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Strasbourg 2026 : les écologistes ont-ils été à la hauteur ?

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Capitale française du vélo, pionnière du tram, des jardins familiaux, de la piétonisation du centre-ville, Strasbourg a cette réputation d’être à l’avant-garde de l’écologie. Mais dans les faits, tout n’est pas aussi rose : la ville, très dense et minérale, est soumise aux canicules, la voiture reste omniprésente surtout en périphérie, sa dépendance au gaz augmente ses émissions (et la rend vulnérable) et sa politique agricole était quasi inexistante en 2020. Alors, comment la majorité écologiste s’en est-elle sortie à la tête de la ville et de la métropole de Strasbourg ? 

Après Bordeaux, Grenoble et Lyon, cet article sur la capitale alsacienne est le nouvel épisode de notre série sur les municipales de 2026. Nous évoquerons dans cet article les compétences de la mairie et quelques-unes de la métropole, cette dernière ayant les compétences majeures en termes climatiques (mobilité, urbanisme, végétalisation…). 

Pour rappel, lors des élections municipales de mars prochain, les élu(e)s de la métropole seront elles et eux aussi renouvelé(e)s par le vote.

CO2 et pollution de l’air… Où en est la ville et la métropole de Strasbourg ?

Des émissions de gaz à effet de serre qui baissent sur le territoire

Les émissions de gaz à effets de serre ont diminué de 15% entre 2019 et 2023 (derniers chiffres disponibles) selon les chiffres d’Atmo Grand Est. Si l’on prend un peu de recul, on observe que l’ensemble des secteurs voit leurs émissions baissées depuis 2010 : l’industrie -54%, le tertiaire -10%, le résidentiel -19% et au total les émissions ont chuté de 37% depuis sur la métropole.

Le seul secteur qui augmente, c’est le transport routier, la voiture majoritairement, +9% depuis 2010. Pourtant, la part modale de la voiture est passée de 57% en 2009 à 37% en 2019 (derniers chiffres disponibles). 

Quand on lui avance les mauvais chiffres du transport, Marc Hoffsess, l’élu en charge des questions d’énergie à la ville, nous en sort d’autres : la métropole a voté 50 millions d’euros d’aides pour permettre aux habitant(e)s de changer de voitures, 700 trains par semaine supplémentaires ont été mis en place aux heures de pointes sur les lignes domicile-travail sur la métropole, ⅕ des métropolitain(e)s vont en vélo au travail. Et d’ajouter : “Sur le transport, notre mandat a cherché à massifier, à accélérer ce qui a été fait par nos prédécesseurs, et nous avons préparé le terrain pour que nos successeurs soient en capacité de continuer les efforts”. 

L’intérieur de la Gare de Strasbourg. Source 

Une qualité de l’air qui s’améliore mais qui reste dépendante des conditions météo

Selon les chiffres d’ATMO Grand Est, la qualité de l’air à Strasbourg s’est également améliorée, portée par une baisse notable des oxydes d’azote (NO₂) sur l’ensemble des stations de mesure : en 2019, 59% des habitant(e)s étaient exposé(e)s à des valeurs supérieures aux valeurs européennes pour 2030, ce chiffre est tombé à 1% en 2024.

A noter quand même, que, depuis 2023, les courbes s’inversent et les quatre polluants principaux voient leur concentration augmentée sur le territoire (Ozone, PM10, PM2,5, NO2). En cause, selon Clémence Aubert, de l’Unité Surveillance et études réglementaires d’ATMO Grand Est et interrogée par Bon Pote, des hivers 2024 et 2025 plus rugueux et moins pluvieux. Dans ce cas-là, les émissions de polluants sont plus importantes, car les véhicules thermiques et le chauffage au bois (les deux sources principales de polluants) sont plus sollicités que lorsqu’il fait plus doux. Et d’ajouter qu’”on peut aussi imaginer que le recours aux mobilités douces est limité lors de ces périodes, au profit des voitures.

Sur la voiture toujours, notons que la métropole a décidé de maintenir son calendrier d’interdiction des véhicules les plus polluants, sa Zone à Faibles Émissions (ZFE), malgré le retour en arrière de l’Etat et l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire depuis 2023. Le collectif Strasbourg Respire soutient bien évidemment la décision de la mairie, en rappelant qu’il s’agit d’une mesure très efficace de santé publique. Et pour cause : autour des quartiers et des axes les plus exposés, c’est -42% de NO2 entre 2021 et 2024, grâce à la ZFE. Dans la même situation, des métropoles comme celles d’Aix-Marseille et Rouen ont décidé, quant à elles, de décaler leur calendrier. 

Urbanisme : comment Strasbourg et sa métropole agissent face au dérèglement climatique ?

