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	Comments on: 4 infographies pour comprendre l&#8217;agriculture	</title>
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	<description>Écologie, Démocratie, Numérique</description>
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		<title>
		By: Ruysschaert Vincent		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-18588</link>

		<dc:creator><![CDATA[Ruysschaert Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 22:14:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour,
Visite aujourd&#039;hui dans un magasin bio...  1 kg de miel &quot;Terre de Miel&quot; - protégeons nos abeilles&quot; Avec un beau renvoi : Les abeilles sont gardiennes de la biodiversité... Miel bio de fleurs, issu de l&#039;agriculture biologique, mis en pot par la miellerie des pyrénées, avec des apiculteurs depuis 1920 ! ... Bon, ça donne vraiment envie... Et puis, en regardant de plus près, le miel a pour origines : Bulgarie, Brésil, Mexique et Roumanie. Après quelques échanges avec les employés : si c&#039;est écrit certifié label AB, c&#039;est que c&#039;est bien du bio, le fait que les miels viennent du Mexique, du Brésil par avion ne pose aucun souci. &quot;Mais monsieur, vous confondez label BIO et écologie et climat&quot;... En poussant un peu plus loin, j&#039;ai appris que des tomates hollandaises, cultivées hors sol, provenant de serres chauffées et enrichies en CO2, peuvent être certifiées bio... Du coup, je suis retourné chez les apiculteurs du coin...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Visite aujourd&#8217;hui dans un magasin bio&#8230;  1 kg de miel &#8220;Terre de Miel&#8221; &#8211; protégeons nos abeilles&#8221; Avec un beau renvoi&nbsp;: Les abeilles sont gardiennes de la biodiversité&#8230; Miel bio de fleurs, issu de l&#8217;agriculture biologique, mis en pot par la miellerie des pyrénées, avec des apiculteurs depuis 1920&nbsp;! &#8230; Bon, ça donne vraiment envie&#8230; Et puis, en regardant de plus près, le miel a pour origines&nbsp;: Bulgarie, Brésil, Mexique et Roumanie. Après quelques échanges avec les employés&nbsp;: si c&#8217;est écrit certifié label AB, c&#8217;est que c&#8217;est bien du bio, le fait que les miels viennent du Mexique, du Brésil par avion ne pose aucun souci. &#8220;Mais monsieur, vous confondez label BIO et écologie et climat&#8221;&#8230; En poussant un peu plus loin, j&#8217;ai appris que des tomates hollandaises, cultivées hors sol, provenant de serres chauffées et enrichies en CO2, peuvent être certifiées bio&#8230; Du coup, je suis retourné chez les apiculteurs du coin&#8230;</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: OUSSET Florence		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-18050</link>

		<dc:creator><![CDATA[OUSSET Florence]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2022 17:09:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les modèles décrits ici s’appliquent selon moi aux grands cultures (maïs, blé, colza, pomme de terre, betteraves, tournesol…) et non au maraîchage. C’est pourquoi, je trouve cela très réducteur de mentionner la « permaculture » en disant que seuls des « maraîchers s’en réclament », sans parler par ailleurs des autres modèles maraîchers par exemple le Maraîchage Sol Vivant. Je vous rejoins sur le fait que la permaculture « n’a pas une définition précise ». Enfin, en réalité elle a une mais ce n’est pas un modèle agricole plutôt une philosophie de pensée applicable à de nombreux domaines. 
Je suggèrerais donc :
1) d’enlever le terme « permaculture » de ces cartographies car encore une fois c’est assez enfermant pour nous autres maraîchers, d’autant plus que vous affichez un certain scepticisme que je peux comprendre
2) de créer le même type de cartographie mais sur le maraîchage en incluant des modèles du type : Maraîchage Sol Vivant (modèle ferme des Cagnolles), maraîchage bio intensif (modèle Jean Martin Fortier), permaculture ? (Modèle Bec Hellouin), maraîchage « conventionnel », maraîchage bio « conventionnel »… à creuser bien évidemment ! Sachant que la encore des clés de lecture selon moi sont : le travail ou non du sol (motoculture et binage versus bâchage et non travail), le travail hors sol versus pleine terre (d’ailleurs faudrait-il peut-être séparer maraîchage de plein champs et sous serre), la gestion de l’enherbement qui rejoint ceci dit la notion de travail ou non du sol selon moi, la fertilisation du sol (utilisation d’engrais « naturel » en billes par exemple versus apports de matières carbonées), le type de semences utilisée (F1 versus population), monoculture sur grande surface versus densification sur petite surface, la polenisation (naturelle versus bourdon importé versus la main)… là encore à creuse largement.
En tout cas bravo pour ce beau travail d’analyse !
Et j’espère du coup lire prochainement des cartographies du maraîchage et me joindre avant cela à des débats faisant largement appel à l’intelligence collective pour reprendre vos termes ! 
Dans l’attente d’une réponse qui me ravirait je vous souhaite bon vent (ou plutôt bonne pluie par les temps qui court !)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les modèles décrits ici s’appliquent selon moi aux grands cultures (maïs, blé, colza, pomme de terre, betteraves, tournesol…) et non au maraîchage. C’est pourquoi, je trouve cela très réducteur de mentionner la « permaculture » en disant que seuls des « maraîchers s’en réclament », sans parler par ailleurs des autres modèles maraîchers par exemple le Maraîchage Sol Vivant. Je vous rejoins sur le fait que la permaculture « n’a pas une définition précise ». Enfin, en réalité elle a une mais ce n’est pas un modèle agricole plutôt une philosophie de pensée applicable à de nombreux domaines.<br />
Je suggèrerais donc&nbsp;:<br />
1) d’enlever le terme « permaculture » de ces cartographies car encore une fois c’est assez enfermant pour nous autres maraîchers, d’autant plus que vous affichez un certain scepticisme que je peux comprendre<br />
2) de créer le même type de cartographie mais sur le maraîchage en incluant des modèles du type&nbsp;: Maraîchage Sol Vivant (modèle ferme des Cagnolles), maraîchage bio intensif (modèle Jean Martin Fortier), permaculture&nbsp;? (Modèle Bec Hellouin), maraîchage « conventionnel », maraîchage bio « conventionnel »… à creuser bien évidemment&nbsp;! Sachant que la encore des clés de lecture selon moi sont&nbsp;: le travail ou non du sol (motoculture et binage versus bâchage et non travail), le travail hors sol versus pleine terre (d’ailleurs faudrait-il peut-être séparer maraîchage de plein champs et sous serre), la gestion de l’enherbement qui rejoint ceci dit la notion de travail ou non du sol selon moi, la fertilisation du sol (utilisation d’engrais « naturel » en billes par exemple versus apports de matières carbonées), le type de semences utilisée (F1 versus population), monoculture sur grande surface versus densification sur petite surface, la polenisation (naturelle versus bourdon importé versus la main)… là encore à creuse largement.<br />
En tout cas bravo pour ce beau travail d’analyse&nbsp;!<br />
Et j’espère du coup lire prochainement des cartographies du maraîchage et me joindre avant cela à des débats faisant largement appel à l’intelligence collective pour reprendre vos termes&nbsp;!<br />
Dans l’attente d’une réponse qui me ravirait je vous souhaite bon vent (ou plutôt bonne pluie par les temps qui court&nbsp;!)</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: cminv		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-16632</link>

