On dérange. Aidez-nous à continuer

1000 donateurs mensuels en plus d’ici le 31 Mai

0

1000

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Imaginez si nous étions 5?

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Tout ça avec 4 personnes.

Quand la science devient une cible politique

Publication :
©Crédit Photographie : Antoine Berlioz @Le Seuil
Sommaire
Dépliez le sommaire de l’article
Getting your Trinity Audio player ready...

Le livre « Le moment Orwellien » montre comment les savoirs et celles et ceux qui les produisent ont d’abord été fragilisés par leur soumission à la logique de marché, puis discrédités par le pouvoir à travers une succession de procès idéologiques. Dans une époque où les scientifiques sont de plus en plus contraints voire menacés nous avons échangé avec sur le sujet avec l’astrophysicien Olivier Berné et la chercheuse en sciences de l’environnement Tamara Ben Ari.

Sommaire

Votre livre commence très fort, avec une préface de Valérie Masson-Delmotte qui mentionne les autocrates qui « déploient un ensemble de stratégies de manipulation de l’opinion publique ». Pourriez-vous revenir sur ces stratégies et nous dire par qui elles sont employées.

Olivier Berné : Ce sont ces stratégies, décrites par Valérie Masson-Delmotte dans sa préface, que nous tentons de décrypter dans l’ouvrage, à travers la grille que propose Orwell dans 1984. Il y a ce qu’il appelle le newspeak, ou novlangue : un appauvrissement et une perversion du langage qui vide les mots de leur sens pour rendre certaines images mentales impossibles. On le voit à l’œuvre aux États-Unis avec l’interdiction de termes comme « crise climatique », « racisme » ou « décarbonation » dans les agences fédérales. C’est aussi le cas en France, où des politiques discriminatoires comme la généralisation des frais d’inscription pour les étrangers à l’université est justifiée au nom de « l’attractivité » par le ministère. Mais l’utilisation du newspeak va au-delà du monde scientifique, bien sûr, par exemple on entend parler de « plan social » quand il s’agit de licencier des salariés.

Autre notion Orwellienne : le doublethink, ou la double pensée, qui consiste à tenir simultanément deux idées contradictoires de façon consciente et à les accepter toutes les deux. C’est le cas quand l’administration Trump attaque, dans les campus universitaires, la liberté académique au nom de la liberté d’expression. Enfin, il y a la mutabilité du passé qui consiste en la destruction des archives et la réécriture de l’histoire. Poutine en est un des utilisateurs les plus aguerri : il ré-ecrit notamment l’histoire l’Ukraine, en qualifiant son régime de nazi,  pour justifier l’invasion lancée il y a 4 ans. Cette histoire alternative est enseignée en masse dans les écoles en Russie aujourd’hui.

Il est très souvent répété dans les médias que la science est neutre. Or vous démontrez clairement le contraire. Comment expliquer que la science n’est pas neutre ?

OB : En réalité, ce que l’on défend c’est que la question de la neutralité ne se pose pas vraiment. Qu’est ce qui est important pour le bon fonctionnement de la science ? L’autonomie qui la protège des conflits d’intérêts – et qui une des dimensions de la liberté académique. Or cette protection est en recul partout, comme toutes les libertés. La “neutralité” n’est pas un mot pertinent pour définir les normes du travail scientifique, qui repose sur l’intégrité, la rigueur, la vérification et l’évaluation par les pairs. Ce n’est pas parce qu’un ou une scientifique a des affects ou une histoire personnelle qu’il ou elle ne peut pas faire preuve de rigueur, d’intégrité et d’éthique.

Tamara Ben Ari : La neutralité est de plus en plus fréquemment utilisée comme outil pour qualifier de “militants” des travaux de recherche, voire des pans entiers de la recherche, dès lors qu’ils ne sont pas suffisamment alignés avec les intérêts économiques, politiques, ou bien avec le récit national du moment. C’est assez parlant que ces exigences de neutralité proviennent du monde politique partisan, qui fait par ailleurs l’économie de décrire précisément quelle organisation de la recherche, quels résultats ou quels faits scientifiques seraient « neutres ». Il s’agit en réalité d’accuser la science d’être politisée tout en imposant des critères politiques pour la juger, ce qui est aussi une forme de double-pensée.