D’abord le contexte. Strasbourg a beau être au nord-est de l’hexagone, elle n’est pas épargnée par les épisodes caniculaires en été. La température y est déjà supérieure de 2° C (+1.7° C en France métropolitaine) par rapport à l’ère pré-industrielle. 

Cette chaleur se fait déjà bien ressentir depuis quelques années en ville, où les 35°C sont une nouvelle norme l’été. Les îlots de chaleur créés par la densité et le bitume engendrent une différence de température allant jusqu’à 7,5° C entre les zones moins denses de la métropole et le centre-ville de Strasbourg. Ainsi, 67 % de la population eurométropolitaine sont concernées par un îlot de chaleur urbain. 

Les zones industrielles et le centre-ville voient rouge ! © Agence de développementet d’urbanisme de Strasbourg

Rafraîchir et désimperméabiliser les sols : une multitude de mesures 

Pour rafraîchir la ville, la municipalité s’est dotée de plusieurs actions. D’abord, le Plan Canopée. L’objectif est de planter 10 000 arbres en 10 ans afin d’atteindre 30% de canopée d’ici à 2030 (contre 26 % actuellement). Selon Suzanne Brolly, adjointe à la maire en charge de l’urbanisme, interrogée par Bon Pote, “L’objectif à mi-parcours de plantations a été dépassé, 5589 arbres ont déjà été plantés, dont une partie via le bouton « arbres » qui permet aux habitants de suggérer des emplacements”

Ce chiffre peut paraître peu par rapport à Bordeaux par exemple (60 000 arbres plantés sur la mandature) et les élus de l’opposition ne se sont pas gênés de le rappeler en cours de mandat. C’est peu effectivement, mais la ville se défend d’avoir mis en place une myriade d’autres projets pour faciliter la végétalisation.

En tout, 10 hectares ont été végétalisés et 13 hectares désimperméabilisés (végétalisés ou remplacés par des matériaux infiltrants) avec une vingtaine de projets, principalement aux abords des écoles ou des établissements publics et “un budget spécifique de 800 000€ par an” selon l’élue : le parvis de la patinoire au cœur de la Ceinture Verte de Strasbourg, le parvis du Tribunal dans le centre-ville, la rue de St Dié aux abords de l’école Schluthfeld, la rue Van Eyck devant le collège de l’Elsau ou encore le parvis de l’école Albert le Grand.

La majorité écologiste a également mis en place des îlots de fraîcheur éphémères en période estivale sur des places désormais déminéralisées (place de l’hippodrome au Port-du-Rhin, place Sédar Senghor à Hautepierre, place Halimi au Tribunal, etc.) ou ne pouvant l’être du fait de l’existence de parkings souterrains (place de la gare, place Kléber). 

Depuis juillet dernier, la Prime Végétalis’ permet également aux habitant(e)s et aux copropriétés d’être aidé(e)s financièrement et techniquement pour planter et déminéraliser leurs espaces privés. Enfin, il existe également une carte permettant de trouver tous les points d’eau potable en ville, ainsi que les “sites rafraîchis” comme des galeries marchandes avec climatisation.

Contre l’artificialisation des sols, Suzanne Brolly nous indique qu’une modification du plan local d’urbanisme a permis de “rendre plus de 800 hectares en zone naturelle ou agricole depuis sa création, de définir des espaces plantés à conserver ou à créer”. Sur les nouveaux projets, le PLU oblige désormais à planter des arbres et à laisser de l’espace en pleine terre.

Végétalisation des cours d’écoles : du retard à l’allumage

Sur les écoles, ça avait mal débuté, comme le montrait Rue89 Strasbourg en 2024. Résultat : la mairie a dû s’asseoir sur son objectif de 100% de cours végétalisés à la fin du mandat. Qu’en est-il aujourd’hui ? “Nous sommes à plus de 70% des écoles maternelles, élémentaires et des crèches municipales ayant réalisé ou étant engagés dans la démarche à ce jour”. Les cours d’école ont permis de végétaliser 3 hectares, de planter plus de 600 arbres, pour un budget de 5 millions d’euros par an. 

Au total, les écologistes à la mairie ont engagé 35 millions d’euros pour la végétalisation, sur un total de 157 millions d’euros investis dans la transformation écologique du territoire. Il s’agit des mêmes ordres de grandeur que la municipalité écologiste de Lyon.

Vélo, marche, voiture : les écologistes ont-ils imposé une rupture ?

Vélo : qu’ont mis en place la métropole et la Ville ? ?

Vous le savez, Strasbourg est la capitale du vélo, notre Amsterdam à nous. Et en 2025, ça se confirme : le vélo représente près de 22 % de la part des déplacements domicile-travail, 15% à l’échelle de la métropole – c’est 4,9% au niveau national). 

Depuis 2020, la fréquentation cyclable a augmenté de 20%, de 46 000 passages par jour à 55 000. A noter que la fréquentation en entrée de centre-ville a augmenté de 21% depuis 2020, avec 15 210 passages journaliers.