		<dc:creator><![CDATA[cminv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 17:11:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour,

Merci pour ces infographies et toutes les explications des hypothèses ; c’est intéressant (disons que ça a à la fois la force et les faiblesses des « calculs de coin de table »).

En voyant les quatre sujets traités, je trouve qu’un cinquième manque vraiment, à savoir la soutenabilité/durabilité du modèle de production. Il faudrait réfléchir à la manière de le quantifier, par exemple je mettrais bien un axe « dépendance à des ressources non-renouvelables », par exemple pétrole, gaz (utilisé pour la production d’engrais de synthèse), engrais phosphatés (ressource minière en voie de raréfaction), en trouvant une notation pour fondre tous ces paramètres dans un seul indicateur (je vous laisse faire, vous êtes plus doué que moi pour ça je pense). Et sur l’autre axe, « dégradation ou régénération des ressources renouvelables sensibles » qui prendrait en compte les impacts sur la biodiversité, le cycle de l’eau, et les sols. Bien sûr ça serait partiellement redondant avec certains paramètres déjà étudiés (les sols, ou encore les émissions de GES où le pétrole intervient) mais pour moi c’est indispensable de faire figurer une analyse de ce genre pour comparer les différents modèles, puisqu’un modèle non soutenable à moyen ou long terme ne peut pas être considéré comme une proposition crédible (sauf à titre transitoire éventuellement). (Ces axes que je propose ne sont qu’un premier jet, pouvant certainement être amélioré, avis aux amateurs)


Je rebondis également sur la « permaculture » (ou mieux nommée « maraichage permaculturel bio-intensif »), je suis un peu chiffonné de la voir éliminée d’office sur deux arguments qui me semblent assez inoffensifs : 

D’abord, la quantité de travail par personne. Certes elle est grande, mais 
-	cela permet tout de même à une personne de gagner sa vie dignement, avec un faible investissement de départ, et sans subventions (pas toujours le cas en conventionnel d’ailleurs), 
-	a priori les coûts des intrants (pétrole, engrais nécessitant des ressources fossiles…) ne vont qu’augmenter sur le long terme, donc l’écart de rentabilité va sans doute se creuser en faveur de ce type de pratique
-	un certain nombre de personnes (moi en tout cas) préfèrent avoir un travail exigeant et physique mais gratifiant (cadre de travail, conviction de travailler à quelque chose de bon et utile, etc) qu’un « bullshit job » bien payé à rester assis sur une chaise dans un bureau climatisé
-	avec 7,3% (chiffre INSEE début 2022) de demandeurs d’emploi en France aujourd’hui, plus un certain nombre qui font des métiers non soutenables ou à l’utilité sociale discutable et qui devront se reconvertir tôt ou tard, je ne considère pas que la main d’œuvre soit limitante aujourd’hui. Il faut « simplement » (bien sûr, c’est complexe) mettre en place le bon cadre pour permettre aux personnes souhaitant ou devant se reconvertir de se lancer dans ce domaine (formation, soutien financier, partage d’expériences, valorisation économique et sociale, etc)

En réalité, plutôt que la quantité de travail par personne, le paramètre le plus intéressant est de savoir : 
-	combien on produit par unité de surface (pour savoir si un modèle peut être généralisé et permettre de nourrir tout le monde, en France + excédents éventuels pour les pays mis en difficulté par les problèmes climatiques), donc le rendement (par hectare) plutôt que la productivité (par agriculteur)
-	combien un agriculteur peut-il nourrir de personnes (en moyenne, tout compris) ? On a réduit à presque rien la part d’agriculteurs dans la population française (1,5% alors qu’on avait encore 7% en 1980 !) mais elle pourrait augmenter de nouveau. Si l’on acceptait de revenir ne serait-ce qu’au niveau de 1980, il suffirait qu’un agriculteur nourrisse environ 15 personnes, ce qui est plus que faisable avec des méthodes inspirées de la permaculture/maraichage bio-intensif/écoculture etc.