Dans le même ordre d’idée, on entend que le monde académique doit être apolitique. Cette posture a notamment été l’argument du Shift Project qui a invité Sarah Knafo, défenseuse de la théorie fausse et raciste du grand remplacement lors des municipales 2026. Comment interprétez-vous cette posture « apolitique » ?

OB : Cette posture est répandue, pas uniquement pour des mauvaises raisons. Dans l’absolu, il faut pouvoir échanger avec tout le monde, et même pouvoir s’écouter et se comprendre. Mais, l’apolitisme ou la neutralité affichée peut rapidement devenir une position politique. Ce type d’échanges, construits sur un déni de la violence de certains projets politiques, conduisent à légitimer leurs idées (racistes par exemple). En pensant rendre service à la démocratie, on se retrouve à normaliser des idées qui visent précisément à détruire les libertés publiques.

TBA : En effet, dans la pratique, les risques sont nombreux. Avec Emmanuelle Perez-Tisserant, nous évoquons dans le livre le « deux-côtisme » (bothsidesism), recherché par de nombreux médias et qui vise à mettre en scène des débats faisant intervenir des représentants de tous les camps, sans tenir compte de la validité des arguments avancés. Cette approche tend à mettre sur le même plan les personnes qui s’appuient sur des faits établis dans le temps par la communauté scientifique internationale et d’autres qui défendent des intérêts ou des opinions. Comme le souligne l’historien étasunien du XXe siècle Timothy Snyder, le bothsidesism constitue un risque pour les démocraties, car, en créant une équivalence entre les “côtés”, il permet de donner de la légitimité à des mensonges, et des discours de haine ou de conspiration[1].

Vous expliquez que l’injonction de « neutralité » relève d’un discours qui vise à délégitimer les scientifiques perçus comme « militants ». Les chercheurs marchent sur une ligne de crête…

TBA : Comment réussir à affirmer avec force un consensus scientifique qui implique, par exemple, de briser une forme de déni dans le débat public, sans se faire piéger dans un procès en militantisme ? Cela demande en effet de marcher sur une ligne de crête, mais peut-être qu’il nous revient maintenant d’apprendre à faire exactement cela pour défendre la science…

OB : Cette accusation de militantisme est systématiquement dirigée dans une seule direction : vers les scientifiques qui documentent des injustices, des pollutions, des inégalités. Jamais vers ceux qui défendent en catimini les intérêts de l’industrie agrochimique, pétrolière ou aéronautique. C’est la même mécanique orwellienne qui est appliquée dans les accusations portées aujourd’hui à l’audiovisuel public : des élus qui se trouvent au cœur de conflits d’intérêts accusent le service public de ne pas être impartial.

Les scientifiques sont attaqués, menacés, et rarement protégés. Vous citez des scientifiques de l’INRAE qui souffrent d’une « absence flagrante de soutien ». Est-ce une accélération ?

TBA : Il y a une accélération oui, et elle est vécue comme telle dans les laboratoires de recherche : intimidations de plus en plus fréquentes subies par l’INRAE, ses scientifiques et sa direction, mise en doute de l’utilité même de l’institut par des élus, notamment au regard de son budget, attaques contre l’ensemble des agences chargées de la protection et de la régulation, disqualification de concepts et de consensus établis, etc. Les chercheurs et chercheuses sont peu habitués à cette brutalisation, c’est pourquoi certains scientifiques états-uniens alertent sur le risque d’obéissance anticipée (anticipatory obedience[2]) ou produisent des guides pour résister collectivement (the anti-autocratic handbook[3]). Il est assez peu probable que l’on puisse simplement se reposer sur le soutien ou la protection des institutions de la recherche qui sont par construction peu enclines à le faire. La solidarité entre les scientifiques et entre les disciplines est un moyen puissant, nous semble-t-il, pour s’en sortir.