Pour la coprésidente de Strasbourg à Vélo, Céline Hentz, on ne peut pas parler de rupture avec les mandatures précédentes, mais des infrastructures importantes ont été réalisées et expliquent l’augmentation des chiffres : 

  • le Pont d’Anvers, qui permet de relier un quartier périphérique au centre-ville, 
  • la finalisation de la colmarienne (un axe structurant du nord au sud), 
  • la massification des pistes bidirectionnelles de 4 mètres de largeur pour les vélos cargo (maximum des recommandations CEREMA) et des bordures pardonnantes pour séparer de la voie des voitures,
  • les pistes cyclables du ring pour éviter le centre-ville
  • les aménagements du Tram Ouest où c’est désormais la voiture qui partage sa voie avec le tram et non le vélo. 

La ville avance le chiffre de 100 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires, difficile à déchiffrer entre les rénovations et les créations nettes et plus de 50 000 places de parkings vélo, contre 40 000 en 2019. Au total, le plan vélo de la métropole 2022-2026 affiche 100 millions d’investissements.

Pour quels résultats ?

Au baromètre de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) de 2025, Strasbourg est en tête des villes de plus de 200 000 habitant(e)s avec un B,“favorable”, tout comme Lyon et Rennes. Mais quand on regarde dans le détail, sa note baisse légèrement. “Même à Strasbourg tout n’est pas si facile que ça,” tempère Céline Hentz, coprésidente de Strasbourg à Vélo. 

Plusieurs points viennent un peu noircir le tableau. Le premier concerne le retard pris dans les aménagements : les infrastructures citées plus haut ont toutes été réalisées en fin de mandat. “Est-ce que si ça avait été fait plus tôt, il y aurait plus ? se demande ainsi Céline. Les élu(e)s ont peut-être été surpris(e)s par la non acceptabilité des projets d’envergure.” Des anti-vélo à Strasbourg ? L’un des plus connus est l’actuel candidat (Les Républicains), Jean-Philippe Vetter, aux municipales, qui n’a pas hésité à envenimer la polémique de la rue Mélanie ou qui s’est félicité du maintien d’une 4 voies en centre-ville.

Autre point que regrette Céline Hentz, les améliorations sont pensées les unes après les autres et non en maillage. Cela se vérifie dans les villes autour de Strasbourg comme Schiltigheim ou Bischheim, qui manquent cruellement d’infrastructures vélo. Le vélo peut également rester une variable d’ajustement, comme pendant le marché de Noël, où des pistes cyclables ont été rendues accessibles aux voitures. 

Enfin, l’association Strasbourg à Vélo regrette le manque de communication de la ville sur les travaux. Pour ceux de la place de Haguenau, par exemple, la municipalité a notamment reconnu un loupé par le biais de l’élu aux mobilités Alain Jund. “Il ne s’est rien passé de grave mais ça peut aller très vite et ça mène les cyclistes sur des trottoirs. Une des mesures que l’on propose aux candidat(e)s : pas de sécurisation du chantier, pas de chantiers” nous précise Céline Hentz.

Une ville historiquement piétonne

Strasbourg est une pionnière de la piétonisation de son centre-ville – les premières mesures autour de la cathédrale ont 50 ans. Elle s’est aussi dotée d’un plan piéton dès 2012, ce qui en fait la première ville de France. En 2019, 40% des déplacements se font déjà à pied, c’est 26% à Toulouse ou 50% à Paris. La mairie écologiste et la métropole ont décidé de poursuivre les efforts et de voter un plan piéton dès 2021 assez ambitieux

Pour quels résultats aujourd’hui ? Trois voies piétonnes majeures (magistrale de l’eau, européenne, transfrontalière) qui relient des axes importants du centre et de la périphérie ont été finalisées, le “ring” vélo cité plus haut apaise le centre-ville en proposant un contournement aux cyclistes et des places ont été entièrement piétonnisées comme celle du Temple-Neuf dans le centre-ville. Une des conséquences de cette continuité et ces améliorations est la deuxième place de la ville au classement des villes marchables en 2023. Une zone à trafic limité dans l’hyper-centre a été mise en place après avoir testé un centre historique 100% piétons à l’été 2021.

Aussi, 24 rues aux écoles ont vu le jour durant le mandat – il y en avait 4 en 2020. 

Le prix du parking en centre-ville : ça ne passe pas

Afin de dissuader de venir au centre-ville – et dans le Neudorf, quartier des Quinze et du début de la Robertsau, ainsi qu’une partie de l’îlot Sainte-Hélène – la municipalité a également revu à la hausse les tarifs des places de stationnement entre 2023 et 2024. Les tarifs sont ainsi passés de 2,10€ à 3,50€ pour la première heure, puis 8€ pour les deux heures. La mairie a également créé des “places violettes” à 1€ l’heure puis un euro par quart d’heure supplémentaire. 