Le second argument pour éliminer la « permaculture » est la quantité d’engrais azotés répandus. Tout d’abord, dans le cas de la ferme du Bec, elle n’est pas illégale comme dit dans l’article, puisque la réglementation en vigueur porte sur l’ensemble de la surface de la ferme, or le chiffre très fort annoncé ici ne concerne que le cœur intensif, le ratio total est dans les normes. Cela dit, la question reste pertinente indépendamment de la légalité ou non du fait.

Cela n’a pas de sens à mon avis de parler d’engrais azotés en tant que tels, ni même de faire une différence entre artificiels/organiques ; en revanche, il est primordial de savoir la forme biochimique sous laquelle cet azote est apporté (c’est légèrement esquissé dans l’article, mais malheureusement non pris en compte). Le problème des engrais classiques est qu’il s’agit d’engrais solubles, où l’azote est apporté sous forme d’ions directement assimilables par les plantes mais très facilement lixiviable (lessivable). En l’occurrence, l’azote de ces engrais est emporté par les pluies (surtout s’il est épandu en trop grand quantité ou à la mauvaise saison) et arrive dans les cours d’eau ou les nappes (c’est la tristement célèbre pollution aux nitrates, qui ne sont autres que de l’azote sous forme ionique donc très soluble). Le même problème existe pour certains engrais « naturels » ou « organiques », par exemple les boues de stations d’épuration ou lisiers d’élevage, où la matière organique a subi un processus de dégradation et où l’azote est présent sous forme ionique. En revanche, dans le compost par exemple, ou dans le fumier qui subit un compostage en place, cet azote est pris dans des macromolécules organiques qui le fixent et le stabilisent, et empêche la lixivation. L’azote est rendu disponible plus lentement au fur et à mesure des besoins des plantes. Il n’y a dans ce cas pas de risque (ou très peu) de pollution par les nitrates.

D’ailleurs, pour revenir sur le cas de la ferme du Bec, une partie du cœur intensif de la ferme est un ensemble de buttes de culture sur un ilot au milieu d’une petite mare. S’il y avait lessivage des nitrates, la mare en serait la première affectée, or des mesures ont montré que ce n’était pas le cas, et par ailleurs le retour d’espèce bioindicatrices (truites, écrevisses à pattes blanches, très sensibles à la pollution) montre que le risque est maitrisé.


Bref, pour conclure, je trouve que l’article (intéressant par ailleurs) ne rend pas justice à une système très prometteur, qu’il élimine sur des arguments à mon avis insuffisants. Je précise que je ne considère par que la ferme du Bec soit un modèle absolu, parfait et inattaquable, à copier-coller partout sans réfléchir (ce que ne prônent pas non plus ses concepteurs d’ailleurs), mais je crois qu’ils y ont développé de façon brillante un modèle intéressant, parmi d’autre existants ou encore à inventer, et qu’il serait dommage de s’en priver.