OB : Ces attaques ont aussi un effet diffus et profond : l’auto-censure. On hésite à poursuivre certaines questions de recherche, à employer certains mots, à se référer à certains auteurs, ou simplement à prendre la parole pour dénoncer l’indignité. C’est cet effet que visait Orwell quand il s’intéressait à ce qu’il appelle les ressorts intimes de l’autoritarisme : c’est comprendre comment, à l’intérieur de chacun, se mettent en place des dispositifs de soumission.

La guerre à Gaza prend une large place dans votre livre. Colloque annulé, condamnation des étudiants qui protestent… Pourquoi est-ce un enjeu qui dépasse « la science » ?

OB : Parce qu’il s’agit d’un événement historique majeur, qui doit pouvoir être discuté librement dans le monde académique et au-delà. Or l’épisode du colloque sur la Palestine au Collège de France, interdit en novembre 2024 au nom de la liberté académique, est une illustration parfaite du doublethink : supprimer un débat académique au nom des valeurs de liberté. C’est aussi l’illustration d’un mécanisme de muselage qui opère dans le monde académique, mais qui existe aussi au-delà. Dans notre livre, nous parlons du monde scientifique – que nous connaissons en tant que praticiens, mais il faut bien comprendre que la mécanique Orwellienne de destitution du réel est à l’œuvre dans tous les secteurs de la société.

TBA : Nous nous sommes intéressés à l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme – une lutte qui reste plus que jamais nécessaire – mais qui est aujourd’hui détournée pour attaquer les universités. Dans l’ouvrage, nous en analysons les causes, les mécanismes et les conséquences, absolument dramatiques, aux États-Unis. Deux projets de loi récemment discutés en France, la loi Yadan, d’une part, et celle visant à permettre l’intervention des forces de l’ordre au sein des universités, d’autre part, suggèrent que le scénario états-unien pourrait devenir une réalité ici aussi. Rappelons qu’aux États-Unis, des dizaines de jeunes chercheurs et d’étudiants ont été arrêtés, enfermés ou expulsés, que des départements de recherche entiers ont été fermés, et qu’un chantage massif aux financements a été instauré. Tout cela s’est déroulé de manière profondément opportuniste, dans un climat violemment polarisé, en retournant contre son objectif initial la loi contre les discriminations de 1964 (Civil Rights Act). Dans ce contexte, il est d’autant plus essentiel de défendre la liberté d’enquêter et de débattre. Il faut plus, voire beaucoup plus, de colloques sur l’histoire contemporaine du Moyen-Orient et ses liens avec l’histoire européenne, car ce sont des espaces pour se former, pour penser ensemble, comprendre, apprendre à utiliser les bons concepts, les bons mots, de façon à créer peut-être les conditions d’un langage commun. Il est tout aussi crucial de défendre et de protéger les étudiantes et étudiants qui se mobilisent au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour le respect du droit international et contre la militarisation de la science, y compris lorsque l’on est en désaccord avec la forme que prennent parfois certaines de leurs positions. Criminaliser cet engagement relève d’une dérive très inquiétante.

Vous revenez sur la loi Duplomb votée en 2025, une loi votée « sur un déni de science ». Que faire quand un gouvernement ment aux Français et met leur santé en danger ?

TBA : Ce qui est particulièrement frappant dans les débats autour de la loi Duplomb, c’est l’articulation étroite entre une brutalisation du débat législatif et celle du débat public. Cette brutalisation s’est aussi exprimée par le recours à des rhétoriques anti-scientifiques, qui entretiennent de façon artificielle le doute autour de faisceaux de preuves cohérents et robustes, au profit d’un « bon sens ». Est-il acceptable que des arbitrages aussi décisifs pour la vie et la santé des citoyennes et citoyens – à commencer par les agriculteurs, travailleurs et travailleuses agricoles et riverains – soient tranchés dans de telles conditions ? C’est de cette question démocratique que nombre de citoyens se sont emparés, au risque d’une exposition parfois assez violente.

