir un futur désirable ! Malheureusement j’ai l’impression que la pression de l’hyper-capitalisme est tellement forte et s’accroit, je ne sais pas comment faire advenir ce futur…

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

PARCOURS THÉMATIQUE

soutenez-nous pour de l’information à la hauteur des enjeux climatiques

Bonpote est un média 100% indépendant, en accès libre et repose entièrement sur le soutien de ses lecteurs.

À lire également

Menu

ARTICLES

Les plus récents

Infographies

Les dons sont déductibles d'impôts

Soutenez notre indépendance !

Bonpote est 100% financé par ses lecteurs, rejoignez nos bons potes.

OUTILS

BONPOTE

Nous soutenir

Nous contacter

À propos

reçevez notre
lettre hebdomadaire

Un rendez-vous hebdomadaire avec un article phare, une infographie, les temps forts de la semaine et nos suggestions culture 

Les plus récents

Infographies

Soutenez notre indépendance !

Bonpote est 100% financé par ses lecteurs, rejoignez nos bons potes.