Pour ceux que cela intéresse d’ailleurs, ils avaient fait une vidéo pour présenter de façon synthétique et très « macro » une proposition de réflexion sur l’agriculture post-pétrole, de façon plus large que leur seule ferme maraichère : https://youtu.be/VjQUh5-CnZk (c’est bien sûr plus une « vision » qu’une démonstration chiffrée et détaillée, mais je la trouve très intéressante)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Merci pour ces infographies et toutes les explications des hypothèses&nbsp;; c’est intéressant (disons que ça a à la fois la force et les faiblesses des «&nbsp;calculs de coin de table&nbsp;»).</p>
<p>En voyant les quatre sujets traités, je trouve qu’un cinquième manque vraiment, à savoir la soutenabilité/durabilité du modèle de production. Il faudrait réfléchir à la manière de le quantifier, par exemple je mettrais bien un axe «&nbsp;dépendance à des ressources non-renouvelables&nbsp;», par exemple pétrole, gaz (utilisé pour la production d’engrais de synthèse), engrais phosphatés (ressource minière en voie de raréfaction), en trouvant une notation pour fondre tous ces paramètres dans un seul indicateur (je vous laisse faire, vous êtes plus doué que moi pour ça je pense). Et sur l’autre axe, «&nbsp;dégradation ou régénération des ressources renouvelables sensibles&nbsp;» qui prendrait en compte les impacts sur la biodiversité, le cycle de l’eau, et les sols. Bien sûr ça serait partiellement redondant avec certains paramètres déjà étudiés (les sols, ou encore les émissions de GES où le pétrole intervient) mais pour moi c’est indispensable de faire figurer une analyse de ce genre pour comparer les différents modèles, puisqu’un modèle non soutenable à moyen ou long terme ne peut pas être considéré comme une proposition crédible (sauf à titre transitoire éventuellement). (Ces axes que je propose ne sont qu’un premier jet, pouvant certainement être amélioré, avis aux amateurs)</p>
<p>Je rebondis également sur la «&nbsp;permaculture&nbsp;» (ou mieux nommée «&nbsp;maraichage permaculturel bio-intensif&nbsp;»), je suis un peu chiffonné de la voir éliminée d’office sur deux arguments qui me semblent assez inoffensifs&nbsp;: </p>
<p>D’abord, la quantité de travail par personne. Certes elle est grande, mais<br />
&#8211;	cela permet tout de même à une personne de gagner sa vie dignement, avec un faible investissement de départ, et sans subventions (pas toujours le cas en conventionnel d’ailleurs),<br />
&#8211;	a priori les coûts des intrants (pétrole, engrais nécessitant des ressources fossiles…) ne vont qu’augmenter sur le long terme, donc l’écart de rentabilité va sans doute se creuser en faveur de ce type de pratique<br />
&#8211;	un certain nombre de personnes (moi en tout cas) préfèrent avoir un travail exigeant et physique mais gratifiant (cadre de travail, conviction de travailler à quelque chose de bon et utile, etc) qu’un «&nbsp;bullshit job&nbsp;» bien payé à rester assis sur une chaise dans un bureau climatisé<br />
&#8211;	avec 7,3% (chiffre INSEE début 2022) de demandeurs d’emploi en France aujourd’hui, plus un certain nombre qui font des métiers non soutenables ou à l’utilité sociale discutable et qui devront se reconvertir tôt ou tard, je ne considère pas que la main d’œuvre soit limitante aujourd’hui. Il faut «&nbsp;simplement&nbsp;» (bien sûr, c’est complexe) mettre en place le bon cadre pour permettre aux personnes souhaitant ou devant se reconvertir de se lancer dans ce domaine (formation, soutien financier, partage d’expériences, valorisation économique et sociale, etc)</p>
<p>En réalité, plutôt que la quantité de travail par personne, le paramètre le plus intéressant est de savoir&nbsp;:<br />
&#8211;	combien on produit par unité de surface (pour savoir si un modèle peut être généralisé et permettre de nourrir tout le monde, en France + excédents éventuels pour les pays mis en difficulté par les problèmes climatiques), donc le rendement (par hectare) plutôt que la productivité (par agriculteur)<br />
&#8211;	combien un agriculteur peut-il nourrir de personnes (en moyenne, tout compris)&nbsp;? On a réduit à presque rien la part d’agriculteurs dans la population française (1,5% alors qu’on avait encore 7% en 1980&nbsp;!) mais elle pourrait augmenter de nouveau. Si l’on acceptait de revenir ne serait-ce qu’au niveau de 1980, il suffirait qu’un agriculteur nourrisse environ 15 personnes, ce qui est plus que faisable avec des méthodes inspirées de la permaculture/maraichage bio-intensif/écoculture etc.</p>
<p>Le second argument pour éliminer la «&nbsp;permaculture&nbsp;» est la quantité d’engrais azotés répandus. Tout d’abord, dans le cas de la ferme du Bec, elle n’est pas illégale comme dit dans l’article, puisque la réglementation en vigueur porte sur l’ensemble de la surface de la ferme, or le chiffre très fort annoncé ici ne concerne que le cœur intensif, le ratio total est dans les normes. Cela dit, la question reste pertinente indépendamment de la légalité ou non du fait.</p>
<p>Cela n’a pas de sens à mon avis de parler d’engrais azotés en tant que tels, ni même de faire une différence entre artificiels/organiques&nbsp;; en revanche, il est primordial de savoir la forme biochimique sous laquelle cet azote est apporté (c’est légèrement esquissé dans l’article, mais malheureusement non pris en compte). Le problème des engrais classiques est qu’il s’agit d’engrais solubles, où l’azote est apporté sous forme d’ions directement assimilables par les plantes mais très facilement lixiviable (lessivable). En l’occurrence, l’azote de ces engrais est emporté par les pluies (surtout s’il est épandu en trop grand quantité ou à la mauvaise saison) et arrive dans les cours d’eau ou les nappes (c’est la tristement célèbre pollution aux nitrates, qui ne sont autres que de l’azote sous forme ionique donc très soluble). Le même problème existe pour certains engrais «&nbsp;naturels&nbsp;» ou «&nbsp;organiques&nbsp;», par exemple les boues de stations d’épuration ou lisiers d’élevage, où la matière organique a subi un processus de dégradation et où l’azote est présent sous forme ionique. En revanche, dans le compost par exemple, ou dans le fumier qui subit un compostage en place, cet azote est pris dans des macromolécules organiques qui le fixent et le stabilisent, et empêche la lixivation. L’azote est rendu disponible plus lentement au fur et à mesure des besoins des plantes. Il n’y a dans ce cas pas de risque (ou très peu) de pollution par les nitrates.</p>
<p>D’ailleurs, pour revenir sur le cas de la ferme du Bec, une partie du cœur intensif de la ferme est un ensemble de buttes de culture sur un ilot au milieu d’une petite mare. S’il y avait lessivage des nitrates, la mare en serait la première affectée, or des mesures ont montré que ce n’était pas le cas, et par ailleurs le retour d’espèce bioindicatrices (truites, écrevisses à pattes blanches, très sensibles à la pollution) montre que le risque est maitrisé.</p>
<p>Bref, pour conclure, je trouve que l’article (intéressant par ailleurs) ne rend pas justice à une système très prometteur, qu’il élimine sur des arguments à mon avis insuffisants. Je précise que je ne considère par que la ferme du Bec soit un modèle absolu, parfait et inattaquable, à copier-coller partout sans réfléchir (ce que ne prônent pas non plus ses concepteurs d’ailleurs), mais je crois qu’ils y ont développé de façon brillante un modèle intéressant, parmi d’autre existants ou encore à inventer, et qu’il serait dommage de s’en priver.</p>
<p>Pour ceux que cela intéresse d’ailleurs, ils avaient fait une vidéo pour présenter de façon synthétique et très «&nbsp;macro&nbsp;» une proposition de réflexion sur l’agriculture post-pétrole, de façon plus large que leur seule ferme maraichère&nbsp;: <a href="https://youtu.be/VjQUh5-CnZk" rel="nofollow ugc">https://youtu.be/VjQUh5-CnZk</a> (c’est bien sûr plus une «&nbsp;vision&nbsp;» qu’une démonstration chiffrée et détaillée, mais je la trouve très intéressante)</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: Emile		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-15314</link>