La petite surprise du chef, c’est qu’à partir d’1h30, la facture s’élève à 35€. Ces 200 et quelques places, qui sont présentes dans l’hyper centre, ont fait bondir les commerçant(e)s qui y voient un facteur de plus de la baisse de la consommation. Les études sont pourtant têtues et aucun lien n’est aujourd’hui établi entre baisse de la fréquentation des commerces et hausse du prix du stationnement. 

Transports en commun et… démocratie locale

Depuis 2020, les transports en commun ont été un des leviers d’actions majeurs des élu(e)s afin de limiter la place de la voiture. Six ans plus tard, le résultat est présenté comme “révolutionnaire” par la présidente de la métropole, Pia Imbs. L’offre de transports en commun s’est effectivement sensiblement étoffée, surtout le bus, mais qu’en est-il dans le détail, le qualificatif est-il justifié ? Est-ce du même ordre que la métropole de Lyon qui a doublé son budget mobilité ? 

Un peu plus de voies de tram, plus de bus et des tarifs attractifs

C’est l’Ouest de Strasbourg qui a bénéficié de voies de tram supplémentaires, avec l’extension de la ligne F jusqu’à Wolfisheim : 4 km en plus, 8 nouvelles stations, 3 communes parcourues, et des infrastructures (parking relais, local vélo et lignes de bus adaptées) pour favoriser l’intermodalité. C’était une promesse de campagne de la candidate écologiste. 

Place de l’Homme de Fer à Strasbourg. Source

La métropole a également développé le service Chron’Hop, 7 nouvelles lignes avec une particularité très intéressante pour désenclaver les quartiers : des bus qui ne passent pas par le centre ville et des dessertes qui lient les périphéries résidentielles aux zones de bureaux. Pour le bus toujours, et toujours dans cet objectif de désenclaver les périphéries, l’extension d’une des principales lignes, la G, qui relie le quartier Rotterdam (le premier grand ensemble français pour la petite histoire) à la gare, a permis de faire doubler sa fréquentation. Enfin, depuis 2024, la totalité du parc des bus est sortie du diesel : sur les 260 bus, 100 sont électriques ; le reste du parc circulant au Gaz GNV. Une bonne nouvelle pour la qualité de l’air de la ville.

En 2025, le réseau accueillait 550 000 voyages par jour, 100 000 de plus qu’en 2019, soit une augmentation de plus de 22%. Le nombre d’abonnés a aussi augmenté, pour atteindre 220000, en augmentation de 20% par rapport à 2019. Strasbourg se place ainsi derrière Paris et Lyon en termes d’utilisation des transports en commun, alors qu’elle n’est qu’à la huitième place en nombre d’habitant(e)s en France. 

A noter aussi que, depuis le 1er septembre 2021, la totalité des transports collectifs sont gratuits pour les jeunes de moins de 18 ans. Une très bonne démarche à des âges décisifs, là où les habitudes se créent.

Coup dur au nord

Fin 2024, une commission d’enquête a retoqué l’extension du tracé de la future ligne du tram Nord entre Strasbourg et Schiltigheim. Une décision inédite dans l’histoire de Strasbourg. Les enquêteurs pointaient alors « les séquelles » des démarches de participation citoyenne organisées par l’Eurométropole. Cette dernière avait notamment choisi le tracé qui a récolté le moins de votes des citoyen(ne)s. La décision des enquêteurs marque ainsi une “rupture dans la confiance d’une partie des citoyens contributeurs” jugeait Rue89 Strasbourg. Résultat : un coup d’arrêt brutal dans l’extension du tram, ce qui était pourtant une priorité du mandat des écologistes. Pour Céline Hentz, co-présidente de Strasbourg à Vélo, c’est un également recul pour le vélo : “Beaucoup d’aménagements n’ont pas été mis en place pour améliorer la sécurité des cyclistes, notamment avenue des Vosges et en direction de Schiltigheim, des axes encore dangereux.

Projection du projet avorté du Tram Nord

Alimentation et agriculture urbaine : Strasbourg a-t-elle rattrapé son retard ?

Quelle est la part du bio dans les cantines gérées par la municipalité ?

En arrivant aux affaires en 2020, le bio représentait 18% des produits utilisés dans les cantines et “il n’y avait pas d’incitation au local” nous indique Antoine Neumann, conseiller municipal chargé des questions d’agriculture et de restauration scolaire. Aujourd’hui, 53% des produits sont bio (c’est 43% à Nantes, 45% à Paris) et ⅔ sont locaux : “on a entrepris un gros travail avec les agriculteurs en local et notre cahier des charges est beaucoup plus exigeant pour l’entreprise qui gère la cuisine centrale”. Le conseil municipal a aussi voté en 2024 l’instauration de deux menus végétariens, soit un de plus que la loi en vigueur en France.