En France, le gouvernement Macron, la droite et l’extrême droite ne font pas beaucoup mieux que Trump. Comment appréhendez-vous l’élection présidentielle 2027 ?

OB : S’agissant des mandats de M. Macron, il me semble qu’on peut objectivement conclure que la science n’a pas été suffisamment défendue, et ceux malgré les annonces (souvenons nous de “Make our planet great again”). Nous constatons en effet un affaiblissement de tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche aujourd’hui : les universités et le CNRS sont en déficit du fait du désengagement de l’Etat, les agences scientifiques sont attaquées, les chercheuses et chercheurs et journalistes scientifiques sont délégitimés quasi quotidiennement par les politiques… Dans cette situation de fragilité, il serait extrêmement simple pour un gouvernement de mettre le coup-de-grâce aux instituts et aux scientifiques. Cela affecterait durablement le secteur et la démocratie. C’est ce qu’il se passe aux Etats-Unis, depuis un an (et cela continue avec le limogeage par Trump cette semaine de tous les membres du conseil de la national science foundation[4]). Il importe donc de bien lire les programmes des candidats et candidates, pour ce qui concerne la science, et, plus généralement, ce qui concerne le rapport à la réalité, en n’oubliant pas que le “En même temps” s’est finalement révélé être une forme de double pensée. 

TBA : Avec beaucoup d’inquiétude mais sans renoncer à l’espoir. La défense du droit pour toutes et tous à vivre dignement peut encore s’imposer, à condition que cette lutte trouve une incarnation capable d’en faire un horizon commun. 


[1] https://theconversation.com/suicide-for-democracy-what-is-bothsidesism-and-how-is-it-different-from-journalistic-objectivity-230894

[2] Timothy Snyder, On Tyranny: Twenty Lessons from the Twentieth Century

[3] https://zenodo.org/records/15696097/files/TheAnti-AutocracyHandbook(A4)-1.pdf?download=1
Recemment traduit en FR par Mathias Girel : https://zenodo.org/records/19600201

[4] https://www.science.org/content/article/trump-fires-nsf-s-oversight-board

PLUS QUE 3 JOURS

0

5000

objectif 5000 soutiens mensuels

Municipales 2026, Présidentielle 2027 : Nous entrons dans 18 mois de propagande médiatique, de banalisation de l’extrême droite et de diabolisation de tout ce qui est à gauche. Chez Bon Pote, nous ne laisserons rien passer.

Si 2% de nos lectrices et lecteurs nous soutenaient chaque mois de seulement quelques euros, Bon Pote pourrait recruter, multiplier son impact, et surtout imposer l’écologie dans les débats.

POUR ALLER PLUS LOIN

Envie de creuser le sujet ? Cet article pourrait vous intéresser !

2 Responses

  1. La question du “militantisme” me semble un peu plus complexe que ce qui en est dit. Car, si la critique est généralement destinée aux chercheurs dont les productions impliquent des choix politiques, on ne peut pas écarter complètement le fait que certains chercheurs frôlent la ligne rouge et pas seulement dans les sciences sociales qui sont les plus visées. Se pose la question de la validation de la recherche dont les règles varient selon les domaines et qui sont largement méconnues du grand public parce que difficiles à communiquer de façon compréhensible par tous.

    Selon mon petit bout de lorgnette, la question sous jacente est celle du partage de la culture scientifique et donc de l’éducation. Les savoirs scientifiques sont présentés à l’Ecole comme des données, rarement comme des constructions avec ce que cela comporte de règles, de validations, mais aussi d’évolution dans l’histoire. Il existe une défaillance dans la manière de présenter les questions analysées de façon interdisciplinaire. Un seul exemple : celui de l’HGGSP qui mêle des sciences dont les méthodologies ont fait l’objet de discussions et d’ajustements tout au long de leur histoire (histoire et géographie) et des “sciences” dont la scientificité est encore en question (géopolitique et science politique)… et pas vraiment élucidée. A moins que les enseignants ne soient très attentifs et mettent leurs élèves en garde contre des confusions possibles, il me semble que l’interdisciplinarité ainsi présentée est source de confusion intellectuelle si elle est mal utilisée. On est loin de la problématique des Sciences de l’Homme chère à Braudel.

