Tu me manques…

Tu me manques

Toi et moi, ça a toujours été spécial.

Pas besoin de se voir tous les jours pour savoir à quel point on tient l’un à l’autre.

Avant que ce confinement n’arrive, cela faisait déjà quelques jours que j’avais envie de te voir. Puis tu sais, le boulot, l’écriture, et ce virus venant de Chine qui pointait le bout de son nez… C’est toujours pareil : on se dit qu’on aura le temps, puis c’est quand on ne peut plus voir la personne qu’on se rend compte à quel point elle nous manque. Et bien je n’ai plus peur de le dire : tu me manques. Je vois bien certains déjà me juger pour ces quelques mots, moi qui habituellement, suis toujours pudique sur mes sentiments.

Il faut parfois un choc pour qu’une personne ouvre les yeux. Ce choc, il est arrivé. S’il y a bien une personne à qui je pense matin, midi et soir, c’est toi. Rien que de penser à ta façon de passer ta main dans mes cheveux… Je crois que le plus dur, c’est de ne pas savoir quand je vais pouvoir te revoir. Ce plaisir capricieux et égoïste que j’avais de venir te voir quand MOI je le souhaitais, sans penser particulièrement à toi… Il fallait toujours que tu sois disponible ! Aux petits soins… Je m’en rends compte tu sais. Toujours mon plaisir avant le tien. Et bien cela va changer.

Tu te rappelles de notre première fois ? Je pense que je ne l’oublierai jamais. Tu me disais de me mettre à l’aise, alors que moi, même si ce n’était pas ma première fois, j’avais la boule au ventre ! Je voulais que ça se passe bien, je voulais assurer.. Sûrement mon égo, que tu aimes tant taquiner.
Je me rappellerai toujours que tu m’avais proposé de mettre de la musique. Que j’avais accepté avec un grand sourire, jusqu’à ce que tu me proposes de mettre le dernier album de Matt Pokora. Quelle putain de souffrance ! Mais bon, tu connais les hommes mieux que moi : quand ils ont une idée en tête, ils sont prêts à tout… Et bien je te promets que lorsque l’on se reverra, je serai si heureux que tu pourras mettre Matt Pokora autant que tu veux.

Si tu savais ce que je donnerais pour être avec toi… juste une fois. Refaire le monde avec toi. Reprendre nos longues discussions sur la vie à Alger, ses différences culturelles avec Paris… Du Coran, dont nous avons beaucoup parlé. De ta famille, de ton amour pour l’Italie… Nous deux, ce n’est pas qu’un bon moment ensemble. C’est plus que cela. Bien plus que cela.
Ce confinement m’aide à y voir clair. Personne ne me sourit comme toi quand on se retrouve. Ce regard complice que tu me lances à chaque fois qu’on se quitte, en espérant me revoir au plus vite. Parfois il n’en faut pas plus pour se rendre à l’évidence. Car c’est une évidence.

Tu sais parfois, rien qu’en pensant au bonheur de te retrouver, j’ai envie de braver les interdits. J’ai envie de passer outre ce confinement, de payer l’amende, de passer les barrières et te rejoindre. Je me dis que tu m’engueulerais, puis qu’on serait si heureux de se voir que tout serait oublié. J’y pense de plus en plus. Ce confinement me rend fou, loin de toi.. Je crois que je perds la boule.
Et puis, en toute franchise, qui peut me procurer autant de plaisir que toi ? Personne. Je dis bien personne. Quand je pense que tu me fais ça pour à peine 20 euros…

A bientôt, mon coiffeur…

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