La mairie a également, “sous forte pression des parents” selon l’élu, entrepris très rapidement dans le mandat d’éliminer les additifs des repas. Un travail déjà débuté lors du mandat précédent, mais qui s’est accéléré depuis 2020, pour ne proposer aucun produit ultra transformé. “Tout ce qu’on a pu enlever, on l’a enlevé” nous affirme le conseiller à la ville.

La municipalité se targue également d’être la seule grande ville à proposer du pain bio 100% et 100% local aux élèves, un marché de 450 000 euros qui va directement aux boulangeries de la ville selon la mairie et une initiative qui fait des émules : “on a plein d’élu(e)s en France qui nous appellent pour savoir comment on l’a mis en place !” se félicite Antoine Neumann.

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La ville a-t-elle une politique agricole ?

Quand on prend de la hauteur, on peut s’attendre à ce que Strasbourg soit à la pointe de la résilience alimentaire : 

  • ⅓ de la métropole est couverte par l’agriculture,
  • 5000 jardins familiaux existent toujours dans la ville,
  • 300 hectares sont consacrés au maraîchage en ville (5 maraîchers et 4 projets en cours d’installation),
  • un programme de 33 actions avec la chambre d’agriculture et Bio Grand-Est a été entrepris,
  • un projet alimentaire de territoire (PAT) ambitieux a été pensé par la métropole et la ville à partir de 2021.

Sauf que, quand on regarde dans le détail, c’est plus compliqué que cela. La surface agricole peut au maximum couvrir 8% des besoins des habitant(e)s et le bio y représente 2,3% de la surface cultivée. “Quand les écologistes sont arrivé(e)s au pouvoir, il n’y avait pas de PAT et nous étions la seule agglomération française à ne pas avoir signé le pacte de Milan {un référentiel qui permet de structurer les stratégies alimentaires}” tient à nous préciser l’élu à l’agriculture. Un facteur peut expliquer ces chiffres : la toute puissance d’un secteur agro-alimentaire très lucratif et peu enclin à changer ses pratiques. En l’occurrence la production de maïs, culture majoritaire du territoire. “On progresse, mais on galère, reconnaît Antoine Neumann, le maïs est tellement rentable ! Pourquoi devraient-ils faire du maraîchage”. Fataliste l’élu ? Pas tout à fait : “Notre méthode est désormais simple : on dit aux agriculteurs que dans 30 ans, ils ne pourront plus faire de maïs et que les habitants veulent manger bio et local, alors changez de cultures !”. Un des résultats de cette stratégie, c’est la création – ex-nihilo – de 150 hectares de cultures de légumineuses sur la métropole, grâce à la commande publique. 

Enfin, notons sur la résilience que la municipalité de Strasbourg s’est associée à Stéphane Linou, expert associé au CNAM, qui travaille depuis quelques années sur le lien entre sécurité nationale et résilience alimentaire : “En cas de crise d’approvisionnement alimentaire, nous n’avons que 2 jours d’autonomie pour la ville” s’alarme Antoine Neumann. On a fait une simulation de rupture d’approvisionnement et ça a retourné beaucoup d’élus ici”. De là à faire de l’agriculture urbaine un vecteur d’autonomie ? 

On a créé 11 jardins partagés supplémentaires sur le mandat et 4 fermes urbaines dans des quartiers prioritaires, mais ce sont des opérations à visée pédagogique.” Comme à Bordeaux ou Lyon, l’agriculture urbaine ne peut être associée à un objectif d’autonomie. 

Des paniers bio gratuits pour les femmes enceintes

La municipalité a également mis en place la distribution de paniers bio pour les femmes enceintes ainsi que la création d’ateliers pour sensibiliser sur les perturbateurs endocriniens. Le principe : la mairie a créé un programme d’ordonnance verte pour que les familles qui attendent un enfant aille chez leur médecin avec et repartent avec deux inscriptions à des ateliers sur les perturbateurs endocriniens (général et alimentation) et, pendant 7 mois de grossesse, la possibilité d’avoir un panier de légumes et de fruits bio offert par semaine. 

Résultat à ce jour : 1 grossesse sur 3 est couverte à Strasbourg. Ce dispositif coûte 640 000 euros à la municipalité, dont 400 000 vont directement aux maraîchers : “On veut du local et on paie pour” se félicite l’élu. Pour une ville où le seuil de pauvreté concerne 26% de la population, c’est une très bonne nouvelle. 

Bavard, Antoine Neumann tient également à nous préciser, en fin d’interview, que la violence des élu(e)s de l’opposition ne s’est jamais portée sur le sujet de l’alimentation : “toutes les délibérations sont passées à l’unanimité, ils en n’ont rien à faire de ce qu’on met dans l’assiette.” Au vu du programme du candidat de droite, on ne peut pas lui donner tort là-dessus. 