    Mais il est évident qu’un chercheur même rigoureux, reste un citoyen et que cela a un impact sur sa recherche, dès le choix du domaine de recherche et des problèmes qu’il va traiter. Là encore, une formation adéquate et un contrôle mutuel peuvent aider à tenir “la ligne de crête”.

  2. Oups…
    “et ceux d’après les annonces” > “et CE d’après les annonces” 🙂
    (commentaire à effacer après correction, merci pour votre travail)

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Un média sans IA générative

Bon Pote fait le choix de n'utiliser aucune IA générative. Nos articles sont rédigés à 100% par des humains, pour des humains.

Sommaire
Auteur
Thomas Wagner
Prendra sa retraite quand le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne

Article 100% financé par ses lecteurs​

Bon Pote est 100% gratuit et sans pub. Nous soutenir, c’est aider à garder cet espace d’information libre pour tous.

2 Responses

  1. La question du “militantisme” me semble un peu plus complexe que ce qui en est dit. Car, si la critique est généralement destinée aux chercheurs dont les productions impliquent des choix politiques, on ne peut pas écarter complètement le fait que certains chercheurs frôlent la ligne rouge et pas seulement dans les sciences sociales qui sont les plus visées. Se pose la question de la validation de la recherche dont les règles varient selon les domaines et qui sont largement méconnues du grand public parce que difficiles à communiquer de façon compréhensible par tous.

    Selon mon petit bout de lorgnette, la question sous jacente est celle du partage de la culture scientifique et donc de l’éducation. Les savoirs scientifiques sont présentés à l’Ecole comme des données, rarement comme des constructions avec ce que cela comporte de règles, de validations, mais aussi d’évolution dans l’histoire. Il existe une défaillance dans la manière de présenter les questions analysées de façon interdisciplinaire. Un seul exemple : celui de l’HGGSP qui mêle des sciences dont les méthodologies ont fait l’objet de discussions et d’ajustements tout au long de leur histoire (histoire et géographie) et des “sciences” dont la scientificité est encore en question (géopolitique et science politique)… et pas vraiment élucidée. A moins que les enseignants ne soient très attentifs et mettent leurs élèves en garde contre des confusions possibles, il me semble que l’interdisciplinarité ainsi présentée est source de confusion intellectuelle si elle est mal utilisée. On est loin de la problématique des Sciences de l’Homme chère à Braudel.

    Mais il est évident qu’un chercheur même rigoureux, reste un citoyen et que cela a un impact sur sa recherche, dès le choix du domaine de recherche et des problèmes qu’il va traiter. Là encore, une formation adéquate et un contrôle mutuel peuvent aider à tenir “la ligne de crête”.

  2. Oups…
    “et ceux d’après les annonces” > “et CE d’après les annonces” 🙂
    (commentaire à effacer après correction, merci pour votre travail)

Nouveau commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

PARCOURS THÉMATIQUE

soutenez-nous pour de l’information à la hauteur des enjeux climatiques

Bonpote est un média 100% indépendant, en accès libre et repose entièrement sur le soutien de ses lecteurs.

À lire également

Menu

ARTICLES

Les plus récents

Infographies

Les dons sont déductibles d'impôts

Soutenez notre indépendance !

Bonpote est 100% financé par ses lecteurs, rejoignez nos bons potes.

OUTILS

BONPOTE

Nous soutenir

Nous contacter

À propos

reçevez notre
lettre hebdomadaire

Un rendez-vous hebdomadaire avec un article phare, une infographie, les temps forts de la semaine et nos suggestions culture