		<dc:creator><![CDATA[Emile]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 May 2022 16:59:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-15314</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour
Je salue votre boulot, mais je reste un peu sur ma faim.
Je venais ici pour trouver des arguments pour sensibiliser des responsables agricoles à tenir compte du climat et de la biodiversité dans leurs réflexions, et donc dans leurs analyses et propositions. 
D&#039;abord, ça pique un peu de voir appeler l&#039;agriculture conventionnelle standard, &quot;raisonnée&quot;. Elle même ne se définit d&#039;ailleurs pas comme ça, puisque c&#039;est bien plutôt HVE qui est la suite de la démarche Agriculture Raisonnée ©. 
En effet, je ne connais personne qui gaspille consciemment des intrants, donc je peine à voir la réalité de l&#039;agriculture &quot;avec excès&quot;. Par contre, appeler l&#039;agriculture standard &quot;raisonnée&quot; ne se justifie que si on se place du point de vue de l&#039;agriculteur. C&#039;est à dire qu&#039;il raisonne d&#039;abord du point de vue économique, mais dans le cadre de la conditionnalité, qui limite les &quot;mauvaises&quot; pratiques. 
Mais ce n&#039;est pas &quot;raisonné&quot; du point de vue de l&#039;impact de ses pratiques sur son environnement (nitrates, biodiversité, particules fines, N2O, CH4, monoculture, ...). Je parle de la majorité des agriculteurs, ceux qui sont engagés dans des Maec sont très minoritaires.
Or, une présentation de l&#039;agriculture sur ce site se devrait de se situer du point de vue de la société, disons.
En ce sens, l&#039;agriculture raisonnée est bien HVE, car il y a une limitation contrôlée de ces pratiques standard,  essentiellement à travers le maintien d&#039;IAE.
Tout en restant dans une logique de prix bas à la production.
Ce qui m&#039;amène à la plus grosse critique que je vous ferais : l&#039;absence de la biodiversité dans les thèmes choisis.
Pour une raison simple, qui n&#039;aurait pas due échapper à Bon Pote : l&#039;effondrement de la biodiversité est au même niveau de mise en danger de notre mode de vie que le dérèglement climatique. Ces enjeux dépassent à mon sens tous les autres, aussi parce leur résolution traite aussi érosion et nitrates, et que le revenu ne peut se faire au détriment des générations futures.
La responsabilité des pratiques agricoles dans l&#039;effondrement des populations d&#039;insectes et d&#039;oiseaux est bien documentée, même si l&#039;agriculture n&#039;est bien évidemment pas la seule responsable de cet effondrement du vivant en général. 
Si un jour vous avez le temps, pour ce site, ce serait bien de faire un autre article qui expose les constats, puis les pratiques à mettre en place, puis les politiques à mettre en œuvre pour que ces pratiques soient économiquement rentables. 
Cela me semble le bon ordre pour avoir une agriculture qui réponde aux besoins de l&#039;heure.
Cordialement]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
Je salue votre boulot, mais je reste un peu sur ma faim.<br />
Je venais ici pour trouver des arguments pour sensibiliser des responsables agricoles à tenir compte du climat et de la biodiversité dans leurs réflexions, et donc dans leurs analyses et propositions.<br />
D&#8217;abord, ça pique un peu de voir appeler l&#8217;agriculture conventionnelle standard, &#8220;raisonnée&#8221;. Elle même ne se définit d&#8217;ailleurs pas comme ça, puisque c&#8217;est bien plutôt HVE qui est la suite de la démarche Agriculture Raisonnée ©.<br />
En effet, je ne connais personne qui gaspille consciemment des intrants, donc je peine à voir la réalité de l&#8217;agriculture &#8220;avec excès&#8221;. Par contre, appeler l&#8217;agriculture standard &#8220;raisonnée&#8221; ne se justifie que si on se place du point de vue de l&#8217;agriculteur. C&#8217;est à dire qu&#8217;il raisonne d&#8217;abord du point de vue économique, mais dans le cadre de la conditionnalité, qui limite les &#8220;mauvaises&#8221; pratiques.<br />
Mais ce n&#8217;est pas &#8220;raisonné&#8221; du point de vue de l&#8217;impact de ses pratiques sur son environnement (nitrates, biodiversité, particules fines, N2O, CH4, monoculture, &#8230;). Je parle de la majorité des agriculteurs, ceux qui sont engagés dans des Maec sont très minoritaires.<br />
Or, une présentation de l&#8217;agriculture sur ce site se devrait de se situer du point de vue de la société, disons.<br />
En ce sens, l&#8217;agriculture raisonnée est bien HVE, car il y a une limitation contrôlée de ces pratiques standard,  essentiellement à travers le maintien d&#8217;IAE.<br />
Tout en restant dans une logique de prix bas à la production.<br />
Ce qui m&#8217;amène à la plus grosse critique que je vous ferais&nbsp;: l&#8217;absence de la biodiversité dans les thèmes choisis.<br />
Pour une raison simple, qui n&#8217;aurait pas due échapper à Bon Pote&nbsp;: l&#8217;effondrement de la biodiversité est au même niveau de mise en danger de notre mode de vie que le dérèglement climatique. Ces enjeux dépassent à mon sens tous les autres, aussi parce leur résolution traite aussi érosion et nitrates, et que le revenu ne peut se faire au détriment des générations futures.<br />
La responsabilité des pratiques agricoles dans l&#8217;effondrement des populations d&#8217;insectes et d&#8217;oiseaux est bien documentée, même si l&#8217;agriculture n&#8217;est bien évidemment pas la seule responsable de cet effondrement du vivant en général.<br />
Si un jour vous avez le temps, pour ce site, ce serait bien de faire un autre article qui expose les constats, puis les pratiques à mettre en place, puis les politiques à mettre en œuvre pour que ces pratiques soient économiquement rentables.<br />
Cela me semble le bon ordre pour avoir une agriculture qui réponde aux besoins de l&#8217;heure.<br />
Cordialement</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: pphilippe		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11671</link>