Strasbourg a-t-elle fait baisser sa consommation d’énergie ?

Une stratégie énergétique contrariée

La ville s’est dotée en 2021 d’un Plan climat 2030, avec un objectif d’atteindre 100% d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) dans le mix énergétique global en 2050. 

Ce projet s’est notamment construit en réaction aux séismes qui ont touché le territoire entre 2019 et 2021, d’une densité de 3 sur l’échelle de Richter pour les plus virulents. En cause : la géothermie profonde, une source d’énergie qui devait représenter quasiment la moitié du chauffage urbain à horizon 2050 et ainsi aider la métropole à se passer du gaz. “Avec ces accidents de sismologie, on a été amené à revoir totalement la stratégie en début de mandat” admet Marc Hoffsess, adjoint à la mairie chargé des questions d’énergie.

© Eurométropole

L’un des ses axes majeurs de la nouvelle stratégie, c’est l’utilisation de la « chaleur fatale », l’énergie thermique engendrée par l’ensemble des fours, chaudières, réacteurs et machines qu’utilisent les entreprises industrielles pour produire des biens et matériaux, récupérée sous forme d’eau chaude. Une alternative au gaz naturel, qui couvrait en 2022, 30% des besoins de la métropole (20% au national). Selon la mairie, 40 000 logements sont aujourd’hui alimentés en eau chaude et en chauffage par les réseaux de chaleur publics strasbourgeois, contre 28 000 en 2020. Selon le plan Climat ce chiffre doit doubler d’ici à 2030. 

La part d’énergie renouvelable atteint 20% en 2023, contre 17% en 2019, grâce aux réseaux de chaleur et l’augmentation du photovoltaïque. Une délibération votée en 2022 oblige à installer des toits solaires sur l’ensemble des nouvelles opérations de construction. Résultat : 12 MWh de produit au début du mandat contre 20 d’aujourd’hui. L’objectif est d’atteindre atteindre 85 MW pour 2030 de puissance installée. Selon Marc Hoffsess, si les projets se concrétisent tous, l’objectif sera dépassé”.

Un plan de sobriété efficace

Comme à Lyon, en 2022, la ville a mis en place, un plan de sobriété afin de réduire sa consommation énergétique :

  • 19°C dans les bureaux, 21°C dans les crèches
  • 800 sondes de mesure des températures installées
  • Extinction progressive de l’éclairage public de 1h à 5h (nous le détaillerons plus bas)
  • Illuminations supprimées pour 150 bâtiments publics
  • Réduction de 20% du nombre d’illuminations installées par la Ville pour le marché de Noël 
  • Chalets du marché de noël éclairés en leds

Ces actions ont permis de réduire de 14% depuis 2023 la consommation d’énergie et c’est, quand même, 4,3 millions d’euros d’économies pour la ville. La baisse atteint 12% sur la métropole. Selon l’élu chargé de l’énergie à la ville, le plan de sobriété a notamment été motivé par une hausse de 30 millions d’euros de la facture d’énergie suite à l’invasion de l’Ukraine par les russes en 2022.

Le port fluvial de Strasbourg © Groupe PAS

Autre secteur accompagné : l’industrie et notamment le port, 2ème port fluvial de France avec ses 10 000 emplois. Les entreprises se sont engagées sur un plan d’écologie industrielle (énergie, biodiversité, déchets…) nous a indiqué la mairie et le résultat : le secteur de l’industrie est le secteur qui a le plus baissé ses consommations, 10%. “Mais encore trop lentement” au goût de Marc Hoffsess.

Où en est la rénovation énergétique des bâtiments publics ?

On s’est rendu compte qu’il n’y avait aucun contrôle des consommations énergétiques”. La métropole a donc débuté par la pose de sondes pour capter les flux et aboutir à terme à un suivi centralisé, 800 sondes ont été posées dans les bâtiments publics depuis 2023 pour. Un “travail fastidieux” reconnaît l’élu, mais une structuration pour suivre la consommation du patrimoine immobilier indispensable.

En 2023, une délibération sur les bâtiments est votée en faveur d’une aide universelle pour la rénovation des bâtiments, avec un soutien sur l’ensemble des démarches de rénovation, une prime pour une utilisation de matériaux biosourcés. Résultat, depuis 2023, 200 projets ont été menés dans des immeubles collectifs (80% de l’habitat de la métropole sont des habitats collectifs). L’élu reconnaît que c’est “extrêmement embryonnaire” pour atteindre les 10 000”. “On espère que les municipalités suivantes continueront cet effort” tient-il à nous préciser.

Au niveau du parc public, 18 rénovations énergétiques globales ont été entreprises, soit 37 000 m2 entre 2019 et 2025 selon l’Eurométropole. Il faut ajouter à cela 80 000 m2 de travaux énergétiques sur 23 sites publics : isolation de la toiture, menuiseries, remplacement de chaudières… Ce sont les écoles, 17 groupes scolaires précisément qui ont été les premières concernées. Au total, un budget de 110 millions a été alloué. “Nos prédécesseurs attendaient qu’il y ait un besoin global de rénovation du bâtiment. Nous, on a inversé la priorité en plaçant la rénovation énergétique en tête, sans attendre que tout soit à reprendre” précise Marc Hoffsess.

Le centre-ville de Strasbourg est principalement composé de bâtiments datant de la fin du Moyen-Âge. Source

C’est un effort conséquent (qui sont dans les mêmes ordres de grandeur qu’à Lyon) pour une métropole où bon nombre de bâtiments sont des passoirs, car très anciens où datant des années 1970. Le plus emblématique étant la cité administrative, bâtiment consommant à lui seul 11% de l’énergie de la métropole. Il était temps. “La cité administrative, le stade la Meinau ou l’opéra étaient de véritables cadavres dans les placards, des vrais nœuds pour la ville dont on s’est enfin occupé !”, se félicite l’élu.

Malgré l’effort, rien que sur la ville, le nombre de mètres carrés atteint 1 million. Beaucoup d’efforts restent donc à fournir. En attendant, l’objectif de ce plan est de diminuer les consommations de chauffage d’au moins 75%, et d’électricité d’au moins 20%. Nous n’avons pas pu savoir où en était cet objectif.  Au niveau de la ville, d’autres actions ont été entreprises en faveur de la transition énergétique comme le remplacement de 7 des 20 chaudières au fioul de la ville, la création d’un nouveau service Énergie et Patrimoine (20 postes tout de même), raccordement aux réseaux de chaleur urbain, le déploiement du solaire, achat d’électricité renouvelable. En tout, 52 millions d’euros ont été programmés sur le mandat pour intervenir sur ces projets de rénovation. 

Une extinction partielle des feux 

Depuis le début du mandat et surtout depuis la hausse du prix de l’énergie de l’hiver 2022-2023, l’éclairage public a progressivement été éteint entre 1h00 et 5h00 du matin, à l’exception des principaux axes routiers et cyclables, de la Grande Île, du quartier autour de la gare et du quartier de la Krutenau. 

Aujourd’hui, 30 % des points lumineux de la ville sont éteints la nuit, soit 8 500 luminaires. Il faut ajouter que désormais 50% des luminaires sont passés en LED en 2025. Le résultat est assez important, -30% de consommation énergétique entre 2020 et 2025 selon la mairie, mais il est surtout dû à ce remplacement par les LED, qui sont loin d’être la panacée. En parallèle, des expérimentations sont menées dans quelques quartiers de la ville pour adapter l’éclairage en temps réel et ainsi éviter de tout éteindre (ou de tout rallumer).

Strasbourg by night. Source

Une biodiversité mieux protégée et une condition animale respectée

25% du territoire de la ville, 1964 hectares, sont couverts par 3 réserves nationales naturelles, une situation assez exceptionnelle pour une aussi grande ville que la mairie s’est engagée à protéger en créant des actions ambitieuses : 

  • un atlas de biodiversité communale (2 895 espèces animales recensées et 860 végétales) pour mieux protéger le vivant
  • un périmètre de protection de 12 hectares autour de la réserve naturelle Robertsau, 
  • 16 hectares d’éco pâturage sur l’île du Rohrschollen et 23 hectares à la Robertsau, 
  • un moratoire sur la coupe des « gros » arbres dès 2020
  • une zone de sénescence de 17,6 hectares dans la forêt du Herrenwald
  • 8 kilomètres de routes débitumisées 

Au classement “une ville pour les animaux” de L214, Strasbourg est troisième, derrière Grenoble et Lyon. Le droit des animaux y étant particulièrement bien respecté selon l’association. La municipalité a notamment créé une brigade municipale de protection animale en 2024, un dispositif chats libres lancé au printemps 2022 afin de lutter contre l’errance et la misère féline ou encore une campagne de sensibilisation pour ne pas nourrir la faune sauvage.

Elle a également signé la déclaration européenne des droits de l’animal en janvier 2025. En plus, la mairie a remplacé 350 luminaires chaque année afin de créer des corridors de biodiversité pour préserver la trame nocturne et adapter l’intensité lumineuse.

Notons que les municipalités écologistes ont été particulièrement attentives à la biodiversité et à la condition animale durant leur mandat © L214

Un apprentissage douloureux mais des résultats concrets

D’abord, nous allons encore nous répéter : à l’instar de Bordeaux et Lyon il faut souligner que l’ensemble des interlocuteurs(trices) que nous avons interrogés – élu(e)s, représentant(e)s associatifs et salariés de l’administration, sont convaincu(e)s qu’il faut adopter des mesures radicales pour s’adapter et lutter contre le dérèglement climatique. 