		<dc:creator><![CDATA[pphilippe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:37:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-11671</guid>

					<description><![CDATA[In reply to &lt;a href=&quot;https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11662&quot;&gt;Jacques&lt;/a&gt;.

Nan Jacques, ce ne sont pas des bêtises, c&#039;est un point de vue avec les mots pour le dire. 
J&#039;aurai plutôt dit que la seule énergie qui rentre dans le système c&#039;est l&#039;énergie solaire. 
Cette énergie est convertie et transportée jusqu&#039;à nous par des vecteurs et des mécanismes d&#039;échanges qui passent par la matière organique. 
Mais là encore, c&#039;est mon point de vue et mes mots pour le dire. Cela ne change rien aux modes de fonctionnement du sol. 
Belle journée]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>In reply to <a href="https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11662">Jacques</a>.</p>
<p>Nan Jacques, ce ne sont pas des bêtises, c&#8217;est un point de vue avec les mots pour le dire.<br />
J&#8217;aurai plutôt dit que la seule énergie qui rentre dans le système c&#8217;est l&#8217;énergie solaire.<br />
Cette énergie est convertie et transportée jusqu&#8217;à nous par des vecteurs et des mécanismes d&#8217;échanges qui passent par la matière organique.<br />
Mais là encore, c&#8217;est mon point de vue et mes mots pour le dire. Cela ne change rien aux modes de fonctionnement du sol.<br />
Belle journée</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: Jacques		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11662</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 23:42:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-11662</guid>

					<description><![CDATA[In reply to &lt;a href=&quot;https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11655&quot;&gt;pphilippe&lt;/a&gt;.

Tout a fait d&#039;accord, c&#039;était une image pour faire court. Dès fois faut faire simple : ce qui sort doit être compensé. Vous dépenser de l&#039;énergie en courant, vous mangez après, la terre fait pareil quelque soit la procédure mise en œuvre.
J&#039;aurais donc du être vraiment simple et ne pas parler de carbone. Mon idée était de ne pas parler d&#039;entrants artificiels. Du coup je fais attention a ne même pas dire chimique sinon je pense que je vais chiffonner quelqu&#039;un, LOL.
Pour être précis et pratique les 5 hectares servent à produire des pailles couchées en strates intercalant tous les déchets de production  du maraîchage, hors &quot;mauvaises herbes&quot; sauf si leurs graines ne sont pas à maturité. 3 ans dégradées, trois fois retournées puis ramenées en terre... Le sujet étant la quantité de manipulations pour nourrir l&#039;hectare qui produit.
J&#039;ai encore dit des bêtises ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>In reply to <a href="https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11655">pphilippe</a>.</p>
<p>Tout a fait d&#8217;accord, c&#8217;était une image pour faire court. Dès fois faut faire simple&nbsp;: ce qui sort doit être compensé. Vous dépenser de l&#8217;énergie en courant, vous mangez après, la terre fait pareil quelque soit la procédure mise en œuvre.<br />
J&#8217;aurais donc du être vraiment simple et ne pas parler de carbone. Mon idée était de ne pas parler d&#8217;entrants artificiels. Du coup je fais attention a ne même pas dire chimique sinon je pense que je vais chiffonner quelqu&#8217;un, LOL.<br />
Pour être précis et pratique les 5 hectares servent à produire des pailles couchées en strates intercalant tous les déchets de production  du maraîchage, hors &#8220;mauvaises herbes&#8221; sauf si leurs graines ne sont pas à maturité. 3 ans dégradées, trois fois retournées puis ramenées en terre&#8230; Le sujet étant la quantité de manipulations pour nourrir l&#8217;hectare qui produit.<br />
J&#8217;ai encore dit des bêtises&nbsp;?</p>]]></content:encoded>
		
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		<item>
		<title>
		By: pphilippe		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11655</link>

		<dc:creator><![CDATA[pphilippe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 15:56:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-11655</guid>

					<description><![CDATA[In reply to &lt;a href=&quot;https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11651&quot;&gt;Jacques&lt;/a&gt;.