Cette remarque est importante pour Strasbourg, puisqu’actuellement l’écologie est la grande absente de la campagne des municipales. Et les candidats Jean-Philippe Vetter (Les Républicains) et Pierre Jakubowicz (Horizons),quand ils l’évoquent, parlent « d’écologie dogmatique » et “punitive” et ne cachent pas leur préférence pour la voiture. La candidate socialiste Catherine Trautmann, ancienne maire de Strasbourg, souhaite limiter la place du vélo en centre-ville et n’a pas de mesure clairement identifiée pour améliorer l’adaptation de la ville au changement climatique.

Sur le bilan des écologistes, heureusement, nous sommes loin des inquiétudes des deux premières années où des habitant(e)s se demandaient “mais que font les écolo ?”. Beaucoup a été fait depuis sur le vélo, sur l’adaptation, la réduction des polluants, la biodiversité, la sobriété énergétique. Deux thématiques se dégagent : l’alimentation et la rénovation des bâtiments où des investissements importants et des actions nécessaires ont été entrepris, une véritable rupture avec les mandatures précédentes.

En revanche, on peut regretter des erreurs sur la démocratie locale, qui ont coûté cher, notamment avec l’abandon du Tram Nord. Des efforts plus importants seraient également à fournir pour limiter la dépendance au gaz. Ils ont débuté mais les objectifs annoncés avec le Plan Climat voté en 2021 ne seront pas atteints.

Le Plan climat, justement, est de ce fait à l’image de la mandature : sérieux, ambitieux et à même d’adapter Strasbourg au changement climatique et d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effets de serre. Malheureusement, ce plan n’est pas un outil politique très vendeur, il engendre des travaux conséquents et les résultats ne se voient que très peu, pour le moment, dans le quotidien des habitant(e)s. Par exemple, remplacer le gaz passe par des travaux importants pour développer les réseaux de chaleur. Ils ont débuté, on l’a vu, mais n’ont pas été assez loin, notamment parce que la pilule passe mal auprès des habitant(e)s. Est-ce qu’une meilleure communication dans les quartiers n’aiderait pas à mieux faire passer ces désagréments ? Lyon était une ville en chantier ces cinq dernières années pour faire avancer le tram. Et la ville a tenu bon, malgré les critiques. Un exemple à suivre ?

Une journaliste locale, qui suit la campagne des municipales, nous partageait que les élu(e)s écologistes n’étaient pas les meilleur(e)s communicant(e)s, pas les plus habiles face à la presse et à la population. En revanche, selon elle, il est beaucoup plus facile de discuter avec elles.eux et d’avoir un avis honnête sur leur propre travail. Paradoxal ? Non, ce sont les mêmes retours qu’à Bordeaux et Lyon et c’est ce que nous avons également ressenti : des élu(e)s compétent(e)s, avec une capacité à reconnaître leurs erreurs, mais des difficultés à rendre compte du travail et des efforts à faire.

Vous nous direz, c’est mieux que de faire une campagne d’écolo bashing. Bien entendu. Mais cette posture trop verticale n’est pas suffisante pour faire accepter les énormes chantiers nécessaires à une meilleure adaptation. Les citoyen(ne)s passeront-ils.elles outre, pour privilégier l’avenir de la ville plutôt que le court terme en mars prochain ?

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  1. Ca a vraiment été une catastrophe les réunions organisées pour la démocratie locale

    Les idées reçues, les objections lunaires

    Dans celle de mon quartier une dame a exprimé son inquiétude pour l’installation d’arceaux vélo parce que « des gens pourraient les utiliser pour grimper dessus et atteindre les fenêtres des habitations ». Sans commentaire.

    Ou les commerçants qui soutiennent mordicus que leur commerce vacillera si on touche au stationnement alors que c’est totalement faux et que les bénéfices d’une piste cyclable proche de son commerce sont énormes

    Les gens ne veulent jamais rien changer si on leur laisse décider de l’aménagement autour de chez eux.

    C’était vraiment une très mauvaise idée de rajouter plus de démocratie à l’urbanisme super-local. Ca n’a absolument rien amélioré

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  1. Ca a vraiment été une catastrophe les réunions organisées pour la démocratie locale

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    Dans celle de mon quartier une dame a exprimé son inquiétude pour l’installation d’arceaux vélo parce que « des gens pourraient les utiliser pour grimper dessus et atteindre les fenêtres des habitations ». Sans commentaire.

    Ou les commerçants qui soutiennent mordicus que leur commerce vacillera si on touche au stationnement alors que c’est totalement faux et que les bénéfices d’une piste cyclable proche de son commerce sont énormes

    Les gens ne veulent jamais rien changer si on leur laisse décider de l’aménagement autour de chez eux.

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