&quot;il faut du carbone à l’entrée pour fabriquer des légumes en carbone à la sortie, Lapalisse !&quot;

Euh ...non. Ou alors il faudrait apprendre à Lapalisse les rudiments de la photosynthèse. 
6CO2+ 12H2O +énergie lumineuse et système vivant =&#062; C6H12O6 (glucose) + 6O2 + 6H2O .
Pour chaque tonne anhydride de bois élaboré par l&#039;arbre, 1.815 t de CO2 gazeux est soustrait à l’atmosphère (source: Les arbres entre visible et invisible - Babel)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>In reply to <a href="https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11651">Jacques</a>.</p>
<p>&#8220;il faut du carbone à l’entrée pour fabriquer des légumes en carbone à la sortie, Lapalisse&nbsp;!&#8221;</p>
<p>Euh &#8230;non. Ou alors il faudrait apprendre à Lapalisse les rudiments de la photosynthèse.<br />
6CO2+ 12H2O +énergie lumineuse et système vivant =&gt; C6H12O6 (glucose) + 6O2 + 6H2O .<br />
Pour chaque tonne anhydride de bois élaboré par l&#8217;arbre, 1.815 t de CO2 gazeux est soustrait à l’atmosphère (source: Les arbres entre visible et invisible &#8211; Babel)</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: Jacques		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-11651</link>

		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 14:31:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-11651</guid>

					<description><![CDATA[Très bel article et les infos sont claires à souhait. 
Je ne suis pas un expert, je me suis beaucoup intéressé au sujet et me suis formé. 
Ne pas avoir intégré la Perma me semble très juste, puisque ce n&#039;est pas une technique agricole mais le moyen de concevoir un système  résiliant et humainement optimisé pour ne pas épuiser, qui ? l&#039;humain... Puis son milieu, pour qu&#039;il le supporte longtemps.
La ferme du Bec Hélouin à induit une distorsion importante sur ces notions et dans la médiatisation de la permaculture. Sans l&#039;avouer clairement, ils ont produit une étude complémentaire au paradigme de &quot;un hectare, un smic&quot;, fer de lance de leur communication, qui est venue mettre un bémol sur ce rendement : Le ratio, entrants carbonés/production sortante (il faut du carbone à l&#039;entrée pour fabriquer des légumes en carbone à la sortie, Lapalisse !) est de 1 pour 5. Il faut donc 5 hectares sur lesquels collecter du carbone pour nourrir l&#039;hectare qui produit. A partir de là il n&#039;est plus possible d&#039;imaginer qu&#039;un seul homme puisse pourvoir à la main d&#039;œuvre nécessaire pour faire transiter tout ce carbone d&#039;un site sur l&#039;autre... Ne serait-ce que ça. Ainsi tout leur déclaratif à pu être mis en doute, c&#039;est dommage. Depuis la ferme est fermée au public et ne fait que former des maraîchers, aux dernières nouvelles en éliminant totalement le slogan &quot;1H=1S&quot;.
En contre-point de cet exemple devenu pas si exemplaire que ça, il existe des démonstrations de faisabilité. Je retiens surtout le travail des Australiens &quot;The Regrarians&quot; de Darren J. Doherty où le principe de la perma est mis en œuvre à grande échelle. Je suis certain que tout le travail que vous avez produit ici le captiverait ! Je vous invite à consulter leur plateforme, mais c&#039;est en anglais http://www.regrarians.org/about/the-regrarians-platform/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Très bel article et les infos sont claires à souhait.<br />
Je ne suis pas un expert, je me suis beaucoup intéressé au sujet et me suis formé.<br />
Ne pas avoir intégré la Perma me semble très juste, puisque ce n&#8217;est pas une technique agricole mais le moyen de concevoir un système  résiliant et humainement optimisé pour ne pas épuiser, qui&nbsp;? l&#8217;humain&#8230; Puis son milieu, pour qu&#8217;il le supporte longtemps.<br />
La ferme du Bec Hélouin à induit une distorsion importante sur ces notions et dans la médiatisation de la permaculture. Sans l&#8217;avouer clairement, ils ont produit une étude complémentaire au paradigme de &#8220;un hectare, un smic&#8221;, fer de lance de leur communication, qui est venue mettre un bémol sur ce rendement&nbsp;: Le ratio, entrants carbonés/production sortante (il faut du carbone à l&#8217;entrée pour fabriquer des légumes en carbone à la sortie, Lapalisse&nbsp;!) est de 1 pour 5. Il faut donc 5 hectares sur lesquels collecter du carbone pour nourrir l&#8217;hectare qui produit. A partir de là il n&#8217;est plus possible d&#8217;imaginer qu&#8217;un seul homme puisse pourvoir à la main d&#8217;œuvre nécessaire pour faire transiter tout ce carbone d&#8217;un site sur l&#8217;autre&#8230; Ne serait-ce que ça. Ainsi tout leur déclaratif à pu être mis en doute, c&#8217;est dommage. Depuis la ferme est fermée au public et ne fait que former des maraîchers, aux dernières nouvelles en éliminant totalement le slogan &#8220;1H=1S&#8221;.<br />
En contre-point de cet exemple devenu pas si exemplaire que ça, il existe des démonstrations de faisabilité. Je retiens surtout le travail des Australiens &#8220;The Regrarians&#8221; de Darren J. Doherty où le principe de la perma est mis en œuvre à grande échelle. Je suis certain que tout le travail que vous avez produit ici le captiverait&nbsp;! Je vous invite à consulter leur plateforme, mais c&#8217;est en anglais <a href="http://www.regrarians.org/about/the-regrarians-platform/" rel="nofollow ugc">http://www.regrarians.org/about/the-regrarians-platform/</a></p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: pphilippe		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-9005</link>

		<dc:creator><![CDATA[pphilippe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2021 10:53:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-9005</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour
Bravo pour les infographies, elles ont le mérite d&#039;exister. Les limites de cette catégorisation des différents types d&#039;agriculture ont également été soulignées et c&#039;est très bien.
Pourtant j&#039;y trouve beaucoup de biais que je trouve pour le moins curieux. 
On peut considérer qu&#039;une plante va cherche =/- 95% de ce qui la compose dans l&#039;atmosphère (si, si, regardez bien) Bien sur le sol est un médiateur, notamment pour l&#039;azote. Un sol qui ne fonctionne pas libère peu d&#039;azote, un sol qui fonctionne en libère d&#039;avantage (je n&#039;ai pas dit beaucoup) 
A ce sujet il faut faire la distinction entre sol vivant et sol riche. Certains sols riches ne sont pas vivants, certains sols pauvres sont vivants, c&#039;est le génie de l&#039;agriculteur qui fait la différence.
A noter encore qu&#039;à chaque fois qu&#039;un agriculteur ajoute pesticides et herbicides dans un champ, il va limiter la capacité de la biodiversité du sol en terme de fonction (protection des plantes, limitation de l&#039;érosion, alimentation des plantes ) à ce sujet j&#039;ai peu vu le mot érosion dans les infographies, pourtant:&quot; un sol de Beauce érode autant qu&#039;un sol alpin - MA Selosse*&quot;
Il aurait fallu commencer par cela, la biodiversité des sols c&#039;est aussi la diversité des fonctions*., 
Une fois tout cela précisé, faire de l&#039;ACS une pratique de préservation des sols est juste contradictoire avec le fait d&#039;utiliser des herbicides :
&quot;un microbiologiste convaincu ne pourra jamais défendre l&#039;usage du glyphosate - 28&#039;38*&quot;
Affirmer qu&#039;en AB le non labour est impossible (ou presque) est juste inexact. Je l&#039;ai pratiqué pendant 22 ans.
A ce sujet un retournement intellectuel nous ferait à tous un bien fou qui consisterai a dire que le labour n&#039;est qu&#039;une des modalités de l&#039;enherbement des cultures. C&#039;est pas grand chose mais ça soulage.
Enfin je suis d&#039;accord pour dire que l&#039;agroécologie est un mot valise, oui. De là à dire qu&#039;il y a de l&#039;agroécologie partout dans les diagrammes euh ... non. 
Belle journée - Philippe Pouchin
Ma  source principale est mon expérience, mais je m&#039;appuie sur MAS pour les développements scientifiques:
source : *Demain la Terre - Marc-André SELOSSE : &quot;Quelle agriculture pour demain ? 
&quot;https://www.youtube.com/watch?v=fO6pIZaxvxo]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
Bravo pour les infographies, elles ont le mérite d&#8217;exister. Les limites de cette catégorisation des différents types d&#8217;agriculture ont également été soulignées et c&#8217;est très bien.<br />
Pourtant j&#8217;y trouve beaucoup de biais que je trouve pour le moins curieux.<br />
On peut considérer qu&#8217;une plante va cherche =/- 95% de ce qui la compose dans l&#8217;atmosphère (si, si, regardez bien) Bien sur le sol est un médiateur, notamment pour l&#8217;azote. Un sol qui ne fonctionne pas libère peu d&#8217;azote, un sol qui fonctionne en libère d&#8217;avantage (je n&#8217;ai pas dit beaucoup)<br />
A ce sujet il faut faire la distinction entre sol vivant et sol riche. Certains sols riches ne sont pas vivants, certains sols pauvres sont vivants, c&#8217;est le génie de l&#8217;agriculteur qui fait la différence.<br />
A noter encore qu&#8217;à chaque fois qu&#8217;un agriculteur ajoute pesticides et herbicides dans un champ, il va limiter la capacité de la biodiversité du sol en terme de fonction (protection des plantes, limitation de l&#8217;érosion, alimentation des plantes ) à ce sujet j&#8217;ai peu vu le mot érosion dans les infographies, pourtant:&#8221; un sol de Beauce érode autant qu&#8217;un sol alpin &#8211; MA Selosse*&#8221;<br />
Il aurait fallu commencer par cela, la biodiversité des sols c&#8217;est aussi la diversité des fonctions*.,<br />
Une fois tout cela précisé, faire de l&#8217;ACS une pratique de préservation des sols est juste contradictoire avec le fait d&#8217;utiliser des herbicides&nbsp;:<br />
&#8220;un microbiologiste convaincu ne pourra jamais défendre l&#8217;usage du glyphosate &#8211; 28&#8217;38*&#8221;<br />
Affirmer qu&#8217;en AB le non labour est impossible (ou presque) est juste inexact. Je l&#8217;ai pratiqué pendant 22 ans.<br />
A ce sujet un retournement intellectuel nous ferait à tous un bien fou qui consisterai a dire que le labour n&#8217;est qu&#8217;une des modalités de l&#8217;enherbement des cultures. C&#8217;est pas grand chose mais ça soulage.<br />
Enfin je suis d&#8217;accord pour dire que l&#8217;agroécologie est un mot valise, oui. De là à dire qu&#8217;il y a de l&#8217;agroécologie partout dans les diagrammes euh &#8230; non.<br />
Belle journée &#8211; Philippe Pouchin<br />
Ma  source principale est mon expérience, mais je m&#8217;appuie sur MAS pour les développements scientifiques:<br />
source&nbsp;: *Demain la Terre &#8211; Marc-André SELOSSE&nbsp;: &#8220;Quelle agriculture pour demain&nbsp;?<br />
&#8220;https://www.youtube.com/watch?v=fO6pIZaxvxo</p>]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		By: Mike 66		</title>
		<link>https://bonpote.com/4-infographies-pour-comprendre-lagriculture/#comment-6316</link>

		<dc:creator><![CDATA[Mike 66]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 17:45:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://bonpote.com/?p=8732#comment-6316</guid>

					<description><![CDATA[Il y a des éleveurs en &quot;permaculture&quot;...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des éleveurs en &#8220;permaculture&#8221;&#8230;</p>]]></content:encoded>
		
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